Equifax | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/equifax/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 27 May 2026 11:43:09 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Equifax | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/equifax/ 32 32 Les insolvabilités atteignent un sommet depuis 2009 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-insolvabilites-atteignent-un-sommet-depuis-2009/ Wed, 27 May 2026 11:43:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114133 Les propriétaires subissent une pression financière croissante malgré une discipline accrue des consommateurs.

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Un nouveau rapport d’Equifax Canada révèle que les cas d’insolvabilité ont atteint des niveaux inégalés depuis 2009, dans un contexte où les propriétaires sont aux prises avec de plus en plus de difficultés financières.

Pour son plus récent rapport « Pouls du marché », Equifax s’est penché sur les tendances du crédit aux consommateurs au premier trimestre. L’entreprise note que les risques systémiques semblent persister, même si les Canadiens font preuve de discipline financière.

Les cas d’insolvabilité ont connu une hausse de 18,8 % sur un an au premier trimestre. Selon Equifax, cela suggère que de nombreux consommateurs « pourraient avoir atteint un point d’inflexion financier ».

« Alors que la vague de renouvellements de prêts hypothécaires devrait ralentir vers la fin de l’année 2026, la transition vers des taux d’intérêt nettement plus élevés continue d’alimenter l’incidence financière et la pression liée aux remboursements », a indiqué la vice-présidente des analyses avancées chez Equifax Canada, Rebecca Oakes, dans un communiqué.

« Par conséquent, la surveillance continue des dettes demeure essentielle pour les Canadiens et Canadiennes », a-t-elle ajouté.

Des cas d’insolvabilité plus graves

Les cas d’insolvabilité chez les propriétaires ont bondi de plus de 11 % par rapport au quatrième trimestre de 2025. Plus de 90 % de ces personnes ont préféré opter pour la proposition de consommateurs plutôt que la faillite.

Chez les titulaires de prêts non hypothécaires, le nombre de cas d’insolvabilité est demeuré plus élevé, mais la croissance trimestrielle a été plus modeste, avec une hausse de 4,7 % par rapport au dernier trimestre de 2025.

Equifax indique également que la gravité des cas d’insolvabilité s’est accentuée. La dette non hypothécaire moyenne dans ces dossiers a atteint 43 300 $ au premier trimestre, alors qu’elle était de 40 200 $ il y a deux ans.

Chez les propriétaires, la dette non hypothécaire moyenne a atteint 82 400 $, soit une hausse de 19 % par rapport à il y a deux ans.

Pour les propriétaires ayant manqué un paiement, les soldes moyens des prêts non hypothécaires en souffrance ont atteint 54 000 $ au premier trimestre, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à l’année précédente. Le solde moyen des prêts hypothécaires en souffrance a grimpé de 13,2 % pour atteindre 355 500 $.

Les provinces où le marché immobilier est marqué par des prix élevés subissent des tensions financières plus sévères, les impayés hypothécaires ayant bondi de 52 % en Ontario et de 36 % en Colombie-Britannique d’une année à l’autre.

L’endettement non hypothécaire en baisse

Au cours du premier trimestre, l’endettement total des consommateurs a atteint 2,66 billions $, soit une hausse de 3,8 % sur un an, tandis que l’endettement non hypothécaire a diminué de plus de 487 M$.

Equifax a noté qu’il s’agissait de la première baisse de la dette non hypothécaire depuis plusieurs trimestres, alors que les consommateurs ont fait preuve de retenue financière après la période des fêtes.

« La réduction des dépenses des fêtes à la fin de 2025 s’est traduite par une diminution de l’augmentation saisonnière des soldes de cartes de crédit », a expliqué Mme Oakes.

« Cette discipline a permis à de nombreux Canadiens et Canadiennes de réduire leurs soldes au cours du premier trimestre, ce qui représente un changement important dans la façon dont les consommateurs s’adaptent à l’environnement macroéconomique actuel », a-t-elle ajouté.

Une baisse de la demande a été observée dans la plupart des catégories de crédit au premier trimestre. Les nouvelles émissions de cartes de crédit ont notamment atteint leur niveau le plus bas depuis quatre ans. La croissance s’est limitée aux segments non à risque, à risque modéré et à risque élevé.

Le nombre de Canadiens n’ayant pas effectué au moins un paiement de crédit est demeuré stable à 1,5 million, soit environ 1 consommateur sur 21. Le pourcentage d’utilisateurs de cartes de crédit remboursant moins de 25 % de leur solde chaque mois a diminué de plus de 2 %, tandis que le pourcentage d’utilisateurs réglant la totalité de leur solde a augmenté.

Le pourcentage de consommateurs remboursant le montant minimum sur leur solde de crédit a diminué, la plus forte baisse ayant été observée chez les consommateurs âgés de 26 à 35 ans.

Prudence dans le secteur automobile

Malgré une baisse des prix des véhicules, le ralentissement s’est étendu au secteur automobile.

Les nouveaux prêts automobiles captifs ont chuté de près de 5 % d’une année à l’autre, pour atteindre leur niveau le plus bas depuis trois ans, tandis que le volume des prêts bancaires à tempérament a chuté de 9,5 %.

« Si l’on considère les augmentations substantielles des primes d’assurance ainsi que la hausse des coûts d’entretien et du carburant, il semble évident que les Canadiens et Canadiennes sont plus prudents avant de faire l’achat d’un nouveau véhicule », a soutenu Rebecca Oakes.

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Ménages : une résilience de façade https://www.finance-investissement.com/nouvelles/menages-une-resilience-de-facade/ Thu, 23 Apr 2026 10:57:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113390 Hausse des défauts, insolvabilités en hausse et crédit plus difficile d’accès pour plusieurs ménages.

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Si l’on considère la situation financière des ménages dans son ensemble, on constate que les Canadiens parviennent globalement à faire face aux bouleversements liés aux droits de douane, à un marché de l’emploi morose, à l’inflation et à d’autres difficultés, mais un examen plus approfondi révèle de graves problèmes de crédit.

Les récentes difficultés rencontrées par Goeasy donnent un aperçu de ces problèmes. Ce prêteur spécialisé dans les prêts à risque a annoncé des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars le mois dernier à la suite d’une dépréciation de 178 millions de dollars de prêts et à l’effondrement de ses actions.

Ces difficultés sont survenues alors même que l’agence de notation TransUnion indiquait que le taux global de défauts de paiement était resté inchangé au dernier trimestre de 2025 par rapport à l’année précédente.

Cela s’inscrit dans une tendance plus large où de nombreuses personnes, en particulier les propriétaires, s’en sortent bien, tandis que les difficultés financières s’aggravent pour celles qui étaient déjà en difficulté.

« Ces chiffres globaux peuvent masquer quelque peu ce qui se passe réellement », affirme Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada.

« On parle de reprise en forme de K. La moyenne semble correcte, mais, en réalité, nous observons davantage d’extrêmes allant dans des directions différentes », ajoute-t-elle.

La hausse du taux de chômage, en particulier chez les jeunes, a créé une pression, mais de nombreuses personnes sont en difficulté simplement à cause de l’accumulation des coûts, selon Bruce Sellery, directeur général de Credit Canada.

« Le paradoxe, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui vont très bien, mais que beaucoup d’autres se trouvent dans une situation extrêmement difficile », indique-t-il.

Ce service de conseil en crédit à but non lucratif a vu ses demandes grimper de 31 % l’année dernière, notamment de la part de nombreuses personnes qui n’ont pas nécessairement connu de difficultés financières soudaines, comme une perte d’emploi, des problèmes de santé ou un divorce, mais qui ne parviennent tout simplement pas à faire face à la hausse du coût de la vie.

« Historiquement, nous nous sommes concentrés sur les personnes ayant des besoins urgents. Ce que nous constatons beaucoup plus souvent aujourd’hui, c’est simplement l’accumulation des hausses des coûts », souligne Bruce Sellery.

Les cas d’insolvabilité en hausse 

Cette pression se reflète dans les cas d’insolvabilité des consommateurs, qui ont atteint 140 457 en 2025 — le chiffre le plus élevé depuis 2009 — soit une moyenne d’environ 385 par jour, selon l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation.

Elle se reflète également dans les soldes non hypothécaires impayés, les cartes de crédit, les prêts à tempérament et les prêts automobiles atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’une décennie.

Les données de la Banque du Canada montrent que 2,64 % des prêts à tempérament affichaient un retard de paiement d’au moins 90 jours au quatrième trimestre de 2025, soit le double du niveau enregistré 4 ans plus tôt.

Les soldes impayés sur les cartes de crédit ont atteint 0,78 % au quatrième trimestre, contre 0,45 % en 2021, tandis que ceux sur les prêts automobiles ont atteint 0,67 %, contre 0,39 % quatre ans plus tôt.

Cela ressort également des états financiers actualisés de Goeasy. La société s’attendait à ce qu’environ 8,75 % des prêts ne soient pas remboursés l’année dernière, un niveau bien supérieur à celui des banques, mais reflétant le profil plus risqué des emprunteurs à risque.

Au lieu de cela, ce chiffre a bondi à 12,9 % pour 2025, avec une hausse de 24 % au quatrième trimestre, et l’on s’attend à ce qu’il atteigne 18 % au premier trimestre de cette année.

Selon TransUnion, la détérioration des taux de remboursement s’explique par le fait que de plus en plus de gens ont recours aux prêts personnels pour faire face à la hausse du coût de la vie. Mais l’augmentation du nombre d’emprunteurs incapables de rembourser leurs prêts conduit aussi les prêteurs à se montrer plus prudents.

TransUnion a observé une baisse des nouvelles émissions de cartes de crédit, de prêts automobiles et surtout de prêts à tempérament, les approbations se concentrant sur les consommateurs les plus solvables.

Equifax a également constaté un repli de la part des prêteurs.

« Cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas de demande de la part des consommateurs, mais simplement que les prêteurs se montrent peut-être plus prudents », indique Rebecca Oakes.

En promettant un redressement aux investisseurs, le directeur général de Goeasy, Patrick Ens, a fait savoir que l’entreprise allait précisément agir en ce sens.

« Nous avons réduit les montants des prêts accordés. Nous avons considérablement resserré nos critères d’octroi de crédit. Nous allons renforcer notre gestion des risques d’entreprise grâce à des modèles de risque améliorés, une discipline de crédit et des ressources de recouvrement », a-t-il affirmé lors de la conférence téléphonique trimestrielle avec les analystes.

Même les emprunteurs qui ne relèvent pas du segment des prêts à risque ressentent la pression.

La situation varie d’une région à l’autre du pays, avec une hausse des faillites dans les endroits où les taux de renouvellement des prêts hypothécaires sont plus élevés, souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

« C’est sur les marchés où l’accès à la propriété est le plus difficile, comme en Ontario et en Colombie-Britannique, que la tension se fait vraiment sentir. Les ménages de ces deux provinces subissent de plein fouet l’impact de la hausse des taux d’intérêt sur leur budget familial. »

Ceux qui subissent la pression de la hausse des taux lors du renouvellement contribuent à la divergence des situations financières au Canada, indique-t-il.

« On observe une baisse de l’épargne et un recours accru au crédit pour couvrir les dépenses essentielles. La situation au Canada devient donc de plus en plus polarisée. »

Les baisses des taux d’intérêt de la Banque du Canada ont contribué à réduire les ratios d’endettement globaux, mais ces mesures n’aident pas vraiment les emprunteurs à risque qui dépendent des cartes de crédit ou d’autres produits à taux d’intérêt extrêmement élevés.

« Les personnes qui ne sont pas propriétaires ou qui n’ont pas d’hypothèque voient leurs taux de défaut de paiement augmenter beaucoup plus rapidement que celles qui en ont. Cet écart ne cesse donc de se creuser », a déclaré Rebecca Oakes.

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Fraude : les Canadiens se sentent épuisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fraude-les-canadiens-se-sentent-epuises/ Wed, 18 Mar 2026 12:20:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112821 Le nombre d’arnaques ne cesse de croître.

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À mesure que la fraude s’immisce dans leur quotidien, les Canadiens se disent de plus en plus épuisés, selon un sondage sur la fraude réalisé par Equifax Canada à l’occasion du Mois de la prévention de la fraude.

Si 28 % la décrivent comme un « désagrément gérable », 16 % et 5 % se disent respectivement « anxieux et exténués » et « complètement exténués » en raison des efforts à fournir pour démêler le vrai du faux.

La grande majorité des sondés (83 %) s’inquiètent de l’utilisation des technologies pour créer de faux documents juridiques qui seraient ainsi plus authentiques, notamment des talons de paie, des réclamations d’assurance ou des pièces d’identité.

Le vol d’identité et les arnaques d’usurpation d’identité demeurent des préoccupations majeures. Selon le sondage, les Canadiens et Canadiennes estiment que les formes de fraude les plus inquiétantes sont :

  • le vol d’identité (67 %),
  • les arnaques d’usurpation d’identité et l’hameçonnage (64 %)
  • les arnaques liées aux paiements numériques (59 %),
  • et la fraude liée aux investissements et de la fraude amoureuse (46 %).

La fraude est également devenue omniprésente. Si 60 % se sentent plus à risque dans les environnements en ligne et particulièrement lorsqu’ils utilisent des Wi-Fi publics, un quart des répondants se sentent également à risque à leur domicile.

Et malgré les avertissements et les formations, personne n’est à l’abri, puisque quatre personnes interrogées sur dix déclarent avoir cliqué accidentellement sur un lien frauduleux contenu dans un courriel ou un message texte, et la moitié affirme connaître une personne qui a été victime d’un vol d’identité.

« La fraude semble être devenue une présence constante dans la vie des Canadiens et Canadiennes, a déclaré Carl Davies, chef, fraude et identité à Equifax Canada. Les gens sont exposés à des arnaques si fréquemment que beaucoup deviennent désensibilisés, mais les risques demeurent très réels. Les nouvelles technologies rendent également la fraude plus sophistiquée et plus difficile à détecter, renforçant ainsi la nécessité d’une sensibilisation continue, de protections plus fortes et d’une responsabilité partagée entre les secteurs. »

Les répondants estiment que la prévention de la fraude nécessite une action coordonnée entre les institutions et la société :

  • 88 % ont indiqué que les secteurs public et privé doivent collaborer pour lutter contre la criminalité financière.
  • 83 % estiment que les médias devraient en faire davantage pour sensibiliser le public au fonctionnement des arnaques.
  • 80 % ont déclaré que des peines plus sévères pour les fraudeurs aideraient à réduire la criminalité.
  • 62 % croient que les arnaques quotidiennes aident à financer des activités criminelles plus graves.

Pour faire face à cette nouvelle réalité, les sondés disent vouloir disposer de mesures de protection institutionnelles plus robustes et d’une meilleure éducation.

Ainsi :

  • 68 % ont mentionné que les banques devraient mettre en place des mesures de sécurité plus strictes afin de protéger les comptes.
  • 63 % ont répondu qu’ils souhaitaient que les gouvernements et les entreprises utilisent des solutions de lutte contre les fraudes plus sophistiquées.
  • 59 % ont mentionné qu’ils appuient l’éducation obligatoire dans les écoles et les campagnes de sensibilisation du public.

« Les Canadiens et Canadiennes croient que la fraude n’est pas seulement un problème personnel, qu’il s’agit d’un défi sociétal plus vaste, observe Julie Kuzmic, chef, consommatique et conformité à Equifax Canada. Les résultats montrent que les gens veulent de meilleures protections, une meilleure éducation et une collaboration accrue entre les organisations et les institutions pour les aider à demeurer protégés dans un environnement numérique de plus en plus complexe. »

Pour le bien de ce sondage, Equifax a interrogé 1570 Canadiens et Canadiennes âgés de 18 à 65 ans entre le 30 janv. et le 1 févr. 2026.

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Action collective contre Equifax pour accès non autorisé à un dossier de crédit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/action-collective-contre-equifax-pour-acces-non-autorise-a-un-dossier-de-credit/ Tue, 17 Mar 2026 12:42:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112923 Un ancien employé affirme qu’un partenaire tiers a consulté son dossier à partir d’un compte frauduleux.

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Un ancien employé a déposé une demande d’action collective contre Equifax Canada et Equifax, alléguant que l’agence d’évaluation du crédit a permis à l’un de ses partenaires tiers d’accéder à son dossier de crédit sans son consentement, en se fondant sur un compte frauduleux ouvert à son nom auprès de ce partenaire. L’employé travaillait alors à la stratégie des données commerciales chez Equifax.

Cette demande d’action collective constitue un rappel important pour les investisseurs et les personnes inscrites touchés par la fuite de données de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) de vérifier régulièrement les consultations effectuées sur leurs dossiers de crédit.

La demande a été déposée le 22 janvier devant la Cour supérieure du Québec, à Montréal, par le cabinet d’avocats Twin Lisbet.

« Nous défendrons vigoureusement ces allégations par les voies juridiques appropriées, a assuré Equifax Canada dans un communiqué transmis par courriel. Equifax joue un rôle important dans la vie financière des consommateurs, et nous prenons cette responsabilité très au sérieux. »

L’entreprise a ajouté qu’elle continuera de se concentrer sur la mise à disposition de « solutions avancées et de mesures de protection de pointe dans l’industrie » pour ses clients.

L’ancien employé affirme que des entrées ou consultations liées à son dossier de crédit Equifax sont apparues plus de 19 fois par l’entremise de Borrowell. Cette entreprise de technologie financière fait partie des plateformes tierces autorisées par Equifax à transmettre des demandes de divulgation de dossiers de crédit, selon la demande judiciaire.

(Borrowell met notamment de l’avant l’accès gratuit aux cotes de crédit pour les utilisateurs inscrits à sa plateforme, bien que les consommateurs puissent généralement obtenir leur cote de crédit gratuitement en ligne.)

L’ancien employé d’Equifax dit avoir découvert ces entrées lorsqu’il a consulté la section « demandes » de son dossier de crédit Equifax, selon la requête. Il affirme que le compte Borrowell avait été créé à l’aide d’une adresse vieille de plusieurs décennies, d’une fausse adresse courriel et d’un faux numéro de téléphone, mais qu’il a tout de même permis d’accéder à son dossier de crédit Equifax.

Selon la demande, les plateformes tierces s’appuient sur des mécanismes comparables de correspondance, de validation et de transmission exploités et contrôlés par Equifax. « Les mécanismes automatisés de correspondance d’Equifax ont accepté une correspondance fondée sur des renseignements partiels, inexacts ou obsolètes […] sans procéder à une vérification d’identité renforcée ni détecter adéquatement les incohérences », allègue la demande.

En plus de s’appuyer sur les lois fédérales et provinciales en matière de protection de la vie privée, la demande cite également la fuite de données d’Equifax survenue en 2017 pour étayer ses arguments. Cette brèche, qui avait touché près de la moitié de la population américaine ainsi qu’environ 19 000 Canadiens, avait mené à un règlement avec la Federal Trade Commission des États-Unis et d’autres autorités, comprenant notamment l’obligation de mettre en place un programme de sécurité de l’information.

« Cet historique place Equifax dans une position de connaissance accrue et lui impose un standard de prudence renforcé », soutient la demande d’action collective.

Julie Kuzmic, responsable de la défense des consommateurs et de la conformité chez Equifax à Toronto, avait indiqué à Investment Executive l’automne dernier qu’à la suite de la fuite de données de 2017, l’agence d’évaluation du crédit avait investi des milliards de dollars dans ses infrastructures informatiques et qu’elle met à niveau et surveille continuellement ses systèmes.

Les consultations du dossier de crédit de l’ancien employé n’ont toutefois pas eu d’impact sur sa cote de crédit.

L’OCRI offre actuellement deux ans de surveillance du crédit auprès d’Equifax et de TransUnion aux personnes touchées par la fuite de données détectée en août dernier.

Le 14 janvier, l’OCRI a indiqué qu’environ 750 000 investisseurs avaient été affectés par l’incident et, à l’automne dernier, l’organisme avait informé les personnes inscrites concernées que leurs renseignements personnels avaient été compromis.

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Plus d’un million de consommateurs ont manqué un paiement de crédit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/plus-dun-million-de-consommateurs-ont-manque-un-paiement-de-credit/ Thu, 29 May 2025 11:10:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107655 Rapporte Equifax.

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Un nouveau rapport d’Equifax révèle un fossé grandissant entre les consommateurs face à l’incertitude économique, les paiements impayés ayant augmenté par rapport à l’année précédente.

Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada, explique que cette tendance est attribuable en grande partie au coût de la vie élevé, à la hausse du chômage et à l’intensification des tensions commerciales.

« Pour que quiconque puisse continuer à effectuer ses paiements […], il faut avoir un revenu et un bon emploi, a expliqué Rebecca Oakes. L’incertitude économique a des conséquences. »

Plus de 1,4 million de personnes, soit un consommateur sur 22, ont manqué au moins un paiement de crédit au cours du premier trimestre, alors même que les dépenses mensuelles moyennes par titulaire de carte de crédit ont diminué de 107 $, selon les données d’Equifax.

« En fait, nous pensons que cela est davantage lié à la réduction des dépenses discrétionnaires. Cela aura des répercussions sur les entreprises et, à terme, sur l’emploi, a-t-elle souligné. Tout cela est quelque peu lié lorsque l’on commence à percevoir cette incertitude économique. »

Le rapport indique cependant que le taux d’arriérés chez les détenteurs de prêts non hypothécaires a augmenté de 8,9 % sur un an, comparativement à 6,5 % pour les détenteurs de prêts hypothécaires.

L’endettement non hypothécaire moyen par consommateur a atteint 21 859 $ au premier trimestre, selon le rapport, principalement grâce à la vigueur du marché des prêts automobiles, les acheteurs cherchant à conclure leurs achats avant les hausses de prix potentielles induites par les droits de douane.

Le rapport montre que les jeunes consommateurs semblent avoir la vie dure. Le taux d’arriérés des cartes de crédit de 90 jours et plus chez les 18-25 ans s’élevait à 5,38 %, en hausse de 21,7 % sur un an.

« Si vous avez des engagements de crédit et que votre coût de la vie augmente […] ou qu’il est plus difficile de trouver un emploi, ou que vos revenus n’ont pas augmenté au même rythme que le coût de la vie, il est tout simplement plus difficile de continuer à effectuer les paiements que vous avez engagés », a indiqué Rebecca Oakes.

La dette totale des consommateurs a atteint 2,55 milliers de milliards de dollars au cours des trois premiers mois de 2025, en hausse de 4 % sur un an, mais en baisse de plus de 6 milliards de dollars par rapport à la fin 2024, est-il précisé dans le rapport.

Le nombre élevé de renouvellements hypothécaires a également contribué à l’augmentation des niveaux d’endettement. De nombreux propriétaires qui avaient bénéficié de faibles taux d’intérêt au début de la pandémie de COVID-19 envisagent de renouveler leur prêt hypothécaire, ce que Rebecca Oakes a appelé « le grand renouvellement ».

L’Ontario est demeuré un foyer de stress financier au premier trimestre, selon le rapport. Le taux d’arriérés hypothécaires de plus de 90 jours dans la province a bondi à 0,24 % depuis l’année dernière.

« Nous constatons une augmentation constante des paiements manqués liés aux prêts hypothécaires en Ontario », a souligné Rebecca Oakes.

La province a également enregistré le taux des arriérés non hypothécaires le plus élevé, en hausse de 24 % sur un an, suivie de l’Alberta (15,9 %) et du Québec (13,9 %).

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Protéger les clients retraités contre le vol d’identité https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/proteger-les-clients-retraites-contre-le-vol-didentite/ Mon, 23 Dec 2024 18:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104582 DÉVELOPPEMENT – Ils représentent des cibles de choix pour les fraudeurs.

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Les clients retraités sont particulièrement vulnérables aux fraudes d’identité. Pour ces personnes qui ont épargné et investi toute leur vie, le vol d’identité constitue une menace qui peut mettre en péril leur sécurité tant financière qu’émotionnelle. Comme conseiller, vous pouvez jouer un rôle clé pour les sensibiliser et les guider vers des mesures de prévention en vue de protéger leur identité et leur patrimoine, selon Comparison Adviser.

Les retraités possèdent souvent des actifs importants et dépendent de revenus fixes issus de leurs économies ou de régimes d’épargne-retraite. Ces caractéristiques en font des cibles de choix pour les fraudeurs, qui exploitent des données sensibles comme les numéros d’assurance sociale, les identifiants bancaires ou les informations fiscales. Une violation de leur identité peut impacter leurs sources de revenus, leurs déclarations d’impôts, leur crédit et les informations relatives à leurs soins de santé.

Un fraudeur qui accède à des informations sensibles, comme un numéro d’assurance sociale ou des identifiants bancaires, peut ainsi vider des comptes ou compromettre des investissements, laissant les victimes sans ressources.

En utilisant des numéros d’identification fiscale volés, les criminels peuvent déposer des déclarations frauduleuses et s’approprier les remboursements. Cela peut avoir pour conséquence de retarder ou d’annuler un remboursement destiné au retraité.

En mettant la main sur des données personnelles, les escrocs peuvent aussi ouvrir des lignes de crédit ou contracter des prêts au nom de la victime, ce qui risque de compromettre sa cote de crédit et de limiter ses options futures, notamment si elle veut contracter un prêt ou faire une demande de crédit.

Les voleurs d’identité s’attaquent également aux dossiers médicaux des personnes en les modifiant ou utilisant de manière abusive les assurances maladie. Ils risquent ainsi de perturber les soins de santé du client et de générer des factures médicales inattendues.

Les fraudeurs se font souvent passer pour des institutions officielles, comme des banques ou des agences fiscales, pour soutirer des informations personnelles. Une bonne pratique consiste à rappeler aux clients que les agences gouvernementales ne demandent jamais d’informations personnelles par téléphone ou par courriel.

Au-delà des pertes financières, les conséquences psychologiques des fraudes d’identité — stress, anxiété et sentiment d’insécurité — peuvent être particulièrement éprouvantes pour les clients retraités. Voici quelques mesures à promouvoir pour renforcer leur sécurité face aux risques de fraude, selon Comparison Adviser :

  • Encouragez vos clients à soumettre leurs déclarations d’impôts dès que possible afin de réduire la fenêtre d’opportunité pour les fraudeurs susceptibles de déposer une déclaration frauduleuse à leur place.
  • Recommandez des pratiques simples, mais efficaces, comme choisir des mots de passe complexes et uniques pour chaque compte, et les changer régulièrement, activer l’authentification à deux facteurs pour protéger les accès sensibles ou encore installer un gestionnaire de mots de passe pour sécuriser les identifiants.
  • Pour leurs dossiers fiscaux, orientez les clients vers les systèmes sécurisés comme Mon dossier de l’Agence de revenu du Canada ou les portails de Revenu Québec.
  • Pour prévenir toute ouverture non autorisée de comptes, suggérez à vos clients de geler leur crédit auprès d’agences spécialisées comme Equifax ou TransUnion. Ce geste est particulièrement utile s’ils n’envisagent pas de demande de crédit à court terme.
  • Insistez sur l’importance de surveiller fréquemment les relevés bancaires et les transactions par carte de crédit. Toute activité suspecte doit être signalée immédiatement à l’institution financière concernée.

En tout temps, la vigilance s’impose, car les pirates utilisent des moyens de plus en plus sophistiqués pour tromper leurs victimes, incluant l’intelligence artificielle. Sensibilisez vos clients aux tactiques des fraudeurs, notamment les appels ou courriels prétendant provenir d’agences gouvernementales ou de banques. Rappelez-leur que ces institutions ne demandent jamais d’informations sensibles par ces moyens.

Sur les réseaux sociaux, des publications a priori banales, telles que des jeux de questions-réponses, peuvent dissimuler des tentatives de collecte de données sensibles (ex. : « Quel était votre premier animal de compagnie ? »).

Pour mettre les fraudeurs en échec, un planificateur financier ou un comptable peut s’avérer un allié précieux. Ces experts peuvent surveiller les comptes, gérer les documents fiscaux et offrir des conseils personnalisés pour réduire les risques.

De récentes fuites de données impliquant des millions d’identifiants bancaires ou fiscaux, comme chez Desjardins et Equifax au Canada, illustrent la nécessité d’adopter une approche proactive envers la fraude. En accompagnant les clients dans la mise en place de ces mesures, vous leur apportez une tranquillité d’esprit essentielle, leur permettant de se concentrer sur ce qui compte le plus pour eux : profiter pleinement de leur retraite.

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Baisse des taux : les Canadiens s’endettent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/baisse-des-taux-les-canadiens-sendettent/ Wed, 11 Dec 2024 12:37:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104353 Particulièrement les jeunes générations.

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La dette de consommation au Canada a atteint un niveau record de 2,5 trillions de dollars au troisième trimestre. Il s’agit d’une hausse de 4,1 % par rapport à l’an passé, selon le rapport trimestriel de TransUnion.

Près de la moitié (45 %) de cette dette est détenue par les générations Y et Z, ces dernières étant les plus touchées par l’augmentation des soldes impayés, rapporte Financial Post.

Ce véritable boom de la dette s’explique par deux facteurs essentiellement, soit :

  • la hausse de l’utilisation des cartes de crédit
  • et la baisse des taux d’intérêt.

Les nouveaux emprunts ont augmenté de 5,3 % par rapport à l’an passé.

Les emprunteurs à risque sont ceux qui ont enregistré la plus grande hausse, car nombre de consommateurs ont vu leur cote de crédit chuter en raison de leurs difficultés à honorer leurs paiements et ont dû se tourner vers des solutions de crédit plus coûteuses, selon TransUnion.

Les paiements manqués et les délinquances graves ont également augmenté au troisième trimestre. L’Alberta affiche le taux de délinquance grave le plus élevé (2,21 %), tandis que l’Ontario a connu la plus forte augmentation de la délinquance.

Les nouveaux arrivants et les clients récents sont particulièrement sous pression, selon un rapport d’Equifax Canada. Les consommateurs actifs en crédit depuis 12 à 36 mois sont ceux qui ont la plus forte augmentation de paiements manqués, avec une personne sur 22 n’ayant pas réglé ses paiements au troisième trimestre.

« Historiquement, les nouveaux arrivants ont montré une solide performance de crédit dans les premières années de leur arrivée au pays, rappelle Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada. Cependant, l’augmentation du taux de chômage combinée à une forte inflation au cours des dernières années a probablement ajouté une pression financière importante à ce groupe. »

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Plus de paiements de crédit manqués chez les jeunes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/plus-de-paiements-de-credit-manques-chez-les-jeunes/ Fri, 30 Aug 2024 10:51:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102553 Selon Equifax.

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Un rapport d’Equifax Canada indique que les paiements de crédit manqués étaient plus élevés chez les jeunes Canadiens au deuxième trimestre en raison du coût de la vie et du chômage.

Equifax indique qu’un Canadien sur 17 âgé de 26 à 35 ans a manqué un paiement de crédit, contre un sur 23 dans l’ensemble de la population.

Le rapport indique que les taux de défaillance des prêts automobiles et des lignes de crédit étaient également particulièrement élevés chez les jeunes Canadiens, ce qui donne une idée des pressions financières auxquelles cette tranche d’âge est confrontée.

Equifax indique que le taux de paiements de crédit manqués chez les Canadiens âgés de 26 à 35 ans était de 1,99 % au deuxième trimestre de 2024.

Cela représente une augmentation de 21,6 % par rapport à l’année précédente.

Le rapport indique que l’endettement des consommateurs a atteint 2500 milliards $, en hausse de 4,2 % depuis le deuxième trimestre de 2023.

« L’inflation se stabilise et les taux d’intérêt commencent à baisser, ce qui est une bonne nouvelle pour de nombreux consommateurs », a déclaré Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada.

« Malheureusement, la hausse du chômage a annulé certains des aspects positifs et aggrave le stress financier », a-t-elle ajouté.

Le taux de chômage au Canada est en constante augmentation, atteignant 6,4 % en juillet, selon les données de Statistique Canada, alors que les taux d’intérêt élevés ralentissent l’économie.

Les pressions économiques continues poussent également de nombreux jeunes Canadiens à retourner vivre avec leur famille.

« Nous voyons des consommateurs plus jeunes rester plus longtemps à la maison, peut-être vivre avec leurs parents […] peut-être avec leurs grands-parents », a indiqué Rebecca Oakes.

Elle a ajouté que le revenu moyen des jeunes consommateurs a tendance à être plus faible, beaucoup d’entre eux étant nouveaux sur le marché du travail ou travaillant à temps partiel. « Toutes ces choses rendent particulièrement difficile et plus difficile pour ces personnes de résister à la tempête. »

Dans l’ensemble, le taux de défaillance non hypothécaire était de 1,4 %, dépassant les niveaux records de 2020 et devenant le plus élevé depuis 2011, selon le rapport.

Le rapport ajoute que les dettes de carte de crédit sont le principal facteur des soldes impayés, soit 122 milliards $, en hausse de 13,7 % sur un an. En moyenne, un Canadien avait un solde de carte de crédit de plus de 4300 $ au cours du trimestre, soit le niveau le plus élevé depuis 2007.

Le ralentissement des ventes au détail ne semble pas avoir eu d’effet sur les soldes impayés des cartes de crédit, note le rapport. Au deuxième trimestre, les ventes au détail ont diminué de 0,5 %, selon Statistique Canada.

Le taux de défaut de paiement des prêts automobiles à solde de plus de 90 jours pour les prêteurs non bancaires a augmenté de 26,8 % par rapport à l’année dernière, tandis que le taux de défaut de paiement des prêts bancaires a augmenté de 13,7 % par rapport à l’année précédente, indique le rapport.

Il note que les taux de défaut de paiement des prêts automobiles pour les prêteurs automobiles non bancaires ont atteint un sommet historique, tandis que les défauts de paiement des prêts bancaires ont atteint leur taux le plus élevé depuis la pandémie.

Les prix élevés des maisons et les taux d’intérêt ont continué de créer des obstacles importants pour les acheteurs d’une première propriété résidentielle, indique le rapport.

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Equifax Canada s’intéresse aux données de prêts sur salaire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/equifax-canada-sinteresse-aux-donnees-de-prets-sur-salaire/ Wed, 29 May 2024 10:39:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100947 Pour favoriser l’inclusion financière.

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Dans l’optique d’offrir un accès à tous les Canadiens aux possibilités de crédit équitables et responsables, Equifax Canada s’intéresse de près à la manière dont les sources de données non traditionnelles dans le calcul des pointages de crédit, comme les prêts sur salaire, permettraient d’obtenir un aperçu plus complet de la santé financière des consommateurs.

« Explorer de nouvelles sources de données telles que les prêts sur salaire et la possibilité d’inclure ces données dans les antécédents de crédit des consommateurs pourrait permettre à davantage de Canadiens et Canadiennes d’accéder aux services financiers traditionnels, ainsi que de promouvoir une meilleure inclusion financière », explique Rebecca Oakes, vice-présidente des analyses avancées chez Equifax Canada.

Pour le moment, Equifax Canada analyse des données et tente de comprendre leur incidence sur les antécédents et les pointages de crédit. L’entreprise mondiale de données estime qu’explorer de nouveaux modèles de crédit et des aperçus qui tirent parti de sources de données non traditionnelles pourrait permettre aux consommateurs, qui ont peu de renseignements dans leur dossier de crédit, de rétablir leur historique de crédit.

« En ajoutant ces données à l’adéquation, nous pourrions dresser un tableau plus précis pour les personnes qui ne disposent pas de données traditionnellement utilisées pour représenter la santé financière, ce qui pourrait se traduire par des modalités de prêt et des taux d’intérêt plus favorables de la part des prêteurs à l’avenir », résume Rebecca Oakes.

« Grâce à l’utilisation d’un autre type de données, les consommateurs qui remboursent leurs prêts sur salaire à temps pourraient voir leur pointage de crédit s’améliorer », continue-t-elle.

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Améliorer sa gestion de crise https://www.finance-investissement.com/edition-papier/une/ameliorer-sa-gestion-de-crise/ Mon, 13 Nov 2023 05:18:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=97325 Les cyberattaques se multiplient, et le secteur des services financiers n’est pas épargné.

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Récemment, des incidents ont fait les manchettes:la fuite de données au Groupe Cloutier en avril dernier, et peu après, la brèche à InvestorCOM, qui a mis indirectement à risque les renseignements personnels des clients de Placements Mackenzie et Empire Vie.

Lorsqu’un incident survient, les conseillers, en particulier, se retrouvent en première ligne pour
informer et rassurer leurs clients. Ils sont alors confrontés au défi de savoir comment et quoi communiquer à ces derniers.

« ­Chaque cas d’intrusion génère un volume supérieur d’appels ou de courriels de la part des investisseurs », confirme ­Gino-Sébastian ­Savard, président de ­MICA Cabinets de services financiers, une victime collatérale des événements survenus chez ­Mackenzie et ­Empire ­Vie.

Pour guider ses conseillers, ­MICA a essentiellement repris les messages préparés par ces deux firmes faisant état de la situation et de la marche à suivre pour les individus concernés. « ­Personne n’aime apprendre que ses renseignements personnels se trouvent aux mains de cyberpirates. Les conseillers se devaient de transmettre l’information fournie pour rassurer les clients et les inciter à se protéger », explique ­Gino-Sébastian ­Savard.

Dans sa communication, ­Mackenzie — tout comme Empire vie et avant eux le ­Groupe ­Cloutier — offrait aux investisseurs un abonnement à un service de surveillance et de protection du crédit, à ses frais, pour une période de deux ans. La firme conseillait également à ses clients de verrouiller leur dossier de crédit auprès des principales agences de crédit, comme ­Equifax et ­TransUnion.

Placements ­Mackenzie indiquait également la date de l’incident et les renseignements personnels en cause dans la violation de données. L’émetteur de fonds soulignait aussi que les renseignements financiers (soldes de comptes et titres détenus) n’ont pas été exposés lors de l’incident. « ­Les placements des investisseurs détenus dans les fonds Mackenzie n’ont pas été touchés et nos systèmes n’ont pas été compromis », ­lit-on dans une note.

Par ailleurs, ­Finance et ­Investissement a également constaté comment un conseiller d’un autre courtier a géré la situation. Il a d’abord été transparent sur l’incident, communiquant par courriel avec ses clients afin qu’ils s’attendent à recevoir la lettre de ­Mackenzie à ce sujet.

En plus de rappeler l’essentiel de la communication de Mackenzie, il a souligné que l’incident n’avait rien à voir avec son courtier et, ainsi, n’a pas compromis ses données ni ses systèmes. Il a rappelé qu’aucun ordre ne peut être exécuté sans qu’il n’en soit avisé.

Le représentant termine en offrant sa disponibilité pour répondre aux questions de ses clients, y compris s’ils sont inquiets parce qu’ils détiennent un fonds de ­Mackenzie.

­Est-ce que ces messages suffisent à rassurer les clients ? Ces mesures, qui sont devenues courantes, n’offrent dans les faits qu’une protection limitée, selon ­Patrick R. Mathieu, cofondateur du ­Hackfest et conseiller en sécurité informatique. « ­Ce n’est pas une bonne façon de gérer les données de ses clients, affirme-t-il. De plus, la surveillance et le gel du dossier de crédit n’offrent aucune protection si les données piratées sont utilisées dans un pays où les agences ne sont pas actives. »

Plus de transparence souhaitée

Il plaide pour une meilleure communication en cas de cyberattaque. « ­Les messages se ressemblent d’une entreprise à l’autre, c’est presque du ­copier-coller, poursuit-il. Sans révéler des informations sensibles qui pourraient aider les cyberpirates, les organisations doivent faire preuve de plus de transparence envers leurs clients. »

Il est d’avis qu’elles devraient en dire davantage sur leur politique de cybersécurité (à condition qu’elles en aient une). Elles gagneraient à expliquer les différentes mesures mises en place pour protéger les données (sauvegardes, mises à jour des systèmes, tests d’intrusion, etc.) de manière à démontrer qu’elles se soucient réellement de la sécurité des données. Cela renforcerait également l’information que les conseillers pourraient transmettre à leurs clients.

Il est fréquent que les entreprises restent silencieuses après une attaque. Dans le cadre de cet article, plusieurs firmes ont été contactées, dont ­Placements ­Mackenzie, et seule MICA a accepté de répondre à nos questions. C’est pourtant en partageant ce qu’elles font de bien en matière de cybersécurité que les organisations peuvent s’inspirer les unes des autres et aider l’industrie à limiter les tentatives d’intrusion, soutient ­Patrick R. Mathieu.

Francis ­Ménard, ­vice-président, transformation numérique à ­MICA, reconnaît le besoin d’une plus grande transparence des entreprises, il comprend toutefois la réticence à médiatiser les incidents. Selon lui, une veille technologique est essentielle.

Pour améliorer les pratiques de l’entreprise, il a constitué un réseau d’experts composé notamment d’anciens collègues qui se réunissent sur une base régulière afin de partager les moyens mis en place pour déjouer les tentatives d’intrusion toujours plus sophistiquées, rétablir rapidement les systèmes dans le cas d’incidents, etc.

« C’est important de rester connectés entre professionnels du même domaine. On est ainsi exposés à diverses situations, et on saura mieux y répondre en bénéficiant de l’expérience des uns et des autres », dit ­Francis ­Ménard.

Protéger et pérenniser

Ces dernières années, ­MICA a investi massivement pour renforcer ses protections contre les attaques de pirates. « Nous détenons des informations très sensibles sur nos clients. C’est important de mettre en place des méthodes efficaces de cyberprotection pour faire en sorte qu’elles ne tombent pas entre les mains d’esprits malfaisants et assurer la pérennité de l’entreprise », rappelle ­Gino-Sébastian ­Savard.

Il a posé « un geste important » en embauchant ­Francis Ménard, qui était consultant en cybersécurité pour ­MICA depuis quelques années. Entre autres responsabilités, il s’assure d’informer en continu les conseillers sur les meilleurs moyens de contrer les menaces de sécurité.

« ­Les outils technologiques évoluent sans cesse. Il y a par exemple ­ChatGPT, que les conseillers utilisent de plus en plus pour corriger une communication qui sera envoyée aux investisseurs. On leur a recommandé de supprimer les informations personnelles de leurs clients avant de soumettre le texte au robot conversationnel. On ne sait pas comment sont conservées les données sur cette plateforme, il vaut mieux l’utiliser avec prudence », ­donne-t-il en exemple.

 Nouvelle loi, nouvelles obligations 

Les représentants de l’industrie ont l’obligation de préserver la confidentialité des renseignements personnels de leurs clients et d’en assurer la sécurité. « ­Concrètement, le représentant doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la confidentialité de ces renseignements, que ce soit lors de leur collecte, de leur utilisation, de leur communication, de leur conservation ou de leur destruction », indique le site ­Internet de la ­Chambre de la sécurité financière.

Par ailleurs, la ­Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels (loi 25) a récemment instauré d’autres obligations dans les cas d’incident de confidentialité impliquant un renseignement personnel.

Selon ­celle-ci, les entreprises doivent prendre les mesures raisonnables pour diminuer les risques qu’un préjudice soit causé aux personnes concernées et éviter que de nouveaux incidents de même nature ne se produisent ; aviser la ­Commission d’accès à l’information du ­Québec (CAIQ) et la personne concernée si l’incident présente un risque de préjudice sérieux ; tenir un registre des incidents, dont une copie devra être transmise à la ­CAIQ à sa demande.

Depuis septembre, selon la loi 25, les entreprises doivent avoir établi des politiques et des pratiques encadrant la gouvernance des renseignements personnels et publier de l’information détaillée sur ­celles-ci en termes simples et clairs sur leur site ­Internet, d’après la ­CAIQ. Ces politiques peuvent être utiles afin d’agir rapidement en cas d’incident.

– ­finance et investissement

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