First Trust | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/first-trust/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 05 May 2026 18:48:48 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png First Trust | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/first-trust/ 32 32 Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/avril-les-fnb-de-revenu-fixe-marquent-le-pas/ Wed, 13 May 2026 09:48:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113796 FOCUS FNB – Baisse de la demande pour les FNB du marché monétaire.

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La demande de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens a ralenti en avril, avec 13,2 milliards de dollars (G$) de créations nettes comparativement à 19 G$ en mars, soit un recul de 35 % par rapport à la moyenne mensuelle du premier trimestre. Ce recul est dû principalement à une baisse de la demande pour les FNB de titres à revenu fixe, notamment pour les FNB canadiens du marché monétaire, indique un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 815 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon le rapport.

Les FNB canadiens d’actions ont enregistré 10 G$ en créations nettes en avril, portés par les fonds d’actions internationales (4,3 G$) et d’actions canadiennes (3,6 G$). Malgré le rebond des marchés boursiers américains en avril, les FNB axés sur les actions américaines ont attiré seulement 2,2 G$, contre 3,1 G$ en mars. Les principales entrées nettes d’avril concernent des FNB canadiens qui suivent l’indice S&P 500 (HXS, VFV), signale BNMF.

Les FNB d’actions des marchés développés, qui avaient attiré plus de 2 G$ au cours de chacun des premiers mois de l’année, ont vu leurs entrées nettes ralentir. En avril, cette région a été à la remorque des marchés américains et émergents, qui bénéficient d’une plus grande exposition à l’intelligence artificielle et aux grandes entreprises technologiques, les principaux moteurs du rebond d’avril, signale BNMF.

D’après le rapport, les FNB canadiens axés sur le facteur valeur ont enregistré des créations nettes de 386 M$, menés par FCUV et VXM. Les FNB axés sur le facteur croissance, qui avaient enregistré des rachats nets en mars, ont enregistré 34 M$ de créations nettes en avril, portés par CMGG et JGRO. Les FNB thématiques ont bénéficié de deux importantes créations institutionnelles dans des FNB ESG (ESG, XSEM) et dans le FNB axé sur l’innovation FINN de Fidelity.

Les FNB canadiens du secteur financier subissent des rachats nets combinés de 751 M$, principalement dans ZEB, HBNK et ZUB, après avoir dominé les créations nettes sectorielles en mars. Les FNB du secteur des matières premières enregistrent également des sorties nettes (91 M$). Les fonds des secteurs des services publics (363 M$) et de la technologie (283 M$) dominent les entrées nettes du mois, selon BNMF.

Les créations nettes dans les FNB canadiens de titres à revenu fixe fléchissent à 922 M$ en avril comparativement à 4,9 G$ en mars. BNMF attribue cette diminution à un ralentissement des entrées nettes dans les FNB du marché monétaire. Elles sont passées de 897 M$ en mars à 234 M$ en avril. Les FNB tels que CSAV, CASH et HISU/U ont dominé les sorties nettes.

Par ailleurs, certains FNB canadiens d’obligations à long terme ont connu des rachats nets de taille institutionnelle, de même que des produits comme le FNB d’obligations américaines agrégées ZUAG/F, le FNB d’obligations du gouvernement canadien XGB, les obligations de sociétés canadiennes PSB et les obligations agrégées canadiennes HBB. Les investisseurs ont retiré des fonds des FNB d’obligations à très court terme comme ZST et ZST/L.

Les FNB canadiens multi-actifs ont attiré 1,3 G$ d’entrées nettes. La demande pour les FNB de commodités (commodities) a repris de la vigueur, pour un total de 201 M$ en avril comparativement à 20 M$ le mois précédent. Les entrées nettes dans les FNB à effet de levier et inversés demeurent stables à 651 M$ en avril.

En avril, les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes sont :

  • RBC iShares (3,3 G$)
  • Vanguard (1,9 G$)
  • Fidelity (1,5 G$)
  • TDAM (1,3 G$)
  • BMO (1,2 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes sont :

  • XIC (933 M$)
  • XEQT (638 M$)
  • HXS (623 M$)
  • XIU (467 M$)
  • DCBC (456 M$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants sont :

  • NINT (-706 M$)
  • HBB (-558 M$)
  • ZEB (-509 M$)

30 nouveaux FNB lancés en avril

Neuf fournisseurs ont lancé 30 nouveaux FNB en avril. Ninepoint a été le plus prolifique, avec 9 nouveaux FNB qui étoffent la série de FNB d’actions individuelles, avec des produits couvrant des sociétés américaines et canadiennes, dont NVIDIA, Tesla, Palantir et Alphabet. CIBC a ajouté des options d’obligations échelonnées et des FNB d’obligations américaines de qualité investissement à échéance 2028 à 2031. RBC a lancé des FNB d’obligations à échéance 2032 ainsi que des FNB d’actions à gestion active.

CI et BMO ont introduit des options de devises supplémentaires pour deux de leurs fonds, tandis que First Trust et Global X ont ajouté des produits axés sur les infrastructures. Global X a lancé un FNB thématique ciblant le secteur des technologies spatiales (ORBX). IA Clarington a élargi sa gamme avec deux séries de FNB à gestion active : un fonds d’actions mondiales multifactoriels (IMFE) et un fonds axé sur l’innovation (ITIN). Manulife a lancé une suite de FNB d’allocation d’actifs, déclinée en profils prudent, équilibré et croissance.

Création nettes cumulées de 73 G$ au 30 avril

Au 30 avril 2026, les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens ont atteint 73 G$ pour les quatre premiers mois de 2026. Les actions représentent 65 % du total des entrées depuis le début de l’année. La tendance à la « diversification hors de l’Amérique du Nord » a stimulé les entrées vers les marchés développés, émergents et les actions mondiales, signalent les analystes de BNMF. Toutefois, ils ajoutent que cette tendance montre des signes d’essoufflement.

Hormis les sorties nettes des FNB d’actions du secteur financier, qui totalisent 1 G$ depuis le début de l’année, tous les autres secteurs ont enregistré des entrées nettes. Depuis janvier, les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ainsi que les FNB d’actions à de dividendes et de revenus ont capté la part du lion des créations nettes. Les FNB à facteur unique momentum et valeur suivent sur le plan des créations nettes fonds d’actions, puis les FNB multifactoriels.

Les FNB du marché monétaire ont attiré moins d’entrées nettes que l’an dernier à la même époque, alors que les tarifs douaniers américains avaient provoqué un déplacement des investissements vers des actifs moins risqués. Les FNB d’allocation d’actifs demeurent chouchou des investisseurs, représentant environ 10 % des actifs détenus dans des FNB canadiens (83 G$ en actifs à la fin d’avril).

Les FNB canadiens de cryptoactifs affichent des sorties nettes de 5 M$ en avril, pour un actif total sous gestion de 6,4 G$ à la fin d’avril.

Les FNB canadiens intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des entrées nettes de 550 M$ en avril, ce qui représente leur meilleur résultat de l’année, grâce principalement aux FNB indiciels Invesco S&P 500 ESG (ESG) et iShares ESG Aware MSCI marchés émergents (XSEM), indique BNMF. Pour les quatre premiers mois de 2026, les créations nettes en FNB de type ESG étaient de 952 M$.

En avril, un nouveau FNB ESG a été inscrit au Canada : le FNB First Trust Nasdaq Clean Edge SmartS Grid Infrastructure (SGRD), qui offre la même exposition que le FNB américain GRID.

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Venue des FNB à résultats structurés https://www.finance-investissement.com/edition-papier/produits-et-assurances/venue-des-fnb-a-resultats-structures/ Mon, 10 Jun 2024 04:07:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101208 Ce marché reste marginal au Canada.

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Au Canada, les fonds négociés en Bourse (FNB) à résultats structurés sont apparus au cours de 2019 et ne représentent encore qu’environ 200 millions de dollars d’actif sous gestion. Aux États-Unis, ils ont cours depuis 2018 et ont accumulé plus de 40 milliards de dollars américains d’actifs, selon Valeurs mobilières TD (VMTD).

On retrouve des centaines de ces FNB chez nos voisins du Sud, poursuit Tiffany Zhang, vice-présidente, recherche sur les FNB et produits financiers à Financière Banque Nationale (FBN). Au moment de mettre sous presse, on n’en comptait que huit inscrits à la cote au Canada, répartis entre deux émetteurs : BMO Gestion mondiale d’actifs et First Trust. Même aux États-Unis, ils ne représentent encore qu’une fraction de moins de 0,6 % d’un marché total qui dépasse les sept billions de dollars américains, selon VMTD.

Par contre, « avec la vague des babyboomers qui arrivent à la retraite, on peut s’attendre à ce que ces produits gagnent en faveur », suggère Erika Toth, directrice FNB à BMO Gestion mondiale d’actifs. Car la vertu principale de ces FNB est d’offrir un rendement assuré à l’intérieur d’une fourchette restreinte en échange d’une protection à la baisse contre les reculs de marché. Cet avantage entraîne par contre un plafonnement des gains potentiels à la hausse.

Le secteur est également plus diversifié aux États-Unis, où on trouve cinq différentes catégories de ces FNB à résultats structurés. Au Canada, on n’en recense que deux : les FNB avec protection à la baisse (buffer ETFs) et les FNB à rendement majoré (accelerators), que seule BMO offre pour l’instant.

Ces FNB ont recours aux options, la cheville qui permet d’offrir un « résultat structuré ». Au premier niveau, les produits canadiens s’organisent autour de l’indice S&P 500. Dans le cas de First Trust, il s’agit du FNB SPDR S&P 500 (SPY), et pour BMO, de son FNB S&P 500 couvert en dollars canadiens (ZUE). Ces FNB offrent ainsi une exposition à l’indice sous-jacent.

À BMO, par exemple, on ajoute une première couche de protection en achetant des options de vente au cours actuel à la date de création du FNB. Ces options et les suivantes sont acquises avec échéance d’un an. « Cette couche est celle qui offre la protection à la baisse », explique Erika Toth.

Ensuite, il s’agit de neutraliser le coût de ces options de protection, « car elles peuvent être chères », note Erika Toth. Cela ajoute une deuxième couche en deux tranches : la vente d’options de vente hors-jeu, à un prix d’exercice environ 15 % plus bas que le cours du sous-jacent sur le marché, et la vente d’options d’achat hors-jeu, soit à un prix d’exercice environ 10 % au-dessus du cours actuel. Ces deux tranches d’option « déterminent le montant du plafond à la hausse », ajoute-t-elle.

Prenons le cas d’un FNB de BMO avec protection à la baisse. Si l’indice connaît une baisse marquée de 40 %, le FNB subira une perte de 25 %. Si l’indice subit une baisse modérée de 15 %, le rendement du FNB sera de 0 %. Si, au contraire, l’indice subit une hausse, le FNB imitera son comportement jusqu’à un plafond de 10 %.

Si un client achète un FNB avec protection avant son échéance, mais après le début de la période de protection, il est non seulement sujet à des degrés de protection à la baisse et de performance plafonnée différents, mais aussi à des rendements qui peuvent varier en fonction des conditions du marché, d’après VMTD.

Selon ce courtier, après leur lancement, ces FNB profitent par exemple d’une baisse de la volatilité ou des taux d’intérêt. Par contre, plus ils approchent de leur échéance, plus la valeur des options sous-jacentes décroît. « Les investisseurs doivent être conscients des changements dans les objectifs de performance lorsqu’ils achètent des FNB », indique VMTD.

BMO offre par ailleurs des FNB à rendement majoré qui sont basés sur le ZUE et le ZEB (FINB BMO équipondéré banques canadiennes) et ont aussi recours à des couches d’options. Ainsi, dans la première couche, BMO achète des options d’achat au cours actuel du marché. Dans la deuxième couche, elle vend des options d’achat au prix d’exercice supérieur au cours du sous-jacent sur le marché. Le but est de produire un rendement amplifié, ou accéléré, capable de donner environ le double du rendement de l’indice de référence. Mais, ici aussi, par le jeu des options, ce rendement majoré est plafonné au prix d’exercice de la vente des options d’achat.

Sur son site, BMO donne l’exemple suivant : si l’indice subit un rendement à la baisse, le FNB subira la même baisse. Par contre, en cas de rendement trimestriel modéré de 3 % de l’indice, le rendement trimestriel de l’indice sera de 6 %. En cas de forte hausse du rendement trimestriel de l’indice, le rendement de l’indice sera plafonné entre 5 et 7 %.

Ces FNB atteignent leur pleine performance au terme d’un an. Par contre, puisqu’ils sont négociables en Bourse, ils peuvent être achetés ou vendus à tout moment. Sur leurs sites respectifs, BMO et First Trust affichent quotidiennement une série de données : le temps avant l’échéance, le pourcentage de rendement qu’il reste à réaliser avant d’atteindre le plafond ou, inversement, avant d’atteindre le plancher. Ces données, précise Tiffany Zhang, sont indiquées avant frais et dépenses, excluant les dividendes.

Les frais de gestion de ces FNB sont supérieurs à ceux des FNB qui reproduisent les indices sous-jacents. Par exemple, les FNB de BMO cités plus haut avaient un ratio des frais de gestion de 0,73 %.

Signalons quelques aspects de ces FNB. Parce qu’ils sont investis dans l’indice de marché, explique Erika Toth, ils sont imposés à titre de mélange de revenus d’intérêt et de gain en capital.

La spécialiste de BMO met en valeur une caractéristique : à la différence des billets structurés classiques, les FNB à rendement structuré n’imposent pas de se soucier constamment d’une date d’échéance. À la rigueur, un investisseur n’a pas du tout à se préoccuper de la mécanique des options, car celles-ci sont automatiquement renouvelées par le gestionnaire à la fin de la période. Enfin, souligne BMO, ces FNB, parce qu’ils n’ont pas de commission initiale, « sont idéaux pour les comptes à honoraires et les comptes gérés sous mandat discrétionnaire ».

Guy Lalonde, gestionnaire de portefeuille à la FBN, se fait la main avec ces produits. L’objectif de ces FNB à résultats structurés « est de redessiner le profil risque-rendement d’un placement. La vente et l’achat d’options permettent de faire un montage dont le rendement diffère de l’actif sous-jacent, dans ce cas un FNB indiciel du S&P 500 », explique-t-il.

Ce conseiller en placement utilise ces FNB dans une perspective stratégique. Guy Lalonde donne l’exemple d’un client qui souhaite protéger d’un recul son portefeuille de titres de technologie qui a généré un excellent rendement. Au lieu de vendre ses positions, un investisseur pourrait prendre un FNB qui offre un plancher, réduisant ainsi son potentiel de baisse, mais en limitant son potentiel de hausse.

Le retraité qui veut s’assurer d’un rendement régulier et stable en étant relativement protégé des baisses de marché y trouvera son compte, soutient Tiffany Zhang, mais devra accepter que son rendement soit plafonné à la hausse. Pour rassurer ces investisseurs, BMO fait ressortir que depuis 2010, « 90 % des baisses du marché sur une période d’un an ont été inférieures à 15 % », donc bien à l’intérieur de la zone de protection de ces produits. Par contre, à cause du plafonnement imposé à la hausse, « de jeunes investisseurs avec une forte tolérance au risque n’en ont pas besoin », ajoute la spécialiste de la FBN.

Avant d’investir dans un FNB à résultat structuré, une compréhension du marché des options est souhaitable, juge Guy Lalonde. Tiffany Zhang souligne que ces FNB « ont l’avantage d’évoluer dans un marché très liquide, mais il faut s’assurer de bien saisir leur mécanique intrapériode [entre la création et l’échéance]. »

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