La Caisse de dépôt et de placement du Québec (La Caisse) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/la-caisse-de-depot-et-de-placement-du-quebec-la-caisse/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 13 May 2026 12:04:13 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png La Caisse de dépôt et de placement du Québec (La Caisse) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/la-caisse-de-depot-et-de-placement-du-quebec-la-caisse/ 32 32 Québec défend son pari de 1,1 G$ dans Nemaska Lithium https://www.finance-investissement.com/nouvelles/quebec-defend-son-pari-de-11-g-dans-nemaska-lithium/ Wed, 13 May 2026 12:04:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113952 Le gouvernement Legault maintient sa confiance malgré les critiques et le ralentissement du projet.

L’article Québec défend son pari de 1,1 G$ dans Nemaska Lithium est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le gouvernement Legault a défendu l’investissement de 1,1 milliard de dollars (G$) dans le projet de Nemaska Lithium, un projet critiqué par la commissaire au développement durable et qui est actuellement suspendu par Rio Tinto.

Dans son rapport déposé la semaine dernière, la commissaire Janique Lambert note que le gouvernement est allé de l’avant dans cet investissement malgré un avis défavorable du ministère des Ressources naturelles.

De son côté, la Caisse de dépôt et de placement du Québec (La Caisse) a justifié mardi son refus d’investir dans le projet.

« C’était une technologique qui commençait, on a un mandat de nos déposants qui faisait en sorte que le risque était trop binaire. Cela n’enlève pas la validité du projet pour des raisons de développement économique, mais en matière de rendement, ça ne cadrait pas dans nos paramètres », a déclaré le président de La Caisse, Charles Emond, en commission parlementaire.

À la période de questions, l’opposition a tenu à souligner que la première ministre Christine Fréchette, du temps où elle était ministre de l’Économie, avait autorisé elle-même des tranches de financement de 400 et de 275 millions de dollars.

Elle n’a pas voulu dire si elle était au courant de l’avis défavorable qui avait été émis, mais elle a défendu le financement de ce partenariat avec la multinationale.

« Tout projet économique […], à plus forte raison dans le domaine des mines, […] comporte un certain nombre de risques », a plaidé Christine Fréchette en mêlée de presse.

« On a évalué ces risques et on a fait la part des choses et on s’est engagé dans ce projet là avec maintenant un partenaire très costaud, Rio Tinto, qui a une expertise. »

Elle a assuré qu’elle avait néanmoins « contribué à réduire les risques, à réduire l’exposition du gouvernement (aux risques) », puis à réduire le pourcentage d’intervention, pour le limiter à moins de 50 % (46 %).

« On a géré ce risque-là », a argué pour sa part le ministre de l’Économie, Bernard Drainville.

« L’approche du gouvernement est de jouer au casino avec l’argent durement gagné des Québécois, avec des résultats catastrophiques, des milliards de dollars de pertes », s’est indigné le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

« C’est scandaleux, ça sent mauvais », a lancé le porte-parole libéral en matière de finances, Frédéric Beauchemin.

En commission parlementaire le 12 mai dernier, il a plaidé que cet investissement était disparu et radié, en raison de l’incertitude entourant le projet, ce qu’a démenti le ministre des Finances, Eric Girard.

« Ça vient du gouvernement qui a dit six mois après tout le monde que son investissement dans Northvolt ne valait plus une “cenne” », a raillé Frédéric Beauchemin, dans un échange parfois tendu avec Eric Girard.

Le ministre des Finances a indiqué qu’il n’était pas au courant de l’avis défavorable du ministère des Ressources naturelles, mais qu’il s’est fondé sur une synthèse pour autoriser l’investissement, sur la base d’une recommandation favorable de son propre ministère.

« Clairement, il manque de l’information », a dénoncé Frédéric Beauchemin.

« Vous n’avez même pas le réflexe d’aller voir le ou la spécialiste dans votre entourage et poser la question : “toi, ministre des Ressources naturelles, qu’est-ce que tu en penses de ce projet ?” Ça ne vous tente même pas de le faire ? Vous ne vous basez que sur votre silo à vous, vous n’allez pas voir à l’extérieur ? »

« J’avais un dossier étoffé du ministère des Finances qui a l’ensemble des risques et inconvénients », a répondu Eric Girard.

« On ne fait pas des investissements d’une telle taille sans faire une analyse rigoureuse et professionnelle et avoir des discussions importantes », a-t-il ajouté.

« Ce travail est toujours fait de façon minutieuse et professionnelle au ministère des Finances. C’est ce qui a été fait dans ce dossier. »

Il a reconnu que c’est un projet « extrêmement risqué », mais que « c’est le rôle du gouvernement de prendre des risques au départ ».

Eric Girard a fait valoir que le partenaire dans ce projet de 4 G$ au total était Rio Tinto, « un leader mondial dans la transformation des minéraux », et qu’il avait même parlé au président-directeur général de l’entreprise.

Rappelons qu’en mars dernier, Rio Tinto a fait savoir qu’elle allait « ralentir la cadence de la construction en 2026 » du projet Nemaska Lithium d’usine de conversion d’hydroxyde de lithium de Bécancour.

« Cette décision ne reflète aucunement une diminution de l’engagement de Rio Tinto ou du conseil d’administration de Nemaska Lithium envers le projet », a alors écrit l’entreprise.

« L’ingénierie pour l’installation de Bécancour a été complétée et la construction est maintenant avancée à plus de 70 %. Rio Tinto demeure pleinement engagé envers le projet de Bécancour et le Québec. »

L’article Québec défend son pari de 1,1 G$ dans Nemaska Lithium est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>