Financial Conduct Authority (FCA) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/financial-conduct-authority-fca/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 03 Feb 2026 12:08:53 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Financial Conduct Authority (FCA) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/financial-conduct-authority-fca/ 32 32 Le régulateur britannique lance une enquête sur l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-regulateur-britannique-lance-une-enquete-sur-lia/ Tue, 03 Feb 2026 12:08:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112218 L’examen de la FCA portera sur l’impact attendu de l’IA sur les marchés financiers de détail.

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Alors que le rôle de l’intelligence artificielle (IA) continue de croître dans le secteur financier, Financial Conduct Authority (FCA) lance un vaste examen afin d’analyser la manière dont cette technologie pourrait façonner l’avenir des services financiers de détail au Royaume-Uni.

L’exploration par le régulateur des répercussions potentielles de l’IA avancée sur les investisseurs, les marchés de détail et les autorités de réglementation elles-mêmes sera dirigée par Sheldon Mills, directeur exécutif, Consommateurs et concurrence, à la FCA.

Plus précisément, l’examen vise à analyser l’évolution possible de l’IA, notamment :

  • le développement de systèmes plus autonomes et « agentiques » ;
  • les répercussions potentielles pour les marchés et les entreprises, y compris les effets sur la concurrence et la structure des marchés ;
  • ainsi que la manière dont les investisseurs de détail seront influencés par l’IA et comment l’évolution de leurs attentes pourrait transformer les marchés financiers.

L’étude portera également sur la façon dont les régulateurs pourraient devoir évoluer afin de garantir que les marchés de détail continuent de fonctionner efficacement.

« Nous pourrions approcher d’un véritable point d’inflexion dans la manière dont la technologie de l’IA interagit avec les services financiers. Des systèmes d’IA avancés, multimodaux et agentiques pourraient remodeler la dynamique des marchés, modifier la conception et la distribution des produits financiers et transformer la façon dont les consommateurs interagissent avec les entreprises », indique le document.

Dans les marchés de détail, les effets de l’IA en sont encore à un stade précoce, précise-t-il, mais l’adoption de ces outils progresse rapidement.

« L’ampleur de cette adoption dépendra de la confiance des consommateurs et des entreprises dans la capacité de ces technologies à offrir explicabilité, équité, résilience et responsabilité », ajoute le document.

Si, pour l’instant, la plupart des investisseurs utilisent l’IA comme outil d’assistance et source d’information, le document note que « à mesure que la confiance des consommateurs augmente, ceux-ci pourraient déléguer des décisions à des agents autonomes agissant en leur nom dans des limites convenues ».

Bien que l’IA puisse améliorer les résultats pour les consommateurs, elle peut aussi amplifier les risques, souligne la FCA, notamment en fournissant des conseils biaisés ou trompeurs qui desservent les investisseurs. La technologie pourrait également introduire de nouveaux risques si la prise de décision est de plus en plus confiée à des agents d’IA, réduisant l’autonomie et la compréhension des consommateurs et exposant potentiellement les investisseurs à une manipulation inconsciente.

Par ailleurs, la montée en puissance de l’IA pourrait déplacer le pouvoir de marché des entreprises de services financiers vers les entreprises technologiques qui contrôlent de plus en plus les interfaces clients, détiennent les données des consommateurs et conçoivent les agents d’IA, prévient le document.

Afin d’explorer ces enjeux, la FCA sollicite les commentaires de divers intervenants, notamment des entreprises du secteur, des groupes de consommateurs, des fournisseurs de technologies et des universitaires.

Les résultats de l’examen « façonneront une série de recommandations » sur la manière dont la FCA peut répondre à la transformation induite par l’IA ; ces recommandations seront publiées à l’été 2026.

Toutefois, le régulateur n’a pas l’intention d’introduire une réglementation spécifique à l’IA.

Il a plutôt indiqué qu’il « continuerait de s’appuyer sur son cadre réglementaire existant, fondé sur des principes, tout en examinant la façon dont les autorités de réglementation doivent évoluer à mesure que l’IA s’intègre davantage aux services financiers ».

« L’IA façonne déjà les services financiers, mais ses effets à plus long terme pourraient être beaucoup plus profonds. Cet examen évaluera comment les usages émergents de l’IA pourraient influencer les consommateurs, les marchés et les entreprises, en se projetant vers 2030 et au-delà », commente Sheldon Mills par voie de communiqué.

« En adoptant une perspective prospective, l’examen aidera la FCA à continuer de soutenir l’innovation tout en favorisant une adoption sûre et digne de confiance de l’IA dans les services financiers de détail », ajoute-t-il.

L’examen ne portera pas sur les répercussions de l’IA pour les marchés de gros ni sur les impacts sociétaux plus larges, a précisé la FCA, bien que, lorsque ces éléments ont des effets sur les marchés de détail, ils puissent être pris en compte. Par ailleurs, le régulateur mène séparément des travaux sur l’impact de l’IA dans les marchés de gros.

La date limite pour soumettre des commentaires dans le cadre de la consultation est fixée au 24 février.

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Le soutien ciblé, un nouveau service pour les consommateurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-soutien-cible-un-nouveau-service-pour-les-consommateurs/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111767 PLANÈTE FINANCE - Les banques britanniques encouragées à l’audace.

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Les consommateurs britanniques vont bénéficier d’un nouveau type de service financier : le soutien ciblé, à mi-chemin entre le conseil individuel et la diffusion d’informations générales.

Les firmes britanniques de services financiers vont pouvoir mettre en place un nouveau mode de conseil financier à partir du mois d’avril.

La Financial Conduct Autority (FCA), l’autorité de régulation financière du Royaume-Uni, a donné son feu vert à au lancement du soutien ciblé, un ensemble de recommandations destinées à des groupes de consommateurs, sans analyse individuelle approfondie.

Jusqu’à présent, les institutions financières britanniques dispensaient soit des conseils sur mesure (en échange d’honoraires élevés), soit des suggestions vagues afin d’éviter d’enfreindre la réglementation.

Le soutien ciblé se situe entre ces deux formes de conseils : il s’agit de recommandations proposées à des groupes de clients partageant des caractéristiques communes, telles que l’âge, le niveau d’épargne, et les objectifs de retraite.

L’idée de ce soutien ciblé est de démocratiser l’accompagnement financier, tout en encourageant les institutions financières à être plus audacieuses dans leur accompagnement, grâce à l’allègement des exigences de surveillance des recommandations.

« Le soutien ciblé va changer la donne. Cela signifie que des millions de personnes peuvent obtenir une aide supplémentaire pour prendre de meilleures décisions financières », affirme Sarah Pritchard, la directrice générale adjointe de la FCA.

Cependant, la FCA édicte un encadrement précis de cette nouvelle forme de conseils. Ce soutien ne doit jamais associer les recommandations à la situation individuelle d’un consommateur. Les conseillers ne pourront pas toucher de commissions sur ces produits : les coûts seront lissés pour rester accessibles. L’objectif n’est plus de garantir la meilleure performance, mais de s’assurer que le client est placé dans la meilleure position possible pour réussir.

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La consolidation du secteur financier pose des risques pour les investisseurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-consolidation-du-secteur-financier-pose-des-risques-pour-les-investisseurs/ Tue, 11 Nov 2025 11:54:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110702 Un rapport souligne l’importance de gérer efficacement l’intégration et la structure d’endettement.

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Si elle n’est pas gérée adéquatement, la consolidation continue du secteur des placements de détail au Royaume-Uni présente des risques pour les investisseurs, indique un rapport de la Financial Conduct Authority (FCA).

Le régulateur a récemment publié une analyse portant sur les effets des fusions dans les secteurs du conseil financier et de la gestion de patrimoine, y compris sur la manière dont les sociétés fusionnées ont géré les risques, la dette, la gouvernance et l’intégration de leurs activités.

« L’examen a révélé que la consolidation peut favoriser l’efficacité et une croissance durable, » précise le rapport, « mais qu’elle peut aussi mener à de mauvais résultats pour les consommateurs, les employés et l’ensemble du système financier. »

Par exemple, lorsqu’une fusion n’est pas gérée efficacement, il peut devenir difficile de reconnaître, de mesurer ou d’atténuer les risques liés au groupe, note le rapport.

Les fusions mal gérées peuvent aussi compliquer la surveillance réglementaire de la dette, de l’écart d’acquisition et des risques qui y sont associés.

En outre, la structure d’endettement qui résulte d’une fusion peut affaiblir la résilience des entités réglementées, souligne la FCA.

« Cela inclut des cas où des entités réglementées transfèrent des liquidités à des sociétés mères non réglementées par le biais de prêts intragroupes ou garantissent la dette de la société de portefeuille, les exposant ainsi aux risques financiers et opérationnels du groupe », indique le rapport.

La consolidation comporte aussi des risques lorsque les sociétés n’adaptent pas leurs capacités de conformité et de gouvernance à la rapidité de leur croissance opérationnelle, ajoute la FCA.

Le rapport conclut que les entreprises dotées d’une structure claire, d’une gouvernance solide et de processus de gestion des risques rigoureux sont mieux positionnées pour assurer une croissance durable et offrir de bons résultats à leurs clients, employés et actionnaires.

L’autorité de réglementation insiste aussi sur l’importance de bien gérer les risques à l’échelle du groupe tout au long du processus d’acquisition.

« Les sociétés ayant des stratégies d’acquisition bien planifiées et une intégration rigoureuse sont également celles qui obtiennent les meilleurs résultats pour leurs clients, » souligne le rapport.

La FCA précise qu’elle n’imposera pas de nouvelles exigences à la suite de cet examen. Elle s’attend toutefois à ce que les sociétés vérifient leur conformité aux attentes réglementaires existantes et évaluent leurs propres opérations pour détecter les risques accrus, tant prudentiels que comportementaux, liés à la consolidation.

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La LSE va lancer un marché privé réglementé https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-lse-va-lancer-un-marche-prive-reglemente/ Wed, 10 Sep 2025 10:53:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109311 PLANÈTE FINANCE — La FCA approuve le projet de la bourse visant à créer une nouvelle plateforme pour le négoce de titres privés.

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Le marché boursier public dominant au Royaume-Uni, la London Stock Exchange plc (LSE), s’apprête à lancer le premier marché privé réglementé, devenant ainsi la première société à obtenir l’autorisation réglementaire d’exploiter une plateforme PISCES (Private Intermittent Securities and Capital Exchange System).

La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a autorisé la LSE à exploiter une plateforme PISCES, qui permettra aux actions des sociétés privées d’être négociées de manière intermittente, soit par le biais d’enchères périodiques, soit pendant des périodes limitées de négociation continue.

Ces plateformes fonctionneront dans un « bac à sable réglementaire », un environnement de test qui permettra à la FCA d’évaluer les conceptions avant de finaliser un régime permanent, prévu pour 2030.

Ce nouveau modèle a été annoncé à la fin de l’année dernière dans le cadre du mandat élargi de la FCA visant à stimuler l’investissement et à soutenir la croissance économique. Il vise à aider les entreprises privées à lever des capitaux pour financer leur croissance et à élargir leur base d’investisseurs, tout en offrant aux employés et aux investisseurs la possibilité d’accéder à des liquidités.

Au début de l’année, la FCA a défini les règles initiales du modèle, qui donneront aux émetteurs un certain contrôle sur les investisseurs pouvant acheter leurs actions et leur permettront de fixer des paramètres de négociation, tels que des prix planchers et plafonds. La participation sera limitée aux investisseurs « avertis », aux investisseurs fortunés, aux employés de l’entreprise et aux investisseurs institutionnels.

« Nous sommes ravis d’annoncer que le premier opérateur PISCES a été approuvé, ce qui marque une étape importante dans notre volonté de stimuler la croissance et de débloquer des investissements en capital », souligne Simon Walls, directeur exécutif des marchés à la FCA, dans un communiqué.

« Nous sommes impatients de voir la première d’une longue série de transactions, qui donnera naissance à un marché concurrentiel offrant aux investisseurs un meilleur accès à des entreprises en pleine croissance », ajoute-t-il.

La LSE prévoit lancer son marché plus tard dans l’année.

Parallèlement à l’agrément de la FCA, la LSE a publié une série de projets de règlements et de modifications des règles existantes afin de faciliter le fonctionnement du nouveau marché. Ces propositions sont soumises à consultation jusqu’au 9 septembre et entreront en vigueur lors du lancement officiel du marché.

La LSE fournira de nouvelles informations sur le calendrier de lancement « en temps voulu ».

Selon le modèle de la LSE, les entreprises « auront la possibilité de fixer le calendrier des événements pour leur enchère et devront laisser suffisamment de temps aux investisseurs pour examiner les informations divulguées et poser des questions avant l’enchère », informe la bourse dans un communiqué.

Le nouveau marché sera exploité en tant que « bourse d’investissement reconnue » par la LSE, « en tirant parti d’une grande partie de son infrastructure de négociation existante pour permettre aux entreprises privées de faciliter la négociation de leurs titres par le biais d’un système d’enchères, complété par le développement de nouvelles fonctionnalités donnant aux entreprises le contrôle sur l’accès à leurs informations », continue-t-elle.

Elle introduira également une nouvelle catégorie d’intermédiaires de marché, composée des sociétés membres agréées de la bourse, appelées « agents d’enchères enregistrés », qui évalueront l’éligibilité des investisseurs à participer au marché et/ou à passer des ordres en leur nom.

Toutefois, les investisseurs devront en grande partie se débrouiller seuls sur la nouvelle plateforme.

« PISCES est un modèle de marché où l’acheteur doit être vigilant, dans lequel les investisseurs ont la responsabilité d’examiner le modèle de marché et de demander des comptes à une entreprise sur la qualité de ses informations », souligne la LSE.

À cette fin, les règles offriront aux investisseurs des droits et des recours légaux adaptés, mais les règles d’information existantes ne s’appliqueront pas au nouveau marché.

« Le modèle de marché PISCES est très différent des marchés publics et est conçu pour créer un cadre de marché proportionné qui reflète la nature privée des entreprises qui souhaitent y participer. De ce fait, bon nombre des obligations réglementaires qui s’appliquent aux marchés publics ne s’appliquent pas ici », précise-t-elle.

« Ce nouveau marché témoigne de notre engagement à créer un véritable continuum de financement entre les marchés privés et publics, afin que les entreprises du Royaume-Uni et du monde entier puissent bénéficier d’un soutien efficace à toutes les étapes de leur croissance », commente Julia Hoggett, PDG de la LSE, dans un communiqué.

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La FCA précise sa vision pour l’open banking https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-fca-precise-sa-vision-pour-lopen-banking/ Mon, 18 Aug 2025 11:01:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108972 PLANÈTE FINANCE - Une entité indépendante définira les normes de partage des données et de performance,

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Dans le cadre des efforts visant à faciliter l’open banking au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authority (FCA) présente sa vision d’un nouvel organisme de normalisation qu’elle prévoit de créer en partenariat avec le secteur financier.

L’entité proposée serait chargée d’établir les normes clés de l’open banking, notamment des standards communs pour les interfaces de programmation (API), le suivi de leur performance et le respect des exigences de conformité. Toutefois, elle ne disposerait pas de pouvoirs d’exécution, qui resteraient vraisemblablement entre les mains de la FCA.

Le nouvel organisme sera une organisation à but non lucratif dotée d’un conseil d’administration indépendant, financée « de manière équitable par ses utilisateurs et ses bénéficiaires », a précisé la FCA, sans toutefois définir de modèle de revenus spécifique. Elle prévoit de discuter des détails avec le secteur.

Si les normes communes visent à garantir un niveau de service minimum dans le domaine de la banque ouverte, les entreprises commerciales peuvent « innover au-delà de ces normes afin de fournir des services haut de gamme », a fait remarquer l’autorité de régulation.

La FCA a l’intention d’organiser des ateliers avec les entreprises du secteur au cours des prochains mois afin d’établir l’organisme de normalisation et fera le point d’ici la fin de l’année.

« Il s’agit de la prochaine étape dans la réalisation de notre vision d’un secteur des paiements plus innovant, plus sûr et plus compétitif, qui embrasse le changement technologique afin de mieux servir les particuliers et les entreprises », explique Matthew Long, directeur des paiements et de la finance numérique à la FCA, dans un communiqué.

« Cependant, nous ne pouvons pas réaliser cet avenir seuls. Notre engagement et le soutien de l’industrie continuent de jouer un rôle essentiel dans l’avenir de l’open banking, alors que nous poursuivons sur la lancée observée au cours des six derniers mois », précise-t-il.

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La FCA sanctionne les manquements de Barclays en matière de lutte contre la criminalité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-fca-sanctionne-les-manquements-de-barclays-en-matiere-de-lutte-contre-la-criminalite/ Wed, 30 Jul 2025 11:25:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108614 PLANÈTE FINANCE — La banque a fourni des services à des blanchisseurs d’argent, selon l’autorité de régulation.

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Le géant bancaire Barclays Bank s’est vu infliger des sanctions d’un montant de 42 millions de livres sterling pour avoir manqué à ses obligations de contrôle en matière de lutte contre la criminalité financière — des lacunes qui ont permis à deux escrocs présumés d’opérer par l’intermédiaire des installations de la banque.

La Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni a sanctionné la banque et sa filiale, Barclays Bank UK, pour n’avoir pas su se prémunir contre les risques de blanchiment d’argent lorsqu’elles ont ouvert des comptes pour deux sociétés — WealthTek et Stunt & Co – qui ont toutes deux été impliquées depuis dans des délits financiers présumés.

Plus précisément, la FCA a infligé une amende de 39,3 millions de livres à la banque pour n’avoir pas su se prémunir contre les risques de blanchiment d’argent en fournissant des services bancaires à Stunt & Co, qui aurait reçu 46,8 millions de livres dans le cadre d’un système de blanchiment impliquant Fowler Oldfield.

« Barclays n’a pas correctement pris en compte les risques de blanchiment d’argent associés à la société, même après avoir reçu des informations des forces de l’ordre sur des soupçons de blanchiment d’argent par l’intermédiaire de Fowler Oldfield, et après avoir appris que la police avait effectué une descente dans les deux sociétés », résume l’autorité de surveillance bancaire (FCA) dans un communiqué.

La banque n’a lancé une enquête interne sur son exposition qu’après que la FCA a commencé à poursuivre une autre banque, NatWest, pour ses relations avec Fowler Oldfield.

En mars, deux anciens directeurs de Fowler Oldfield ont été reconnus coupables de blanchiment d’argent et condamnés à plus de dix ans de prison. En revanche, le propriétaire de Stunt & Co. a été acquitté des accusations de blanchiment d’argent.

La FCA a déclaré que Barclays avait droit à une réduction de son amende, qui a été ramenée de 56,2 millions de livres sterling à 39,3 millions de livres sterling, après avoir accepté de régler l’affaire.

Par ailleurs, l’autorité de régulation a infligé une amende de 3 millions de livres à la Barclays Bank UK pour ses transactions avec WealthTek. Le directeur de cette société, John Dance, a été inculpé de trois chefs d’accusation de fraude par abus de position et de trois chefs d’accusation de fraude par fausse déclaration en rapport avec le détournement présumé de 64 millions de livres sterling de clients entre 2014 et 2023.

John Dance a plaidé non coupable pour toutes les accusations, qui n’ont pas été prouvées devant le tribunal. Son procès est prévu pour septembre 2027 à la Southwark Crown Court.

Les procédures réglementaires engagées par la FCA à l’encontre de WealthTek ont été suspendues par consentement, dans l’attente de l’issue de l’affaire pénale.

Dans sa procédure à l’encontre de Barclays, la FCA avance que la banque n’a pas procédé à une vérification élémentaire de l’enregistrement de l’entreprise, qui aurait révélé que l’autorité de régulation avait décidé qu’elle n’était pas autorisée à détenir de l’argent de clients. Sans cette vérification, Barclays a ouvert un compte pour détenir des fonds de clients, qui a ensuite reçu 34 millions de livres sterling en dépôts.

La FCA a indiqué qu’elle avait réglé les accusations après que Barclays eut volontairement accepté de verser 6,3 millions de livres aux clients de WealthTek qui avaient perdu de l’argent.

Cet effort de remédiation — ainsi que la « coopération étendue » de la banque, qui a contribué à un règlement rapide — a conduit à une « réduction significative » de la sanction financière, souligne la FCA. L’autorité de régulation a également réduit l’amende proposée dans cette affaire de 4,4 millions de livres sterling.

« Barclays continue de s’engager et d’investir dans un important programme de remédiation afin d’améliorer son cadre de contrôle anti-blanchiment d’argent », ajoute la FCA.

« Les conséquences d’un contrôle insuffisant de la criminalité financière sont très réelles — elles permettent aux criminels de blanchir le produit de leurs crimes et aux fraudeurs d’escroquer les consommateurs », rappelle Therese Chambers, directrice exécutive conjointe de l’application et de la surveillance du marché à la FCA, dans un communiqué.

« Les banques doivent prendre leurs responsabilités et agir rapidement, en particulier lorsque des risques évidents sont portés à leur attention », ajoute-t-elle.

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La FCA sanctionne une fintech pour des contrôles anti-criminalité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-fca-sanctionne-une-fintech-pour-des-controles-anti-criminalite/ Wed, 16 Jul 2025 11:52:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108475 PLANÈTE FINANCE — La banque en ligne a notamment été épinglée pour une évaluation jugée insuffisante de ses procédures KYC.

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La banque numérique Monzo Bank n’a pas réussi à adapter ses dispositifs de lutte contre la criminalité financière à son expansion rapide, selon la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni.

Dans le cadre d’un règlement, la FCA a imposé une amende de 21,1 millions de livres sterling à Monzo. Entre 2018 et 2020, la banque aurait enfreint les règles de prévention contre le blanchiment d’argent et les crimes financiers, en négligeant de mettre en place des systèmes efficaces pour l’accueil des clients, l’évaluation des risques et la surveillance des transactions.

« Des éléments clés du cadre de criminalité financière de Monzo, en particulier en ce qui concerne les évaluations du risque client et la collecte d’informations sur les clients, n’ont pas suivi le rythme de l’expansion de l’entreprise », souligne la FCA dans son avis d’exécution.

Par exemple, la banque a utilisé « une approche plus limitée de collecte d’informations sur les clients » au cours du processus d’intégration, reproche l’autorité de régulation.

« Bien que cela ait facilité les processus d’ouverture de compte, cela signifie que Monzo n’a pas obtenu et/ou évalué suffisamment d’informations sur les clients potentiels. En particulier, l’entreprise n’a pas obtenu d’informations sur l’objectif et la nature de la relation client proposée et, parfois, n’a pas examiné les retombées médiatiques négatives pour un client à moins qu’un autre facteur de risque ne soit présent. »

À la suite de ces manquements, la FCA a ordonné un examen complet et indépendant des contrôles de la banque en matière de criminalité financière. Elle lui a également interdit d’ouvrir de nouveaux comptes pour des clients à haut risque. Cependant, le régulateur a déclaré qu’entre 2020 et mi-2022, Monzo a violé à plusieurs reprises cette restriction, signant 34 000 clients à haut risque.

Ces faiblesses en matière de conformité sont survenues alors que Monzo connaissait une croissance rapide, sa base de clients passant de 600 000 en 2018 à 5,8 millions en 2022.

« Cependant, les contrôles de Monzo en matière de criminalité financière n’ont pas réussi à suivre le rythme de croissance de sa clientèle et de ses produits », affirme la FCA.

En réglant l’affaire, la banque a pu bénéficier d’une réduction de 30 % sur sa pénalité, qui aurait autrement été de 30,1 millions de livres sterling.

La banque a depuis adopté un programme visant à améliorer ses contrôles anti-criminalité, sur la base des recommandations de l’examen indépendant.

Dans son avis, la FCA estime que Monzo « a fait des progrès dans la correction et l’amélioration de son cadre de criminalité financière » et a reconnu que la banque s’est engagée à maintenir des contrôles efficaces de lutte contre la criminalité. Elle a également noté que Monzo a pleinement coopéré à l’enquête.

« Les banques constituent une ligne de défense essentielle dans la lutte collective contre la criminalité financière. Elles doivent disposer de systèmes permettant d’empêcher l’entrée de biens mal acquis dans le système financier. Monzo est loin de répondre à nos attentes et à celles de la société », rappelle Therese Chambers, directrice exécutive conjointe de l’application et de la surveillance du marché à la FCA, dans un communiqué.

« Monzo a recruté des clients sur la base d’informations limitées et, dans certains cas, manifestement invraisemblables, comme le fait que des clients ont utilisé des monuments londoniens bien connus comme adresse. Cela illustre à quel point les contrôles de Monzo en matière de criminalité financière étaient insuffisants. Cette situation a été aggravée par l’incapacité de Monzo à se conformer correctement à l’obligation de ne pas recruter des clients à haut risque », ajoute-t-elle.

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La FCA demande aux gestionnaires d’actifs alternatifs d’améliorer leur évaluation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-fca-demande-aux-gestionnaires-dactifs-alternatifs-dameliorer-leur-evaluation/ Mon, 17 Mar 2025 11:45:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106045 Une étude met en évidence des conflits et des lacunes en matière d’indépendance dans l’évaluation des actifs privés.

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Les gestionnaires de fonds qui investissent dans le capital-investissement, le crédit privé, le capital-risque et d’autres types d’actifs non cotés et illiquides doivent faire un meilleur travail lorsqu’il s’agit d’évaluer ces actifs de manière indépendante et de résoudre les conflits, selon la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni.

L’autorité de régulation a examiné les pratiques d’évaluation des marchés privés par les gestionnaires d’actifs. L’examen a révélé de bonnes pratiques dans des domaines tels que l’information aux investisseurs et l’application des méthodes d’évaluation, mais a aussi mis en évidence des axes d’amélioration, notamment en ce qui concerne la gestion des conflits d’intérêts potentiels et le renforcement de l’indépendance des processus d’évaluation.

En particulier, l’étude a révélé que si de nombreuses entreprises ont identifié et traité les conflits liés aux honoraires et à la rémunération dans le cadre de leur processus d’évaluation, d’autres types de conflits potentiels n’ont été que partiellement identifiés.

« Il s’agit notamment des conflits potentiels liés à l’évaluation concernant le marketing auprès des investisseurs, les emprunts garantis, les transferts d’actifs, les rachats et les souscriptions, ainsi que les hausses et la volatilité. »

L’autorité de régulation a souligné que les entreprises doivent identifier tous les conflits potentiels liés à l’évaluation, leur importance et les actions nécessaires pour atténuer ces conflits.

Elle a également invité les entreprises à « évaluer si leurs fonctions d’évaluation et […] leurs comités d’évaluation sont suffisamment indépendants » pour garantir que ces processus sont suffisamment rigoureux.

En outre, la FCA estime que les entreprises devraient améliorer leurs processus d’évaluation des actifs privés en cas de perturbations.

Par exemple, l’autorité de régulation a constaté que de nombreuses entreprises ne disposaient pas de processus définis pour procéder à des évaluations ad hoc en cas de perturbations du marché ou d’événements spécifiques aux actifs.

« Étant donné l’importance de ces évaluations dans la gestion du risque d’évaluations périmées, les entreprises sont encouragées à examiner les types d’événements et les seuils quantitatifs qui pourraient déclencher des évaluations ad hoc et à documenter la manière dont elles doivent être menées », commente l’autorité de régulation.

La FCA souligne que des pratiques d’évaluation solides sur les marchés privés sont cruciales en raison de l’exposition croissante des investisseurs de détail à cette catégorie. Cela permet de renforcer la confiance des investisseurs et de soutenir ainsi la croissance continue de la gestion de fonds sur les marchés privés.

« De bonnes pratiques d’évaluation sont essentielles pour maintenir l’équité et la confiance au fur et à mesure que le marché se développe », affirme Camille Blackburn, directeur de l’achat en gros à la FCA, dans un communiqué.

L’autorité de régulation pense que les entreprises devraient tenir compte des conclusions de l’étude et de leurs propres pratiques.

Les résultats de l’exercice seront utilisés lorsque la FCA mettra à jour ses règles pour les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs et lorsqu’elle contribuera à l’examen des normes mondiales d’évaluation sur les marchés privés par l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV), indique également le régulateur.

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Le jargon freine l’investissement durable https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/le-jargon-freine-linvestissement-durable/ Thu, 27 Feb 2025 11:23:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105686 Selon une étude britannique.

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Une majorité d’investisseurs britanniques déclarent connaître les nouvelles étiquettes d’investissement responsable mises en place par la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni en 2023. Pourtant, un langage trop technique et un manque de clarté restent des freins majeurs, selon une enquête de l’Investment Association (IA).

D’après l’étude menée auprès d’investisseurs et de conseillers en sécurité financière britanniques, 94 % des sondés considèrent les étiquettes mises en place dans le cadre des Sustainability Disclosure Requirements (SDR) comme utiles pour prendre des décisions d’investissement éclairées. Près de la moitié des investisseurs (46 %) en ont d’ailleurs entendu parler par leurs conseillers.

Côté conseillers, 77 % se disent confiants dans leur capacité à sélectionner des fonds alignés sur les préférences durables de leurs clients grâce à ces étiquettes. Les fonds à objectifs mixtes (Sustainability Mixed Goals), qui combinent plusieurs actifs axés sur le développement durable, arrivent en tête des choix (35 %), suivis des fonds à impact (Sustainability Impact) à 29 %.

Un vocabulaire flou

Malgré cette sensibilisation, le rapport met en évidence une compréhension inégale des concepts de la finance durable, aussi bien chez les investisseurs que chez les conseillers. Beaucoup peinent à interpréter le jargon et les nuances entre les différents types de fonds.

D’ailleurs, modifier le nom d’un fonds pour se conformer aux nouvelles règles SDR — par exemple en retirant des termes liés à la durabilité pour les fonds ne remplissant pas les critères — n’aura pas d’impact significatif sur les ventes.

Seulement 6 % des investisseurs affirment qu’ils vendraient un fonds ne répondant pas aux nouveaux critères, contre un conseiller sur cinq qui envisagerait de le vendre ou de le transférer.

Pas à n’importe quel prix

L’étude montre que l’investissement durable est devenu un sujet incontournable dans la gestion de patrimoine : 48 % des conseillers en parlent systématiquement avec leurs clients, et 92 % observent un intérêt croissant pour ces placements.

Toutefois, la rentabilité reste le facteur décisif pour les investisseurs. Plus de la moitié d’entre eux privilégient la performance financière avant toute autre considération, alors que seulement 8 % placent la durabilité en tête de leurs critères de sélection.

Si l’intérêt pour l’investissement responsable progresse, un déficit d’information persiste. De nombreux conseillers rapportent que leurs clients posent davantage de questions sur la durabilité et cherchent à aligner leurs investissements sur leurs valeurs personnelles. Pourtant, près de la moitié des conseillers avouent ne pas se sentir totalement à l’aise pour expliquer certains concepts, comme l’exclusion ou la gestion responsable.

Ils attendent plus de soutien et d’information de la part des gestionnaires de fonds sur les caractéristiques des fonds, notamment sur les fonds qui ne sont pas étiquetés.

Les jeunes générations en pointe

Les jeunes investisseurs sont les plus sensibilisés : 63 % des membres de la génération Z et des millénariaux ont eu connaissance des nouveaux labels, contre 34 % des X et 26 % des baby-boomers.

Cet écart se retrouve dans la compréhension des notions liées à l’investissement durable. Des termes comme «investissement responsable » ou «ESG » sont mieux assimilés par les jeunes générations. De même, les jeunes conseillers sont plus à l’aise pour expliquer des concepts complexes que leurs homologues plus âgés.

Besoin de transparence

Les canaux d’information varient aussi selon l’âge : plus de 30 % des jeunes investisseurs s’appuient sur les réseaux sociaux, tandis que 39 % des baby-boomers privilégient les services d’investissement de leur banque ou de leur société de crédit.

Pour Miranda Seath, directrice des analyses de marché à l’IA, les étiquettes (SDR) ne sont qu’un premier pas. «Les investisseurs veulent comprendre comment leur argent sera investi et quel impact concret il aura. Ils attendent des exemples concrets illustrant l’efficacité des fonds. » Elle insiste sur l’importance d’une communication claire et sans jargon, essentielle pour renforcer la confiance des investisseurs et faciliter leur choix.

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Retour sur l’affaire Kerviel : le cauchemar des banques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/retour-sur-laffaire-kerviel-le-cauchemar-des-banques/ Tue, 17 Dec 2024 12:18:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104544 PLANÈTE FINANCE – Une série documentaire lui est consacrée.

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Il y a 17 ans, Jérôme Kerviel, un jeune trader ambitieux, a failli faire plonger la Société Générale, un des principaux groupes bancaires français, et déstabiliser l’ensemble du système financier mondial en négociant 50 milliards d’euros sur les places financières à l’insu de son employeur.

Une série documentaire diffusée par HBO Max revient sur cette affaire qui s’est soldée par des pertes totalisant 4,9 milliards d’euros (6,7 milliards de dollars) pour la Société Générale.

À l’issue un procès-fleuve très médiatisé, Jérôme Kerviel a finalement été condamné à 3 ans de prison ferme par la justice française pour abus de confiance, faux et usage de faux. Il doit également verser un million d’euros de dommages et intérêts à la Société Générale.

La diffusion de la série est l’occasion de revenir sur les répercussions de l’affaire Kerviel. Le scandale a alimenté la peur du « loup solitaire » dans le secteur financier, indique Les Échos, faisant référence à une personne qui agit seule, avec une mentalité de prédateur et dans le but de servir uniquement ses intérêts. Selon le média, cette crainte a entraîné un renforcement important des processus de contrôle des institutions financières dans le monde.

Par exemple, à la suite de l’affaire Kerviel, plusieurs banques ont obligé leurs employés à prendre des vacances. En effet, au moment des faits, Jérôme Kerviel ne prenait pas de congés afin d’éviter que quelqu’un d’autre puisse suivre ses opérations.

Les institutions financières se sont également dotées de processus afin de permettre aux employés de rapporter des comportements suspects ou agressifs, signale Les Échos. Lorsqu’il était frustré, Jérôme Kerviel avait l’habitude de fracasser ses souris d’ordinateur sur son bureau, révèle le documentaire « Un trader, 50 milliards ». Un tel comportement ne serait plus toléré aujourd’hui.

Depuis 2008, de nombreuses firmes ont mis sur pied des équipes antifraudes pour repérer les mouvements suspects. Plusieurs d’entre elles utilisent l’intelligence artificielle pour augmenter la surveillance des transactions, indique une autre source. Les sanctions contre les employés qui ne respectent pas les processus de contrôle ont été renforcées. Dans certaines banques, les objectifs des négociateurs de marché ont été revus à la baisse pour les rendre plus faciles à atteindre et réduire la pression susceptible d’inciter un employé à contourner les règles.

Depuis l’affaire Kerviel, le rôle des régulateurs a évolué. Ils sont désormais chargés de tester les dispositifs de contrôle directement dans les banques afin de vérifier le comportement des traders, signale un analyste. Le système des bonis est aussi mieux encadré. Enfin, en France, la loi distingue les activités réalisées pour le compte d’un client de celles conduites pour le compte propre d’une banque.

Fortes de ces préoccupations, les autorités réglementaires n’hésitent pas à sanctionner lourdement les banques qui négligent de mettre en place des mesures de contrôle adéquates pour réduire la fraude. La Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni a ainsi infligé récemment une amende de 22 M$ à la branche londonienne de la banque australienne Macquarie après qu’un trader a enregistré des centaines de transactions fictives entre 2020 et 2022, selon Reuters. La banque américaine Citi a quant à elle écopé d’une amende de 80 M$ en mai dernier pour des manques de contrôles qui ont permis à un de ses traders de passer des ordres erronés.

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