iShares – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 10 Mar 2026 15:14:21 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png iShares – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Trois FNB pour miser sur la croissance de l’Inde https://www.finance-investissement.com/nouvelles/trois-fnb-pour-miser-sur-la-croissance-de-linde/ Wed, 11 Mar 2026 10:11:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112909 Le voyage effectué en février par Sadiq Adatia à Mumbai et New Delhi, où il a rencontré des dirigeants d’entreprises et des responsables politiques, a renforcé sa vision optimiste de l’économie du pays le plus peuplé du monde.

« La classe moyenne continue d’évoluer et de prendre une place de plus en plus importante dans l’économie, explique Sadiq Adatia, chef des placements de BMO Gestion mondiale d’actifs. Je situerais presque l’Inde là où la Chine se trouvait il y a environ dix ans. »

Le FINB BMO MSCI India d’actions sélectionnées, qui gère environ 189 millions de dollars (M$) en actif, est le plus important des trois fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens offrant une exposition à l’Inde. Il est offert depuis janvier 2010. Son rival de longue date, lancé le même mois, est le iShares India Index ETF, qui détient environ 134 M$ en actif. Un concurrent plus récent est le Franklin FTSE India Index ETF, qui gère environ 8 M$ en actif et a été lancé en août de l’an dernier.

Bien que la taille de son marché boursier soit relativement modeste, l’Inde demeure une puissance mondiale à plusieurs égards. Elle se classe au premier rang mondial pour la population, avec plus de 1,47 milliard d’habitants. Son produit intérieur brut (PIB) projeté pour cette année serait le quatrième plus important au monde, selon le Fonds monétaire international (FMI). L’organisme prévoit également une croissance économique de 6,2 % en 2026, comparativement à 4,2 % pour la Chine et à un rythme nettement inférieur pour les pays du G7, dont le Canada.

Un indicateur plus révélateur, également issu des données du FMI, est toutefois le PIB par habitant. En Inde, il devrait atteindre 3 051 dollars américains ($ US), un niveau beaucoup plus faible que dans les grandes économies, dont le Canada, où il est estimé à 58 244 $ US. En Chine, dont la population est presque aussi élevée que celle de l’Inde, le PIB par habitant devrait atteindre 14 730 $ US, soit plus de quatre fois celui de l’Inde.

Malgré cet écart, Sadiq Adatia est convaincu que l’Inde parviendra à le réduire, principalement grâce à la croissance de son marché intérieur.

« Le pays est encore dans une phase de croissance, ce qui lui permet de générer des taux d’expansion élevés d’une année à l’autre », affirme-t-il.

Selon lui, la classe moyenne indienne en expansion progresse sur l’échelle de la consommation et augmente ses dépenses discrétionnaires, en plus de ses achats de biens essentiels.

« Cela est très favorable pour le PIB et pour les entreprises qui bénéficient de cette tendance », ajoute-t-il.

Perspectives démographiques favorables

Les données démographiques devraient soutenir pendant des décennies une économie indienne axée sur la consommation, explique Ahmed Farooq, vice-président principal et responsable de la distribution des FNB de détail chez Franklin Templeton Canada, à Toronto. Il souligne qu’environ la moitié de la population indienne a moins de 25 ans, et que 65 % ont moins de 35 ans.

« Il s’agit d’une histoire de croissance structurelle à très long terme, soutient Ahmed Farooq. Le pays dispose également d’un système démocratique et attire de plus en plus de partenaires commerciaux. »

Parmi les développements commerciaux récents, il mentionne l’accord conclu en janvier avec l’Union européenne, qui prévoit l’élimination ou la réduction des droits de douane sur la grande majorité des exportations et importations.

Du côté de l’Amérique du Nord, l’Inde devrait également bénéficier d’une réduction des tarifs américains à la suite d’une décision de la Cour suprême des États-Unis jugeant illégaux les tarifs mondiaux précédemment imposés par le président Donald Trump. Parallèlement, le Canada négocie son propre accord commercial avec l’Inde.

Trois FNB pour s’exposer au marché indien

Selon Ahmed Farooq, le FNB Franklin vise à offrir une exposition large, passive et peu coûteuse au marché indien. Il réplique l’indice FTSE India RIC Capped, qui comprend environ 275 entreprises et représente près de 90 % de la capitalisation boursière totale des sociétés par actions de l’Inde.

Bien que ses actifs canadiens soient modestes, le fonds bénéficie d’économies d’échelle puisqu’il investit dans le Franklin FTSE India ETF, coté aux États-Unis, qui gère environ 3 milliards de dollars américains (G$ US).

Avec des frais de gestion de 0,19 %, le FNB canadien de Franklin est le moins coûteux de sa catégorie. Il n’y a pas de double facturation de frais avec son équivalent américain. Bien que le fonds soit trop récent pour publier un ratio de frais de gestion (RFG), il devrait demeurer le produit le moins cher une fois les dépenses incluses.

À l’inverse, le FNB de BMO adopte une approche plus sélective, avec 55 titres actuellement en portefeuille. Son objectif est de reproduire la performance de l’indice MSCI India Selection, qui privilégie les entreprises obtenant des notes ESG (facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance) plus élevées selon MSCI.

Le fonds exclut également les sociétés tirant des revenus importants du tabac, de l’alcool, des jeux de hasard, des armes, des armes à feu civiles et de l’énergie nucléaire.

Sadiq Adatia reconnaît que cette approche réduit l’univers d’investissement, mais il estime que ce filtrage améliore la gouvernance et la supervision dans un marché parfois difficile à analyser.

« C’est le prisme que nous avons appliqué à ce fonds, explique-t-il. Et nous sommes satisfaits de ses résultats. »

La sélection ESG n’a pas nui à la performance du FNB de BMO face à son principal rival. Au 28 février, son rendement sur dix ans de 11,9 % dépasse celui du FNB iShares India Index, qui affiche 9,3 %.

Le FNB iShares, pour sa part, cherche à reproduire le India’s S&P Nifty 50 Index, qui offre une exposition aux 50 plus grandes entreprises de l’Inde. Il obtient cette exposition principalement en investissant dans le iShares India 50 ETF, coté aux États-Unis.

Le FNB iShares demeure plus coûteux que celui de BMO, même si l’écart s’est réduit récemment. En septembre 2025, iShares a réduit ses frais de gestion à 0,74 %, contre 0,98 % auparavant. Une fois les dépenses incluses, son RFG demeure plus élevé à 0,99 %, comparativement à 0,67 % pour le FNB de BMO.

Un élément qui pourrait surprendre certains investisseurs détenant le FNB iShares dans des comptes non enregistrés est la distribution exceptionnellement élevée de 6,955 $ versée le 29 décembre, qui a entraîné une baisse équivalente de sa valeur liquidative le lendemain.

Cette distribution pourrait être moins avantageuse sur le plan fiscal qu’un fonds qui verserait une distribution plus faible, comme ce fut le cas du FNB iShares en décembre 2024.

Le versement effectué à la fin de 2025 a entraîné un taux de distribution sur 12 mois de 15,18 %. Ce taux inhabituellement élevé a été confirmé par le gestionnaire du fonds, Gestion d’actifs BlackRock Canada, mais nos tentatives répétées pour obtenir une explication sont demeurées sans réponse.

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Deuxième mois de créations nettes records pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/deuxieme-mois-de-creations-nettes-records-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112866 Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens continuent sur leur lancée. En février, ils ont recueilli 19,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, tout juste derrière le record de 22,3 G$ établi en janvier 2026, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les entrées nettes depuis le début de l’année totalisent 41 G$. L’actif total sous gestion des FNB canadiens a franchi le cap des 782 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions encore en tête

Les FNB canadiens d’actions récoltent 11,7 G$ de créations nettes en février, soutenus par des entrées nettes de plus de 2 G$ dans chacune des quatre grandes régions géographiques :

  • Canada,
  • États-Unis,
  • marchés développés
  • et marchés mondiaux.

Les marchés émergents (ZEM) attirent 752 millions de dollars (M$), soit 4,8 % de l’actif de départ, légèrement en deçà des marchés développés, qui en cumulent 5 %.

Du côté des fonds d’action factoriels, les FNB de valeur (FCIV, VXM, FCUV) voient leurs créations nettes augmenter depuis janvier, tout comme les FNB de momentum. Les investisseurs font preuve d’appétit pour les titres décotés face aux grandes capitalisations boursières onéreuses, précisent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma. À l’inverse, les FNB de qualité (menés par ZUQ) enregistrent des rachats nets.

L’énergie reprend du service

Les investisseurs ont encaissé leurs gains dans les secteurs des services financiers (ZEB, XFN) et des matières premières (XGD), ce qui se traduit par des sorties nettes respectives de 927 M$ et 261 M$.

Parmi les secteurs, l’énergie (XEG) et les technologies enregistrent les plus importantes créations nettes. L’énergie reçoit 247 M$, soit 7,4 % de l’actif, porté par la spéculation sur les tensions géopolitiques et la hausse des prix du pétrole brut, indique BNMF. Il s’agit d’un rebond notable pour ce secteur, qui avait enregistré des rachats nets de près de 200 M$ en janvier à la suite de l’arrestation du président vénézuélien par les États-Unis au début du mois.

Les FNB obligataires confirment leur élan

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe maintiennent leurs résultats de janvier avec 4,6 G$ de créations nettes en février. La catégorie américaine et nord-américaine domine avec 1,3 G$, tirée par les obligations à rendement réel américaines couvertes en dollars canadiens, dont XSTH. Les FNB d’obligations étrangères récoltent des créations nettes de 1,1 G$, réalisées principalement par des fonds à gestion active.

Les obligations à très court terme (ZST) les obligations à moyen terme font face à des rachats, tandis que les obligations à court terme dominent le segment avec 1,2 G$ de créations nettes. Les FNB du marché monétaire affichent un mois quasi neutre.

Les FNB de matières premières ralentissent

Les FNB de matières premières marquent le pas en février avec 330 M$ de créations nettes, après leur record de 872 M$ en janvier. L’or et l’argent se sont stabilisés, tandis que les prix du pétrole brut remontaient. Les FNB de produits de base, d’or et d’argent mènent le classement des créations nettes dans cette catégorie. L’or reste toutefois volatil. Le FNB aurifère XGD a enregistré 345 M$ de rachats nets en une seule journée à la fin de février, illustre le rapport.

Les FNB multiactifs enregistrent pour leur part 2 G$ de créations nettes, portés par les FNB de répartition d’actifs, qui établissent un nouveau record mensuel à 1,8 G$ en février.

Transition énergétique : un FNB sort du lot

Les FNB canadiens axés sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 265 M$ de créations nettes en février par rapport aux 218 M$ de janvier. Les entrées nettes se répartissent dans plusieurs fonds d’actions populaires.

Un produit sort du lot : le FNB iShares S&P/TSX Energy Transition Materials Index (XETM), qui attire 16 M$ en février après 25 M$ en janvier, portant l’actif total à 41 M$. BNMF y voit le signe d’un intérêt croissant pour les matériaux critiques liés à la transition énergétique et à l’expansion de l’offre d’électricité alimentée par l’intelligence artificielle, notamment le cuivre, l’argent, l’aluminium, le cobalt, le lithium et l’uranium.

Les FNB de cryptoactifs attirent 150 M$ en février, portés par les FNB Ethereum et Bitcoin. Selon BNMF, les investisseurs pourraient chercher à tirer parti de la correction de la catégorie, en recul d’au moins 50 % depuis octobre 2025, tel que le mentionne le rapport, pour se repositionner à la hausse.

Fournisseurs et lancements : un mois bien rempli

En février, les vingt principaux fournisseurs de FNB canadiens enregistrent tous des entrées nettes. RBC iShares domine avec 6 G$ de créations nettes, suivi de Vanguard (3 G$), Fidelity (2,3 G$), TD (1,9 G$) et BMO (795 M$). TD, Desjardins et Manuvie affichent les plus forts pourcentages d’augmentation de croissance des parts de marché parmi les principaux fournisseurs.

Les FNB ayant engrangé le plus de créations nettes en février sont :

  • XIC (1,7 G$),
  • XSTH (1,2 G$),
  • XEQT (826 M$),
  • FBAL (563 M$)
  • et VEQT (552 M$).

Les rachats nets les plus importants touchent :

  • XIU (-1 G$),
  • ZEB (-967 M$)
  • et XGD (-543 M$).

Les fournisseurs ont lancé 37 nouveaux FNB sur le marché en février. BMO est le plus prolifique avec 18 nouveaux fonds, constitués de nouveaux FNB indiciels et des « unités à flux de trésorerie cibles » (série T) avec des distributions mensuelles fixes. CIBC, en collaboration avec Avantis, offre plusieurs FNB axés sur la valeur. Mackenzie ajoute des produits de croissance et de valeur américains ainsi qu’un FNB équilibré mondial. Russell déploie des séries FNB de ses fonds multifactoriels dans les principales régions et Sun Life GI lance des FNB à faible volatilité.

Trois tendances à surveiller en ce début d’année

« Depuis le déclenchement de la guerre commerciale américaine au printemps 2025, les investisseurs redirigent massivement leurs capitaux vers les marchés développés et émergents, un mouvement qui se poursuit en 2026 », mentionnent les analystes de BNMF.

Du côté des titres à revenu fixe, les obligations américaines indexées à l’inflation ont doublé leur actif de départ, devant les FNB d’obligations canadiennes globales et d’obligations étrangères, ce qui traduit une tendance à la diversification géographique, indique BNMF.

La volatilité accrue des marchés des matières premières et des actions en ce début d’année stimule par ailleurs les FNB canadiens à effet de levier ou inverses, notamment pour des expositions larges, sectorielles (financières, services publics) ou ciblées sur des titres individuels, selon le rapport.

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Infrastructures : au cœur des grandes tendances mondiales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/infrastructures-au-coeur-des-grandes-tendances-mondiales/ Wed, 11 Feb 2026 11:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112424 Les sociétés d’infrastructures — comme les pipelines énergétiques et les services publics d’électricité — se sont forgé une réputation de générateurs fiables de flux de trésorerie et de verseurs réguliers de dividendes. Or, ces dernières années, ce segment diversifié de l’univers boursier est aussi devenu un vecteur de croissance, en plus de son rôle défensif traditionnel.

« Les dépenses mondiales en infrastructures augmentent de façon soutenue, alors que les pays s’efforcent de moderniser des actifs vieillissants, de décarboner les systèmes énergétiques et de soutenir la croissance fulgurante des technologies numériques », explique Kevin McSweeney, de CI Gestion mondiale d’actifs (CI GMA). Parmi ses responsabilités figure la gestion du Mandat privé d’infrastructures mondiales CI, un fonds négocié en Bourse (FNB) qui a surperformé son groupe de pairs sur plusieurs horizons pluriannuels.

« Dans bien des cas, les investissements en infrastructures se situent en première ligne des grandes tendances de croissance qui propulsent aujourd’hui les marchés boursiers mondiaux », ajoute Kevin McSweeney. Parmi les cinq principales détentions récentes de ce FNB de 425 millions de dollars (M$) figure Equinix, une société californienne spécialisée dans les infrastructures numériques.

Dans un contexte marqué par des tendances structurelles positives — comme l’essor de l’intelligence artificielle et des centres de données très énergivores — les actions d’infrastructures demeurent globalement évaluées à des niveaux modestes par rapport à leurs moyennes historiques, selon CI GMA.

Historiquement, les titres d’infrastructures se négociaient généralement avec une prime par rapport aux actions mondiales dans leur ensemble, souligne Kevin McSweeney, mais cette relation s’est inversée. À la fin janvier, l’indice MSCI World Core Infrastructure affichait un ratio cours/bénéfices de 21, contre 23,4 pour l’indice MSCI World.

« Les actifs d’infrastructures ont historiquement offert des rendements attrayants ajustés au risque, observe Kevin McSweeney, et les valorisations actuelles représentent un point d’entrée exceptionnellement intéressant pour les investisseurs à la recherche d’actifs de longue durée générateurs de liquidités ».

On compte actuellement 16 fonds d’infrastructures cotés au Canada sous forme de FNB, représentant un actif combiné d’environ 2,7 milliards de dollars (G$). Le plus important est le iShares Global Infrastructure Index ETF, avec un actif sous gestion de 1,1 G$, l’un de plusieurs produits gérés de façon passive.

Le secteur des infrastructures continue de croître dans différents contextes économiques, explique Massimo Bonansinga, gestionnaire du BMO Fonds d’infrastructures mondiales, un fonds commun de placement de 250 M$ dont une série FNB a été lancée en juin 2023.

Lorsque l’économie est en expansion, davantage de dépenses sont nécessaires pour des éléments essentiels comme la production d’électricité et les réseaux de transport et de distribution, explique-t-il. En période de ralentissement, les gouvernements augmentent également leurs investissements, les infrastructures constituant un « outil privilégié » de stimulation économique.

Massimo Bonansinga identifie deux grandes tendances structurelles ayant un effet transformateur sur l’économie — et, par ricochet, sur les infrastructures :

  • La première est la dépendance croissante aux énergies renouvelables et l’électrification accrue.
  • La seconde est l’innovation technologique, notamment les applications de l’intelligence artificielle, qui alimente la demande pour les infrastructures nécessaires à leur déploiement.

« Nous observons des taux de croissance qui, par exemple dans les services publics, s’approchent maintenant de plus de 10 % par année en croissance du bénéfice par action, souligne Massimo Bonansinga. C’est absolument remarquable. Je couvre ce secteur depuis plus de 20 ans et je n’ai jamais vu quelque chose de semblable. »

Afin d’éviter une exposition excessive aux infrastructures liées à la haute technologie, Massimo Bonansinga n’investit pas directement dans les centres de données. Il privilégie plutôt les sociétés de services publics qui fournissent l’énergie et les réseaux de transmission nécessaires à leur fonctionnement.

Une position actuelle de BMO qui illustre cette approche est NextEra Energy, un important fournisseur d’électricité basé en Floride, qui a annoncé en décembre une expansion majeure de sa collaboration avec Google Cloud afin de développer plusieurs nouveaux centres de données.

Les sociétés américaines représentent généralement la plus forte pondération géographique des fonds d’infrastructures, reflet du poids dominant des États-Unis à l’échelle mondiale. Par exemple, le FINB BMO infrastructures mondiales de 461 M$ détenait récemment 69 % de ses actifs en actions américaines. Suivant un indice différent, le iShares Global Infrastructure Index ETF a une pondération américaine qui, bien qu’importante, s’élevait à 43 %.

Pour les gestionnaires actifs, l’investissement en infrastructures devient un exercice d’équilibre entre les sociétés traditionnelles versant des dividendes stables et les nouvelles occasions de croissance. « Nos gestionnaires cherchent le meilleur équilibre entre les infrastructures traditionnelles et les nouvelles formes d’infrastructures, explique Chris Cullen, premier vice-président et chef des FNB chez Brompton Funds. Ils recherchent les meilleures occasions de rendement sur une base ajustée au risque. »

Le Brompton Global Infrastructure ETF, d’un actif de 54 M$ et ayant obtenu la cote maximale de cinq étoiles Morningstar pour son rendement ajusté au risque, détenait récemment 43 % de ses actifs dans le secteur industriel, 20 % dans l’énergie et 12 % dans les services publics.

Ces pondérations varient toutefois au fil du temps. « Il n’y a pas de ciblage sectoriel précis, précise Chris Cullen. Les allocations sectorielles découlent généralement des meilleures idées issues du processus de sélection de titres. »

Même si les titres appartenant aux indices d’infrastructures jouent un rôle dominant, les gestionnaires actifs disposent d’une certaine latitude pour sortir des sentiers battus. À titre d’exemple, une position importante récente de Brompton est Cameco, un producteur canadien d’uranium qui fournit des centrales nucléaires. « L’énergie nucléaire est un thème majeur dans le déploiement de l’IA et d’autres infrastructures technologiques », déclare Chris Cullen.

Pour les investisseurs en actions axés sur le revenu, un autre attrait des fonds d’infrastructures réside dans leurs distributions supérieures à la moyenne. À la fin janvier, le FNB de Brompton affichait une distribution de 5,4 %, soutenu en partie par une utilisation sélective de stratégies de ventes d’options d’achats couvertes.

« Les occasions de dividendes sont nombreuses dans le secteur des infrastructures, affirme Chris Cullen. Les investisseurs à la recherche de revenus ont tout intérêt à considérer ce segment pour générer des flux de trésorerie sous forme de dividendes. »

Le Fonds d’infrastructures mondiales CI, pour sa part, verse une distribution mensuelle de 6,9 cents par part, ce qui correspond, à son récent actif net, à un rendement annuel de 2,6 % — soit tout de même le double du rendement de distribution d’un FNB d’actions mondiales.

Kevin McSweeney souligne que les sociétés d’infrastructures offrant des services essentiels bénéficient de barrières à l’entrée élevées pour les concurrents et génèrent des revenus généralement soutenus par des tarifs réglementés ou des contrats à long terme.

Cela se traduit par des flux de trésorerie prévisibles et une volatilité des bénéfices réduite. « Cette combinaison d’une demande résiliente, d’une grande visibilité sur la génération future de liquidités et de revenus récurrents issus de loyers contractuels permet à de nombreuses sociétés d’infrastructures de maintenir des dividendes supérieurs à la moyenne, tout en offrant une croissance fiable de ces dividendes dans le temps », conclut-il.

Selon Kevin McSweeney, les pipelines et les services publics, en particulier, « profitent d’une demande d’électricité en hausse, d’une tarification solide et de perspectives de croissance liées à l’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle ».

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Les FNB à faible volatilité jouent leur rôle malgré leurs rendements moindres https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-fnb-a-faible-volatilite-jouent-leur-role-malgre-leurs-rendements-moindres/ Wed, 12 Nov 2025 11:07:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111006 Par conception, les fonds négociés en Bourse (FNB) d’actions axés sur la faible volatilité sont voués à sous-performer lorsque les marchés boursiers s’emballent, comme c’est le cas depuis quelque temps. Or, les rendements inférieurs à ceux du marché qu’ils ont affiché récemment ne devraient pas être la véritable mesure de leur pertinence.

« Certaines personnes veulent être investies en Bourse, mais sans subir la volatilité de l’indice général », observe Alain Desbiens, vice-président chez BMO FNB, qui cumule plus de 20 ans d’expérience dans le secteur.

Sur plusieurs mesures clés du risque, les FNB à faible volatilité ont rempli leur mandat, selon les données de Fundata Canada.

« Fidèles à leurs objectifs, leurs écarts-types sont beaucoup plus faibles », souligne Brian Bridger, premier vice-président, analytique et données, chez Fundata, à Toronto.

Un autre indicateur fréquemment utilisé pour évaluer ces stratégies est le taux de capture, c’est-à-dire leur capacité à suivre les rendements du marché à la hausse comme à la baisse.

« Un faible ratio de capture à la baisse montre que ces fonds limitent efficacement les pertes lorsque le marché recule, explique Brian Bridger. Les faibles ratios de capture à la hausse illustrent aussi à quel point ils sous-performent en période de marché haussier. »

Brian Bridger a comparé les rendements moyens des FNB à faible volatilité aux moyennes des catégories des marchés canadien, américain, mondial, international et émergent.

Les résultats, sur les périodes d’un, trois, cinq et dix ans se terminant toutes le 30 septembre, démontrent que la réduction de la volatilité s’accompagne souvent d’une réduction des rendements.

« Presque dans tous les cas, les FNB à faible volatilité ont sous-performé dans leurs catégories respectives, en moyenne, à court et à long terme », rapporte Brian Bridger.

Certaines des disparités de performance les plus importantes ont été observées dans le marché boursier américain, en plein essor récemment. Durant la période de trois années terminées le 30 septembre, selon Fundata, la moyenne de la catégorie s’élevait à 20,4 %, contre seulement 12,2 % pour la moyenne des FNB à faible volatilité.

Bénéfices comportementaux

Les stratégies à faible volatilité peuvent être utilisée de diverses manières. Elles peuvent constituer une position centrale dans la portion actions d’un portefeuille pour un investisseur ayant une aversion au risque. Elles peuvent aussi être détenues en combinaison avec un FNB indiciel suivant un marché large ou un FNB à gestion active, précise Alain Desbiens.

« Mais aussi, de plus en plus au fil des ans, les FNB à faible volatilité ont été utilisés comme instrument tactique pendant les périodes d’incertitude accrue sur les marchés. »

Dans le contexte d’incertitude élevée de cette année, les investisseurs continuent de chercher des stabilisateurs dans leurs portefeuilles équilibrés, observe Hail Yang, directrice, secteur canadien des FNB iShares, chez BlackRock Canada, chef de file du marché des FNB.

« Les FNB à volatilité minimale peuvent aider à réduire le risque global sans renoncer à l’exposition aux actions, commente-t-elle. Et comme certaines sources de diversification traditionnelles, telles que les obligations à long terme, se sont révélées moins fiables dans ce rôle ces dernières années, les stratégies à volatilité minimale peuvent jouer un rôle important dans la construction de portefeuille. »

Les stratégies à faible volatilité peuvent aussi avoir un effet positif sur le comportement des investisseurs, en réduisant la tendance à se retirer du marché lors des creux.

« Leur efficacité dépend vraiment du degré de protection que ces FNB offrent, souligne Maddy Griffith, directrice et gestionnaire de portefeuille institutionnelle chez Placements CI. Quand on perd moins, on rebondit plus vite, et ce parcours moins volatile fait qu’il est beaucoup plus facile pour les investisseurs de rester investis. »

Approches variées selon les fournisseurs

Bien que les divers FNB à faible volatilité ou à volatilité minimale aient des objectifs semblables, leurs méthodologies varient considérablement. Cela affecte le degré de différence de leurs placements par rapport aux FNB indiciels de marché, et donc leurs rendements relatifs, surtout à court terme.

Le bêta, qui mesure la volatilité d’un titre par rapport au marché, constitue le principal critère de sélection des titres pour la gamme de FNB à faible volatilité de BMO. Le produit phare, le BMO Fonds FNB d’actions canadiennes à faible volatilité, lancé il y a 14 ans, est à la fois le plus ancien FNB de ce type au Canada et le plus important, avec un actif de 5,3 milliards de dollars (G$).

Fait inhabituel pour une stratégie à faible volatilité, ce FNB a surperformé son indice de référence à long terme. Au 30 septembre, il affichait un rendement annualisé de 12,6 % depuis sa création en octobre 2011, contre 9,9 % pour l’indice composé S&P/TSX. Depuis son lancement, le FNB a capturé 79 % des rendements à la hausse, avec un ratio de capture à la baisse impressionnant de seulement 32 %.

L’exposition à un seul titre dans les FNB BMO est limitée à 10 %, et des plafonds sectoriels sont aussi en place : 35 % par secteur au Canada et 25 % aux États-Unis, à l’international et dans les marchés émergents.

Malgré ces contraintes, l’exposition sectorielle des FNB BMO diffère radicalement de celle de leurs indices de référence.

Le BMO Fonds FNB d’actions américaines à faible volatilité, par exemple, détenait récemment environ 10 % en titres technologiques, soit bien moins que la pondération de 42,6 % dans l’indice S&P 500. Le secteur le plus important du FNB était celui des services publics (20,2 %), contre seulement 2,4 % dans le marché général.

Méthodologies concurrentes

Les iShares MSCI Min Vol ETFs tiennent compte des corrélations entre les actions, tout en imposant des contraintes par secteur et par pays.

En cherchant à offrir une exposition semblable au marché, mais avec un risque moindre, le processus de sélection évite toute concentration excessive dans les secteurs « refuges », résume Hail Yang.

Les stratégies iShares ont historiquement offert des ratios de capture à la baisse plus faibles et des reculs maximaux moindres que les indices de référence. Elles ont aussi réussi à atténuer l’impact des baisses soudaines à court terme.

Hail Yang a donné l’exemple du 3 avril dernier, lorsque les marchés nord-américains ont chuté à la suite d’annonces tarifaires. Ce jour-là, l’indice S&P 500 a perdu 6,6 % (en dollars canadiens), tandis que le iShares MSCI Min Vol USA Index ETF a également reculé, mais seulement de 3 %. Pendant ce temps, l’indice S&P/TSX composé plafonné a baissé de 3,8 %, tandis que le iShares MSCI Min Vol Canada Index ETF n’a perdu que 1,6 %.

Une variation sur le thème de l’investissement en actions à moindre risque est la stratégie de « volatilité minimale à la baisse » employée par Placements CI dans les catégories d’actions mondiales et américaines. Elle vise uniquement à minimiser les pertes.

« En pratique, le modèle ignore la “bonne” volatilité et se concentre sur les entreprises qui se comportent historiquement mieux dans les replis, sans trop sacrifier le potentiel haussier, décortique Maddy Griffith. Le résultat est une expérience plus fluide, avec une meilleure protection à la baisse. »

Lancée en janvier 2023, la gamme de FNB CI n’a pas encore le long historique de ses concurrents plus anciens, comme BMO, iShares et Invesco Canada. (Parmi les nouveaux venus, dont l’historique est inférieur à dix ans, figurent les familles de FNB Brompton, CIBC, Fidelity, Franklin, Mackenzie, Manuvie, TD et Vanguard.)

Maddy Griffith souligne plutôt l’historique des indices sous-jacents des FNB, dont le Solactive US Minimum Downside Volatility Index. Depuis 2006, cet indice a capturé environ 70 % de la hausse du marché, mais seulement 54 % de la baisse, rapporte-t-elle : « Cette approche est conforme au comportement réel des investisseurs. La plupart des gens sont beaucoup plus sensibles aux pertes qu’aux gains de même ampleur. »

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CFA Montréal nomme une nouvelle présidente à la tête de son C.A. https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cfa-montreal-nomme-une-nouvelle-presidente-a-la-tete-de-son-c-a/ Fri, 07 Nov 2025 12:09:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110534 CFA Montréal annonce la nomination de Julie-Andrée Côté, CFA, à la présidence de son conseil d’administration. Elle succède à Sandy Poiré, CFA, qui a occupé la présidence au cours des deux dernières années.

Titulaire d’un baccalauréat en finance de l’Université Laval, Julie-Andrée Côté est directrice chez BlackRock au sein de l’équipe responsable des affaires institutionnelles pour les Amériques. Elle travaille auprès des régimes de retraite, des banques, des assureurs et d’autres clients institutionnels. Depuis son arrivée chez BlackRock en 2008, elle a d’abord contribué à la croissance d’iShares avant de rejoindre l’équipe actuelle.

Julie-Andrée Côté est membre de CFA Montréal depuis 2016. Elle a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de l’Association, notamment vice-présidente du conseil d’administration, responsable du comité de gouvernance et du comité stratégique. Elle a joué un rôle central dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan Destination 2027, qui guide aujourd’hui les actions de CFA Montréal autour de quatre piliers : formation, innovation, inclusion et excellence de la gouvernance.

« Ce mandat est l’occasion de poursuivre un engagement de longue date envers notre communauté et de préparer la profession aux défis à venir. Ensemble, nous voulons bâtir une finance à la fois performante, humaine et durable, en misant sur la compétence, l’intégrité et la confiance. Dans un contexte de transformation rapide du secteur financier, nous devons rester à l’écoute, pertinents et audacieux. Je souhaite que CFA Montréal continue d’être une référence pour ses membres, une voix influente dans l’industrie et un acteur mobilisateur au sein de notre écosystème financier », a déclaré Julie-Andrée Côté.

« Depuis près de dix ans, Julie-Andrée Côté joue un rôle clé au sein de CFA Montréal. Elle a contribué à renforcer notre gouvernance, à structurer notre réflexion stratégique et à faire progresser la place de l’Association dans l’écosystème financier. Son leadership allie rigueur, ouverture et sens de l’humain. Dans un contexte où notre industrie se transforme sous l’effet de la technologie, de la durabilité et de la diversité, elle incarne parfaitement la vision d’avenir que porte CFA Montréal », a souligné Jo Ann Hajdamacha, directrice générale de CFA Montréal.

Lors de son assemblée générale annuelle du 23 octobre 2025, CFA Montréal a aussi accueilli deux nouveaux administrateurs au sein de son conseil d’administration, soit Nissrine Marouk, CFA, et Pascal Bernier, CFA. Les administrateurs sortants sont Michel Charron, CFA, et Carl Robert, CFA, président de CFA Montréal de 2019 à 2021.

Voici les autres membres de l’équipe de gouvernance :

  • Hind Abdo, CFA
  • Lise Estelle Brault, CFA
  • Tamara Close, CFA
  • Daniel Conti, CFA
  • Danielle Filistin, CFA
  • Haig Vanlian, CFA
  • Jessica Younes-Fraiberger, CFA

Le comité exécutif 2025-2026 est ainsi désormais formé de :

  • Julie-Andrée Côté, CFA – Présidente
  • François Crémet, CFA – Vice-président
  • Jean-François Tremblay, CFA – Trésorier
  • Karl W. Gagné, CFA – Secrétaire
  • Sandy Poiré, CFA – Présidente sortante

Fondée en 1950, CFA Montréal représente aujourd’hui les intérêts de près de 3500 professionnelles et professionnels de l’investissement ainsi que de 2000 candidates et candidats.

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FNB : créations nettes vigoureuses pour le premier semestre de 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-creations-nettes-vigoureuses-pour-le-premier-semestre-de-2025/ Wed, 09 Jul 2025 10:05:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108391 Malgré la guerre tarifaire et le contexte géopolitique incertain, l’appétit pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens basés sur les actions internationales reste fort, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les créations nettes de FNB se sont chiffrées à 7 milliards de dollars (G$) en juin, un ralentissement après le rebond de mai, où elles avaient atteint 9,2 G$. Pour les six premiers mois de l’année, les FNB canadiens ont enregistré des créations nettes de 54,8 G$. S’ils continuent à ce rythme, ils pourraient battre le record annuel établi en 2024, signale BNMF.

L’actif total sous gestion (ASG) dans les FNB canadiens atteignait 590 G$ à la fin de juin. La majorité de l’ASG, soit 370 G$, est investie en actions, tandis que les titres à revenu fixes comptent pour 164 G$, selon le rapport.

Actions internationales en tête

Les FNB d’actions ont dominé les créations nettes du mois avec 4,1 G$. Les actions internationales ont continué à mener le bal avec des créations nettes d’1,1 G$, une tendance observée depuis le début de l’année, selon les analystes de BNMF.

Les entrées nettes dans cette catégorie ont toutefois fléchi en juin par rapport au mois précédent (2,7 G$).

Les actions canadiennes enregistrent des entrées nettes de 970 millions de dollars (M$), devançant les actions américaines.

Les FNB sectoriels ont enregistré des sorties nettes (847 M$), principalement dans le secteur financier (710 M$), dans celui des matières premières (143 M$) et de l’énergie (136 M$).

Recherche du long terme dans le fixe

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 1,4 G$ en juin, en dessous des 3,4 G$ du mois précédent. Ce sont les FNB de marché monétaire et les FNB d’obligations qui ont généré l’essentiel des entrées. À l’inverse, les obligations à moyen terme enregistrent les principales sorties nettes du mois.

La rotation des FNB du marché monétaire vers des produits obligataires à plus long terme, déjà observée en mai, s’est poursuivie en juin. Cette tendance se confirme depuis le début de l’année, selon l’institution financière, en raison de l’incertitude liée à la politique tarifaire du gouvernement américain et au climat géopolitique mondial.

Du côté des actifs non traditionnels, les FNB de cryptoactifs ont enregistré des créations nettes (99 M$ par rapport à 6 M$ en mai), dominées par le XRP de 3iQ. Depuis janvier, les créations nettes dans cette catégorie atteignent 338 M$. Les FNB adossés à l’or, pour leur part, ont continué à enregistrer des créations nettes, en particulier dans CGL, CGL/C et ZGLD.

Des fournisseurs qui se démarquent

En juin, les principaux émetteurs de FNB ont profité de cette dynamique. RBC iShares se hisse en tête avec des créations nettes d’1,5 G$, suivi de Vanguard (1,0 G$), Fidelity (1,0 G$), et Scotia (756 M$). Parmi les 20 premiers fournisseurs de FNB, BMO et CI affichent des rachats nets.

Le FNB XIC d’iShares s’est distingué comme le produit le plus populaire du mois, attirant 542 M$ de créations nettes, tandis que le ZEB de BMO enregistre pour un quatrième mois consécutif les plus importants rachats nets (390 M$).

Juin a aussi été marqué par le lancement de 36 FNB, avec notamment une nouvelle génération de produits à effet levier et inversé. LongPoint et Global X ont lancé à eux seuls 23 produits. 3iQ, Purpose et Evolve ont mis 3 XRP sur le marché, tandis que BMO a lancé le premier nouveau FNB ESG depuis deux ans, ZHC, un FNB basé sur le « facteur humain ».

Pour les six premiers mois de l’année, 192 FNB canadiens ont été mis sur le marché, comparativement à 224 pour la même période de 2024. De ces nouveaux produits, plus de la moitié sont gérés activement. La part de cette catégorie continue à croître et représente actuellement 34 % de l’ensemble de l’ASG détenu dans les FNB canadiens.

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FNB : créations nettes et diversification marquent mai https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-creations-nettes-et-diversification-marquent-mai/ Wed, 11 Jun 2025 09:41:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107926 Après un mois d’avril marqué par la volatilité et l’incertitude économique, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont repris de l’élan en mai. Portés par une dynamique de diversification et de réduction du risque, les investisseurs ont privilégié les FNB d’actions internationales, qui arrivent en tête des créations nettes.

Les créations nettes de FNB se sont chiffrées à 9,2 milliards de dollars (G$) en mai, un rebond marqué après le creux d’avril. Depuis le début de l’année, les FNB canadiens ont enregistré des entrées nettes records de 48,5 G$ en cinq mois, dépassant les créations nettes annuelles d’avant la pandémie. L’actif total sous gestion atteignait 572,7 G$ à la fin de mai.

Les FNB d’actions ont dominé les créations nettes du mois avec 4,3 G$. Toutefois, leur rythme de croissance montre un certain essoufflement depuis la suspension des droits de douane américains annoncée par Donald Trump le 9 avril, selon Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). Ce ralentissement n’a toutefois pas freiné la performance des actions internationales, qui ont généré à elles seules 2,7 G$, soit 62 % des entrées nettes en FNB d’actions.

Les fonds d’actions américaines, en particulier, ont retrouvé l’intérêt des investisseurs avec des créations nettes d’1,2 G$ en mai. Or, ce regain n’égale pas l’engouement pour les marchés internationaux. BNMF souligne que cette tendance à la diversification est présente depuis le début de l’année, alors que les investisseurs cherchent à s’exposer à des marchés moins corrélés aux risques nord-américains.

Parallèlement, en mai, les FNB d’actions sectoriels ont enregistré des rachats nets totalisant 830 M$, en particulier dans les secteurs financier (850 M$), technologique (126 M$) et énergétique (67 M$). Les FNB multifactoriels ont également subi des rachats.

Les FNB de titres à revenu fixe, quant à eux, poursuivent leur progression avec 3,4 G$ d’entrées nettes en mai. BNMF signale que les investisseurs semblent rallonger la duration de leurs portefeuilles et prennent davantage de risque sur la qualité du crédit, confirmant leur appétit grandissant pour le risque. Cette approche tactique s’est confirmée depuis le début de l’année, les investisseurs augmentant la duration lorsque les taux montent, puis la réduisant en cas d’incertitude.

Les entrées nettes dans les FNB de titres à revenu fixe s’élèvent à 17,6 G$ au cours des cinq premiers mois de l’année, soit plus de trois fois le niveau observé à la même période l’an dernier.

Les FNB d’obligations agrégées canadiennes et à longue duration figurent parmi les plus populaires auprès des investisseurs. De leur côté, les FNB à effet de levier ou inversés ont connu un regain d’intérêt, notamment grâce au lancement d’une série de produits quotidiens à levier triple par LongPoint, note BNMF.

Du côté des actifs non traditionnels, les FNB de cryptoactifs ont enregistré quelques entrées nettes (6 M$), dominées par le FNB Solana de 3iQ. Depuis janvier, les créations nettes dans cette catégorie atteignent 234 M$. Les FNB adossés à l’or, pour leur part, ont attiré 177 M$, en mai, reflétant un intérêt pour les actifs refuges.

En mai, les principaux émetteurs de FNB ont profité de cette dynamique. RBC iShares se hisse en tête avec 2,2 G$ de créations nettes, suivi de BMO (1,4 G$), Vanguard (1,0 G$), Fidelity (954 M$) et TDAM (671 M$). Parmi les 20 premiers fournisseurs de FNB, seule Manuvie affiche des sorties nettes, à hauteur de 275 M$. Le FNB XSEM d’iShares s’est distingué comme le produit le plus populaire du mois, attirant 541 M$ de créations nettes, tandis que le ZEB de BMO enregistre pour un troisième mois consécutif les plus importants rachats (897 M$).

Pour les cinq premiers mois de 2025, RBC iShares prend la tête des créations nettes avec 9,4 G$, suivie de BMO (8,8 G$), Vanguard (6,9 G$) et Fidelity (4 G$).

Mai a aussi été marqué par une vague de lancements. Pas moins de 39 nouveaux FNB canadiens sont arrivés sur le marché, dont quatre produits d’obligation structurée adossée à des prêts (CLO) par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Manuvie a lancé quatre séries FNB de fonds communs existants. BMO a lancé plusieurs FNB de stratégies diverses et un FNB d’or avec stratégie d’options. Purpose a ajouté à son offre deux FNB de cryptoactifs au comptant à frais réduits. LongPoint a lancé les premiers FNB canadiens avec levier/inverse quotidien triple.

FNB ESG en hausse

Les FNB ESG cotés au Canada ont aussi le vent en poupe. Ils ont attiré 630 M$ en mai, portant les entrées nettes des cinq premiers mois de 2025à 1,3 G$. Ce résultat est attribuable à un achat institutionnel du fonds XSEM d’iShares, qui a reçu 541 M$ en une seule journée.

BNMF signale par ailleurs que trois FNB de Franklin Templeton, dont deux gérés par Clearbridge, ont retiré le mot « durable » de leur nom. La firme prévoit faire de même en août avec le FNB américain Clearbridge Large Cap Growth ESG ETF (LRGE), qui abandonnera la mention ESG.

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Baisse de l’ESG dans les portefeuilles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/baisse-de-lesg-dans-les-portefeuilles/ Tue, 22 Apr 2025 10:17:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106865 La disposition des conseillers à intégrer les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les portefeuilles de leurs clients a reculé en 2024. Derrière le clivage entre ceux qui croient avec ferveur à l’ESG et ceux qui s’en méfient se cachent des vents de face sur ce secteur, y compris certaines craintes de sous-performance de ce type d’investissement.

Ainsi, l’intégration dans les portefeuilles des clients de l’investissement axé sur les facteurs ESG diminue en 2024, après avoir connu un sommet en 2022, selon le Pointage des courtiers québécois et le Pointage des courtiers multidisciplinaires. En 2022, la part moyenne pondérée d’actif géré ciblant l’ESG se chiffrait à 34,9 % chez les conseillers en placements liés à des courtiers de plein exercice, alors qu’elle n’était que de 19,6 % en 2024. Chez les conseillers liés à des courtiers multidisciplinaires, cette proportion s’établissait à 14,2 % en 2023, à 13,5 % en 2022, et se chiffre à 8,9 % en 2024.

En 2024, les conseillers du secteur du plein exercice ayant un actif moyen par client parmi le top 20 % de leur catégorie sont davantage enclins à avoir une plus grande proportion de leur actif en ESG que leurs pairs. Chez les conseillers liés à des courtiers multidisciplinaires du top 20 %, c’est le contraire qui s’observe, soit un revirement de tendance par rapport à 2023.

Nos sondages auprès des conseillers démontrent encore cette année que l’ESG polarise. Un segment de conseillers a adopté l’investissement ESG pour la quasi-totalité de leurs portefeuilles, alors que d’autres, parfois sceptiques, tournent le dos à l’ESG ou en ont une part minime.

En tout, 6,3 % des répondants affirment qu’au moins 80 % de leur actif géré est orienté vers des stratégies ESG.

À l’inverse, en 2024, 29 % des conseillers de plein exercice et 20 % des conseillers liés à des courtiers multidisciplinaires avaient 0 % de leur actif administré orienté vers l’ESG. En 2023, 29 % des premiers et 15 % des seconds n’avaient aucun actif orienté vers l’ESG par rapport à 15 % et 16,3 %, respectivement, en 2022 et 42 % et 34 % respectivement en 2020. Cette tendance laisse croire qu’un segment de conseillers semble avoir tenté l’ESG ces dernières années avant de s’en détourner. L’intérêt pour l’ESG a décru, après un sommet en 2022.

« C’est très important et mes enfants vous le diront eux-mêmes », affirme un conseiller dont 100 % de son actif géré est axé sur l’ESG. « C’est important pour nous et nos clients », entonne un autre dont l’actif est composé à 95 % d’ESG. « C’est quelque chose que mes plus jeunes clients demandent », ajoute un autre.

À l’autre bout du spectre, chez les conseillers « méfiants », on affirme que « la demande est plutôt basse ». La critique d’écoblanchiment revient souvent : « Beaucoup de tape-à-l’œil, de “greenwashing” encore », lance un conseiller dont la part ESG s’élève à 25 %. « Je ne crois pas vraiment aux ESG. C’est du marketing », ajoute un conseiller, dont l’actif ESG s’élève à 20 %.

Un conseiller en placement qui ne détient que 1 % d’ESG en portefeuille tranche : « Ce sont des mouvements de foule. Je ne touche pas à ça ; le 1 %, c’est pour les clients qui l’ont demandé. » Un autre représentant, qui ne détient aucun actif ESG, souligne un thème maintes fois relevé : « Les rendements sont souvent inférieurs », dit-il.

Natalie Bertrand, conseillère à Services d’investissement Quadrus, rend compte de son expérience décevante avec l’ESG. Les rendements d’une cliente qui a investi dans un fonds distinct durable « sont négatifs depuis l’ouverture de son portefeuille en 2021. Elle a perdu quatre années (sans aucun rendement positif), mais c’était son choix. »

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’écart entre la performance des produits de type ESG et les fonds non ESG de la même catégorie, selon les périodes de comparaison. Dans le nombre figurent notamment les frais de gestion, la variété des stratégies d’investissement, les possibles concentrations sectorielles des fonds ESG.

Par exemple, l’indice ESG lié à la transition énergétique, le S&P Global Clean Energy Index qui a reculé de 66 % depuis son sommet de janvier 2021 et de 22 % depuis un an.

Pourtant, tous les fonds ESG ne sont pas en recul. Par exemple, le iShares ESG Aware MSCI Canada Index ETF (XESG) montre une croissance de 25 % depuis janvier 2021.

Jean Morissette, consultant dans le secteur du courtage de plein exercice, offre une perspective plus nuancée. « Les fonds qui battent les indices sont minoritaires et ce n’est pas différent pour les fonds ESG, dit-il. Certains ont des performances très comparables aux meilleurs fonds non ESG. Les trouver n’est pas un exercice différent de la recherche de fonds traditionnels performants ».

Le tiède engouement de certains conseillers à l’endroit de l’ESG pourrait-il être lié à un manque de temps, de ressources et de formation pour faire une bonne évaluation ESG de leurs portefeuilles ? C’est ce que mettait de l’avant Andrew Kriegler, président et chef de la direction de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) lors des Rendez-vous de l’Autorité des marchés financiers en février 2024.

Mary Hagerman, conseillère en placement et gestionnaire de portefeuille chez Raymond James, ne le croit pas, du moins pas du côté des conseillers de plein exercice. « De plus en plus de firmes en valeurs mobilières ont des ressources pour aider les conseillers à faire une sélection plus éclairée, dit-elle. Mais c’est un domaine où il y a toujours de la controverse. »

Dans le sondage, certains répondants se plaignent d’un manque de temps et de ressources, mais il s’agit dans une certaine mesure de « faux-fuyants », selon Jean Morissette. Quand un conseiller fait son choix de fonds traditionnels, il s’appuie sur une sélection qui lui est soumise par son courtier, explique-t-il. Il en est de même pour les fonds ESG : le conseiller n’a pas à faire une analyse ciblée, il lui suffit de se fier à ce qui lui est proposé. Bien sûr, certaines firmes effectuent un travail plus soigné et exhaustif que d’autres, reconnaît le spécialiste, mais le travail d’analyse ne repose pas sur les épaules du conseiller individuel.

La progression de l’ESG est freinée à ce moment-ci, mais c’est temporaire, juge Jean Morissette. D’une part, ce qu’on a appelé la « politisation » du dossier ESG aux États-Unis a joué un rôle, rapportait un rapport de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, anciennement IFIC), les fonds communs et les FNB ESG ayant « enregistré (en 2024) des ventes nettes négatives malgré des ventes nettes positives pour les fonds communs de placement et les FNB ». Ce retrait tient en partie à une pression sociale neutralisée : « C’était bien d’avoir de l’ESG dans les portefeuilles », constate Jean Morissette, et cette pression sociale est présentement atténuée.

Cependant, l’ESG prépare un retour de balancier, croit Jean Morissette, car les préoccupations pour le climat ne vont pas s’estomper. « Dans notre industrie, les cycles durent de deux à cinq ans », dit-il. Ce retour prendra probablement une forme plus discrète, prévoit Mary Hagerman. « Je crois que l’ESG va continuer à évoluer et se répandre dans les outils de placement, mais il va entrer par la porte arrière, dit-elle. Ça va davantage évoluer en modifiant les noms et les étiquettes des fonds. Les principes fondamentaux vont continuer à évoluer et, surtout, ceux qui mènent à une meilleure performance seront adaptés dans la construction de produits et de portefeuilles sans les nommer “ESG” ».

La conseillère ne serait pas surprise que l’attrait pour l’ESG continue d’être plus prononcé auprès des clients plus fortunés, comme le montre notre sondage. L’intérêt soutenu pour l’ESG est lié « au fait d’avoir plus d’argent, ce qui permet de garder le cap plus longtemps, estime Mary Hagerman. On peut se permettre d’être plus patient pour respecter ses valeurs et penser qu’à plus long terme on va avoir raison. »

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Fidelity et Schwab bloquent l’accès à des FNB de BlackRock et Texas Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fidelity-et-schwab-bloquent-lacces-a-des-fnb-de-blackrock-et-texas-capital/ Tue, 08 Apr 2025 10:28:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106513 Dans un geste inhabituel, Fidelity Investments et Charles Schwab limitent l’accès de leurs clients à trois nouveaux fonds négociés en Bourse (FNB) lancés par BlackRock et Texas Capital, les premiers à suivre les titres du marché monétaire tels que les bons du Trésor et autres dettes garanties par le gouvernement dans une structure FNB.

Cette décision soulève des questions sur la concurrence et la distribution de produits financiers, à un moment où les fonds monétaires attirent des flux records, selon un article de Think Advisor.

Les produits en question, qualifiés de fonds monétaires cotés, représentent une alternative directe aux fonds communs de placement traditionnels, un marché largement dominé par Fidelity et Schwab eux-mêmes.

En effet, les deux sociétés gèrent ensemble plus de 2 000 milliards de dollars d’actifs dans des produits monétaires. La décision de restreindre l’accès à ces FNB suscite la surprise, d’autant plus que ces plateformes offrent habituellement un large éventail de fonds négociés en Bourse, y compris ceux émis par des concurrents.

Un porte-parole de Schwab a justifié cette décision en invoquant une politique de longue date de ne proposer que des fonds affiliés. Fidelity, de son côté, évoque un élargissement de sa politique de restriction d’accès aux fonds monétaires de tiers.

Pour certains professionnels de la gestion, cette décision a des impacts concrets. Mike Younkman, directeur des placements chez Ankerstar Wealth, a dû liquider ses positions dans le FNB MMKT de Texas Capital, devenu indisponible à l’achat. « Je n’ai jamais vu cela avec d’autres FNB », déplore-t-il.

Même son de cloche chez Jeremy Ingram, PDG de Beacon Harbor Wealth Advisors : « Ce n’est pourtant pas un placement exotique — c’est un fonds monétaire », souligne-t-il, montrant sa surprise face à cette restriction.

Du côté des émetteurs, le ton est également critique. Dans un communiqué, Texas Capital a déploré une mesure « regrettable et surprenante » et défend la pertinence de son fonds MMKT comme outil de gestion de trésorerie. Un porte-parole de BlackRock a noté que les FNB monétaires d’iShares « offrent un accès à des stratégies de gestion de trésorerie de qualité professionnelle, dans un format FNB pratique, apportant plus de choix et de flexibilité aux investisseurs. »

Cette situation illustre les tensions croissantes dans l’univers de la gestion d’actifs. Face à la montée en puissance des FNB, les acteurs historiques revoient leurs stratégies de distribution. Fidelity, par exemple, a déjà introduit de nouveaux frais pour certains émetteurs souhaitant rester présents sur sa plateforme.

Le contexte de marché accentue ces frictions : avec des taux d’intérêt toujours élevés, les fonds monétaires séduisent massivement les investisseurs. Les actifs dans ces produits ont récemment dépassé les 7 000 milliards de dollars, un sommet historique.

Enfin, le fonds MMKT de Texas Capital est le premier FNB conforme à la règle 2a-7, qui encadre les fonds du marché monétaire depuis les années 1940. BlackRock a également lancé deux FNB similaires cette année, avec des résultats contrastés en matière de souscriptions.

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Moins d’appétit pour les FNB d’actions américaines https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-les-investisseurs-delaissent-les-actions-americaines/ Wed, 12 Mar 2025 10:37:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106032 En février, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont poursuivi sur leur lancée des derniers mois. Ils enregistrent des créations nettes de 9,5 milliards de dollars (G$), soit un peu plus que les 8,8 G$ collectés en janvier.

Les entrées nettes de février se rapprochent ainsi des résultats mensuels records de décembre (10,6 G$). Selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF), les actifs en FNB canadiens totalisaient 545 G$ à la fin de février. Depuis le début de l’année, les créations nettes atteignent 18 G$.

Les FNB d’actions ont attiré 3,9 G$ en février, comparativement à 4,5 G$ en janvier. Les investisseurs ont réduit leur appétit pour les FNB d’actions américaines (ZSP, ZSP/U, XSP) au profit des FNB d’actions canadiennes (CASH, ZMMK, PSU/U) et internationales (BGEQ, XEQT, VEQT et IICE).

Les créations nettes de février dans les actions américaines représentent environ un tiers de celles de janvier. Elles totalisent 1 G$, comparativement à 3,3 G$ le mois précédent. Les FNB d’actions canadiennes en profitent : elles enregistrent des créations nettes de 707 millions de dollars (M$), alors qu’elles subissaient des rachats nets en janvier. Les FNB d’actions internationales affichent quant à elles 1,8 G$ en créations nettes en février, selon Banque Nationale Marchés financiers.

Les FNB d’actions thématiques ont attiré 996 M$ en février. Le secteur financier enregistre les créations nettes les plus importantes (738 M$), suivi par l’énergie (162 M$), tandis que les services publics et les matières premières affichent des rachats.

Parmi les FNB d’actions, les FNB factoriels affichent des entrées nettes, sauf les FNB axés sur la valeur et la croissance. Les FNB de dividendes captent 328 M$ et les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière attirent 152 M$, tandis que les FNB thématiques reçoivent 240 M$.

Forte demande pour le revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe ont connu une forte demande en février, malgré les incertitudes sur les tarifs, l’inflation et le marché du travail, signale BNMF. Ils mènent le bal des créations nettes dans les FNB canadiens, avec 4,2 G, dont 1,2 G$ dans les FNB du marché monétaire (CASH, ZMMK, PSU/U).

Les entrées sont généralisées dans toutes les catégories, notamment dans les obligations canadiennes agrégées qui reçoivent d’importantes créations nettes, 895 M$, principalement dans ZAG et ZCPB. Les FNB de titres à revenu fixe captent des créations nettes également dans le segment des obligations à long terme (TCLB), des obligations canadiennes à ultra-court terme (ZST) et les obligations de sociétés américaines à court terme (XIGS).

Les FNB d’actions privilégiées enregistrent des rachats, mis à part les FNB d’actions privilégiées fractionnées (SPLT), qui bénéficient d’une forte demande en raison de leurs rendements élevés, signale le rapport.

Les FNB de matières premières ont attiré 116 M$ en février. Les entrées ont été principalement dirigées vers l’or physique. Les FNB multiactifs (ou de répartition d’actifs) ont enregistré des entrées nettes de 912 M$.

Les FNB canadiens de cryptoactifs ont reçu des entrées nettes de 15 M$, en baisse par rapport à celles de janvier (98 M$). Les créations nettes dans cette catégorie sont dues essentiellement à des produits à faible coût comme IBIT (iShares) et FBTC (Fidelity), qui a récemment abaissé ses frais pour mieux concurrencer le marché, indiquent les analystes de BNMF.

Les investisseurs cherchant à diversifier leurs sources de rendement face à la volatilité des marchés se sont tournés vers les FNB de type fonds de couverture, qui ont connu un regain d’intérêt en février, selon le rapport. Parmi les FNB les plus populaires dans cette catégorie : PFMN (Picton Mahoney Market Neutral), FLSA (Fidelity Long Short) et RGBM (Return Stacked de LongPoint).

En février, les principaux émetteurs de FNB ont enregistré des créations nettes, sauf CI, qui a affiché des rachats nets de 163 M$, principalement en raison de rachats de 108 M$ sur son FNB d’intelligence artificielle CIAI.  

BMO arrive en tête des entrées nettes de février avec 2,3 G$. RBC iShares suit avec 1,2 G$, talonné par Vanguard (1,1 G$). Fidelity se positionne avec 825 M$. Global X et TDAM se disputent les dernières places au top 5 avec respectivement 565 M$ et 557 M$.

Le FNB BMO Global Equity Fund (VFV) a attiré les plus importantes entrées nettes du mois (1 G$). Le FNB BMO S&P 500 Index (ZSP) a enregistré les rachats les plus notables (530 M$).

Sur le plan de l’innovation, 22 nouveaux FNB ont été lancés en février sur le marché canadien, dont 11 FNB sectoriels américains (BMO-SPDR) et 7 FNB de Purpose axés sur des titres spécifiques. Les autres lancements proviennent des émetteurs Global X et Desjardins.

Résultat record pour les FNB ESG

Après un mois de janvier marqué par la croissance, les FNB ESG ont réalisé en février leur meilleur mois depuis mars 2024, avec des entrées nettes de 325 M$. Ils avaient attiré 270 M$ en janvier.

Deux FNB ESG d’Invesco totalisent à eux seuls 277 M$, ce qui représente près de la moitié des entrées du mois pour ce fournisseur de fonds. Il s’agit des FNB Invesco ESG Nasdaq 100 Index (QQCE) et Invesco S&P International Developed ESG Index (IICE). Aucun nouveau FNB ESG n’a été lancé ni retiré du marché en février, signale BNMF.

Un début d’année équilibré

Pour les deux premiers mois de l’année, les créations nettes dans les FNB canadiens sont plus équilibrées que pour la même période de 2024, d’après le rapport. Depuis le début de 2025, les entrées nettes dans les FNB d’actions totalisent 8,4 G$ et elles atteignent 6,9 G$ dans les FNB de titres à revenu fixe.

Dans le revenu fixe, les FNB du marché monétaire sont les titres les plus prisés, avec 2,2 G$ investis en janvier et février, répartis à parts égales entre les FNB de titres monétaires et les FNB alternatifs en espèces. Les obligations d’entreprises canadiennes et les obligations américaines ont également enregistré des entrées notables.

Pour janvier et février 2025, RBC iShares prend la tête des créations nettes, avec 3,4 G$, suivi de Vanguard (3 G$), BMO (2,7 G$), Fidelity (1,6 G$), Global X (1 G$) et TD (1 G$).

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