Guardian Capital Group – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 26 Mar 2026 10:52:04 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Guardian Capital Group – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Un nouveau rôle pour Nicolas Richard https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-nouveau-role-pour-nicolas-richard/ Thu, 26 Mar 2026 10:52:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113161 À la suite de l’acquisition de Guardian Capital Group par Desjardins, Nicolas Richard devient Premier directeur général et chef de Desjardins Gestion internationale d’actifs (DGIA).

Nicolas Richard, qui travaille pour Desjardins depuis octobre 2011, occupait jusqu’alors la fonction de président et chef de l’exploitation de DGIA depuis près de dix ans. Il est entré au service de la Coopérative à titre de Chef des stratégies de placement, poste qu’il a occupé cinq ans.

Lire aussi : Une acquisition structurante pour Desjardins

Diplômé d’un baccalauréat de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en finance de la London Business School, Nicolas Richard a commencé sa carrière auprès de Citi, dans des villes comme Genève, Londres et New York, où il a notamment occupé la fonction de Directeur général, Allocation d’actifs.

Avant de rejoindre Desjardins, il était Directeur général à Morgan Stanley à New York.

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Une acquisition structurante pour Desjardins https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-acquisition-structurante-pour-desjardins/ Wed, 25 Mar 2026 10:44:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113143 Desjardins finalise l’acquisition de Guardian Capital Group, annoncée en août 2025, consolidant ainsi sa position parmi les principaux gestionnaires d’actifs. « Cette transaction nous place dans une nouvelle catégorie parmi les leaders au Canada, avec une portée mondiale. Pour moi, c’est porteur d’un bel avenir pour la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine chez Desjardins », commente Nicolas Richard, Premier directeur général et chef de Desjardins Gestion internationale d’actifs (DGIA) en entrevue avec Finance et Investissement.

D’une valeur de 1,67 milliard de dollars (G$), cette acquisition, que Nicolas Richard qualifie comme l’une des plus grandes de Desjardins, marque un tournant pour la coopérative. Elle lui permet de plus que doubler ses actifs, qui passent d’environ 120 G$ à près de 280 G$ sous gestion et sous conseil.

« C’est aujourd’hui un jalon important pour Desjardins. La clôture de cette opération nous permet d’accélérer notre croissance, d’élargir notre portée et d’améliorer les solutions de placement que nous pouvons offrir à nos membres, clients et investisseurs. Elle nous positionne pour une croissance durable à long terme tout en accueillant une équipe qui cadre parfaitement avec notre culture et notre ambition », souligne Denis Dubois, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, par voie de communiqué.

« Nous sommes très heureux d’avoir franchi cette étape importante et de pouvoir regrouper Guardian, un gestionnaire d’actifs de premier plan au Canada avec une portée mondiale, avec DGIA », assure Nicolas Richard, qui souligne le fort alignement culturel entre les deux organisations.

Si leur revue diligente laissait déjà entrevoir cette compatibilité, il se dit particulièrement satisfait de constater qu’elle se confirme dans les faits. « Quand on rencontre les équipes respectives, c’est très naturel. Les gens veulent collaborer et échanger des idées ! », se réjouit-il.

Un élément qu’il juge essentiel à la réussite de l’intégration.

Une transaction marquante alignée sur la croissance

Cette opération d’envergure s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’industrie de la gestion d’actifs, où la taille devient un avantage concurrentiel déterminant. « La gestion d’actifs est une activité qui bénéficie des effets d’échelle », rappelle Nicolas Richard. Des coûts importants y sont associés, et une base d’actifs plus élevée permet de générer des gains d’efficacité et de réinvestir dans les capacités d’investissement.

Dans ce contexte, la transaction agit comme un véritable accélérateur pour Desjardins, dont la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine constituent des vecteurs de croissance clés. « Cela s’inscrit tout à fait dans notre volonté de devenir un joueur plus important en gestion d’actifs », souligne-t-il.

Une ouverture vers l’international ?

Sur la question de l’expansion internationale, l’intervenant nuance en rappelant que DGIA demeure solidement ancrée au Québec et au Canada.

Nicolas Richard souligne toutefois que, si les activités de Guardian sont particulièrement importantes au Canada, la firme possède également des filiales aux États-Unis et ailleurs, notamment au Royaume-Uni. Cette présence permet à Desjardins d’élargir progressivement son empreinte géographique. « Cela nous ouvre des portes, d’abord à l’extérieur du Québec, puis à l’international », estime-t-il.

Si cette intégration de Guardian propulse Desjardins à un autre niveau, Nicolas Richard insiste sur le fait qu’à court terme l’intégration devrait se faire en continuité pour les clients. « Les membres et les clients qui bénéficient de nos services continueront d’avoir accès aux mêmes stratégies et aux mêmes gestionnaires de portefeuille », promet-il.

À plus long terme, toutefois, la combinaison des expertises devrait permettre d’élargir et de diversifier l’offre de stratégies. Les clients pourront ainsi tirer parti de l’expertise combinée de deux gestionnaires, tant sur les marchés privés que publics.

« Cela va également renforcer nos capacités de recherche. Pour moi, c’est une évolution positive autant pour les membres et clients de Desjardins que pour ceux de Guardian », conclut-il.

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BMO restructure deux fonds d’actions mondiales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bmo-restructure-deux-fonds-dactions-mondiales/ Mon, 16 Mar 2026 10:54:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112882 BMO prévoit fusionner le Fonds concentré mondial équilibré BMO avec le Fonds mondial de revenu et de croissance BMO, et le Fonds concentré d’actions mondiales BMO avec le Fonds mondial d’actions BMO.

Les fusions, qui ont reçu l’approbation d’un comité d’examen indépendant, devraient entrer en vigueur vers le 15 mai 2026, avec report d’impôt. Les fonds dissous seront liquidés dès que possible après la fusion, précise BMO.

Le gestionnaire actuel des deux fonds, Guardian Capital, sera remplacé par l’équipe Actions mondiales de BMO Gestion d’actifs, tandis que GuardCap Asset Management cessera d’agir à titre de sous-conseiller. Le nouveau gestionnaire appliquera un processus d’investissement identique à celui utilisé pour le Fonds mondial d’actions BMO et le Fonds mondial de revenu et de croissance BMO.

D’ores et déjà, les frais de gestion du Fonds concentré d’actions mondiales d’actions BMO sont réduits pour l’ensemble des séries. Les frais des séries A, T6, Conseiller et Conseiller (couverte) passent de 1,80 % à 1,75 %, et de 0,80 % à 0,75 % pour les séries F, F (couverte) et F6. Par ailleurs, une option d’achat en dollars américains sera offerte pour la série T6 du Fonds mondial de revenu et de croissance BMO.

Les porteurs de titres seront avisés au moins 60 jours avant la date de prise d’effet des fusions. Ces derniers pourront racheter leurs titres ou effectuer des substitutions jusqu’au jour ouvrable précédant immédiatement l’opération.

Les achats et substitutions seront suspendus à compter du troisième jour ouvrable précédant cette date, sauf dans le cas des programmes d’épargne continue préétablis, suspendus cinq jours ouvrables avant.

Les programmes facultatifs, tels que les plans d’épargne continue et les retraits systématiques, seront automatiquement transférés vers le fonds correspondant.

Ces changements n’ont aucune incidence sur les objectifs de placement fondamentaux ni la cote de risque des fonds, assure BMO.

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Il vise une croissance durable https://www.finance-investissement.com/edition-papier/il-vise-une-croissance-durable-2/ Tue, 10 Feb 2026 23:37:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112112 L’année dernière, le jury du Top des leaders a nommé Denis Dubois Personnalité financière de 2024 ainsi que gagnant de la catégorie Assureurs de personnes. Le 2 septembre 2025, celui-ci amorçait un nouveau chapitre de sa carrière à titre de président et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

Cette année, le jury du Top des leaders décerne un Coup de cœur à Denis Dubois pour l’ensemble de ses réalisations chez Desjardins Sécurité financière (DSF), notamment son apport significatif aux récentes acquisitions de Desjardins dans le secteur de la gestion de patrimoine et les activités de distribution en assurance. « Bien qu’il n’ait pas passé toute l’année 2025 à la tête de cet assureur, il aura eu un effet important sur celui-ci au fil des ans et c’est ce que le jury désire reconnaître. La promotion qu’il a obtenue à titre de chef de la direction du Mouvement Desjardins semble être une validation de ce constat. Félicitations ! »

Entré chez Desjardins en 2003, Denis Dubois a été nommé premier vice-président Assurance de dommages en 2016, puis président et chef de l’exploitation à DSF et premier vice-président, Gestion de patrimoine et Assurance de personnes en 2019.

« Une grande transformation de nos activités » a marqué les six dernières années, évoque Denis Dubois, ce qui aura permis à son équipe et lui « de ramener de la croissance durable dans nos activités ».

L’acquisition des activités de distribution d’IDC et de Worldsource, clôturée le 1er mars 2023, a été un accélérateur de cette croissance, convient Denis Dubois. Le bassin de conseillers indépendants a plus que doublé et était estimé à 7 000 en 2024. La même année, DSF a ouvert aux agents généraux partenaires la gamme complète de ses produits d’assurance vie et santé.

« Les résultats dépassent les attentes » sur le plan de la croissance des ventes en assurance individuelle, affirme le dirigeant. Selon lui, cette « opération a mis le nom de Desjardins un peu plus sur la table de tous les AG au pays ».

Au-delà des acquisitions, Denis Dubois croit toutefois que ces bons résultats découlent du « travail interne réalisé en amont ». Le dirigeant évoque d’importants efforts investis dans la simplification des processus de nouvelles affaires et de sélection des risques. En matière de gestion de patrimoine, il fait état d’une modernisation de la gamme de produits et d’un renforcement de la distribution.

« La gestion de patrimoine est l’une des plus grandes occasions de croissance du Mouvement Desjardins, affirme-t-il. Nous sommes sur une impulsion assez importante, notamment au Québec, mais aussi dans le reste du Canada. »

Dans tous les canaux, que ce soit en caisse, via le Service Signature ou Gestion privée Desjardins, beaucoup d’énergie a été investie et continue de l’être « pour vraiment bien accompagner nos membres vers l’offre dont ils ont besoin ».

Denis Dubois signale aussi une accélération de la transformation numérique et une hausse des investissements technologiques, passés de 140 millions de dollars il y a environ cinq ans à 300 millions de dollars par année.

« Nous avions mis notre maison en ordre, résume-t-il, ce qui nous a permis de nous propulser et d’obtenir ces résultats-là. »

Par exemple, DSF a progressé en analytique avancée : un premier modèle lancé en 2023 en assurance individuelle a permis de faire bondir le taux de décision au point de vente de 6 % en quelques semaines seulement.

Selon Denis Dubois, si les investissements dans des systèmes et les acquisitions transforment une société, « la contribution la plus pérenne dans une organisation réside dans la culture et le développement des personnes ». L’une de ses fiertés à la tête de DSF consiste en « la construction d’une équipe solide capable d’assurer la relève et de poursuivre le travail de transformation ».

Pour les neuf premiers mois de 2025, l’excédent avant ristourne du secteur Gestion de patrimoine et Assurance de personnes s’élève à 568 millions de dollars, en hausse de 3 % par rapport à la période correspondante de 2024.

Denis Dubois s’estime choyé d’arriver à la tête de la coopérative à un moment où elle se porte bien. « 2025 va être l’une des meilleures années de l’histoire de Desjardins », affirme-t-il, alors que le début de l’année était marqué par les craintes de récession.

Il remercie son prédécesseur, Guy Cormier, pour sa générosité, son accompagnement et le travail réalisé, évoquant une transition « dans une forme de continuité ». Cette continuité s’illustre par trois priorités.

La première : l’accompagnement des membres et clients. « Il faut simplifier tout ce qu’on fait pour nos membres et clients. Les gens, aujourd’hui, peu importe les interactions qu’ils ont et où ils les ont, veulent que ce soit vite, simple, et s’attendent à ce qu’on soit compétitif. Ça va teinter notre focus des prochaines années », explique-t-il.

Denis Dubois souhaite ensuite poursuivre la croissance durable de Desjardins, rappelant son parcours marqué par la transformation et l’essor des secteurs qu’il a dirigés. Il affirme que la croissance organique demeure centrale, particulièrement en gestion de patrimoine, dans la transformation numérique ainsi qu’auprès des jeunes, des entrepreneurs, des communautés culturelles et des nouveaux arrivants, des segments clés pour la croissance future. Il rappelle par ailleurs que Desjardins dispose d’un ratio de fonds propres de la catégorie 1A de 23,1 %, des ressources susceptibles de permettre de nouvelles acquisitions, le cas échéant.

Desjardins doit poursuivre et bien exécuter les transformations déjà en cours, ce qui constitue un défi organisationnel, dit-il. À cet égard, il cite la conclusion de l’achat du Guardian Capital Group, évalué à 1,7 milliard de dollars et annoncée en août, qui ajoutera des activités aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le processus avance bien : l’approbation des actionnaires a été obtenue et l’obtention des autorisations réglementaires est en cours.

Par ailleurs, Denis Dubois compte rehausser le leadership socio-économique de Desjardins. L’organisation a retourné 557 millions de dollars en ristournes individuelles et collectives, dons et contributions communautaires en 2024, un volet important de sa mission coopérative.

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Desjardins acquerra la société de gestion de placements Guardian Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/desjardins-acquerra-la-societe-de-gestion-de-placements-guardian-capital/ Tue, 02 Sep 2025 11:06:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109273 Le Mouvement Desjardins fera l’acquisition de la société mondiale de gestion de placements Guardian Capital Group Limited pour environ 1,67 G$, soit 68 $ par action.

Desjardins indique qu’il va privatiser la société cotée en bourse.

La transaction, qui est conditionnelle aux approbations des tribunaux, des actionnaires et des autorités de réglementation, devrait se concrétiser au premier trimestre de 2026.

Desjardins fait valoir que cette transaction permettra le regroupement des forces de Desjardins Gestion internationale d’actifs et de Guardian pour former une organisation dotée d’actifs de 280 G$.

Elle survient à la suite de l’acquisition des réseaux de distribution d’assurance vie, de fonds communs et de placements de Guardian, conclue en 2023.

Le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, affirme que combiner les forces de Desjardins et de Guardian permettra de bâtir « une plateforme de premier plan avec l’envergure, les capacités et la portée nécessaires pour servir les investisseurs au Canada et dans le monde entier ».

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Efforts de modernisation reconnus https://www.finance-investissement.com/edition-papier/efforts-de-modernisation-reconnus/ Wed, 12 Feb 2025 05:51:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105401 Transformer l’industrie financière afin qu’elle devienne plus numérique, plus verte, plus inclusive tout en continuant de jouer son rôle essentiel dans la société québécoise. Nombre de dirigeants ont agi pour atteindre ce but en 2024, malgré les défis qu’ils ont affrontés pour y parvenir.

Le présent cahier du Top des leaders illustre de multiples réalisations en ce sens que les dirigeants et leurs équipes ont accomplies ces dernières années. Il vise à célébrer les progrès de cette industrie et des dirigeants et cadres qui les favorisent.

Le jury du Top des leaders célèbre d’ailleurs les réalisations de Denis Dubois, premier ­vice-président Gestion de patrimoine et ­Assurance de personnes, Mouvement Desjardins, et président et chef de l’exploitation, Desjardins Sécurité financière, en le nommant Personnalité financière de l’année 2024. Il est aussi le gagnant de la catégorie Assureurs de personnes.

Il a orchestré une vague de transformations pour les activités qu’il dirige, synonyme de croissance, d’innovations sur le plan des produits offerts et de modernisation du processus d’affaires, souligne le jury : « ­La hausse de la mobilisation des employés est impressionnante et s’est illustrée, notamment, lors de la tempête Debby, qui a fait bondir le volume de réclamations reçues. La contribution de Denis Dubois à l’acquisition des réseaux de distribution du Guardian Capital Group et à en maintenir l’indépendance est digne de mention. Bravo ! », note le jury.

Tout en soulignant que chacun des leaders retenus est méritant, le jury et l’équipe de Finance et
Investissement
 honorent aussi le travail de plusieurs personnes.

Renée Laflamme, ­vice-présidente exécutive, Assurance, Épargne et Retraite individuelles chez iA Groupe financier, est la gagnante de la catégorie Leaders/Cadres de l’industrie financière. Elle a entre autres supervisé l’évolution de la plateforme numérique de vente d’assurance individuelle EVO. Grâce à cette plateforme, 95 % des applications en assurance vie individuelle sont reçues électroniquement et 53 % d’entre elles sont approuvées automatiquement au point de vente.

Dans la catégorie Sociétés de courtage en valeurs mobilières et en assurance, le gagnant est ­Patrick Cloutier, président et associé du Groupe Cloutier. Depuis qu’il a pris les rênes du groupe, il multiplie les réalisations avec son équipe : virage numérique, croissance soutenue et, plus récemment, un partenariat stratégique avec l’assureur Beneva.

David Lemieux, vice-président et directeur général de Valeurs mobilières Desjardins (VMD), est le gagnant de la catégorie Courtiers de plein exercice. Les efforts de ses équipes ont permis à VMD d’accroître ses parts de marché et d’agrandir l’équipe de conseillers.

Le jury n’a pas désigné de gagnants dans les catégories Institutions financières à portée nationale et Société de Gestion indépendante. Cependant, dans cette dernière catégorie, il donne un coup de cœur à Carl Dussault, président-directeur général d’Evovest, qui se démarque par son utilisation de l’intelligence artificielle dans la Gestion d’actifs.

Le jury a également accordé une mention spéciale à Jean-François Chalifoux, président et chef de la direction de Beneva, pour sa stratégie environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Beneva a réduit ses émissions de gaz à effet de serre dans ses activités et ses investissements.

­Président-directeur général d’UV Assurance, Christian Mercier reçoit une mention spéciale ­Innovation pour la mutation technologique qu’il a orchestrée chez l’assureur basé à Drummondville. Aujourd’hui, UV « vend 15 fois plus de polices d’assurance qu’il y a cinq ans », selon le dirigeant.

Engagé auprès du Conseil des fonds d’investissement du Québec, de la Chambre de la sécurité financière (CSF) et de la Fondation MICA, Gino-Sébastian Savard, président de MICA Cabinets de services financiers, obtient une mention spéciale pour son engagement communautaire.

Une nouveauté cette année : le jury accorde un coup de cœur à Janie C. Béïque, la présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ, pour son impact sur la société québécoise. « ­Elle est à la tête d’une organisation qui investit grandement dans l’économie québécoise et qui en favorise l’essor dans toutes les régions. Avec son équipe, elle fait un excellent travail, entre autres afin de favoriser le transfert d’entreprise et l’éducation financière », dit le jury.

Nous vous invitons aussi à parcourir les réalisations des finalistes de chacune des catégories. L’équipe de Finance et Investissement remercie chaleureusement les membres du jury pour leur engagement et leur apport précieux. Un grand merci aussi à tous ceux et celles qui ont contribué à la réalisation du Top des leaders et de l’événement qui y est lié.

Méthodologie

Le choix des leaders s’est fait en deux étapes. L’équipe de rédaction a sélectionné un certain nombre de dirigeants comme lauréats potentiels et leur a demandé de répondre aux questions du dossier de candidature. Nous avons également invité plusieurs autres cadres et dirigeants à soumettre leur candidature. Enfin, nous avons sollicité diverses organisations de l’industrie en plus d’effectuer un appel de candidatures public. Les dirigeants devaient répondre à diverses questions et dévoiler au jury les résultats financiers pertinents pour l’étude de leur candidature.

Ces dossiers, qui incluent des grilles d’analyse qualitative et quantitative, ont été transmis au jury avant une réunion virtuelle tenue en décembre 2024. Six membres du jury sur sept sont indépendants de notre groupe de presse et ont une connaissance des divers secteurs de l’industrie québécoise des services financiers. Lors de cette réunion, nous avons procédé aux nominations du Top des leaders. Le choix de la Personnalité financière de l’année parmi les gagnants des catégories a fait l’objet d’une adhésion unanime des jurés.

Pour être admissibles, les candidats doivent avoir un impact notable sur les décisions stratégiques de l’organisation ou sur ses activités québécoises ainsi que sur ses résultats financiers. Les personnes qui exercent leurs activités dans les secteurs public ou parapublic, de l’assurance de dommages et de la réglementation ne sont pas admissibles.

Le Top des leaders n’est pas un exercice de classement basé sur l’activité commerciale, sur le chiffre d’affaires ni sur les actifs des courtiers ou des conseillers. Aucune information sur ces plans n’a été considérée par le jury, en conformité avec la réglementation de l’Organisme canadien de réglementation des investissements sur les concours auxquels participent les personnes autorisées.

Les critères de sélection tiennent compte des aspects suivants : le caractère exceptionnel des réalisations du candidat en 2024 et dans les années précédentes, la croissance de son entreprise dans le temps, sa Gestion des risques, ses réalisations en matière d’innovation, sa Gestion en tenant compte des facteurs ESG ainsi que sa contribution et son influence dans l’industrie financière et sa communauté.

Enfin, nous félicitons les lauréats du concours Les conseillers à l’honneur !, lequel célèbre trois représentants. Nous vous invitons à les découvrir en visitant le site web ­Conseiller.ca en cliquant ici.

Bonne lecture !

Si vous désirez voir les photos prises lors de la soirée, suivez ce lien.

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Chef d’orchestre d’une mutation https://www.finance-investissement.com/edition-papier/chef-dorchestre-dune-mutation/ Wed, 12 Feb 2025 00:11:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105339 Denis Dubois a été nommé premier ­vice-président ­Gestion de patrimoine et ­Assurance de personnes au sein du ­Mouvement Desjardins ainsi que président et chef de l’exploitation à Desjardins Sécurité financière (DSF) en 2019.

« ­Avec son équipe, il a orchestré une vague de transformations pour les secteurs d’activité qu’il dirige. Celles-ci ont été synonymes de croissance soutenue, d’innovations sur le plan des produits offerts et de modernisation du processus d’affaires, notamment la proposition électronique chez ­DSF », souligne le jury du ­Top des leaders de l’industrie financière, qui le nomme ­Personnalité financière de 2024 ainsi que gagnant de la catégorie ­Assureur de personnes.

« ­La hausse de la mobilisation des employés est impressionnante et s’est illustrée, notamment, lors de la tempête ­Debby, qui a fait bondir le volume de réclamations reçues. La contribution de ­Denis ­Dubois à l’acquisition des réseaux de distribution du Guardian Capital Group et à en maintenir l’indépendance est digne de mention. Bravo ! » ajoute le jury.

Le dirigeant revient sur la transaction avec Guardian Capital Group qui a mené Desjardins à acquérir IDC Worldsource Insurance Network, Worldsource Financial Management ­et Worldsource Securities pour 750 millions de dollars à la fin de 2022. Il est reconnu pour avoir joué un rôle clé dans cette acquisition, qui a permis au mouvement coopératif de plus que doubler son réseau de conseillers indépendants, dont le nombre approche des 7000.

« ­Cette transaction a été un statement dans notre développement pancanadien parce que IDC et Worldsource, bien qu’ils aient des activités au Québec, sont deux joueurs parmi les plus grands distributeurs au Canada du côté de la gestion de patrimoine et de l’assurance », explique Denis Dubois.

« L’objectif consistait à devenir un joueur de taille en distribution et aujourd’hui, c’est rendu une activité en soi, un secteur d’affaires », ­ajoute-t-il.

Selon ­Denis ­Dubois, deux ans plus tard, les résultats sont au ­rendez-vous. En 2023, DSF a enregistré sa meilleure croissance en matière de primes d’assurance au cours des six dernières années. Quant aux nouvelles affaires en assurances individuelles, elles ont connu une hausse de 32 % entre 2022 et 2024. En février 2024, Desjardins a permis que ses produits vie et santé soient vendues au Québec par l’intermédiaire d’IDC Worldsource.

« ­Un grand morceau de cette croissance découle de la transaction, parce que la plus forte portion provient des réseaux indépendants, mais on ne peut pas attribuer toute cette performance à ­IDC. Cette transaction a ouvert les yeux aux autres réseaux indépendants sur le fait que Desjardins pouvait être une alternative intéressante, non seulement en matière de distribution, mais aussi comme manufacturier », affirme Denis Dubois, qui est aussi le responsable des activités de Desjardins ­Société de placement et de Desjardins ­Gestion internationale d’actifs.

La part de marché de ­DSF en termes de primes directes souscrites au ­Québec dans le secteur de l’assurance individuelle « accidents et maladies » est passée de 14,05 % en 2019 à 15,01 % en 2023, selon le « ­Rapport annuel sur les institutions financières et les agents d’évaluation du crédit » de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Ces bons résultats sont les fruits de plusieurs actions posées en amont et de la mobilisation des quelque 6000 employés sous son leadership, selon lui. Il évoque un programme de transformation entrepris voilà près de quatre ans. « ­Il y a une trame de fond où on travaille sur la modernisation de nos systèmes technologiques, le rehaussement des capacités en matière de données et en analytique, mais pas seulement. Ce qu’on est en train de faire, c’est également de moderniser nos processus d’affaires. »

Selon ­Denis ­Dubois, les investissements réalisés chez Desjardins pour se doter de systèmes à la fine pointe de la technologie ont plus que doublé au cours des trois dernières années. Cela implique toutefois une révision complète de tous les processus d’affaires. « ­Nous ne voulons pas transférer des processus obsolètes du système patrimonial dans la nouvelle technologie en assurance vie et en assurance individuelle », ­explique-t-il.

L’ensemble des règles d’affaires et des outils a été repensé, notamment pour déterminer comment augmenter le taux de décision au point de vente, illustre le dirigeant. « ­Quand on fait ça, on enlève une part de délai dans le processus ». Denis ­Dubois évoque « un premier modèle lancé en 2023 en assurance individuelle qui a permis de faire bondir le taux de décision au point de vente de 6 % en assurance individuelle en quelques
semaines seulement ».

Évidemment, en 2024, on ne peut pas passer à côté de l’intelligence artificielle (IA) générative, estime ­Denis Dubois. L’IA facilite la « détection des besoins évolutifs dans le temps, à travers leur cycle de vie et différents parcours d’affaires. Cela permet d’avoir une démarche proactive de communication et de prise de contact avec nos membres et clients », ­dit-il.

L’IA permet également à des agents conversationnels de répondre à certaines demandes de clients ou de détecter des anomalies et de la fraude lors du traitement des réclamations.

Ultimement, ­Denis ­Dubois fait état d’une vision axée sur la croissance « qui rallie toutes les parties prenantes autour d’une seule finalité : être à l’écoute des membres et clients ». Cette stratégie se reflète notamment dans l’innovation pour les produits. Des offres de produits en santé mentale et en santé de la femme ont, par exemple, vu le jour au cours de l’année, ­mentionne-t-il.

En gestion de patrimoine, ­DSF a lancé en décembre 2023 une offre de rente viagère différée à un âge avancé (RVDAA).

En assurance vie avec participation, Desjardins a ajouté de nouvelles options, uniques dans le marché au moment de les lancer : 10 paiements et 5 paiements. À la suite du lancement de l’option 10 paiements en 2020, le produit d’assurance vie avec participation a connu une croissance de 146 % en une année, alors que dans la dernière année, le produit affiche une augmentation de ses ventes de 37 %, ­indique-t-on.

Cette volonté d’amélioration de l’expérience des membres et clients axée sur l’innovation donne des résultats, selon Denis Dubois. Il évoque un taux de loyauté en assurance de personnes qui est passé de 56 % à 60 % depuis 2021.

« ­Cette modernisation des systèmes technologiques et des processus d’affaires, qui sont les grands piliers de notre transformation, ont contribué à la croissance qu’on observe cette année », constate le dirigeant.

Malgré les coûts associés à cette croissance, la rentabilité reste au ­rendez-vous : l’ensemble des activités gérées par Denis Dubois affiche un rendement des capitaux propres à 25,4 %. Sur le plan de la solvabilité, ­DSF affiche un ratio d’exigence de suffisance du capital en assurance de personnes (ESCAP) de 137,6 % au 31 décembre 2023, ce qui est dans la moyenne des assureurs canadiens selon le rapport de l’AMF.

Réalisations ­ESG

Le jury souligne également les nombreux efforts de ­Denis ­Dubois et de ses équipes sur le plan des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Entre autres, Desjardins vise à atteindre zéro émission nette d’ici 2040, tant dans ses activités de base et d’approvisionnement que dans celles d’investissement des fonds propres, dans les secteurs de l’énergie, du transport et de l’immobilier.

D’année en année, le taux d’adoption des solutions SociéTerre progresse. En 2023, 44 % des détenteurs des fonds Desjardins avaient des parts du fonds SociéTerre — ils étaient 42 % en 2022 et 24 % en 2019. Sa gamme de produits responsables compte plus de 60 solutions, y compris en rentes.

« ­On a donné une formation à nos 6000 employés sur le volet ESG [des produits]. Dans l’industrie, souvent, en investissement responsable, la formation est un enjeu pour les conseillers. Chez nous, c’est quelque chose sur lequel on a travaillé », rapporte Denis Dubois.

En assurance collective, ­DSF a, depuis deux ans, une offre en assurance liée à l’affirmation de genre qui se veut une protection bienveillante permettant aux personnes concernées d’accéder à davantage de services en soutien et en soins que ce qui est couvert par le régime public d’assurance maladie. L’assureur a également une offre Focus Famille pour les appuyer dans leur démarche de fertilité ou d’adoption.

De plus, près de 90 % des employés et des gestionnaires ont suivi une formation qui vise à les sensibiliser aux bons comportements à adopter afin de favoriser un milieu de travail inclusif.

« ­Nous avons tous des biais dont nous ne sommes pas toujours conscients », rappelle ­Denis ­Dubois. En prendre conscience conduit souvent à des discussions inconfortables. « ­Il y a sept, huit ans, quand on parlait de la diversité de genre, les hommes se sentaient bousculés. Certains se demandaient “Cela ­veut-il dire qu’il n’y aura plus d’hommes promus ?” »

La formation a permis d’agir sur ces biais et ­Denis ­Dubois en vante les bienfaits : « prendre de meilleures décisions, pour mieux refléter les membres que nous servons ». Il cite fièrement le rayonnement des cadres supérieurs de ses équipes, composées à 46 % de femmes.

Il poursuit également la transformation des secteurs de la gestion de patrimoine et de l’assurance. Parmi ses projets, il note l’utilisation des capacités technologiques de Patrimoine ­Aviso, un fournisseur de services de gestion de patrimoine détenu par Desjardins. « ­Nous allons conserver notre cabinet, mais nous allons tirer parti de toutes les capacités qu’Aviso a développées dans les cinq dernières années. Ils ont vraiment une des plateformes technologiques les plus avancées au ­Canada », affirme ­Denis ­Dubois. Aviso dispose notamment d’un courtier à double inscription (courtier en placement et courtier en épargne collective) et propose des services d’assurance. « ­Nous voulons vraiment soutenir la distribution indépendante », ­ajoute-t-il.

Expérience fructueuse

Pour jouer son rôle de chef d’orchestre de la transformation de ses secteurs d’activité, ­Denis ­Dubois continuera de tabler sur son expérience en assurance de dommages. Détenteur d’un baccalauréat en actuariat de l’Université ­Laval (1993), il est depuis 2003 à l’emploi de Desjardins, où il a occupé différents postes de cadre supérieur au fil du temps, incluant celui de premier ­vice-président ­Assurance de dommages de 2016 à 2019.

Son passage de l’assurance de dommages à l’assurance de personnes est un moment clé dans sa carrière, ­estime-t-il : « J’avais fait toute ma carrière en assurance de dommages, j’étais rendu presque à 50 ans et je me suis senti privilégié qu’on me fasse confiance. Qu’on m’offre l’occasion d’apporter mon expérience et mon leadership dans ce nouveau défi. »

Selon le dirigeant, l’acquisition par Desjardins des activités canadiennes de l’assureur américain State Farm, en 2015, a été formatrice. « J’ai appris tellement de choses durant cette période », ­dit-il. Une expérience qui s’est avérée précieuse lors de la transaction avec Guardian Capital Group.

Le natif de Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, signale avoir réalisé qu’il apportait avec lui « beaucoup de bagages » lorsqu’il a commencé dans son poste actuel. « Un peu comme si je transposais mon ancienne vie dans un nouveau contexte », ­illustre-t-il. Denis Dubois a entre autres été fasciné par cette impression d’avoir vu l’industrie de l’assurance de dommages tracer un peu le chemin en matière de transformation et d’utilisation de solutions numériques il y a 10 à 15 ans. Un chemin que le secteur de l’assurance de personnes est en train d’emprunter.

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Perspective 2025 pour le secteur des FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/perspective-2025-pour-le-secteur-des-fnb/ Wed, 08 Jan 2025 10:52:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104884 Le dilemme auquel sont confrontés les stratèges en matière d’investissement, lorsqu’ils répartissent leurs actifs à l’échelle mondiale, est que le marché boursier américain, très performant, est cher. « Les marchés sont confrontés à un point de tension croissant », selon les perspectives de marché 2025 publiées en décembre par la firme Vanguard et sa filiale torontoise, Placements Vanguard Canada Inc.

« Les actifs dont les fondamentaux sont les plus solides ont les valorisations les plus tendues, et vice versa », indique Vanguard. L’organisation a signalé qu’une évolution économique défavorable aux États-Unis « pourrait mettre en évidence la vulnérabilité des valorisations boursières actuelles et augmenter les chances d’un repli du marché ».

Les valorisations élevées aux États-Unis n’ont pas découragé les prévisionnistes tels que le BlackRock Investment Institute, une filiale américaine du leader du marché canadien des FNB, BlackRock Asset Management Canada Ltd.

« Une croissance économique robuste, une croissance généralisée des bénéfices et une tendance à la qualité étayent notre conviction et notre surpondération des actions américaines par rapport aux autres régions », a déclaré BlackRock dans ses perspectives pour 2025. « Nous voyons des valorisations pour les grandes entreprises technologiques soutenues par des bénéfices solides, et des valorisations moins élevées pour d’autres secteurs. »

La torontoise Brompton Funds Ltd. estime pour sa part que les craintes concernant l’achat de titres sur le marché américain aux niveaux actuels sont exagérées. Le fournisseur de fonds négociés en Bourse (FNB) et d’autres titres cotés en bourse, note que le rendement annuel moyen du S&P 500 au cours des trois années se terminant le 30 novembre était de 9,7 %, ce qui est plus proche de la limite inférieure de la fourchette depuis la crise financière de 2008-2009.

« Ce chiffre est plus proche de la limite inférieure de la fourchette des années qui ont suivi la crise financière de 2008-2009. Le rendement glissant sur trois ans, écrit Brompton, atteint généralement des sommets supérieurs à 20 %. Même après deux années fastes, le marché américain peut continuer à bien se comporter en 2025, conclut Brompton.

Tout en notant qu’il y a beaucoup d’optimisme dans le marché américain, Guardian Capital LP, de Toronto, déclare que les évaluations semblent encore « généralement raisonnables » en dehors du petit groupe de leaders du marché des méga-capitalisations. « Il n’y a aucune raison de penser que la dynamique ne se maintiendra pas à court terme.

La baisse des taux d’intérêt devrait encourager une rotation aux États-Unis, au détriment des entreprises comme les sept méga-capitalisations de croissance et au profit des actions de valeur et des petites capitalisations, selon les perspectives 2025 de l’organisation américaine Invesco, dont les filiales comprennent Invesco Canada Ltd. « L’amélioration des revenus, conjuguée à la baisse des taux d’intérêt et des dépenses, devrait se traduire par une plus forte croissance des bénéfices pour les entreprises de valeur et à faible capitalisation en 2025. »

Même les gestionnaires de fonds qui surpondèrent les États-Unis sont d’accord pour dire qu’il existe des risques politiques potentiels pour le plus grand marché boursier du monde. Les menaces de la future administration Trump, notamment les droits de douane élevés et les déportations massives, pourraient entraver la croissance économique et raviver l’inflation.

Bien que la croissance du PIB aux États-Unis devrait dépasser celle des autres pays développés et que les attentes actuelles en matière de croissance des bénéfices restent fortes, il existe des vents contraires, a déclaré Ian Riach, vice-président senior et gestionnaire de portefeuille chez Franklin Templeton Investment Solutions, à Toronto. Les multiples fonctions de l’équipe de FTIS comprennent la gestion de portefeuilles disponibles sous forme de fonds communs de placement et de séries de FNB.

À court terme, FTIS surpondère les États-Unis et le Canada dans la répartition de ses actifs. Cependant, ses projections à 10 ans prévoient que les actions américaines seront à la traîne, avec un rendement annuel attendu de 6,5 %, contre 7,6 % pour les marchés internationaux et émergents et 6,7 % pour les actions canadiennes.

Forstrong Global Asset Management Inc. adopte une position contraire à celle des États-Unis, avec son tout nouveau FNB Forstrong Global Balanced, lancé en septembre. Forstrong observe que « la plupart des répartiteurs d’actifs sont maintenant fermement engagés dans une surpondération structurelle des actions américaines, en supposant que ce positionnement continuera à produire des rendements supérieurs ».

Forstrong doute que la surperformance du marché américain due à la technologie soit durable. « Les entreprises américaines doivent produire des résultats exceptionnels pour répondre aux attentes du marché, ce qui laisse peu de place à l’erreur. Les déceptions, même modestes, pourraient ébranler la confiance et peser lourdement sur les valorisations. »

En ce qui concerne le marché canadien, les stratèges en matière d’investissement ont tendance à se méfier du risque de tarifs douaniers punitifs aux États-Unis et de la faiblesse de la croissance économique. Placements Mackenzie se montre plus optimiste, citant les perspectives d’un allègement continu des taux d’intérêt. Mackenzie s’attend à ce que la détérioration de l’économie nationale « accélère la trajectoire de la Banque du Canada vers une politique neutre, en soutenant la demande intérieure et en améliorant les perspectives de bénéfices des entreprises ».

Ailleurs parmi les marchés développés, le Japon est considéré comme un point positif, la banque centrale du pays ayant abandonné en 2024 sa position déflationniste de longue date.

« La hausse des salaires, l’augmentation des prévisions d’inflation et l’amélioration du pouvoir de fixation des prix des entreprises soutiennent une toile de fond économique plus robuste », signale Stephen Way, premier vice-président et responsable des actions mondiales et des marchés émergents chez Placements AGF. « Les entreprises sont désormais en mesure de répercuter la hausse des coûts sur les consommateurs, ce qui accroît leur rentabilité. »

Parmi les marchés émergents, l’Inde, qui connaît une croissance rapide, est à surveiller. La FTIS prévoit une croissance du PIB réel de 6,2 % pour l’Inde, soit plus du double de sa projection de 2,5 % pour l’ensemble des marchés mondiaux.

L’Inde bénéficie des investissements du gouvernement dans l’infrastructure et d’un environnement commercial favorable, a déclaré Regina Chi d’AGF, gestionnaire du fonds négocié en bourse AGF Emerging Markets ex China Fund. « La rentabilité croissante des entreprises, la réduction des niveaux d’endettement et l’intérêt marqué des investisseurs locaux, ainsi que l’augmentation de la demande intérieure, contribuent également à l’amélioration des perspectives », affirme Regina Chi.

Outre la diversification géographique, les gestionnaires de fonds cherchent à identifier les thèmes les plus prometteurs pour 2025. « Nous pensons que les investisseurs devraient se concentrer davantage sur les thèmes et moins sur les grandes classes d’actifs, car des forces gigantesques remodèlent des économies entières », indique l’Institut BlackRock.

L’intelligence artificielle (IA) figure en bonne place sur de nombreuses listes thématiques, ce qui explique pourquoi tant de stratèges restent optimistes à l’égard du marché américain. L’IA est encore en phase de construction, a déclaré BlackRock, qui estime que les dépenses en infrastructures liées à l’IA pourraient dépasser 700 milliards de dollars (G$) d’ici à 2030, soit l’équivalent de 2 % du PIB des États-Unis. « Des investissements de cette ampleur créent un rôle vital pour les marchés de capitaux — et une occasion pour les investisseurs. »

Tout en reconnaissant l’immense potentiel de l’IA, Vanguard met en garde contre le fait que l’adoption généralisée ne se fera pas avant plusieurs années. « Une croissance significative de la productivité liée à l’utilisation de l’IA ne se produirait probablement pas avant la fin des années 2020, même dans notre scénario le plus optimiste. »

Forstrong se méfie également, estimant que le boom de l’IA « présente toutes les caractéristiques d’une manie : des valorisations astronomiques, un élan narratif et un ancrage fragile dans les fondamentaux économiques ». L’approche de Forstrong consiste à se concentrer sur les « adoptants » de l’IA, tels que les entreprises de logistique, de soins de santé et de finance, plutôt que sur les constructeurs de matériel d’IA.

Dans le même temps, les rendements attendus des titres à revenu fixe sont devenus légèrement moins attrayants, selon les perspectives de l’équipe Franklin, car les rendements ont baissé au cours de l’année écoulée. Sur un horizon de 10 ans, Ian Riach et ses collègues s’attendent à ce que les actions surpassent les obligations. Le positionnement du portefeuille de l’équipe à l’approche de la nouvelle année, par rapport à son allocation neutre, était surpondéré en actions, sous-pondéré en titres à revenu fixe et neutre en liquidités.

Vanguard signale que les arguments à long terme en faveur des obligations restent solides, car les rendements sont suffisamment élevés pour amortir les rendements obligataires en cas de hausse des taux en 2025, tout en permettant aux investisseurs de tirer parti d’une baisse des taux.

Vanguard est d’avis que ce qu’elle appelle le « mur des coupons » crée un environnement risque-rendement favorable pour les investisseurs obligataires. « Les rendements ne seraient négatifs que si les rendements augmentaient suffisamment pour franchir le mur des coupons et induire une perte en capital plus importante que le revenu généré par les coupons ».

Pour leur part, les stratèges de BlackRock privilégient les obligations de qualité à court et moyen terme, qui offrent des rendements similaires, mais avec un risque de taux d’intérêt moindre que les obligations à long terme.

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Guardian Capital Group continue d’acquérir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/guardian-capital-group-continue-dacquerir/ Mon, 08 Jul 2024 10:44:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101664 Guardian Capital Group, une société mondiale de gestion de placements, a confirmé récemment la conclusion d’une entente relative à l’acquisition de Galibier Capital Management, une société de gestion de placements indépendante de Toronto.

Fondée en 2012, Galibier fournit des services de conseil en investissement à une clientèle composée de sociétés, de régimes de retraite, de fondations caritatives et de fonds de dotation.

Sous réserve des conditions de clôture habituelles, y compris l’obtention des approbations réglementaires, la transaction devrait être conclue à l’été 2024. Une fois la transaction complétée, Galibier continuera d’être dirigée par son équipe de gestion et d’investissement actuelle. L’acquisition devrait ajouter plus de 1 milliard de dollars canadiens (G$) aux actifs sous gestion de Guardian.

George Mavroudis, président et chef de la direction de Guardian, s’est dit ravi que Galibier rejoigne le groupe de sociétés de Guardian. « Son approche, sa philosophie et son processus d’investissement distinctifs seront un ajout bienvenu à l’expertise existante de Guardian en matière de gestion de portefeuille. »

L’acquisition de Galibier survient au moment où Gardian confirme la conclusion de l’achat de Sterling Capital Management LLC. Il s’agit d’une autre société de gestion de placements, dont le siège social, dans ce cas, est situé à Charlotte, en Caroline du Nord, aux États-Unis. Cette transaction avait été annoncée en février 2024.

Sterling a été fondée en 1970 et fournit des services de conseil en investissement par l’entremise de six équipes d’investissement distinctes. Ces équipes fournissent conjointement une gamme complète de solutions à revenu fixe, d’actions actives concentrées et de solutions multi-actifs.

L’ajout de Sterling au groupe de sociétés de Guardian fera bondir ses actifs sous gestion et sous administration d’environ 77 G$US (106 G$ canadiens). L’équipe de direction actuelle de Sterling demeure en poste et les équipes d’investissement continueront à opérer de manière autonome et selon les mêmes processus.

« Nous pensons que l’ajout stratégique de Sterling est une opportunité passionnante d’étendre notre croissance commerciale aux États-Unis », a déclaré George Mavroudis. Il s’est dit optimiste « quant au potentiel de croissance de l’organisation combinée » au sud de la frontière.

Guardian est connue au Québec pour avoir vendu trois réseaux de distribution Worldsource au Mouvement Desjardins en mars 2023. La transaction, évaluée à 750 M$, incluait notamment IDC WIN, le plus important agent général d’assurance canadien.

Guardian Capital Group, fondée en 1962, est une société de gestion d’investissements qui, par l’intermédiaire de ses filiales, dessert des clients institutionnels, de détail et privés. Au 31 mars 2024, la société affichait un actif total de 61,3 G$ de dollars canadiens.

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Les FNB d’obligations poursuivent sur leur lancée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-fnb-dobligations-poursuivent-sur-leur-lancee/ Wed, 08 Mar 2023 11:32:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=92368 Après de faibles rachats en janvier, le secteur des fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens renoue avec les créations nettes pour le mois de février 2023. Il a enregistré des entrées nettes de 4 milliards de dollars (G$) en février, ce qui porte l’actif géré cumulatif en FNB canadiens à 328 G$. Plus de la moitié des entrées nettes, soit 2,6 G$, provient des FNB de titres à revenu fixe, selon Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB canadiens avaient commencé l’année timidement avec des rachats nets de 829 M$ en janvier, dont 501 M$ pour les FNB de titres à revenus fixes, et 328 M$ pour les FNB d’actions.

Les créations nettes de FNB en février ont retrouvé le niveau de novembre 2022, mais elles restent bien en deçà des résultats de décembre 2022, qui avaient connu des entrées nettes records de 7,5 G$.

Les créations nettes de FNB obligataires représentent 58 % des apports nets totaux de FNB canadiens pour les deux premiers mois de 2023, suivis par les FNB d’actions, les FNB multiactifs et les FNB à effet de levier et inversés.

Les FNB de titres à revenus fixes mènent le bal

De toutes les catégories d’actifs, ce sont les FNB de titres à revenus fixes qui ont été les plus populaires le mois dernier. Ils ont redressé la tête en février, après un mois de janvier plus difficile sur le plan des créations nettes. Ils totalisent des actifs de 99,5 G$, ce qui représente 30 % des parts de marchés des FNB canadiens en termes d’actifs.

En février, les FNB du marché monétaire occupent la part du lion (52 % ou 1,4 G$) des créations nettes des FNB obligataires. En raison de cette dominance et du fait que les FNB de comptes à intérêts élevés représentent 17,8 G$ en actifs, soit 18 % de tous les FNB de titres à revenu fixe, Banque Nationale Marchés financiers envisage de créer une catégorie spécifique à ce type de fonds, afin de les isoler parmi les FNB de titres à revenu fixe. Les FNB de liquidité ont bénéficié de la hausse des taux d’intérêt en 2022, qui a fait baisser les prix des obligations et rendu les rendements sur les comptes plus attractifs.

En février, les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes, américaines et à haut rendement ont également reçu des entrées de fonds significatives, soit 277 M$, 341 M$ et 253 M$ respectivement.

Du côté des sorties, les obligations de sociétés canadiennes et les FNB d’actions privilégiées ont été les seules catégories de titres à revenu fixe à enregistrer des rachats nets en février.

Même après une année 2022 volatile sur le plan des rendements sur les marchés, les FNB multiactifs ont fait preuve de résilience en prolongeant leur série d’entrées de fonds qui dure depuis près de cinq ans. Cette catégorie a recueilli 357 M$ d’actifs nouveaux en février, principalement grâce aux FNB d’allocation d’actifs alternatifs.

Moins demandés, les FNB d’actions

En février, les FNB d’actions ont enregistré des créations nettes de 955 M$, comparativement à des rachats nets de 328 M$ en janvier. Les entrées sont concentrées surtout dans les actions canadiennes (608 M$) et dans les actions de pays développés de marché large (370 M$). Les FNB d’actions canadiennes représentent plus du tiers des parts du marché, pour des actifs totaux de 77 G$ sur les 204,6 G$ en FNB d’actions

Pour les deux premiers mois de 2023, les FNB d’actions américaines ont été le seul secteur géographique des FNB à avoir connu des rachats (- 273 M$) sur 627 M$ pour janvier et février 2023

Les FNB de soins de santé (149 M$) et de matières premières (126 M$) ont enregistré les plus importantes créations nettes parmi les FNB d’actions sectorielles, tandis que le secteur des finances a affiché des rachats de 254 M$. On note également des sorties nettes de capitaux dans les FNB sectoriels de l’énergie et des technologies.

Pour les deux premiers mois de 2023 dans le secteur des FNB d’actions, trois types de fonds affichent des créations nettes, soit les FNB de dividendes/revenus, les fonds qui portent sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et les FNB d’actions à faible volatilité.

Les FNB ESG tirent les marrons du feu

Les FNB de type ESG continuent d’attirer l’attention, malgré les débats entourant leur définition, souligne Banque Nationale Marchés financiers.

Ainsi, en février, ce type de fonds affiche des créations nettes de 363 M$, la majorité étant dans les FNB d’actions du genre (266 M$). L’actif sous gestion total en FNB ESG s’élevait à 11,8 G$ à la fin de février dernier, soit 3,6 % des actifs canadiens en FNB.

La suite de produits iShares ESG Aware (XSUS) et les FNB ESG gérés activement de Banque Nationale Investissements (BNI) ont continué à attirer de nouveaux fonds en février.

Pour les deux premiers mois de 2023, les créations nettes de FNB ESG se sont établies à 572 M$, dont 465 M$ pour des FNB d’actions ESG.

Pour la même période, les FNB thématiques ont reçu des créations nettes de 466 M$ et les FNB de dividendes se classent avantageusement dans leur catégorie avec des créations nettes de 293 M$. Par contre, les FNB pondérés en fonction de la capitalisation boursière ont affiché des rachats de 300 M$.

Par ailleurs, les FNB qui ont comme actif sous-jacent des cryptoactifs ont connu des créations nettes en dents de scie depuis le début de l’année. Après une brève poussée d’afflux en janvier, où les entrées nettes ont atteint 105 M$, ces fonds enregistrent des rachats nets de 52 M$ en février, ce qui est représentatif de leur volatilité, selon les analystes de BNMF.

Enfin, malgré la hausse du taux de l’inflation, les investisseurs n’ont pas cherché à s’en protéger en se tournant massivement vers les commodités. Alors qu’elles avaient enregistré des créations nettes de 24 M$ en janvier, elles ont plutôt affiché des rachats nets de 15 M$ en février.

Les 13 principaux émetteurs de FNB au Canada ont connu des créations nettes en février, tandis que de faibles rachats nets ont été observés chez CIBC, Manuvie, Desjardins et Guardian Capital. Placements CI affiche les plus importantes créations nettes de février (702 M$), suivie de BMO (623 M$), RBC iShares (543 M$) et Vanguard (495 M$).

Les apports nets affichés chez Banque Nationale Investissements (390 M$), Hamilton (167 M$), AGF (73 M$) et Fidelity (156 M$) ont représenté des parts significatives par rapport à leur actif initial.

Pour les deux premiers mois de 2023, CI arrive en tête des émetteurs au chapitre des créations nettes (1,26 G$), suivie de TD (852 M$), BNI (810 M$) et Horizons (380 M$).

Une quinzaine de nouveaux fonds ont vu le jour en février, notamment des FNB d’options d’achat couvertes, d’obligations à long terme, d’ESG et d’indices de marché larges. iShares a lancé cinq nouveaux fonds et Invesco en a initié trois. Les autres FNB ont été créés par Mulvihill, Placements CI et CIBC.

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