Desjardins | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/desjardins/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 01 May 2026 12:16:03 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Desjardins | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/desjardins/ 32 32 Changements à la gamme de FCP de Desjardins https://www.finance-investissement.com/nouvelles/changements-a-la-gamme-de-fcp-de-desjardins/ Fri, 01 May 2026 12:16:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113617 PRODUITS – Le gestionnaire procédera à des diminutions de frais de gestion.

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Desjardins Société de placement (DSP) modifie quelque peu sa gamme de fonds communs de placement. Parmi ceux-ci des changements de sous-gestionnaires de portefeuille, des fusions et une diminution de frais de gestion.

Fonds Desjardins Actions mondiales

DSP remplacera le sous-gestionnaire de portefeuille actuel du Fonds Desjardins Actions mondiales par DGIA par Desjardins Gestion internationale d’actifs. Afin de mieux refléter la philosophie d’investissement de ce dernier, les stratégies de placement du fonds seront modifiées. Le fonds sera également renommé pour devenir le Fonds Desjardins Actions mondiales multifacteurs et les frais de gestion de plusieurs catégories de parts seront réduits.

Ainsi, à partir du 22 juin :

  • les frais de gestion des parts de catégories A, T, C et R passeront de 1,72 % à 1,47 %
  • ceux des parts de catégories F et S seront de 0,42 %, contre 0,67 % avant ;
  • les frais de gestion des parts de catégorie D baisseront de 0,72 % à 0,47 % ;
  • ceux des parts de catégories K et L de 1,62 % à 1,37 % ;
  • et les frais de gestion des parts de catégorie W diminueront de 0,41 % à 0,27 %.

Fonds Desjardins Opportunités des marchés émergents

DGIA deviendra également le sous-gestionnaire de portefeuille du Fonds Desjardins Opportunités des marchés émergents aux alentours du 22 juin. Comme pour le Fonds Desjardins Actions mondiales, les stratégies de placement de ce produit seront modifiées pour s’aligner sur la philosophie d’investissement de DGIA.

Les frais de gestion à l’égard de chacune des catégories de parts du Fonds seront réduits de la sorte :

  • les frais de gestion des parts de catégories A, et C passeront de 2,05 % à 1,73 %
  • ceux des parts de catégories F seront de 0,77 %, contre 1,00 % avant ;
  • ceux des parts de catégories D de 0,73 % contre 0,90 % auparavant ;
  • et les frais de gestion des parts de catégorie W diminueront de 0,84 % à 0,67 %.

Changements relatifs aux parts de catégorie PM

Par ailleurs, à compter du 13 juillet, les caractéristiques et la description des parts de catégorie PM seront modifiées. Cette catégorie sera désormais réservée aux investisseurs institutionnels ayant conclu une entente avec le gestionnaire. Les modalités du placement, ainsi que les frais de gestion et d’administration, seront négociés directement avec chaque investisseur.

Fusions proposées

DSP propose également de fusionner le Portefeuille Diapason Revenu prudent et le Portefeuille Diapason Revenu conservateur avec le Portefeuille Desjardins Stratégie active Conservateur aux alentours du 4 septembre prochain.

Ces fusions devront toutefois être approuvées lors d’assemblées extraordinaires, qui devraient se tenir vers le 20 août prochain, auxquelles seront convoqués les porteurs de parts de ces fonds.

Modification d’un objectif de placement

Finalement, DSP veut modifier l’objectif de placement du Fonds Desjardins Obligations mondiales gouvernementales indiciel afin de remplacer son indice de référence actuel, l’indice Bloomberg Global Aggregate Government ex Emerging Markets, par un nouvel indice de référence, l’indice Solactive G7 Government Bond.

Les porteurs de parts seront invités à se prononcer sur ce changement lors d’une assemblée extraordinaire qui se tiendra vers le 20 août prochain. Si elle est approuvée, la modification entrera en vigueur vers le 31 août.

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Ménages : une résilience de façade https://www.finance-investissement.com/nouvelles/menages-une-resilience-de-facade/ Thu, 23 Apr 2026 10:57:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113390 Hausse des défauts, insolvabilités en hausse et crédit plus difficile d’accès pour plusieurs ménages.

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Si l’on considère la situation financière des ménages dans son ensemble, on constate que les Canadiens parviennent globalement à faire face aux bouleversements liés aux droits de douane, à un marché de l’emploi morose, à l’inflation et à d’autres difficultés, mais un examen plus approfondi révèle de graves problèmes de crédit.

Les récentes difficultés rencontrées par Goeasy donnent un aperçu de ces problèmes. Ce prêteur spécialisé dans les prêts à risque a annoncé des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars le mois dernier à la suite d’une dépréciation de 178 millions de dollars de prêts et à l’effondrement de ses actions.

Ces difficultés sont survenues alors même que l’agence de notation TransUnion indiquait que le taux global de défauts de paiement était resté inchangé au dernier trimestre de 2025 par rapport à l’année précédente.

Cela s’inscrit dans une tendance plus large où de nombreuses personnes, en particulier les propriétaires, s’en sortent bien, tandis que les difficultés financières s’aggravent pour celles qui étaient déjà en difficulté.

« Ces chiffres globaux peuvent masquer quelque peu ce qui se passe réellement », affirme Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada.

« On parle de reprise en forme de K. La moyenne semble correcte, mais, en réalité, nous observons davantage d’extrêmes allant dans des directions différentes », ajoute-t-elle.

La hausse du taux de chômage, en particulier chez les jeunes, a créé une pression, mais de nombreuses personnes sont en difficulté simplement à cause de l’accumulation des coûts, selon Bruce Sellery, directeur général de Credit Canada.

« Le paradoxe, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui vont très bien, mais que beaucoup d’autres se trouvent dans une situation extrêmement difficile », indique-t-il.

Ce service de conseil en crédit à but non lucratif a vu ses demandes grimper de 31 % l’année dernière, notamment de la part de nombreuses personnes qui n’ont pas nécessairement connu de difficultés financières soudaines, comme une perte d’emploi, des problèmes de santé ou un divorce, mais qui ne parviennent tout simplement pas à faire face à la hausse du coût de la vie.

« Historiquement, nous nous sommes concentrés sur les personnes ayant des besoins urgents. Ce que nous constatons beaucoup plus souvent aujourd’hui, c’est simplement l’accumulation des hausses des coûts », souligne Bruce Sellery.

Les cas d’insolvabilité en hausse 

Cette pression se reflète dans les cas d’insolvabilité des consommateurs, qui ont atteint 140 457 en 2025 — le chiffre le plus élevé depuis 2009 — soit une moyenne d’environ 385 par jour, selon l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation.

Elle se reflète également dans les soldes non hypothécaires impayés, les cartes de crédit, les prêts à tempérament et les prêts automobiles atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’une décennie.

Les données de la Banque du Canada montrent que 2,64 % des prêts à tempérament affichaient un retard de paiement d’au moins 90 jours au quatrième trimestre de 2025, soit le double du niveau enregistré 4 ans plus tôt.

Les soldes impayés sur les cartes de crédit ont atteint 0,78 % au quatrième trimestre, contre 0,45 % en 2021, tandis que ceux sur les prêts automobiles ont atteint 0,67 %, contre 0,39 % quatre ans plus tôt.

Cela ressort également des états financiers actualisés de Goeasy. La société s’attendait à ce qu’environ 8,75 % des prêts ne soient pas remboursés l’année dernière, un niveau bien supérieur à celui des banques, mais reflétant le profil plus risqué des emprunteurs à risque.

Au lieu de cela, ce chiffre a bondi à 12,9 % pour 2025, avec une hausse de 24 % au quatrième trimestre, et l’on s’attend à ce qu’il atteigne 18 % au premier trimestre de cette année.

Selon TransUnion, la détérioration des taux de remboursement s’explique par le fait que de plus en plus de gens ont recours aux prêts personnels pour faire face à la hausse du coût de la vie. Mais l’augmentation du nombre d’emprunteurs incapables de rembourser leurs prêts conduit aussi les prêteurs à se montrer plus prudents.

TransUnion a observé une baisse des nouvelles émissions de cartes de crédit, de prêts automobiles et surtout de prêts à tempérament, les approbations se concentrant sur les consommateurs les plus solvables.

Equifax a également constaté un repli de la part des prêteurs.

« Cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas de demande de la part des consommateurs, mais simplement que les prêteurs se montrent peut-être plus prudents », indique Rebecca Oakes.

En promettant un redressement aux investisseurs, le directeur général de Goeasy, Patrick Ens, a fait savoir que l’entreprise allait précisément agir en ce sens.

« Nous avons réduit les montants des prêts accordés. Nous avons considérablement resserré nos critères d’octroi de crédit. Nous allons renforcer notre gestion des risques d’entreprise grâce à des modèles de risque améliorés, une discipline de crédit et des ressources de recouvrement », a-t-il affirmé lors de la conférence téléphonique trimestrielle avec les analystes.

Même les emprunteurs qui ne relèvent pas du segment des prêts à risque ressentent la pression.

La situation varie d’une région à l’autre du pays, avec une hausse des faillites dans les endroits où les taux de renouvellement des prêts hypothécaires sont plus élevés, souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

« C’est sur les marchés où l’accès à la propriété est le plus difficile, comme en Ontario et en Colombie-Britannique, que la tension se fait vraiment sentir. Les ménages de ces deux provinces subissent de plein fouet l’impact de la hausse des taux d’intérêt sur leur budget familial. »

Ceux qui subissent la pression de la hausse des taux lors du renouvellement contribuent à la divergence des situations financières au Canada, indique-t-il.

« On observe une baisse de l’épargne et un recours accru au crédit pour couvrir les dépenses essentielles. La situation au Canada devient donc de plus en plus polarisée. »

Les baisses des taux d’intérêt de la Banque du Canada ont contribué à réduire les ratios d’endettement globaux, mais ces mesures n’aident pas vraiment les emprunteurs à risque qui dépendent des cartes de crédit ou d’autres produits à taux d’intérêt extrêmement élevés.

« Les personnes qui ne sont pas propriétaires ou qui n’ont pas d’hypothèque voient leurs taux de défaut de paiement augmenter beaucoup plus rapidement que celles qui en ont. Cet écart ne cesse donc de se creuser », a déclaré Rebecca Oakes.

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Conquest et Friedmann AI enrichissent leurs plateformes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/conquest-et-friedmann-ai-enrichissent-leurs-plateformes/ Wed, 15 Apr 2026 11:53:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113336 Nouvelles fonctionnalités d’IA et intégration de soumissions d’assurance pour les conseillers.

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Conquest et Friedmann AI intègrent notamment la migration de données par IA et les soumissions d’assurance.

Conquest déploie quatre nouvelles fonctionnalités

Le logiciel de planification et d’analyse financière Conquest Planning, basé à Winnipeg, a annoncé l’ajout de quatre nouvelles fonctionnalités dans sa mise à jour d’avril :

  • migration de données par grands modèles de langage (large language models),
  • traitement du langage naturel vocal,
  • connexions avec des systèmes d’intelligence artificielle (IA) externes
  • et planification guidée.

La fonctionnalité de migration de données permet d’importer des données non structurées provenant de documents texte et de feuilles de calcul vers Conquest, réduisant la saisie manuelle et facilitant la transition à partir d’autres logiciels.

Conquest a également rendu son moteur de planification accessible via un serveur utilisant un protocole de contexte de modèle (model context protocol), permettant à des agents d’IA externes d’interagir avec le logiciel. Selon l’entreprise, cette approche « élimine » les risques d’hallucinations, puisque l’IA accède directement aux données à la source.

Les conseillers peuvent désormais interagir avec l’IA de Conquest en langage naturel, notamment pour poser des questions sur les rapports de planification, les stratégies ou la navigation. Cette fonctionnalité sera étendue ultérieurement à l’accès client et à la modification des plans.

Enfin, l’IA peut guider les conseillers dans la modélisation de scénarios complexes nécessitant plusieurs stratégies coordonnées, en les décomposant en étapes distinctes. Les premiers guides portent sur les stratégies de comptes à imposition différée, exonérés d’impôt et imposables. D’autres guides sur l’achat d’une propriété, les régimes de retraite et les stratégies de décaissement sont prévus plus tard cette année.

Friedmann AI propose des soumissions d’assurance de 23 assureurs

Le logiciel de planification et d’analyse financière Friedmann AI, basé à Toronto, offre désormais des soumissions d’assurance provenant de 23 assureurs canadiens, a indiqué l’entreprise récemment.

Les conseillers peuvent ainsi évaluer les besoins d’assurance d’un client potentiel, obtenir des soumissions et formuler des recommandations directement dans la plateforme, précise Michael Dutra, chef de la direction de la fintech, par courriel. L’objectif est de limiter le recours à plusieurs outils en centralisant l’ensemble du processus sur une seule plateforme.

Les assureurs partenaires comprennent notamment :

  • Assumption Vie,
  • Beneva,
  • Croix Bleue Vie,
  • BMO Assurance,
  • Canada Vie,
  • Co-operators,
  • Desjardins Sécurité financière,
  • Empire Vie,
  • Équitable,
  • Foresters,
  • Humania,
  • Industrielle Alliance,
  • Manuvie,
  • RBC Assurances,
  • Sun Life,
  • UV Assurance
  • et Wawanesa,
  • entre autres.

Lancé en décembre, Friedmann AI met de l’avant des fonctionnalités comme la saisie par dictée, où l’IA de traitement du langage naturel peut utiliser la transcription d’une rencontre pour mettre à jour les profils clients.

Depuis son lancement, l’agence générale de gestion (MGA) Qualified Financial Services et ses quelque 2 500 conseillers utilisent la plateforme, indique Michael Dutra. D’autres partenariats avec des AGG devraient être annoncés dans les prochains mois.

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DSP modifie le niveau de risque de certains FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/dsp-modifie-le-niveau-de-risque-de-certains-fnb/ Fri, 10 Apr 2026 11:43:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113252 PRODUITS – Quatre fonds sont concernés par ces changements.

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En tant que gestionnaire des Fonds négociés en Bourse (FNB) de Desjardins, Desjardins Société de Placement (DSP) revoit le niveau de risque de quatre de ses fonds.

Trois produits ont ainsi vu leur niveau de risque être revu à la baisse le 30 mars dernier.

Les FNB Desjardins Indice actions américaines à moyenne capitalisation (DMID) et IR Marchés émergents multifacteurs trajectoire zéro émission nette (DRFE) passent de « moyen à élevé » à « moyen ».

De son côté, le FNB IR Marchés développés ex É.-U. ex Canada multifacteurs trajectoire zéro émission nette (DRFD) voit sa cote abaissée de « moyen » à « faible à moyen ».

À l’inverse, la cote du FNB Desjardins marchés neutres — parts couvertes en $ US (DANC.U) a augmenté, passant de « faible » à « faible à moyen ».

Les objectifs et stratégies de placement de ces quatre FNB demeurent toutefois inchangés.

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DSP modifie le niveau de risque de deux fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/dsp-modifie-le-niveau-de-risque-de-deux-fonds/ Thu, 09 Apr 2026 11:19:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113228 PRODUITS – Et ajuste les stratégies de placement d’un autre.

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Lors d’une révision de sa gamme de produits, Desjardins Société de placement (DSP) a procédé à des modifications du niveau de risque pour deux de ses produits et a modifié les stratégies de placement d’un troisième.

Ainsi, le niveau de risque du Fonds Desjardins SociéTerre Obligations mondiales sera augmenté passant de « faible » à « faible à moyen ». En revanche, celui du Fonds Desjardins Mondial de dividendes sera abaissé changeant de « moyen » à « faible à moyen ».

Ces changements sont effectifs depuis le 27 mars.

DSP en a également profité pour apporter un ajustement aux stratégies de placement du Fonds Desjardins Actions canadiennes de revenu. Le seuil applicable aux investissements dans des titres étrangers a ainsi été augmenté de 15 % à 30 %.

Cet ajustement, qui est également entré en vigueur le 27 mars, permet d’aligner les limites d’investissement en titres étrangers du Fonds sur les règles établies pour sa catégorie par le Canadian Investment Funds Standards Committee (CIFSC).

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Desjardins étoffe son équipe développement durable et ESG https://www.finance-investissement.com/nouvelles/desjardins-etoffe-son-equipe-developpement-durable-et-esg/ Wed, 08 Apr 2026 12:11:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113190 NOUVELLES DU MONDE – Pour concrétiser ses ambitions environnementales.

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Charles Bernardi, un spécialiste en matière d’ESG (environnement, société, gouvernance), a été promu directeur, Stratégie et performance ESG au sein de la direction principale développement durable du Mouvement Desjardins. À ce poste, il sera chargé de soutenir l’organisation dans la concrétisation de ses ambitions environnementales et de sa stratégie de développement durable, a indiqué la coopérative.

Œuvrant depuis une douzaine d’années au sein du Mouvement Desjardins, il y a développé une expertise en intégration ESG, en capital-investissement, en titres à revenu fixe et en approvisionnement responsable.

Il a amorcé sa carrière à titre de technicien en approvisionnement stratégique, avant d’occuper des fonctions en développement durable, notamment celles de leader de pratique ESG et de chef d’équipe, mobilisation et opérationnalisation ESG.

Il est titulaire d’un baccalauréat en gestion internationale et en sciences environnementales de l’Université McGill. Il siège au comité Finance durable de Finance Montréal et assume la présidence du conseil d’administration de Québec Net Positif, un laboratoire d’idées indépendant dont l’objectif est d’accélérer la transition vers une économie sobre en carbone.

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Une acquisition structurante pour Desjardins https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-acquisition-structurante-pour-desjardins/ Wed, 25 Mar 2026 10:44:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113143 L’intégration de Guardian renforce sa taille, ses capacités et son ambition internationale.

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Desjardins finalise l’acquisition de Guardian Capital Group, annoncée en août 2025, consolidant ainsi sa position parmi les principaux gestionnaires d’actifs. « Cette transaction nous place dans une nouvelle catégorie parmi les leaders au Canada, avec une portée mondiale. Pour moi, c’est porteur d’un bel avenir pour la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine chez Desjardins », commente Nicolas Richard, Premier directeur général et chef de Desjardins Gestion internationale d’actifs (DGIA) en entrevue avec Finance et Investissement.

D’une valeur de 1,67 milliard de dollars (G$), cette acquisition, que Nicolas Richard qualifie comme l’une des plus grandes de Desjardins, marque un tournant pour la coopérative. Elle lui permet de plus que doubler ses actifs, qui passent d’environ 120 G$ à près de 280 G$ sous gestion et sous conseil.

« C’est aujourd’hui un jalon important pour Desjardins. La clôture de cette opération nous permet d’accélérer notre croissance, d’élargir notre portée et d’améliorer les solutions de placement que nous pouvons offrir à nos membres, clients et investisseurs. Elle nous positionne pour une croissance durable à long terme tout en accueillant une équipe qui cadre parfaitement avec notre culture et notre ambition », souligne Denis Dubois, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, par voie de communiqué.

« Nous sommes très heureux d’avoir franchi cette étape importante et de pouvoir regrouper Guardian, un gestionnaire d’actifs de premier plan au Canada avec une portée mondiale, avec DGIA », assure Nicolas Richard, qui souligne le fort alignement culturel entre les deux organisations.

Si leur revue diligente laissait déjà entrevoir cette compatibilité, il se dit particulièrement satisfait de constater qu’elle se confirme dans les faits. « Quand on rencontre les équipes respectives, c’est très naturel. Les gens veulent collaborer et échanger des idées ! », se réjouit-il.

Un élément qu’il juge essentiel à la réussite de l’intégration.

Une transaction marquante alignée sur la croissance

Cette opération d’envergure s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’industrie de la gestion d’actifs, où la taille devient un avantage concurrentiel déterminant. « La gestion d’actifs est une activité qui bénéficie des effets d’échelle », rappelle Nicolas Richard. Des coûts importants y sont associés, et une base d’actifs plus élevée permet de générer des gains d’efficacité et de réinvestir dans les capacités d’investissement.

Dans ce contexte, la transaction agit comme un véritable accélérateur pour Desjardins, dont la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine constituent des vecteurs de croissance clés. « Cela s’inscrit tout à fait dans notre volonté de devenir un joueur plus important en gestion d’actifs », souligne-t-il.

Une ouverture vers l’international ?

Sur la question de l’expansion internationale, l’intervenant nuance en rappelant que DGIA demeure solidement ancrée au Québec et au Canada.

Nicolas Richard souligne toutefois que, si les activités de Guardian sont particulièrement importantes au Canada, la firme possède également des filiales aux États-Unis et ailleurs, notamment au Royaume-Uni. Cette présence permet à Desjardins d’élargir progressivement son empreinte géographique. « Cela nous ouvre des portes, d’abord à l’extérieur du Québec, puis à l’international », estime-t-il.

Si cette intégration de Guardian propulse Desjardins à un autre niveau, Nicolas Richard insiste sur le fait qu’à court terme l’intégration devrait se faire en continuité pour les clients. « Les membres et les clients qui bénéficient de nos services continueront d’avoir accès aux mêmes stratégies et aux mêmes gestionnaires de portefeuille », promet-il.

À plus long terme, toutefois, la combinaison des expertises devrait permettre d’élargir et de diversifier l’offre de stratégies. Les clients pourront ainsi tirer parti de l’expertise combinée de deux gestionnaires, tant sur les marchés privés que publics.

« Cela va également renforcer nos capacités de recherche. Pour moi, c’est une évolution positive autant pour les membres et clients de Desjardins que pour ceux de Guardian », conclut-il.

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Deuxième mois de créations nettes records pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/deuxieme-mois-de-creations-nettes-records-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112866 FOCUS FNB – Les FNB canadiens franchissent le cap des 750 G$ d’actif sous gestion en février 2026.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens continuent sur leur lancée. En février, ils ont recueilli 19,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, tout juste derrière le record de 22,3 G$ établi en janvier 2026, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les entrées nettes depuis le début de l’année totalisent 41 G$. L’actif total sous gestion des FNB canadiens a franchi le cap des 782 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions encore en tête

Les FNB canadiens d’actions récoltent 11,7 G$ de créations nettes en février, soutenus par des entrées nettes de plus de 2 G$ dans chacune des quatre grandes régions géographiques :

  • Canada,
  • États-Unis,
  • marchés développés
  • et marchés mondiaux.

Les marchés émergents (ZEM) attirent 752 millions de dollars (M$), soit 4,8 % de l’actif de départ, légèrement en deçà des marchés développés, qui en cumulent 5 %.

Du côté des fonds d’action factoriels, les FNB de valeur (FCIV, VXM, FCUV) voient leurs créations nettes augmenter depuis janvier, tout comme les FNB de momentum. Les investisseurs font preuve d’appétit pour les titres décotés face aux grandes capitalisations boursières onéreuses, précisent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma. À l’inverse, les FNB de qualité (menés par ZUQ) enregistrent des rachats nets.

L’énergie reprend du service

Les investisseurs ont encaissé leurs gains dans les secteurs des services financiers (ZEB, XFN) et des matières premières (XGD), ce qui se traduit par des sorties nettes respectives de 927 M$ et 261 M$.

Parmi les secteurs, l’énergie (XEG) et les technologies enregistrent les plus importantes créations nettes. L’énergie reçoit 247 M$, soit 7,4 % de l’actif, porté par la spéculation sur les tensions géopolitiques et la hausse des prix du pétrole brut, indique BNMF. Il s’agit d’un rebond notable pour ce secteur, qui avait enregistré des rachats nets de près de 200 M$ en janvier à la suite de l’arrestation du président vénézuélien par les États-Unis au début du mois.

Les FNB obligataires confirment leur élan

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe maintiennent leurs résultats de janvier avec 4,6 G$ de créations nettes en février. La catégorie américaine et nord-américaine domine avec 1,3 G$, tirée par les obligations à rendement réel américaines couvertes en dollars canadiens, dont XSTH. Les FNB d’obligations étrangères récoltent des créations nettes de 1,1 G$, réalisées principalement par des fonds à gestion active.

Les obligations à très court terme (ZST) les obligations à moyen terme font face à des rachats, tandis que les obligations à court terme dominent le segment avec 1,2 G$ de créations nettes. Les FNB du marché monétaire affichent un mois quasi neutre.

Les FNB de matières premières ralentissent

Les FNB de matières premières marquent le pas en février avec 330 M$ de créations nettes, après leur record de 872 M$ en janvier. L’or et l’argent se sont stabilisés, tandis que les prix du pétrole brut remontaient. Les FNB de produits de base, d’or et d’argent mènent le classement des créations nettes dans cette catégorie. L’or reste toutefois volatil. Le FNB aurifère XGD a enregistré 345 M$ de rachats nets en une seule journée à la fin de février, illustre le rapport.

Les FNB multiactifs enregistrent pour leur part 2 G$ de créations nettes, portés par les FNB de répartition d’actifs, qui établissent un nouveau record mensuel à 1,8 G$ en février.

Transition énergétique : un FNB sort du lot

Les FNB canadiens axés sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 265 M$ de créations nettes en février par rapport aux 218 M$ de janvier. Les entrées nettes se répartissent dans plusieurs fonds d’actions populaires.

Un produit sort du lot : le FNB iShares S&P/TSX Energy Transition Materials Index (XETM), qui attire 16 M$ en février après 25 M$ en janvier, portant l’actif total à 41 M$. BNMF y voit le signe d’un intérêt croissant pour les matériaux critiques liés à la transition énergétique et à l’expansion de l’offre d’électricité alimentée par l’intelligence artificielle, notamment le cuivre, l’argent, l’aluminium, le cobalt, le lithium et l’uranium.

Les FNB de cryptoactifs attirent 150 M$ en février, portés par les FNB Ethereum et Bitcoin. Selon BNMF, les investisseurs pourraient chercher à tirer parti de la correction de la catégorie, en recul d’au moins 50 % depuis octobre 2025, tel que le mentionne le rapport, pour se repositionner à la hausse.

Fournisseurs et lancements : un mois bien rempli

En février, les vingt principaux fournisseurs de FNB canadiens enregistrent tous des entrées nettes. RBC iShares domine avec 6 G$ de créations nettes, suivi de Vanguard (3 G$), Fidelity (2,3 G$), TD (1,9 G$) et BMO (795 M$). TD, Desjardins et Manuvie affichent les plus forts pourcentages d’augmentation de croissance des parts de marché parmi les principaux fournisseurs.

Les FNB ayant engrangé le plus de créations nettes en février sont :

  • XIC (1,7 G$),
  • XSTH (1,2 G$),
  • XEQT (826 M$),
  • FBAL (563 M$)
  • et VEQT (552 M$).

Les rachats nets les plus importants touchent :

  • XIU (-1 G$),
  • ZEB (-967 M$)
  • et XGD (-543 M$).

Les fournisseurs ont lancé 37 nouveaux FNB sur le marché en février. BMO est le plus prolifique avec 18 nouveaux fonds, constitués de nouveaux FNB indiciels et des « unités à flux de trésorerie cibles » (série T) avec des distributions mensuelles fixes. CIBC, en collaboration avec Avantis, offre plusieurs FNB axés sur la valeur. Mackenzie ajoute des produits de croissance et de valeur américains ainsi qu’un FNB équilibré mondial. Russell déploie des séries FNB de ses fonds multifactoriels dans les principales régions et Sun Life GI lance des FNB à faible volatilité.

Trois tendances à surveiller en ce début d’année

« Depuis le déclenchement de la guerre commerciale américaine au printemps 2025, les investisseurs redirigent massivement leurs capitaux vers les marchés développés et émergents, un mouvement qui se poursuit en 2026 », mentionnent les analystes de BNMF.

Du côté des titres à revenu fixe, les obligations américaines indexées à l’inflation ont doublé leur actif de départ, devant les FNB d’obligations canadiennes globales et d’obligations étrangères, ce qui traduit une tendance à la diversification géographique, indique BNMF.

La volatilité accrue des marchés des matières premières et des actions en ce début d’année stimule par ailleurs les FNB canadiens à effet de levier ou inverses, notamment pour des expositions larges, sectorielles (financières, services publics) ou ciblées sur des titres individuels, selon le rapport.

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Allumer l’étincelle de la confiance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/allumer-letincelle-de-la-confiance/ Fri, 06 Mar 2026 11:22:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112775 Ce que font les leaders de l’industrie pour les femmes.

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De la gouvernance paritaire aux programmes de développement du leadership, en passant par des mesures de suivi de l’équité salariale, les lauréats 2025 du Top des leaders de l’industrie financière ont mis en place des initiatives concrètes pour favoriser l’avancement des femmes au sein de leurs organisations. Les approches varient, mais elles témoignent d’une volonté d’agir là où des freins systémiques persistent.

Geneviève Brouillard, première vice-présidente, Québec et Est de l’Ontario à la Banque Scotia, qui a obtenu la mention spéciale du jury pour son engagement envers les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), estime que certains obstacles à la progression des femmes dans l’industrie financière ont peu évolué au fil des décennies.

« Ne pas assumer son ambition, manquer de confiance en soi : ces enjeux persistent. Les femmes de l’industrie sont talentueuses, mais il leur manque parfois une étincelle de confiance. Et c’est notre rôle comme organisation de toujours alimenter ça », a-t-elle confié à Finance et Investissement.

Parmi les moments charnières d’une carrière, la maternité reste un point de rupture pour plusieurs professionnelles. « La femme doit souvent mettre un frein à sa carrière parce qu’elle veut avoir des enfants », observe la dirigeante. Pour atténuer cet impact, elle insiste sur un ingrédient essentiel : « Il faut être intentionnel. Dès le processus de sélection de candidats, il faut s’assurer d’avoir une diversité de genre. »

En 2025, Geneviève Brouillard a piloté la première cohorte interne du programme L’effet A, destiné à accélérer le développement professionnel des employées et à élargir leur accès aux postes stratégiques. Les programmes de développement pour cadres à fort potentiel de la banque affichent désormais une participation féminine de 51 %.

Des projets comme le Scotia Café et l’Initiative Femmes, qui aide les femmes à faire croître leurs entreprises et à mener plus loin leur carrière, ainsi que des groupes ressources pour les employés s’ajoutent à cet écosystème de soutien. Ces initiatives portent leurs fruits : les femmes représentent 54 % de la main-d’œuvre canadienne de la Banque Scotia et occupent 42,5 % des postes de haute direction.

En gestion de patrimoine, le nouveau comité de direction piloté par Martin Lavigne, directeur général, conseils en placement, Gestion de patrimoine Scotia, compte cinq femmes parmi ses onze membres, un signal que la parité se construit aussi par des nominations aux postes supérieurs.

Mesurer pour agir

Denis Ricard, président et chef de la direction d’iA Groupe financier, nommé Personnalité financière de l’année et lauréat dans la catégorie Assureurs de personnes, a fait de la quantification le pivot de sa stratégie d’équité, diversité et inclusion (EDI).

Un indice d’inclusion fondé sur neuf questions permet de suivre l’évolution des perceptions et d’orienter les actions. Les tableaux de bord sont présentés chaque trimestre à la haute direction. Des analyses annuelles d’équité salariale visent à détecter et corriger tout biais dans la rémunération. La politique de diversité fixe un objectif minimal de 30 % de femmes au conseil d’administration.

La formation sur les enjeux d’équité, diversité et inclusion est obligatoire pour tous les employés. Un comité consultatif réunissant les coprésidents des groupes ressources d’employés et des membres de la haute direction veille à l’alignement des actions avec les priorités stratégiques de l’organisation.

Sur le terrain, iA Gestion privée de patrimoine s’appuie sur Women of Wealth, un regroupement de plus de 100 conseillères, dont l’un des mandats est d’augmenter la présence féminine dans le conseil en gestion de patrimoine. Lancée en 2025, l’initiative Exceptionnelle mobilise quant à elle des leaders féminines du Réseau carrière, qui compte plus de 900 conseillères, pour inspirer la prochaine génération de dirigeantes.

Construire la relève féminine

Chez Desjardins Gestion de patrimoine, l’enjeu de la représentation féminine se pose en termes de construction à long terme. La réflexion porte sur la chaîne complète de progression.

Les femmes représentent 47 % des conseillers adjoints et associés et 41 % des conseillers gestionnaires de patrimoine, mais seulement 21 % des conseillers propriétaires de blocs d’affaires, un ratio que la firme souhaite faire progresser.

Le programme Perspective vise à former la relève en intégrant la diversité de genre dès les processus de sélection. « Dans notre processus d’embauche, on essaie d’élargir le bassin pour qu’à terme il y ait davantage de femmes propriétaires de blocs d’affaires », explique David Lemieux, vice-président et directeur général de Valeurs mobilières Desjardins, lauréat dans la catégorie Courtiers de plein exercice.

L’équipe de direction de VMD est composée à plus de 50 % de femmes. « Plus on introduit des femmes dans les postes de gestion, plus ça devient motivant pour d’autres femmes d’entrer dans cette carrière », ajoute-t-il.

Quand le cabinet est un modèle

Certaines firmes misent d’abord sur leur propre culture organisationnelle. Annabelle Dumais, associée et planificatrice financière chez Dumais, Sauvageau, Garon, lauréate dans la catégorie Cabinets en services financiers spécialisés en distribution, incarne une approche différente : montrer l’exemple de l’intérieur. Son cabinet est codirigé par deux femmes planificatrices financières et son équipe est composée exclusivement de conseillères, y compris au niveau administratif.

Cette configuration traduit une culture professionnelle où les femmes jouent un rôle central dans le conseil, la gestion et le développement stratégique. Les dirigeantes précisent toutefois être ouvertes à élargir l’équipe avec des profils masculins, dans une volonté d’équilibre et de complémentarité.

Des initiatives à différentes échelles

D’autres lauréats ont adopté des mesures ciblées. Humania Assurance a déployé le programme Défi Leadership de L’effet A, conçu pour aider les femmes cadres à développer leur posture stratégique et accroître leur influence. Selon son président et chef de la direction, Nicolas Moskiou, les femmes occupent 54 % des postes de direction de l’organisation et détiennent la majorité des sièges au conseil d’administration (cinq femmes contre quatre hommes). Les fonctions de coordination et de gestion d’équipe sont assumées à 88 % par des femmes.

De son côté, Jean-François Dufour, président de Dufour Solutions Financières, finaliste dans la catégorie Cabinets en services financiers spécialisés en distribution, a organisé deux événements gratuits destinés aux femmes de sa région afin de renforcer leur littératie financière et de promouvoir une plus grande équité au sein des ménages.

Le cabinet Mérici Services Financiers a intégré à ses portefeuilles modèles un fonds d’impact vert géré par une femme au Québec. Lorsque deux fonds présentent des caractéristiques équivalentes, la firme privilégie celui qui intègre une composante environnementale, sociale et de gouvernance, associant engagement durable et promotion du leadership féminin dans la gestion d’actifs.

Les initiatives des firmes diffèrent par leur ampleur et leur portée. Néanmoins, elles reposent sur une même conviction : l’avancement des femmes dans l’industrie ne relève pas d’un simple énoncé de principes. Il se construit, programme après programme, nomination après nomination, à tous les niveaux de l’organisation.

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Femmes en finance : progrès et recherche de sécurité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/femmes-en-finance-progres-et-recherche-de-securite/ Fri, 06 Mar 2026 11:16:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112800 Si les femmes dominent les cohortes universitaires et plusieurs postes professionnels, elles privilégient les banques, l’assurance ou l’audit.

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Les études montrent que les femmes ont atteint en général l’égalité dans les professions financières, et l’ont même dépassée. Cependant, elles sont encore sous-représentées dans les postes de haute direction. Leur profil tend à être plus axé sur la sécurité que sur l’ambition.

En finance au Québec, les femmes « représentent 56,6 % des contributeurs individuels et 41,3 % des gestionnaires », constate une étude de 2023 de Finance Montréal intitulée Portrait de la diversité du secteur de la finance et de l’assurance au Québec. En assurance, la représentation des femmes s’élève à 58 % de contributeurs et à 52,5 % des gestionnaires.

Chiffres plus minces vers le haut

Les chiffres s’amenuisent toutefois du côté de la gestion d’actifs et des services bancaires d’investissement. Dans le premier secteur, les femmes représentent 36 % des effectifs au niveau contributeur individuel et 24,6 % au niveau gestionnaire. Dans le deuxième secteur, elles comptent pour 36,5 % et 29,8 % respectivement.

Les chiffres s’affaissent encore au sein de la haute direction. « Les femmes occupent des postes de cadres dans des proportions similaires à l’ensemble des industries (entre 25,4 % et 29,8 %), sauf dans les marchés financiers et services bancaires d’investissement, où elles sont beaucoup moins présentes (13 %) », souligne Finance Montréal.

Dans le secteur des banques d’affaires, la proportion des femmes aux postes de direction est de moins de 10 %, selon Saloua Benkhouya, présidente du conseil d’administration de l’Association des femmes en finance du Québec et vice-présidente, placements privés et investissements d’impact au Fonds de solidarité FTQ. « Aucune femme n’a dirigé une grande banque au Canada », déplore-t-elle.

En revanche, elle salue le fait qu’au Québec des femmes aient pris les rênes d’importantes sociétés financières, notamment Isabelle Hudon, présidente de la BDC, Janie Béïque, présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ, sans oublier Monique Leroux, présidente du Mouvement Desjardins.

Même image en conseil financier

Un constat similaire prévaut du côté du conseil financier et de la planification financière. Dans le premier cas, les femmes ont pratiquement atteint la parité avec une proportion de 48 % des postes-conseils, selon Ann-Rebecca Savard, présidente du conseil de l’Association de la relève des services financiers et vice-présidente de Lumos Services financiers, citant des chiffres de la Chambre de la sécurité financière.

En planification financière, la proportion des femmes s’élève à 34,4 %, selon Caroline Champagne, présidente et cheffe de la direction de l’Institut de planification financière. La ventilation par secteur donne un autre portrait. Alors que du côté des banques la proportion des femmes est de 38,3 %, elle est :

  • de 28,2 % du côté des assureurs;
  • de 27,2 % dans les cabinets indépendants en services financiers;
  • de 25,7 % dans les sociétés de gestion de patrimoine;
  • et de 17,4 % dans les cabinets en services financiers.

Au chapitre de l’avancement des femmes, une étude de VersaFi, qui se présente comme le plus grand réseau au Canada de femmes en finance, affirme : « L’avancement professionnel est apparu comme le domaine le plus faible, moins de la moitié des femmes déclarant voir un chemin clair vers la réalisation de leurs ambitions professionnelles, et seulement quatre sur dix s’attendant à être promues au cours des cinq prochaines années. Ces faibles scores mettent en évidence un “écart d’ambition” préoccupant, les parcours peu clairs et le soutien limité contribuant à freiner les aspirations à des postes de direction. » Le rapport révèle que seule la moitié des femmes estiment avoir des chances égales d’avancement, et encore moins considèrent que leur organisation investit dans le développement du leadership.

« Les femmes ne manquent pas d’ambition, mais manquent d’opportunités », résume Saloua Benkhouya, qui dénonce une culture d’entreprise encore essentiellement masculine, où les modèles de leadership ne sont pas toujours alignés avec les compétences féminines. Par exemple, souligne-t-elle, l’accès aux réseaux informels est inégal, voire fermé : « Les femmes ne sont pas invitées au golf ou à la pêche. »

Biais féminins

Dans la profession qui la concerne plus spécifiquement, Ann-Rebecca Savard constate également la présence de modèles qui divergent de la sensibilité des femmes. « Il faudrait revoir la définition de ce qu’est un conseiller à succès. Nous encensons ceux qui choisissent la quantité et qui ont accumulé beaucoup d’actifs, et non ceux qui optent pour la qualité et la relation client », rapporte-t-elle. Cependant, elle reconnaît que la clientèle, même féminine, est la première à chercher par-dessus tout la performance et le rendement, ce que les accolades de l’industrie ne font que refléter.

Ann-Rebecca Savard souligne aussi des « obstacles » qui résident davantage chez les femmes elles-mêmes. « Elles sont plus portées vers des postes offrant une sécurité financière, donc des postes salariés. » Elle calcule que la proportion des femmes allant vers des parcours plus entrepreneuriaux est d’environ 25 %, ce que les chiffres de l’Institut de planification financière confirment.

Quant aux rôles de leadership et de direction, il faut se rappeler qu’il s’agit de carrières très accaparantes qui ne sont pas toujours taillées sur mesure pour les femmes. « En tant que leader, il faut créer des réseaux, serrer des mains, dénicher de l’information. Les hommes ont plus ce genre de “guts”; une femme doit toujours travailler plus fort pour avoir cette confiance en soi. » Elle considère également que « les femmes sont rebutées par la vente à pression et la solitude » que les postes de conseiller et de gestion d’actifs exigent souvent.

Dans les universités et les écoles de formation professionnelle, autant Saloua Benkhouya qu’Ann-Rebecca Savard constatent la forte présence des femmes, les proportions dépassant souvent les 50 %. « Mais elles ne vont pas en conseil indépendant », déplore Ann-Rebecca Savard. Un constat partagé par Saloua Benkhouya : « Il n’y a pas un manque de talent, dit-elle, mais celles qui terminent leurs études ne choisissent pas l’investissement et la gestion d’actifs. Elles sont plutôt recrutées par les banques, les compagnies d’assurance ou les firmes de comptabilité. On constate une forte présence en audit, pas nécessairement dans les postes décisionnels. »

Les étudiantes présentent un autre biais inattendu : « Dans les programmes universitaires, les femmes sont moins susceptibles d’explorer les voies plus avantageuses, même quand elles ont un niveau de littératie financière égal à celle des hommes », constate Caroline Champagne. Elle fait ressortir que le niveau médian de rémunération pour les femmes dans la profession est loin d’être faible : 145 000 $. De plus, poursuit-elle, « il existe de nombreuses possibilités de carrière en planification financière. On pourrait avoir deux fois plus de planificateurs au Québec et peiner encore à suffire à la demande ». Elle rappelle en outre que, selon un rapport de Marchés des capitaux CIBC, les femmes au Canada devraient contrôler près de 4 000 milliards de dollars (G$) d’actifs d’ici 2028, par rapport à environ 2 200 G$ aujourd’hui.

Un autre obstacle réside dans le processus de relève, juge Ann-Rebecca Savard. Offrir un salaire à une femme souhaitant acheter la clientèle d’un conseiller prenant sa retraite faciliterait l’accès à la profession. « Oui, mais…, nuance-t-elle. Un conseiller expérimenté à la recherche d’un successeur qui a le choix entre une femme et un homme trouvera souvent plus facile de faire affaire avec un homme plutôt qu’avec une femme qui veut un salaire et qui s’attend à deux ou trois congés de maternité. »

Au terme de ce tour d’horizon, on peut se demander si les femmes ont atteint un plafond, qui n’est pas seulement le proverbial plafond de verre. « Je crois qu’elles sont encore en progression, estime Ann-Rebecca Savard, mais au même rythme que l’ensemble de l’industrie, qui avance à pas de tortue. »

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