Fiera Capital | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/fiera-capital/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 16 Jan 2026 21:41:14 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Fiera Capital | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/fiera-capital/ 32 32 Walter GAM : bâtir un champion à partir d’une feuille blanche https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/walter-gam-batir-un-champion-a-partir-dune-feuille-blanche/ Wed, 21 Jan 2026 11:38:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111955 En sept ans, Sylvain Brosseau a transformé une vision idéaliste en une plateforme mondiale de gestion d’actifs indépendante.

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Que de chemin parcouru depuis sept ans. Fondée à partir « d’une feuille blanche », selon l’expression de son chef de la direction et associé fondateur Sylvain Brosseau, Walter Global Asset Management (Walter GAM) a su se tailler une place de choix dans l’univers de la gestion d’actifs. Un parcours qui franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec la conclusion d’un partenariat stratégique avec Montrusco Bolton.

« Lancer une nouvelle entreprise, ça demande énormément d’énergie et de vision. C’est dur », confie Sylvain Brosseau, en repensant à la première année de l’entreprise, en 2018, alors qu’il était encore seul à la barre.

« Il a fallu que je bâtisse l’équipe », se souvient-il. Une équipe qu’il décrit aujourd’hui comme étant la « clé du succès » de Walter GAM. Mais pour réunir celle-ci, encore fallait-il un plan d’affaires solide et, surtout, une vision claire. « C’est cette vision-là que j’allais, d’abord, vendre à mes partenaires, puis à mes futurs collègues, et éventuellement à Montrusco Bolton », explique-t-il.

Comme en 2003, lors de la reprise d’Elantis qui est devenue plus tard Fiera Capital, Sylvain Brosseau a réussi à concrétiser sa vision qu’il qualifie encore aujourd’hui « d’idéaliste ». « Effectivement, le même phénomène s’est produit, reconnaît-il. La différence, c’est que la première fois, on partait d’une base. Commencer de zéro, c’est plus compliqué : il faut créer de l’attraction », souligne-t-il.

Une histoire à succès

Malgré l’ampleur du défi, Sylvain Brosseau estime avoir pratiquement rattrapé son plan initial et entrevoit désormais le dépasser. L’équipe de GAM, qui compte aujourd’hui sept professionnels, s’était donné comme objectif de réaliser environ trois acquisitions par année. Cinq ans plus tard, la firme peut déjà compter sur un réseau de 15 entreprises partenaires.

Sur le plan de la diversification, là encore, mission réussie. Walter Global Asset Management est aujourd’hui active dans trois créneaux distincts de la gestion d’actifs.

Le premier regroupe des gestionnaires de portefeuille, généralement des boutiques hautement spécialisées se concentrant sur des stratégies ciblées plutôt que sur une offre de services étendue. Ce créneau compte dix firmes, dont Montrusco Bolton.

Le deuxième créneau est celui de la gestion de patrimoine, avec deux firmes, l’une basée à Montréal et l’autre à Londres.

Le troisième regroupe trois entreprises offrant des services à l’industrie de la gestion d’actifs, fortement axés sur la technologie. Sylvain Brosseau les décrit comme des « fournisseurs de services à valeur ajoutée technologique ».

Les seuls éléments qui n’ont pas suivi exactement le plan initial concernent les montants levés annuellement et le rendement de la firme. L’objectif était de lever 100 millions de dollars (M$) d’actifs par année et d’investir un montant équivalent. Si cet objectif n’a pas été atteint au cours des quatre premières années, marquées notamment par la pandémie, la situation s’est nettement améliorée l’an dernier, alors que la firme a levé 200 M$.

Du côté du rendement, en revanche, la firme dépasse ses attentes. « Je m’attendais à un rendement d’environ 20 %. Aujourd’hui, après cinq ans, ce n’est pas cumulatif, mais annualisé : on est près de 29 % après frais », précise Sylvain Brosseau.

Résultat : la valeur actuelle du fonds, incluant les capitaux engagés, s’élève à environ 330 M$. À cela s’ajoutent les quelque 125 M$ déjà retournés aux investisseurs, ce qui porte le volume total géré et redistribué à environ 450 M$.

La croissance demeure donc au cœur de la stratégie. L’objectif du nombre d’acquisitions annuelles a toutefois été revu à la baisse, la firme visant désormais deux à trois acquisitions par an, un ajustement qui s’explique par « la taille croissante des transactions », nuance Sylvain Brosseau.

Le cas Montrusco Bolton

Walter GAM était en discussion avec Montrusco Bolton depuis plus de cinq ans, confie Sylvain Brosseau. « Nous sommes très patients, plaisante-t-il. Il fallait simplement que la bonne occasion se présente. » Cette occasion s’est matérialisée récemment avec l’envie de vendre de deux actionnaires externes.

Montrusco Bolton figurait depuis longtemps parmi les cibles privilégiées de Walter GAM. Après avoir exploré diverses avenues dans les années 2000 et 2010, la firme a opéré, au tournant des années 2020, un recentrage stratégique autour de ses compétences clés. Elle a alors choisi de se positionner clairement comme une boutique spécialisée en actions publiques, couvrant différents marchés et segments, et ce, à contre-courant d’une industrie largement tournée vers les actifs privés. Une orientation qui correspondait précisément à la philosophie de Walter GAM, axée sur la spécialisation et les boutiques expertes.

Le partenariat a aussi été rendu possible par une réorganisation de l’actionnariat. Un groupe d’employés de Montrusco Bolton a acquis le contrôle majoritaire de la firme. Dans ce contexte, les dirigeants et employés deviennent propriétaires majoritaires, tandis que Walter GAM intervient comme partenaire financier minoritaire, permettant à la firme de préserver son indépendance.

Un point qui tient particulièrement à cœur à Sylvain Brosseau. « Quand les gens disent être en contrôle de leur propre destinée, ça change complètement leur niveau d’engagement envers la croissance de leur entreprise », souligne-t-il.

L’objectif du partenariat est donc d’accompagner Montrusco Bolton dans une nouvelle phase de son développement. Walter GAM n’arrive jamais avec une formule toute faite. Son approche repose plutôt sur cinq leviers, modulés selon les besoins de chaque entreprise :

  • du capital,
  • un appui à la stratégie de distribution,
  • un renforcement des opérations et de la gouvernance,
  • du capital humain et un regard neuf
  • et une expertise stratégique.

Dans le cas de Montrusco Bolton, le capital a permis de racheter les parts de deux actionnaires institutionnels. Pour le reste, la firme dispose déjà d’assises solides en matière de gouvernance et de capital humain. Walter GAM estime toutefois pouvoir créer de la valeur sur le plan stratégique et au niveau de la distribution, en particulier en soutenant le développement aux États-Unis. « Malgré la croissance des actifs dans les cinq dernières années, ils n’ont pas touché au marché américain. Pourtant, il y a de très belles opportunités », note Sylvain Brosseau.

Les firmes indépendantes, l’économie et l’IA

Loin d’être pessimiste face au contexte actuel, Sylvain Brosseau brosse un tableau positif de le la gestion d’actifs indépendante au Canada en 2026. S’il note un retour de la consolidation dans l’industrie, il y voit avant tout un phénomène cyclique, lié à la maturité de certaines firmes, au vieillissement de leurs dirigeants et aux enjeux de relève ou de capacité financière pour racheter des actionnaires sortants.

« On revoit ce phénomène. On l’a déjà vu dans le passé », déclare-t-il.

Mais, lui-même voit se dessiner un autre mouvement. « Ce qu’on distingue un peu moins, parce que c’est sous le radar, ce sont de belles petites firmes portées par de jeunes entrepreneurs qui sont en train d’émerger. » Selon lui, ces acteurs pourraient être les gagnants de demain.

Dans ce contexte en mutation, Walter GAM se positionne comme un accompagnateur actif de ces firmes, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel.

Sur le plan économique, malgré un contexte qu’il reconnaît incertain, les occasions demeurent nombreuses. « Nous attirons des gens qui ont bâti leur business, qui ont réussi, mais qui sont rendus à un moment de leur évolution où ils sentent qu’ils peuvent avoir davantage de croissance », explique-t-il.

Quant aux barrières à l’entrée — notamment la conformité, de plus en plus exigeante —, il relativise leur impact. « Oui, ce sont des éléments qu’il faut mettre en place, mais ce n’est pas ça qui va ralentir les entrepreneurs dans la construction de leur entreprise », affirme-t-il.

Même l’intelligence artificielle (IA) ne suscite pas d’inquiétude particulière. Il assure qu’aucune firme du portefeuille de Walter GAM ne serait menacée sur le plan concurrentiel par cette technologie. La réflexion porte plutôt sur la manière dont l’IA peut améliorer les opérations et les processus.

Walter GAM joue d’ailleurs un rôle de catalyseur en facilitant le partage d’expériences entre les entreprises de son réseau. « On a de beaux exemples, souligne Sylvain Brosseau. Souvent, on va dire : on a entendu ça, on l’a expérimenté, tu devrais l’essayer. »

Un futur ambitieux

Une fois de plus, Sylvain Brosseau a de grandes ambitions pour le futur de Walter GAM. Il souhaite voir la firme s’imposer comme un leader de la gestion de portefeuille, mais aussi comme un acteur innovant de l’industrie, notamment grâce à l’intégration de la technologie, et ce, pas seulement au pays.

Bien que la plateforme soit ancrée à Montréal, au Québec et au Canada, son empreinte est déjà bien internationale. « Présentement, nous avons des opérations indirectes dans 11 pays », rappelle-t-il.

Son objectif est clair : faire de Walter GAM un leader mondial, construit sur des bases canadiennes solides. Et comme à l’époque de Fiera Capital, les ambitions qui pouvaient autrefois sembler audacieuses paraissent aujourd’hui, après sept ans d’exécution, non plus démesurées, mais pleinement réalisables.

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Actions privilégiées : marché rétréci, mais payant https://www.finance-investissement.com/edition-papier/actions-privilegiees-marche-retreci-mais-payant/ Wed, 08 Oct 2025 10:03:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110242 FOCUS FNB — Malgré la baisse du nombre de titres en circulation, les actions privilégiées renouent avec de solides rendements.

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Le marché canadien des actions privilégiées est en déclin, mais les investisseurs qui détiennent ces titres à dividendes, ainsi que les fonds qui les possèdent, ont de bonnes raisons de se réjouir.

Après des pertes marquées en 2022, environ –18 % pour la catégorie, les actions privilégiées ont connu un rebond spectaculaire, enregistrant des gains de l’ordre de 25 % l’an dernier. Leur progression se poursuit d’ailleurs en 2025.

Près de 80 % du marché canadien des actions privilégiées est composé de titres à taux révisable, dont les dividendes sont ajustés tous les cinq ans en fonction du rendement des obligations fédérales à cinq ans. Ces titres avaient plongé lorsque les révisions sont survenues en période de taux planchers, mais ils bénéficient aujourd’hui pleinement de la remontée des taux. Les investisseurs semblent d’ailleurs persuadés que ceux-ci ne reviendront pas à leurs creux d’autrefois.

Aujourd’hui, la valeur totale du marché s’élève à environ 46 milliards de dollars (G$), contre 70 G$ il y a cinq ans, selon Nicolas Normandeau, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital. La firme montréalaise gère le Global X Active Preferred Share ETF (HPR), doté d’environ 920 millions de dollars (M$) d’actifs.

Rien que dans les neuf premiers mois de 2025, environ 4,4 G$ d’actions privilégiées ont été rachetées. Les banques et compagnies d’assurance privilégient désormais les billets de capital à recours limité (limited recourse capital notes ou LRCN), un instrument de capital réglementaire portant intérêt et dont les paiements sont déductibles d’impôt pour l’émetteur. Les entreprises non financières suivent la tendance en remplaçant leurs actions privilégiées par des titres hybrides à intérêt.

Résultat : les institutions et autres investisseurs dont les titres ont été rachetés se livrent concurrence pour reconstituer leurs portefeuilles, ce qui fait grimper les prix. « C’est un moteur important de la vigueur du marché depuis les creux de 2022 », souligne Nicolas Normandeau.

Le iShares S&P/TSX Canadian Preferred Share Index ETF (CPD), dont l’actif est de 1 G$, affiche un rendement de 23,9 % en 2024 et de 11,4 % depuis le début de 2025 jusqu’à la fin de septembre. Or, l’investissement passif dans cette catégorie reste volatil : le même FNB avait perdu 18,4 % en 2022 et détient une cote D de Fundata Canada ainsi qu’une note deux étoiles de Morningstar.

Une approche indicielle différente est celle du FINB BMO échelonné actions privilégiées (ZPR) (1,4 G$), dont le portefeuille contient des actions privilégiées à taux révisable est réparti également entre des échéances d’un à cinq ans. Cette structure réduit la volatilité liée aux variations des taux à cinq ans et améliore le rendement ajusté au risque.

La plupart des fonds négociés en Bourse (FNB) d’actions privilégiées sont gérés activement. Ils offrent un avantage distinct grâce à la sélection de titres au Canada et à la possibilité d’inclure des actions privilégiées américaines, des LRCN ou d’autres instruments hybrides des deux côtés de la frontière.

« L’idée est de faire sa propre analyse fondamentale et de choisir ses titres en fonction de la structure », explique Marc-André Gaudreau, vice-président et gestionnaire principal du Dynamic Active Preferred Shares ETF (DXP) chez Placements Dynamique.

Le marché des actions privilégiées étant peu liquide par rapport aux autres types de titres à revenu fixe, le potentiel de surperformance par rapport à un indice est élevé, ajoute-t-il. Son FNB, l’un des mieux cotés du secteur, affiche d’ailleurs cinq étoiles Morningstar.

Parmi les autres fonds performants, on retrouve le Global X Active Preferred, le FNB NBI Active Canadian Preferred Shares et le TD Active Preferred Share ETF.

« La flexibilité de notre approche est essentielle, précise Marc-André Gaudreau. Nous ne sommes pas obligés de rester uniquement dans le marché des actions privilégiées à valeur nominale de 25 $. Nous pouvons aller aux États-Unis ou sur le marché institutionnel. » Les titres hybrides et LRCN figurent également dans le portefeuille du fonds Dynamic.

De son côté, Nicolas Normandeau surpondère les actions privilégiées à taux révisable plutôt que les perpétuelles à taux fixe. Il favorise celles dont les rendements de révision sont faibles à moyens et qui se négocient à escompte, car elles offrent à la fois un potentiel de gain en capital et un risque moindre d’être rachetées.

Le portefeuille de Fiera met aussi l’accent sur la qualité du crédit. « Dans l’environnement actuel, il n’est pas rentable de s’exposer à des émetteurs plus faibles », dit-il. Il ajoute que les LRCN et les hybrides offrent une diversification intéressante, même s’ils génèrent un revenu d’intérêt pleinement imposable. « S’ils sont bien évalués, ils méritent leur place », avance-t-il.

Les fonds investis dans des privilégiées américaines, en revanche, ont eu de la difficulté ces dernières années. Le fonds Brompton Flaherty & Crumrine Investment Grade Preferred ETF, tout comme le FINB BMO actions privilégiées de sociétés américaines et le Fonds d’actions privilégiées américaines Purpose, ont pris un retard considérable par rapport à leurs homologues canadiens.

Or, Marc-André Gaudreau envisage d’augmenter son exposition aux titres américains, jugeant que le marché canadien est passé d’« extrêmement bon marché » en 2022 à « cher ». Il s’attend aussi à ce que la raréfaction de l’offre au Canada cesse de soutenir autant les prix.

Le marché américain, d’environ 600 G$ US, est plus vaste et plus diversifié, explique Chris Cullen, vice-président principal et chef des FNB chez Brompton Funds à Toronto. Il comprend davantage de structures à taux fixe, à taux réinitialisé ou à taux variable différé, les premières étant majoritaires.

Pour cette raison, selon Chris Cullen, le marché américain « ne court pas après les rendements à la hausse comme à la baisse », contrairement au marché canadien, fortement pondéré vers des titres à réinitialisation de taux de cinq ans. Le FNB de Brompton offre également, pour la majorité de son portefeuille, plus de trois ans de protection contre un rachat anticipé par l’émetteur, qui permettrait de le remplacer par un titre offrant un rendement inférieur.

Enfin, une alternative aux FNB d’actions privilégiées se trouve dans les stratégies de sociétés scindées, dont la plus importante est le Brompton Split Corp. Preferred Share ETF (SPLT) (610 M$). On retrouve aussi le Quadravest Preferred Split Share ETF parmi ces fonds, classés dans la catégorie « crédit alternatif », qui investissent dans des actions privilégiées émises par des sociétés à capital scindé.

Selon Chris Cullen, ces titres ressemblent aux privilégiées à taux révisable, mais avec des dispositions plus favorables aux investisseurs. « Les révisions reflètent davantage les conditions du marché que des formules prédéterminées. Les rendements ont été plus élevés que ceux du marché canadien des actions privilégiées, et moins volatils. Ils peuvent être une composante très intéressante d’un portefeuille de revenu fixe », résume-t-il.

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Fiera Capital muscle sa stratégie mondiale en infrastructure https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fiera-capital-muscle-sa-strategie-mondiale-en-infrastructure/ Thu, 25 Sep 2025 11:01:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109812 NOUVELLES DU MONDE – Et nomme de nouveaux dirigeants.

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Fiera Capital procède à un remaniement stratégique de son équipe responsable de l’infrastructure à l’échelle mondiale, qui gère environ 5,5 milliards de dollars d’actifs et compte une trentaine de professionnels. Cette réorganisation vise à mieux répondre aux besoins des investisseurs institutionnels, à améliorer l’accès aux occasions d’affaires au niveau mondial et à consolider l’exécution et la surveillance des risques, a fait savoir la firme.

Dans ce contexte, Bruno Guilmette est nommé chef mondial de l’infrastructure. De son côté, Alina Osorio quittera ses fonctions de présidente de Fiera Infrastructure, mais continuera de siéger au conseil d’administration et au comité de placement en tant qu’actionnaire minoritaire. Le nouveau responsable mondial sera chargé d’accélérer l’expansion des activités, de renforcer les ressources en matière de création, de structuration et de gestion des risques sur les principaux marchés.

Auparavant, Bruno Guilmette a occupé des postes de direction à la Caisse de dépôt et placement du Québec puis à PSP Investissements. Plus récemment, il a occupé le poste de vice-président exécutif et directeur financier de Boralex. Il siège actuellement au conseil d’administration et au comité de placement de la Banque de l’infrastructure du Canada. Diplômé en commerce de HEC Montréal et titulaire d’un MBA en commerce international et finance de l’Université McGill, il détient également les titres de CPA et CFA, ainsi qu’une certification de l’Institut des administrateurs de sociétés.

En parallèle, Ciaran Henry prend les fonctions de chef mondial des relations avec les investisseurs. Il avait été auparavant vice-président principal et chef de la distribution pour l’Europe et l’Asie chez Fiera Capital, où il a dirigé la levée de capitaux dans les secteurs de l’infrastructure, du crédit et des placements privés. Plus récemment, il a occupé le poste de directeur général chez Brookwood Financial Limited à Londres, après avoir été associé chez Sagard. « La plateforme mondiale d’infrastructure de Fiera Capital est conçue pour répondre aux besoins des investisseurs institutionnels qui recherchent des opportunités variées et la capacité de s’adapter à l’évolution des conditions du marché », a-t-il déclaré.

De son côté, John Valentini, directeur exécutif, président et chef de la direction de Fiera Marchés privés, indique que « une meilleure coordination de notre expertise en dette et en actions devrait nous permettre d’offrir des solutions plus flexibles, plus précises et plus évolutives ». Dans cet esprit, l’équipe Infrastructure mondiale collaborera désormais plus étroitement avec les équipes de dette d’infrastructure et d’actions d’infrastructure de la firme.

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Un nouveau fonds d’obligations de sociétés canadiennes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/un-nouveau-fonds-dobligations-de-societes-canadiennes/ Tue, 09 Sep 2025 11:07:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109375 PRODUITS – Solutions de conseillers indépendants a bénéficié du soutien de Fiera Capital pour ce lancement.

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Solutions de conseillers indépendants vient de lancer le fonds Obligations de sociétés canadiennes Plus dans le cadre d’un partenariat élargi avec Fiera Capital.

Le partenariat liant Solutions de conseillers indépendants et Fiera Capital date de juin dernier avec le lancement du fonds Actions canadiennes à forte conviction MiBLOX.

« Cette collaboration avec Fiera reflète notre engagement continu à travailler en partenariat avec des gestionnaires de placements de premier plan pour offrir des solutions novatrices aux conseillers et à leurs clients, a déclaré Jon Kilfoyle, président de Solutions de conseillers indépendants. Fiera apporte une expertise considérable en gestion canadienne, que nous avons déjà mise à profit dans les actions canadiennes et, maintenant, avec ce lancement, dans les titres à revenu fixe de sociétés canadiennes. Elle constitue un complément idéal à nos relations actuelles avec des leaders mondiaux comme Apollo, BlackRock et Goldman Sachs. »

Ce nouveau fonds axé principalement sur les obligations de sociétés canadiennes et offert exclusivement aux conseillers de Wellington-Altus, servira également de base dans certains Portefeuilles privés Platine de Wellington-Altus.

« Nous sommes heureux d’élargir notre partenariat avec Solutions de conseillers indépendants au-delà des actions et d’apporter les principales capacités de Fiera en matière de titres à revenu fixe aux conseillers de Wellington-Altus, a déclaré Maxime Ménard, président mondial et chef de la direction de Fiera Capital. Ce fonds s’appuie sur la profondeur et l’expertise de notre plateforme de titres à revenu fixe et reflète l’approche disciplinée que nous adoptons en tant que gestionnaire de placements indépendant. »

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Fiera Capital renforce sa direction juridique mondiale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/fiera-capital-renforce-sa-direction-juridique-mondiale/ Wed, 06 Aug 2025 11:16:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108585 NOUVELLES DU MONDE – Pour les activités d’investissement et les opérations corporatives.

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Fiera Capital a nommé Sandro Muzzo au poste de chef de la direction des affaires juridiques mondiale. À ce nouveau poste, il dirigera l’ensemble des fonctions juridiques de la firme à l’échelle mondiale et fournira un soutien stratégique à ses activités d’investissement et ses opérations corporatives.

Avec plus de 15 ans d’expérience, dont cinq au sein de l’équipe de la direction juridique de Fiera Capital, Sandro Muzzo occupait jusqu’à récemment le poste de vice-président principal et chef du contentieux pour le Canada.

Avant de se joindre à la firme, Sandro Muzzo a exercé le droit des sociétés et des valeurs mobilières chez Fasken et Norton Rose. Il se spécialise notamment dans les financements canadiens, transfrontaliers et internationaux, ainsi que dans les fusions et acquisitions et désinvestissements.

« Sandro fait constamment preuve d’un jugement sûr et d’une compréhension fine de notre environnement juridique et réglementaire. Sa nomination témoigne de la qualité de nos talents internes et de notre engagement envers l’excellence juridique à l’échelle mondiale » souligne Gabriel Castiglio, chef mondial de l’exploitation de Fiera Capital, dans un communiqué.

« Je suis enthousiaste à l’idée de soutenir les activités et les ambitions de croissance de l’entreprise, tout en maintenant notre solide fondation juridique et éthique », affirme Sandro Muzzo, qui a été admis au Barreau du Québec en 2011.

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Jarislowsky Fraser renforce son expertise en revenu fixe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/jarislowsky-fraser-renforce-son-expertise-en-revenu-fixe/ Wed, 30 Jul 2025 11:27:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108652 NOUVELLES DU MONDE – Avec l’arrivée de Marc-André Gaudreau.

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Jarislowsky Fraser Limitée (JFL) a nommé Marc-André Gaudreau au poste de chef des titres à revenu fixe. Dans ces fonctions, il dirigera l’équipe et les mandats clés pour cette catégorie d’actifs, tout en continuant de diriger l’équipe de crédit spécialisé de Gestion mondiale d’actifs Scotia (1832 Asset Management).

Cette nomination vise à renforcer les capacités et la profondeur de l’expertise de l’équipe de gestion des titres à revenu, dans un environnement de marché en constante évolution, a signalé Charles Nadim, chef de la recherche chez Jarislowsky Fraser, dans un communiqué.

Comptable professionnel agréé, Marc-André Gaudreau possède une vingtaine d’années d’expérience dans la gestion de mandats de revenu fixe pour des clients institutionnels, de détail et de gestion privée.

Durant sa carrière, il a notamment été vice-président et gestionnaire de portefeuille Chez Fiera Capital et Natcan (titres à revenu fixe). Avant de passer à la gestion d’actifs, il a été responsable du crédit aux entreprises à la Banque Nationale du Canada et gestionnaire du risque de crédit au Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF).

Marc-André Gaudreau s’est dit très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’équipe de JFL. « L’excellent historique de l’équipe, fondé sur une recherche fondamentale en crédit, est parfaitement aligné avec mes convictions et ma philosophie », a-t-il déclaré.

Diplômé en administration des affaires de l’Université du Québec en Outaouais, il détient également les titres de comptable professionnel agréé (CPA), de comptable général licencié (CGA) et d’analyste financier agréé (CFA).

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La clientèle institutionnelle de Fiera Capital a une nouvelle cheffe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/la-clientele-institutionnelle-de-fiera-capital-a-une-nouvelle-cheffe/ Mon, 28 Jul 2025 11:34:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108543 NOUVELLES DU MONDE – Sophie Lemieux est promue.

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Fiera Capital a nommé Sophie Lemieux au poste de Cheffe de la clientèle institutionnelle, pour le Québec. Elle occupait auparavant le rôle de co-cheffe pour les clients institutionnels canadiens.

Sophie Lemieux a occupé divers postes dans le secteur financier. Elle a notamment été directrice des relations d’affaires chez Optimum, conseillère en communication et analyste. Elle a également été journaliste-lectrice à la chaîne Argent du Groupe TVA de 2004 à 2016 et a été journaliste et chef d’antenne à LCN et TVA Nouvelles. Elle intervient également comme animatrice de conférences, de panels, de tables rondes et de galas.

Détentrice d’une maîtrise en finance de l’Université Laval, Sophie Lemieux siège au conseil d’administration de la retraite et des avantages sociaux du Québec (ARASQ).

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Dissolutions de fonds à Fiera Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/dissolutions-de-fonds-a-fiera-capital/ Fri, 25 Jul 2025 11:19:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108589 PRODUITS – La firme fermera deux de ses fonds en novembre.

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Corporation Fiera Capital veut dissoudre deux de ses fonds aux alentours du 28 novembre 2025, soit le Fonds canadien à versement fixe imaxx et le Fonds d’obligations à court terme imaxx.

Les porteurs ont jusqu’à la fermeture des bureaux à la date de dissolution pour racheter leurs parts. En attendant, Fiera Capital renonce aux frais d’opérations à court terme et aux frais de rachat exigibles dans le cadre de rachats de parts des deux produits.

Étant donné que les deux fonds sont préparés en vue de leur dissolution, il est probable qu’ils ne soient plus exactement alignés sur les objectifs de placement mentionnés dans le prospectus simplifié.

À noter que ces fonds étaient, et resteront, fermés aux nouvelles souscriptions. Ceci inclut les souscriptions effectuées dans le cadre de programmes de prélèvements automatiques existants.

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AlphaFixe Capital nomme une vice-présidente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/alphafixe-capital-nomme-une-vice-presidente/ Wed, 25 Jun 2025 11:45:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108100 NOUVELLES DU MONDE — Elle a notamment fait ses classes chez Fiera Capital.

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Alphafixe Capital a annoncé l’embauche de Mélissa La Haye au sein de son équipe. Elle occupera le rôle nouvellement créé de vice-présidente.

Diplômée de HEC Montréal où elle a obtenu un BAA en finance (2007), puis une maîtrise en finance (2009), Mélissa La Haye a commencé sa carrière chez Mercer où elle a passé plus de six ans avant de se joindre à Bombardier pour cinq ans. Elle a ensuite rejoint Fiera Capital où a travaillé près de cinq ans. Elle y occupait plus récemment le poste de vice-président, Bureau du CIO, Stratégie et solutions pour les marchés publics.

Mélissa La Haye possède la désignation CFA.

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Fiera Capital : un nouveau PDG pour mener à terme un virage amorcé de longue date https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/fiera-capital-un-nouveau-pdg-pour-mener-a-terme-un-virage-amorce-de-longue-date/ Thu, 08 May 2025 20:35:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107222 Maxime Ménard entend consolider les fondations déjà posées et assurer la continuité d’un projet de transformation entamé il y a plusieurs années.

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Maxime Ménard prendra officiellement la tête de Fiera Capital le 1er juillet prochain à titre de président et chef de la direction mondiale. Il succède ainsi à Jean-Guy Desjardins. Cette transition marque la fin de l’ère fondateur-dirigeant et le début d’un nouveau chapitre plus institutionnel pour Fiera.

Interrogé sur ses différences avec Jean-Guy Desjardins, Maxime Ménard préfère insister sur les similitudes qui le rapprochent de celui qu’il considère comme « un grand entrepreneur ».

« J’ai moi aussi un style de leadership très entrepreneurial. Je privilégie une approche axée sur la performance, l’exécution et la collaboration », souligne celui qui est déterminé à marcher dans les pas de son prédécesseur.

D’ailleurs, Jean-Guy Desjardins ne quitte pas Fiera Capital. Maxime Ménard met tout de suite les points sur les i : « un fondateur reste toujours présent dans l’organisation. Son rôle évolue ».

Il précise que Jean-Guy Desjardins restera étroitement impliqué dans l’entreprise puisqu’il assumera désormais le poste de président exécutif du conseil et chef de la répartition globale de l’actif. « Il passera beaucoup de temps avec moi. Son rôle s’orientera davantage vers l’allocation d’actifs globale. Jean-Guy est économiste de formation et l’investissement est sa passion. L’objectif, c’est de le maintenir dans un rôle où il se plaît, où il excelle et où son impact est le plus fort. »

Mener à terme un virage amorcé de longue date

Arrivé chez Fiera Capital il y a 18 mois, Maxime Ménard entend mener à bien un chantier déjà bien amorcé : celui de la régionalisation de l’organisation.

Pour rappel, Fiera Capital est maintenant structurée en quatre grandes régions dont le Canada est la plus grande. Viennent ensuite les États-Unis, la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et l’Asie, un marché en pleine croissance.

« Nous avons des bureaux un peu partout dans le monde : dont un important à Londres, et d’autres à Abu Dhabi, un bureau à New York, à Boston et à Dayton », rapporte Maxime Ménard.

Pour en savoir davantage sur cette régionalisation, lisez : Un nouveau tournant pour Fiera Capital

Cette stratégie de régionalisation, déjà en marche avant son arrivée, s’est accélérée avec sa nomination. « Mon arrivée a renforcé ce positionnement, et en tant que chef de la direction, ma priorité sera de poursuivre l’exécution de cette stratégie et de consacrer beaucoup de temps à l’international », explique-t-il.

Avec plus de 115 milliards de dollars en actifs gérés au Canada, Maxime Ménard est convaincu que l’avenir de Fiera Capital passe par son rayonnement mondial. « C’est pourquoi cette régionalisation sera au cœur de mon action dans les premiers mois », insiste-t-il.

Ce modèle décentralisé permet à chaque région d’avoir son propre chef de la direction, doté d’une pleine autonomie opérationnelle. « Chaque équipe de placement au sein de notre organisation fonctionne selon ce même principe : elles sont responsables de leur performance et s’appuient sur leur propre capacité à livrer des résultats », résume-t-il.

Son rôle, à lui, consiste à soutenir ces équipes en veillant à ce qu’elles disposent des ressources nécessaires pour réaliser leur mission commune. « Dans ce cadre, les CEO peuvent mettre de l’avant leurs idées et conserver leur esprit entrepreneurial tout en contribuant activement à l’organisation. »

Pour encourager cette culture d’entreprise axée sur l’initiative, Fiera mise également sur la participation directe des employés à la réussite de la firme. Récemment, celle-ci a eu l’occasion de racheter les actions détenues par Desjardins, une démarche qui s’inscrit pleinement dans cette volonté de favoriser l’implication directe des employés dans la croissance de la firme.

Des phases critiques du plan

Maxime Ménard considère la gestion de portefeuille comme le cœur de métier de Fiera Capital. « Notre priorité absolue, c’est la qualité de notre plateforme d’investissement. Nous gérons près de 140 milliards de dollars en actifs sur les marchés publics, auxquels s’ajoutent 20 milliards en gestion privée. La combinaison de ces deux univers crée pour nous une opportunité unique », affirme-t-il.

Cette approche intégrée permet à Fiera de développer des solutions d’investissement qu’il qualifie d’innovantes, alliant performance pour les gestionnaires et pertinence pour les clients. « Cela peut se traduire, par exemple, par des stratégies de multigestion intégrant des actifs privés, des solutions axées sur le revenu fixe ou la liquidité pour les fonds de pension », donne-t-il comme exemple.

« Dans toutes ces classes d’actifs, que ce soit au Canada ou à l’échelle mondiale, peu de gestionnaires peuvent offrir l’ensemble de la gamme sur une seule plateforme. Ils sont encore moins nombreux à être capables d’innover en combinant ces solutions pour créer une véritable valeur ajoutée à travers une approche multi-actifs intégrée. »

Toutefois, mener ces chantiers de transformation implique des choix difficiles. Dans un souci de rationalisation et d’efficacité, Fiera Capital a dû procéder à des réductions de postes. « Quand on est une organisation de 850 personnes, rester entrepreneurial et agile demande parfois de recentrer nos efforts, ce qui peut malheureusement entraîner des départs. »

Cette nouvelle organisation décentralisée, qui mise sur l’autonomie des équipes, s’avère néanmoins très bénéfique. Elle permet aux différentes unités de se distinguer sur leurs marchés respectifs — un avantage stratégique, notamment à l’international.

Maxime Ménard cite le marché américain en exemple. « Contrairement au Canada, où nous pouvons proposer l’ensemble de nos solutions, les États-Unis sont un marché où une approche plus ciblée, plus de niche, nous permet de nous démarquer. »

Dans ce contexte, Fiera mise sur des relations solides avec des intermédiaires locaux, pour développer ses activités de manière progressive. « Notre stratégie n’est pas de dépenser massivement en espérant que ça prenne. On bâtit sur des relations durables — avec de grandes banques américaines, des consultants influents ou encore des caisses de retraite — pour développer graduellement notre présence. »

D’autres nominations importantes

En plus de la nomination de Maxime Ménard, deux membres de la haute direction élargissent leur mandat :

  • Gabriel Castiglio devient chef de l’exploitation (COO), responsable des opérations et de l’alignement organisationnel.
    • Lucas Pontillo ajoute la stratégie d’entreprise à ses fonctions actuelles de chef des finances (CFO), avec un mandat élargi sur la planification et l’exécution stratégique.

Les deux hommes relèveront désormais directement de Maxime Ménard. Ce dernier précise toutefois qu’il avait déjà l’habitude de travailler en étroite collaboration avec eux. « Le rôle de Gabriel était déjà effectif, mais il n’avait pas encore le titre. Ce titre vient reconnaître l’ampleur de ses responsabilités à l’échelle mondiale », explique-t-il.

« Le fait d’avoir une proximité avec mes deux collègues, un agenda clair et des responsabilités bien définies va nous permettre d’accélérer l’exécution. Nous fonctionnons beaucoup par équipe. Mon approche est très collaborative », ajoute-t-il.

Naviguer dans un marché incertain

Maxime Ménard reconnaît que le marché actuel est pour le moins incertain. Il s’attend d’ailleurs à ce que l’industrie traverse énormément de consolidations au cours des cinq prochaines années.

« L’importance d’avoir beaucoup d’actifs nous aide à pouvoir traverser des périodes plus difficiles. Notre modèle repose également sur le fait que chaque équipe a la capacité de pouvoir générer sa propre profitabilité comme organisation. Donc, c’est un modèle qui est axé sur un partage des revenus pour les gestionnaires de portefeuille. »

Pour ce qui est des clients, il comprend que ces derniers recherchent avant tout une certaine confiance en matière de placement, mais aussi une diminution de volatilité et une performance stable à long terme. Il assure que Fiera Capital en est pleinement consciente et entend maintenir une relation étroite avec sa clientèle pour répondre à ses attentes.

Quant à l’avenir, Maxime Ménard compte poursuivre sur sa lancée bien amorcée. « L’idée, c’est de continuer à bâtir notre plateforme publique, notre plateforme privée et de déployer nos ressources à travers le monde, d’avoir des assises très importantes, soit en Europe, à Londres, aux États-Unis, puis de continuer à accroître la qualité de nos gestionnaires de portefeuille sur nos plateformes. »

Et au-delà de la performance, il ambitionne de faire de Fiera une référence mondiale : « Je veux que nous restions un employeur de choix, une organisation solide qui rayonne à l’international comme une firme d’investissement de premier plan », conclut-il.

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