JP Morgan | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/jp-morgan/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 12 Jun 2026 12:13:16 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png JP Morgan | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/jp-morgan/ 32 32 Un nouveau FNB signé JP Morgan https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-nouveau-fnb-signe-jp-morgan/ Fri, 12 Jun 2026 12:13:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114183 PRODUITS – Celui-ci est destiné aux investisseurs canadiens.

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J.P. Morgan Asset Management Canada lance le FNB actif JPMorgan Income (JPIE), un fonds négocié en Bourse (FNB) actif de titres à revenu fixe destiné aux investisseurs canadiens.

Couvert en dollars canadiens pour mieux gérer le risque de change, JPIE investit dans une gamme diversifiée de titres de créance à revenu fixe et de titres de créance à taux variable afin de générer un revenu attrayant et constant. L’objectif consiste à générer des niveaux de revenu et de rendement total supérieurs à ceux des stratégies traditionnelles de titres à revenu fixe, tout en maintenant un profil de risque comparable.

« Les gestionnaires de portefeuille de JPIE cumulent des décennies d’expérience en matière d’investissement en titres à revenu fixe », commente Travis Hughes, chef de la direction au Canada, J.P. Morgan Asset Management Canada.

JPIE a clôturé son placement initial de parts et se négocie depuis la fin du mois de mai à la Bourse de Toronto.

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Mai : les FNB internationaux reprennent les devants https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/mai-les-fnb-internationaux-reprennent-les-devants/ Wed, 10 Jun 2026 10:07:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114400 FOCUS FNB – Les créations nettes mensuelles s’élèvent à 13,5 G$.

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En mai, la demande pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens s’est matérialisée par 13,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, un niveau stable par rapport à avril, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). Les créations nettes cumulées depuis le début de l’année atteignent désormais 87 G$, soit un record pour les cinq premiers mois d’une année civile.

L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élevait à 857 G$ à la fin de mai, réparti entre 49 fournisseurs.

Les FNB d’actions demeurent le principal type de fonds en demande, avec 8,5 G$ de créations nettes en mai, soit près des deux tiers des entrées nettes du mois.

Les FNB d’actions internationales arrivent en tête des catégories les plus demandées avec près de 4 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’actions mondiales ont recueilli des entrées nettes de 3 G$. Les FNB d’actions canadiennes ont quant à elles reçu environ 2 G$ de créations nettes, et 1 G$ dans les FNB d’actions axés sur les marchés développés.

Depuis le début de l’année, les FNB internationaux ont attiré 26,7 G$ en créations nettes, soit davantage que les FNB d’actions canadiennes (15,5 G$) et américaines (13,8 G$). BNMF attribue cette tendance à la volonté des investisseurs de diversifier leurs portefeuilles au-delà de l’Amérique du Nord.

Les FNB d’actions américaines ont recueilli 2,5 G$ en mai, principalement dans les fonds qui suivent le S&P 500 et le marché américain, notamment VFV, HXS et XTOT. Selon les analystes de BNMF qui suivent les tendances du marché, Daniel Strauss, Tiffany Zhang et Linda Ma, le rebond des grandes capitalisations américaines et l’intérêt envers les entreprises liées à l’intelligence artificielle continuent de soutenir les entrées nettes dans cette catégorie.

Les FNB d’actions canadiennes ont pour leur part enregistré 2,1 G$ de créations nettes en mai. Les fonds indiciels couvrant le marché canadien dans son ensemble, comme XIU et ZCN, ont dominé les entrées, tout comme les FNB axés sur les dividendes tels que VDY, XDIV et TQCD.

Du côté des stratégies factorielles, les FNB d’actions axés sur le facteur valeur ont poursuivi leur croissance avec 400 millions de dollars (M$) de créations nettes, menés par FCUV et VXM, selon BNMF. Les FNB axés sur le momentum ont recueilli 211 M$ d’entrées nettes, alors que les produits à faible volatilité ont attiré 88 M$.

Les FNB thématiques ont récolté 655 M$ en mai. Contrairement à avril, où les entrées nettes avaient été dominées par quelques importantes souscriptions institutionnelles dans des fonds ESG, elles ont été plus diversifiées en mai, signale BNMF. Elles touchent notamment les thèmes liés à l’innovation, aux infrastructures, aux semi-conducteurs, aux actifs réels et à l’agriculture.

Les FNB d’actions sectoriels ont affiché des rachats nets de 418 M$. Les secteurs des services publics (155 M$) et de la finance (149 M$) ont enregistré les plus importantes sorties nettes, suivis des technologies (62 M$). Les secteurs des matériaux et des soins de santé affichent des entrées nettes.

Le revenu fixe rebondit

Après un ralentissement marqué en avril (922 M$), les FNB de titres à revenu fixe ont retrouvé un élan en mai avec 3,1 G$ de créations nettes. Ce résultat est toutefois inférieur à celui de mars (4,9 G$). Toutes les grandes catégories obligataires ont enregistré des entrées nettes, observe BNMF.

Les FNB d’obligations à échéances variées ont dominé avec 1,8 G$ de créations nettes, notamment dans les fonds ZAG, ZCPB et TDB. Les FNB du marché monétaire ont recueilli 165 M$ de créations nettes. Plusieurs produits, dont ZMMK, UCSH/U et CBIL, ont enregistré des rachats nets.

Les FNB multiactifs ont reçu 1,2 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’allocation d’actifs, qui comprennent les FNB d’allocation d’actifs 100 % actions, représentent plus de 10 % de l’actif détenu dans les FNB canadiens, avec un actif sous gestion cumulatif de 90 G$ à la fin de mai, selon BNMF.

Les FNB de matières premières ont enregistré des créations nettes de 124 M$ en mai. L’or demeure le principal moteur de la catégorie, le FNB ZGLD ayant attiré à lui seul 134 M$ d’entrées nettes. Les investisseurs continuent d’utiliser les FNB liés à l’or comme protection contre les risques géopolitiques, la volatilité du pétrole et les incertitudes inflationnistes, d’après l’étude de BNMF.

Les FNB de cryptoactifs ont subi des rachats nets de 33 M$ en mai.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en mai sont :

  • RBC iShares (3,5 G$)
    • Vanguard (2,3 G$)
    • Fidelity (1,4 G$)
    • TDAM (1,1 G$)
    • BMO (1,0 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en mai sont :

  • XEQT (923 M$)
    • VEQT (579 M$)
    • VFV (522 M$)
    • ZAG (432 M$)
    • XIU (411 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en mai :

  • HBB (-577 M$)
    • ZEA (-316 M$)
    • ZEB (-277 M$)
    • XUT (-151 M$)
    • ZEM (-116 M$)

48 nouveaux FNB

Neuf fournisseurs ont lancé 48 nouveaux FNB en mai, principalement dans les produits de gestion active, les fonds multi-actifs, les FNB de matières premières, les FNB à action unique avec effet de levier ainsi que les stratégies axées sur le revenu.

Banque Nationale Investissements (BNI) a élargi son offre avec une série de mandats couvrant les actions canadiennes, américaines, internationales et émergentes, ainsi que plusieurs portefeuilles tactiques Meritage.

Global X a lancé des versions à capitalisation de ses FNB d’épargne à intérêt élevé et de bons du Trésor à court terme.

Fidelity, CIBC, TD, JPMorgan, Longpoint et Desjardins ont également lancé de nouveaux FNB.

Les FNB intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des créations nettes de 281 M$ en mai, comparativement à 550 M$ en avril. Les entrées nettes ont été concentrées dans les stratégies ESG américaines, notamment grâce au FNB Invesco S&P 500 ESG, qui a attiré près de 200 M$. Depuis le début de l’année, les FNB ESG canadiens ont recueilli 1,2 G$ de créations nettes.

À la fin de mai, les créations nettes dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignaient 86,7 G$. Les FNB d’actions représentent 65 % des entrées nettes. La part de marché des FNB d’actions mondiales est passée de 15 % à 17 % en un an.

Les FNB d’allocation d’actifs sont recherchés par les investisseurs, signale BNMF. Ceux qui sont entièrement investis en actions ont attiré près de 10 G$ depuis le début de l’année alors que les autres FNB d’allocations d’actif ont capté 7,5 G$ en créations nettes durant cette période. À la fin de mai, l’actif total dans cette catégorie s’élevait à 90 G$.

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Deux nouveaux FNB signés JPMAM https://www.finance-investissement.com/nouvelles/deux-nouveaux-fnb-signes-jpmam/ Thu, 14 May 2026 11:03:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113778 PRODUITS – Ils sont inscrits à la Bourse de Toronto.

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J.P. Morgan Asset Management (JPMAM) lance le FNB actif d’actions américaines de revenu à prime JPMorgan — couvert en CAD (JEPH) et le FNB actif d’actions Nasdaq de revenu à prime JPMorgan — couvert en CAD (JPQH) à la Bourse de Toronto.

Outre offrir une exposition aux actions américaines, tout en gérant le risque de change, ces produits ont été conçus pour offrir un revenu aux investisseurs.

JEPH et JPQH sont en fait des versions couvertes en dollars canadiens des stratégies du FNB actif d’actions américaines de revenu à prime JPMorgan (JEPI) et du FNB actif d’actions Nasdaq de revenu à prime JPMorgan (JEPQ), respectivement.

« Les considérations liées aux devises peuvent jouer un rôle important dans la construction de portefeuille pour les conseillers financiers et les investisseurs canadiens, commente Jay Rana, chef de la pratique des conseillers clients au Canada, JPMAM. En offrant des versions couvertes en dollars canadiens de JEPI et de JEPQ, nous donnons aux conseillers une flexibilité accrue pour intégrer ces stratégies axées sur le revenu dans les portefeuilles des clients. »

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Les stablecoins : le Canada adopte sa loi et importe le débat sur le rendement https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-stablecoins-le-canada-adopte-sa-loi-et-importe-le-debat-sur-le-rendement/ Mon, 20 Apr 2026 13:47:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113514 ZONE EXPERTS — Le cadre canadien entre en vigueur alors que les approches américaine et européenne convergent vers un enjeu commun : les récompenses associées aux stablecoins.

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En novembre 2025, dans cette chronique, nous analysions le projet de Loi sur les cryptomonnaies stables (la « Loi »), déposé dans le cadre du budget fédéral. Ce projet est devenu loi : la Loi a reçu la sanction royale le 27 mars 2026. Entre-temps, aux États-Unis, le GENIUS Act, signé en juillet 2025, entre pleinement en vigueur au plus tard le 18 juillet 2026. Le moment est opportun pour faire le point sur l’état des lieux au Canada, le comparer avec l’approche américaine, européenne, et aborder la question qui anime le débat public des deux côtés de la frontière : les récompenses sur les stablecoins.

Ce qui a changé, et ce qui reste à faire

La Loi canadienne confirme les grandes lignes de ce qui avait été annoncé : un registre d’émetteurs administré par la Banque du Canada (BdC), des réserves maintenues au minimum à parité (1 pour 1), une obligation de rachat à la valeur de référence, et l’interdiction, pour les émetteurs de verser, directement ou indirectement, toute forme d’intérêt ou de rendement aux détenteurs de stablecoins.

Ce qui n’a pas changé, c’est la coexistence de trois cadres réglementaires pour un même actif : la BdC pour la surveillance prudentielle de l’émetteur inscrit au registre, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) pour l’encadrement de la distribution des stablecoins au public (qu’elles continuent de qualifier de valeurs mobilières), et les régulateurs prudentiels des institutions financières. Cette superposition crée un manque de clarté que l’on espère voir se dissiper rapidement, notamment avec une mise à jour des avis des ACVMs pour tenir compte du nouveau régime fédéral.

La fenêtre d’action est maintenant ouverte : la BdC et le ministère des Finances rédigent le cadre réglementaire, dont la pré-publication est prévue à l’automne 2026. C’est dans ces règlements que se joueront les questions les plus structurantes.

Le GENIUS Act : la leçon américaine

Le GENIUS Act offre un contraste instructif. Trois caractéristiques méritent l’attention des professionnels de la finance canadiens.

Premièrement, la loi américaine crée une catégorie unique de « payment stablecoin ». Un seul type de licence permet à un stablecoin de servir aussi bien aux paiements de détail qu’au règlement de transactions sur des valeurs mobilières tokenisées. Au Canada, cette polyvalence n’existe pas aujourd’hui : la BdC encadre l’émetteur sur le plan prudentiel, tandis que les ACVM encadrent la distribution du stablecoin au public en le traitant comme une valeur mobilière. L’enjeu pour la tokenisation est que les stablecoins devraient aussi servir d’actifs de règlement pour les transactions sur valeurs mobilières tokenisées. Si les ACVM maintiennent leur qualification de valeur mobilière pour les stablecoins utilisés dans ce contexte, cela pourrait freiner l’adoption de la tokenisation au Canada.

Deuxièmement, le GENIUS Act prévoit un mécanisme d’équivalence : la Réserve fédérale et le Trésor américain doivent reconnaître les régimes étrangers comparables, de sorte qu’un stablecoin conforme au cadre européen (MiCA) ou canadien puisse circuler aux États-Unis sans licence domestique supplémentaire. La Loi canadienne prévoit un pouvoir similaire pour le gouverneur de la BdC. Il est important qu’il soit utilisé pour reconnaître les régimes étrangers et éviter l’isolement du marché canadien.

Troisièmement, la SEC a réduit en février 2026 le « haircut » réglementaire sur les stablecoins détenus par les courtiers à 2 %, soit le même traitement qu’un fonds du marché monétaire. C’est un signal puissant d’intégration des stablecoins dans la tuyauterie de la finance traditionnelle.

Le débat sur les récompenses : émetteurs, intermédiaires et la question ouverte

Dans les deux juridictions, c’est l’émetteur du stablecoin qui est visé par l’interdiction de verser des intérêts ou du rendement. Au Canada, la loi interdit à l’émetteur de « directement ou indirectement, verser au détenteur d’une cryptomonnaie stable qu’il a émise aucune forme d’intérêt ou de rendement ». Le GENIUS Act prévoit qu’aucun émetteur autorisé ne versera de rendement « solely in connection with the holding, use, or retention » du stablecoin. Ni l’une ni l’autre de ces lois ne traite explicitement du cas des intermédiaires qui versent des récompenses à leurs utilisateurs à partir de leurs propres revenus. L’industrie souhaite que les règlements à venir clarifient ce point et confirment expressément que les programmes offerts par les intermédiaires, distincts des réserves de l’émetteur, sont permis.

Le débat de politique publique qui en découle est vif, et il se joue sur deux fronts législatifs distincts. Le GENIUS Act, déjà adopté, interdit aux émetteurs de verser du rendement, mais ne traite pas explicitement des intermédiaires. Le projet de loi sur la structure des marchés numériques (le CLARITY Act), toujours en cours de négociation au Sénat américain, est devenu le champ de bataille principal. Les associations bancaires américaines tentent d’y insérer des dispositions qui étendraient l’interdiction de rendement au-delà des émetteurs, visant aussi les programmes de récompenses offerts par les intermédiaires.

Paul Grewal, directeur juridique de Coinbase, a publiquement déclaré en janvier 2026 que l’entreprise ne pouvait plus soutenir le CLARITY Act, en partie parce qu’il contenait selon lui une interdiction de facto des programmes de récompenses. L’enjeu est de taille : si le CLARITY Act est adopté avec ces dispositions, il pourrait modifier l’équilibre établi par le GENIUS Act et interdire aux plateformes de verser des récompenses à leurs utilisateurs, quel que soit le mécanisme de financement. De l’autre côté, les associations bancaires américaines soutiennent que ces programmes créent un produit fonctionnellement identique à un compte de dépôt rémunéré, sans les obligations prudentielles qui s’y rattachent : capital réglementaire, assurance-dépôts, exigences de liquidité.

L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), une agence fédérale américaine chargée de superviser et de réglementer les banques nationales. a d’ailleurs proposé en février 2026 une règle établissant une « présomption réfutable » contre les modèles de rendement, estimant que la substance prime la forme.

L’Union européenne, avec MiCA, a retenu l’approche la plus stricte en interdisant non seulement aux émetteurs, mais aussi aux prestataires de services sur cryptoactifs (les CASPs), d’accorder tout intérêt ou avantage lié à la durée de détention d’un stablecoin. Le Royaume-Uni adopte une position plus nuancée et interdirait aux émetteurs de verser des intérêts tirés des réserves, mais se montrerait plus ouvert aux programmes de récompenses offerts par des tiers, à condition qu’ils ne soient pas financés par les réserves de l’émetteur et qu’ils respectent les règles strictes du régime de promotions financières (fair, clear, and not misleading). Le régime complet du R.-U. entrera en vigueur en octobre 2027.

L’alternative bancaire : les dépôts tokenisés

Il est important de noter que les banques ne sont pas en reste dans cette transformation. Plusieurs grandes institutions financières développent activement les dépôts tokenisés : des représentations numériques de dépôts bancaires traditionnels émises directement par des banques réglementées, sur des registres distribués. La différence fondamentale avec les stablecoins est que le dépôt tokenisé reste un passif bancaire, couvert par l’assurance-dépôts et soumis aux exigences prudentielles habituelles de la banque émettrice.

JPMorgan opère depuis plusieurs années une plateforme (Kinexys), utilisée par ses clients institutionnels pour le règlement instantané de paiements interbancaires sur sa plateforme de registre distribué. Citi a développé Citi Token Services pour les flux de trésorerie et le financement du commerce international de ses grands clients. En 2025 et 2026, un projet pilote coordonné par SWIFT avec 14 grandes banques, dont JPMorgan et Citi, est passé à la phase de « préparation à la production » pour le règlement d’actifs tokenisés à l’échelle mondiale.

Au Canada, la Banque du Canada n’est pas en reste. Le projet Samara, mené en collaboration avec des partenaires de recherche, a exploré la faisabilité d’une monnaie numérique de banque centrale de gros sur un registre distribué. Samara a testé le règlement interbancaire directement sur une plateforme à permission. Le projet a démontré qu’un tel règlement était techniquement réalisable en temps réel tout en préservant la confidentialité des transactions entre les institutions participantes. Samara a fourni à la BdC les fondations techniques pour évaluer comment la monnaie de banque centrale pourrait coexister avec les stablecoins réglementés et les dépôts tokenisés dans l’infrastructure de règlement de demain.

Pour l’industrie, les dépôts tokenisés et les stablecoins ne sont pas des concurrents, mais des instruments complémentaires. Les dépôts tokenisés rassurent les régulateurs prudentiels parce qu’ils restent dans le périmètre bancaire ; les stablecoins offrent une portabilité, une interopérabilité et une accessibilité que les solutions bancaires ne procurent pas encore. Comme l’a souligné la BdC dans ses travaux sur la tokenisation, la monnaie numérique de banque centrale (sous sa forme de gros), les dépôts tokenisés et les stablecoins réglementés peuvent coexister comme actifs de règlement complémentaires. Le défi pour les régulateurs canadiens est de concevoir un cadre qui permette cette coexistence sans créer d’asymétries réglementaires injustifiées.

Ce que cela signifie pour le Canada

La Loi sur les stablecoins pose les fondations en créant un régime prudentiel fédéral pour les émetteurs. Mais tant que les ACVM continueront de traiter la distribution de stablecoins conformes à la Loi comme une distribution de valeurs mobilières, le triple cadre persistera.

Pour les professionnels de la finance, l’enjeu est concret. Les stablecoins ne sont plus un sujet réservé aux initiés de l’écosystème crypto. Avec l’adoption de cadres législatifs au Canada, aux États-Unis et en Europe, avec le développement parallèle des dépôts tokenisés par les grandes banques mondiales, et avec les travaux de la BdC sur le règlement interbancaire numérique, nous assistons à une refonte progressive de la plomberie financière. La manière dont le Canada conçoit ses règlements sur les stablecoins, et coordonne le cadre fédéral avec celui des ACVM, déterminera s’il reste un acteur compétitif de cette transformation, ou s’il se retrouve isolé.

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Solutions de conseillers indépendants lance une nouvelle stratégie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/solutions-de-conseillers-independants-lance-une-nouvelle-strategie/ Thu, 05 Mar 2026 13:05:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112674 PRODUITS – En collaboration avec J.P. Morgan Asset Management.

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Solutions de conseillers indépendants et J. P. Morgan Asset Management ont conclu un partenariat stratégique menant au lancement de la stratégie U.S. All-Cap Active Equities MiBLOX, une solution d’actions américaines à gestion active sous-conseillée par J. P. Morgan Asset Management et offerte exclusivement au Canada exclusivement par Solutions de conseillers indépendants.

« J.P. Morgan Asset Management apporte une profondeur de recherche exceptionnelle, des antécédents éprouvés en matière d’actions américaines et un processus de placement rigoureux. Le lancement de la stratégie U.S. Active Equities MiBLOX est une autre étape importante pour aider les conseillers à bâtir des portefeuilles plus solides et plus résilients », assure Jon Kilfoyle, directeur général de Solutions de conseillers indépendants.

MiBLOX représente l’approche moderne de Solutions de conseillers indépendants en matière de construction de portefeuille, soit des solutions élaborées par des gestionnaires en fonction d’objectifs précis et conçues pour constituer des composantes de base au sein de portefeuilles diversifiés.

Ce nouveau partenariat s’ajoute aux partenariats déjà conclus par Solutions de conseillers indépendants avec, notamment, Apollo, BlackRock, Fiera Capital et Goldman Sachs.

La stratégie U.S. All-Cap Active Equities MiBLOX offre aux conseillers une exposition complète aux actions américaines, des grandes capitalisations aux sociétés de moyenne et de petite capitalisation, en s’appuyant sur la plateforme de recherche mondiale de J.P. Morgan.

« La stratégie U.S. All‑Cap Active Equities MiBLOX s’appuie sur l’éventail complet de notre plateforme d’actions américaines, offrant aux conseillers de Solutions de conseillers indépendants un portefeuille de qualité institutionnelle conçu pour la croissance à long terme », résume Travis Hugues, chef du Canada de J.P. Morgan Asset Management.

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Hausse du niveau de risque d’un FNB JPMAM https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/hausse-du-niveau-de-risque-dun-fnb-jpmam/ Tue, 03 Mar 2026 12:04:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112651 PRODUITS – Avec effet immédiat.

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J. P. Morgan Asset Management Canada (JPMAM) hausse le niveau de risque du FNB actif d’actions Nasdaq de revenu à prime JPMorgan (JEPQ).

Depuis le 18 février, ce dernier est passé de « faible à moyen » à « moyen ». Cette modification découle d’une revue annuelle des niveaux de risque effectuée par JPMAM. Elle respecte la méthode de classification des risques mandatée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Les objectifs, les stratégies ou la gestion du JPEQ ne sont pas impactés par ce changement.

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Aegon change de nom et déménage son siège social aux États-Unis https://www.finance-investissement.com/nouvelles/aegon-change-de-nom-et-demenage-son-siege-social-aux-etats-unis/ Tue, 23 Dec 2025 14:53:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111729 Le géant néerlandais de l’assurance deviendra Transamerica.

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Le groupe d’assurance Aegon poursuit sa transformation en annonçant le transfert de son siège social et de son domicile juridique aux États-Unis. Selon des informations rapportées par Zonebourse, cette réorganisation doit être finalisée d’ici le 1er janvier 2028, date à laquelle l’assureur opérera sous une nouvelle identité : Transamerica.

Ce changement de siège et de nom s’inscrit dans une stratégie de recentrage sur le marché américain, qui représente aujourd’hui environ 70 % des activités du groupe. Aegon avait amorcé ce virage en 2023 avec la cession de ses activités néerlandaises à ASR Nederland, une transaction qui lui a permis de conserver une participation significative au capital de son ancien concurrent.

Pour le directeur général d’Aegon, Lard Friese, ce changement reflète aussi une nouvelle réalité boursière. Dans un entretien accordé à Reuters, il a indiqué que les volumes d’échanges du titre sur la Bourse de New York devraient prochainement dépasser ceux enregistrés à Amsterdam, faisant de New York la principale place de cotation du groupe.

Sur le plan financier, Aegon a profité de la publication de ses orientations avant sa journée des investisseurs pour annoncer un programme de rachat d’actions de 400 millions d’euros (près de 647 millions de dollars canadiens) prévu pour 2026, ainsi qu’une hausse annuelle du dividende supérieure à 5 %. Une annonce qui n’a toutefois pas convaincu les marchés : le titre a reculé d’environ 8 % en début de séance, les analystes de JP Morgan jugeant le montant du rachat inférieur aux attentes.

Le groupe vise néanmoins une croissance annuelle d’environ 5 % de son résultat opérationnel et de son flux de trésorerie disponible en 2026 et 2027. Le capital opérationnel devrait, pour sa part, rester stable ou progresser jusqu’à 5 % par an sur la même période. Aegon prévoit également une injection de capital de 800 millions de dollars américains dans Transamerica afin de réduire les risques associés à certains anciens contrats d’assurance aux États-Unis.

Parallèlement, le groupe poursuit une gestion active de son portefeuille d’actifs. Début 2025, le directeur financier Duncan Russel avait indiqué qu’Aegon ne se pressait pas pour céder sa participation dans ASR. Depuis, celle-ci a toutefois été ramenée à 24 %. « Nous conserverons cette participation tant que la valeur intrinsèque de l’entreprise ne sera pas pleinement reflétée dans le cours de l’action, ou tant que ce capital ne pourra pas être mobilisé pour d’autres opportunités », a précisé Lard Friese.

Aegon a également annoncé la révision de ses activités au Royaume-Uni, un processus qui pourrait déboucher sur une cession. Cette analyse stratégique devrait s’achever au premier semestre de 2026. Le groupe a toutefois précisé qu’une éventuelle vente n’inclurait pas son activité de gestion d’actifs au Royaume-Uni.

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Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

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Octobre : attrait pour les FNB d’actions, rotations dans les FNB d’obligations https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/octobre-attrait-pour-les-fnb-dactions-rotations-dans-les-fnb-dobligations/ Wed, 12 Nov 2025 10:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110965 FOCUS FNB – Les créations nettes mensuelles ont atteint 9,4 milliards de dollars en octobre.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) a connu un mois d’octobre actif, marqué par un léger ralentissement des créations nettes et par 40 nouveaux lancements. Selon des données de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF), les créations nettes se sont élevées à 9,4 milliards de dollars (G$), en léger recul par rapport à septembre (12 G$), portant l’actif sous gestion dans les FNB canadiens à 682 G$.

Les FNB d’actions ont attiré 5,3 G$, répartis de manière équilibrée entre le Canada, les États-Unis et les marchés internationaux. Les produits axés sur le marché canadien (notamment QCN, TQCD et TTP) et ceux liés aux actions américaines (XSP, VFV, QQCE, QUU) ont chacun enregistré environ 1,7 G$ d’entrées nettes. Les FNB d’actions mondiales ont mené le bal à l’international, recueillant 1,3 G$, suivis des marchés développés (554 millions de dollars) et émergents (97 M$).

Du côté sectoriel, les FNB d’actions d’entreprise du secteur financier ont connu un troisième mois consécutif de rachats nets (310 M$). Selon BNMF, ces rachats sont principalement attribuables au FNB CI Global Financial Sector, qui a subi une sortie nette de 458 M$. L’immobilier et les soins de santé sont dans le rouge, tandis que l’énergie affiche un septième mois consécutif de sorties nettes. Le secteur des télécommunications enregistre des entrées nettes, notamment grâce au FNB RING (Global X Telecom), ainsi que les matières premières et les services publics. Les FNB multifactoriels ont le vent en poupe, avec 235 M$ d’entrées nettes.

Rotation dans les obligations

Les FNB de titres à revenu fixe ont attiré 2 G$ en créations nettes, un recul par rapport aux entrées nettes de septembre, qui avaient atteint 4,1 G$. BNMF signale que les investisseurs ont opéré une rotation importante, délaissant les obligations gouvernementales à long terme, qui enregistrent les plus importantes sortes nettes (1,9 G$), pour se repositionner sur des obligations de sociétés de qualité investissement telles que ZCB, sur des indices agrégés américains et sur les obligations à haut rendement (ZHY).

Les produits à très court terme et les FNB du marché monétaire affichent des sorties nettes, une conséquence du recul des taux de distribution, en ligne avec la baisse du taux directeur de la Banque du Canada, rapporte BNMF.

Les cryptos rebroussent chemin

Après des afflux records en septembre (329 M$), les FNB de cryptoactifs enregistrent des rachats nets de 247 M$ en octobre, principalement concentrés dans le Purpose Solana ETF (SOLL/U). Ce mouvement s’explique par la cotation, aux États-Unis, des premiers FNB au comptant liés à Solana, survenue à la fin du mois, selon BNMF.

Les FNB de matières premières ont connu une légère accalmie, avec 288 M$ d’entrées nettes comparativement à 412 M$ en septembre, soutenus par l’or, l’argent et les produits diversifiés. Les FNB à effet de levier et inverses ont attiré 580 M$, la plus forte croissance relative parmi toutes les catégories d’actifs.

Vague de lancements et nouvel acteur

RBC iShares domine les créations nettes d’octobre avec 2,4 G$ devant Vanguard (1,5 G$), Mackenzie et Fidelity (1,3 G$ chacune), BMO (833 M$) et TDAM (466 M$). CI GAM enregistre des rachats nets (557 M$) ainsi que Purpose et Invesco. Sur le plan des produits, BMO décroche la plus forte entrée nette pour un FNB en octobre (ZCB : 931 M$).

Le marché canadien compte désormais 46 émetteurs, avec l’arrivée de Capstone, qui a lancé les premiers FNB « Biblically Informed » du pays. Au total, une quarantaine de nouveaux produits ont été lancés en octobre. LongPoint a été le plus actif avec 9 nouveaux produits à double levier sur des actions canadiennes, tandis que Harvest a élargi sa gamme de FNB américains à revenu élevé. CI a étendu sa série d’obligations à échéance cible, JP Morgan a lancé de nouvelles stratégies actives et Global X a multiplié les FNB indiciels à revenu fixe. Global X propose un FNB sur l’argent avec options couvertes et un autre sur la technologie chinoise (Hang Seng Tech).

Le segment des FNB ESG a connu un mois d’octobre calme, avec des entrées nettes de 25 M$. Le produit le plus populaire a été Invesco ESG Nasdaq 100 Index ETF (QQCE), avec 208 M$ d’entrées nettes.

Depuis le début de l’année, les FNB canadiens ont récolté 95 G$ en créations nettes. Les FNB d’actions dominent, avec 49 G$, dont 8 G$ dans les FNB de répartition d’actifs ayant une pondération 100 % actions. Les FNB obligataires ont cumulé 29 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB multi-actifs en totalisent 9,9 G$. Les FNB de matières premières enregistrent des résultats records avec 1,4 G$ de créations nettes depuis le début de l’année. Les FNB de cryptoactifs ont ajouté 749 M$, portés par les FNB Bitcoin à faibles coûts (IBIT et FBTC).

Pour les 10 premiers mois de 2025, RBC iShares affiche 20,1 G$ en créations nettes, suivie de Vanguard (13,7 G$), BMO (12,7 G$), Fidelity (9,7 G$), TD (5,5 G$), Mackenzie (5,2 G$), Scotia (4,5 G$) et Desjardins (4,5 G$).

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Le volume des fusions-acquisitions recule https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/le-volume-des-fusions-acquisitions-recule/ Tue, 14 Oct 2025 10:50:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110230 Mais leur valeur grimpe.

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Malgré une incertitude persistante qui pèse sur la confiance des entreprises et l’investissement, la valeur des fusions et acquisitions (F&A) à l’échelle mondiale est en hausse cette année, selon de nouvelles données de LSEG Data & Analytics.

Au cours des neuf premiers mois de 2025, le volume des transactions mondiales a reculé de 7 %, atteignant un creux de cinq ans, rapporte la firme. Toutefois, la valeur de ces opérations réduites a bondi de 33 %, pour s’établir à 3 000 milliards de dollars américains (G$ US), grâce à la vigueur des marchés.

Cette hausse de valeur est alimentée par les « méga-transactions » (celles de plus de 10 G$ US). Elles ont atteint un niveau record cette année, avec 45 ententes totalisant 915,6 G$ US.

Le secteur technologique est en tête, avec 595,5 G$ US de transactions depuis le début de l’année, soit une augmentation de 55 % par rapport à la même période l’an dernier.

Les opérations visant des entreprises américaines se sont chiffrées à 1 400 G$ US, représentant 47 % de l’activité mondiale, contre 50 % en 2024. Si la valeur des F&A aux États-Unis a progressé de 25 % cette année, celle de la région Asie-Pacifique a grimpé de 41 %, surpassant l’Europe, où les transactions n’ont augmenté que de 11 %.

Le classement des conseillers en F&A reste inchangé, Goldman Sachs Group conservant la tête, suivi de Morgan Stanley, JP Morgan, Citi et BofA Securities.

Du côté canadien, RBC Marchés des Capitaux s’est classée au 14e rang mondial. BMO Marchés des Capitaux a bondi du 25e au 17e rang, tandis que la Banque Scotia est passée du 39e au 21e rang.

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