La Caisse – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 26 Mar 2026 19:28:05 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png La Caisse – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 ESG : rendre compte de ses actions à l’ère de l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/esg-rendre-compte-de-ses-actions-a-lere-de-lia/ Wed, 01 Apr 2026 10:10:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113119 Pour les entreprises, l’enjeu n’est plus seulement de poser des actions durables, mais de les documenter avec rigueur, cohérence et crédibilité, avant que d’autres ne le fassent à leur place.

À l’heure où les investisseurs institutionnels utilisent massivement l’intelligence artificielle (IA) pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles, garder le silence sur le sujet est devenu un risque en soi, a signalé Milla Craig, fondatrice et PDG de Millani, lors du concours du meilleur rapport de durabilité de Finance Montréal, présenté le 17 mars.

« Si une entreprise ne raconte pas son histoire, les algorithmes le feront à sa place. Et probablement d’une mauvaise façon », a signalé la dirigeante de la firme montréalaise, qui analyse depuis une dizaine d’années les rapports de durabilité des entreprises cotées à la Bourse de Toronto.

L’IA lit les rapports avant les investisseurs

Selon la firme, les investisseurs institutionnels canadiens utilisent déjà massivement l’IA pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles. Ils s’intéressent notamment à la capacité des entreprises à s’adapter à cette technologie ou à y résister.

Ce changement a des conséquences concrètes : les équipes de relations avec les investisseurs doivent consacrer davantage de temps à répondre aux questions générées par ces outils, sujets à des « hallucinations ».

Or, seulement 24 % des entreprises du TSX-60 disposent d’une expertise en IA au sein de leur conseil d’administration, selon la firme. Les politiques internes, lorsqu’elles existent, restent souvent peu divulguées. Ce manque de transparence laisse le champ libre aux algorithmes pour combler les vides, pas toujours avec justesse.

L’environnement ESG se transforme

La pression sur les divulgations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) augmente, tandis que les priorités ESG évoluent rapidement. Depuis 2023, les discussions chez les investisseurs institutionnels canadiens ne tournent plus uniquement autour du climat. Elles sont désormais dominées par la volatilité, l’inflation et les tensions géopolitiques. « L’ESG n’est plus isolé du reste », résume Milla Craig.

L’experte place la gouvernance de l’IA au premier rang des sujets à surveiller. « Quand on commence à penser aux divulgations autour de l’ESG, on doit vraiment réfléchir à l’impact de l’intelligence artificielle sur les investisseurs », indique-t-elle.

Le « E » d’environnement déborde et englobe désormais l’interdépendance de l’économie et de l’énergie. La sécurité nationale, la souveraineté autochtone et arctique, et même la défense, font leur entrée dans les considérations des investisseurs. Sur le plan social, les enjeux d’abordabilité gagnent en visibilité.

Quant à la gouvernance, elle accueille un nouveau sujet : la gouvernance de l’IA, qui a dépassé celle des conseils d’administration dans les priorités des investisseurs dès 2025.

La réglementation n’a pas fait taire les entreprises

Contrairement aux attentes, l’adoption de la loi C-59 contre l’écoblanchiment, identifiée comme le facteur réglementaire le plus influent selon les investisseurs institutionnels, n’a pas entraîné de recul important des divulgations. En 2024, seulement 3 % des entreprises du TSX avaient complètement retiré leurs communications ESG selon une étude de Millani. Le niveau de divulgation est globalement resté supérieur à celui de 2022 et 2023.

Milla Craig observe par ailleurs une adoption croissante des normes IFRS (International Financial Reporting Standards) en matière de durabilité, signe que les pratiques se structurent. Et malgré les incertitudes, 72 % des entreprises du TSX n’ont pas modifié leurs objectifs climatiques, 12 % les ont même renforcés.

Un phénomène inquiétant se dessine toutefois en coulisses : un silence croissant chez les investisseurs eux-mêmes. De moins en moins d’entre eux s’expriment publiquement ou prennent position sur l’ESG, par crainte d’être critiqués ou mal interprétés, indique Milla Craig. Selon elle, c’est à ce niveau que réside le véritable risque : non pas dans l’excès de communication, mais dans l’inaction et le manque de transparence.

L’affaire de toute l’entreprise

Autre grande tendance : l’ESG s’institutionnalise. L’ESG ne relève plus uniquement d’équipes spécialisées, révèlent des entretiens menés par Millani auprès de 36 investisseurs institutionnels canadiens. Il mobilise désormais l’ensemble des fonctions, de la finance à la gestion des risques, en passant par l’audit, la communication et la gouvernance.

Le mouvement de recul contre l’ESG, particulièrement marqué aux États-Unis, a produit l’effet inverse de celui escompté, observe Milla Craig, et a plutôt accéléré l’institutionnalisation de l’ESG chez les investisseurs canadiens.

Selon une étude de Millani publiée en février dernier, basée sur des entretiens menés auprès de 36 investisseurs institutionnels représentant 10,3 billions de dollars d’actifs sous gestion, 97 % des répondants confirment maintenir un niveau élevé d’engagement continu envers l’ESG.

Comme le résume un investisseur cité dans le rapport : « la phase qui s’amorce est celle de la normalisation ». Les discussions sur l’ESG sont devenues plus transversales et plus structurées, modifiant la nature de ce qu’on attend d’un rapport de durabilité. D’un exercice de communication avec de belles photos, il devient un outil stratégique à part entière pour convaincre les investisseurs, indique Milla Craig.

Ce que les meilleurs rapports ont en commun

Dans le cadre du concours des meilleurs rapports de durabilité, BMO a remporté le premier prix dans la catégorie des institutions bancaires, notamment pour ses indicateurs d’analyse du carbone. La TD se classe au deuxième rang, saluée entre autres pour la transparence de ses objectifs, suivie par RBC.

Dans le secteur financier non bancaire, La Caisse a dominé le classement pour la clarté et la structure de son rapport, ainsi que pour la pertinence de ses indicateurs de gouvernance, suivie de Manuvie, distinguée entre autres pour l’influence accordée aux investisseurs, et d’Investissements PSP, remarqué pour son volet social : rétention des talents, bien être des employés, rémunération des dirigeants et alignement des incitatifs des cadres avec les objectifs organisationnels.

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La Caisse sous son indice en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-caisse-sous-son-indice-en-2025/ Wed, 25 Feb 2026 18:49:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112730 La Caisse a généré un rendement de 9,3 % en 2025, inférieur à l’indice de référence auquel elle se compare.

Ce portefeuille de référence a enregistré un rendement de 10,9 % en 2025, selon les résultats de la Caisse dévoilés le 25 février.

Le rendement du bas de laine des Québécois se trouve ainsi sous son indice de référence dans la plupart de ses classes d’actifs en 2025.

Les marchés boursiers, les placements privés, l’immobilier et les infrastructures ont tous affiché une progression inférieure à leur indice de référence en 2025. Les obligations ont fait bande à part, en surpassant l’indice.

« Oui, ça saisit quand on le regarde, admet le président et chef de la direction, Charles Emond, en conférence de presse. On voit qu’on n’est pas les seuls (régimes de retraite dans cette situation). »

« Au niveau de la valeur ajoutée négative, je ne suis pas du tout préoccupé », enchaîne-t-il.

La Caisse doit diversifier son portefeuille pour réduire son risque et passer à travers les différents cycles du marché, souligne Charles Emond. « Ça, c’est ce qu’on vise pour que les régimes restent en santé chaque année. »

Il donne l’exemple des investissements historiques pour les producteurs d’énergie, en raison de l’engouement pour l’intelligence artificielle. Cette tendance a soutenu les rendements de l’indice de référence en infrastructure.

Or, le portefeuille de la Caisse est plus diversifié dans le but de réduire sa volatilité, explique le PDG.

La Caisse a surpassé son indice sur un horizon de cinq ans et dix ans. Sur cinq ans, l’institution a obtenu un rendement annuel de 6,5 %, comparativement à 6,2 % pour l’indice. Sur dix ans, le rendement annuel a atteint 7,2 %, mieux que l’indice à 6,9 %.

Le portefeuille immobilier a continué de traîner de la patte. Il a affiché un rendement de 0,2 %, comparativement à 1,8 % pour l’indice.

Charles Emond répond que l’industrie « est en transition profonde » depuis cinq ans. Il souligne que la Caisse a fait des changements de près de 50 milliards de dollars (G$) à son portefeuille pour s’adapter.

La Caisse a également cessé d’être un gestionnaire de propriétés, « un tout autre métier qu’être investisseur ». L’intégration de la filiale immobilière Ivanhoé Cambridge est également terminée.

« Maintenant que c’est intégré, c’était notre première année en 2025. Ce que je voulais voir, c’est des progrès et on l’a constaté », affirme le PDG.

Les charges d’exploitation de la Caisse ont diminué en 2025 pour s’établir à 0,21 %. Ce ratio a été de 0,23 % en 2024 et de 0,26 % en 2023.

Au 31 décembre 2025, son actif sous gestion a atteint 517 G$.

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La Caisse se tourne vers Pembroke https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-caisse-se-tourne-vers-pembroke/ Tue, 07 Oct 2025 10:46:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110015 Dans l’optique de porter à 8 milliards de dollars (G$) les sommes confiées à des gestionnaires québécois d’ici 2028, La Caisse (anciennement CDPQ) a décidé de confier 250 millions de dollars (M$) à la société de gestion d’actifs et de patrimoine, Gestion Pembroke.

« Contribuer à l’écosystème financier québécois fait partie intégrante de notre stratégie. C’est dans cette optique que nous faisons appel à des firmes de gestion d’ici pour nous appuyer dans la diversification de notre portefeuille, de façon complémentaire au travail des équipes de La Caisse », explique Vincent Delisle, premier vice-président et chef des Marchés liquides de La Caisse.

« Ce mandat confié à Pembroke est une application concrète de cette approche, qui vise à maximiser la performance de notre portefeuille tout en stimulant la croissance de l’industrie de la gestion d’actifs au Québec », continue-t-il.

La Caisse réalise cet investissement dans le cadre de la stratégie concentrée de Pembroke, lancée en 2018. Cette stratégie repose sur une sélection d’une vingtaine de sociétés de croissance de haute qualité, principalement situées en Amérique du Nord, et axées sur le segment des actions publiques à petite et moyenne capitalisation.

« C’est un honneur d’avoir été choisi afin de faire fructifier cette somme au nom de La Caisse. Nous assumerons cette responsabilité avec rigueur, en incarnant les valeurs qui ont toujours guidé la vision de Pembroke, dont celle de concordance avec les intérêts des investisseurs, et ce, des sociétés en portefeuille à nos gestionnaires de placement. La confiance exprimée par La Caisse sera un atout de taille pour accroître la visibilité de Pembroke, tant auprès des institutions que des particuliers », assure Nicolas Chevalier, associé principal chez Pembroke et gestionnaire de portefeuille.

D’ici 2028, La Caisse a bien l’intention d’au moins doubler les sommes confiées à divers gestionnaires de fonds québécois. Cet engagement est complémentaire à l’objectif global qu’elle s’est fixé d’atteindre 100 G$ d’investissements au Québec d’ici 2026.

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La CDPQ achètera l’entreprise Edify https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-achetera-lentreprise-edify/ Mon, 22 Sep 2025 19:21:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109948 Le groupe mondial d’investissement La Caisse a signé une entente pour l’acquisition d’Edify, une entreprise australienne spécialisée dans les énergies renouvelables et le stockage d’énergie par batteries.

Les deux entreprises affirment qu’une fois finalisée, la transaction, combinée à un financement additionnel en capitaux propres, devrait représenter un investissement d’environ 1 milliard $.

Cet investissement financera l’acquisition d’Edify et fournira des capitaux propres pour financer deux projets hybrides prêts à construire combinant la production solaire et le stockage d’énergie par batteries.

L’entente soutiendra également le portefeuille de projets hybrides et de stockage d’énergie par batteries de l’entreprise.

Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef pour les Infrastructures et Investissement durable à La Caisse, affirme qu’Edify accélérera la réalisation de projets d’énergies renouvelables et de stockage d’énergie à grande échelle qui renforcent le réseau électrique et favorisent la décarbonation.

La Caisse, anciennement CDPQ, affichait un actif net totalisant 496 milliards de dollars en date du 30 juin.

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