Caisse de dépôt et placement du Québec – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 01 Apr 2026 12:03:27 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Caisse de dépôt et placement du Québec – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 La Caisse recrute la directrice financière du Cirque du Soleil https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-caisse-recrute-la-directrice-financiere-du-cirque-du-soleil/ Wed, 01 Apr 2026 12:03:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113138 La Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) nomme Emmanuelle Leclerc-Granger au poste de première vice-présidente et cheffe de la direction financière et des technologies de l’information. Elle intégrera le comité de direction et relèvera directement du président et chef de la direction de La Caisse, Charles Emond.

Dans ses nouvelles fonctions, Emmanuelle Leclerc-Granger sera responsable de la gestion financière globale, de la fiscalité internationale, de la trésorerie, des technologies de l’information, de la planification stratégique ainsi que de la communication avec les investisseurs.

Charles Emond a souligné qu’Emmanuelle Leclerc-Granger est reconnue pour sa capacité à mobiliser ses équipes dans des contextes de transformation. La gestionnaire a rejoint le Groupe Cirque du Soleil en 2016, où elle a occupé successivement les postes de contrôleur puis de cheffe de la direction financière à partir de 2021.

Elle y a été remarquée pour son leadership, tant dans les périodes de croissance que dans des contextes plus exigeants, indique la Caisse dans un communiqué. Elle a notamment participé au redressement des finances du groupe, qui avait dû suspendre ses spectacles durant la pandémie de la COVID-19. Auparavant, la gestionnaire avait œuvré pendant dix ans en audit et en services financiers auprès de multinationales au sein de la firme KPMG.

« Après plusieurs années exceptionnelles au sein du Cirque du Soleil, où j’ai eu le privilège de collaborer avec des équipes talentueuses et passionnées, je m’apprête à tourner une page importante de mon parcours professionnel. […] Je me réjouis de contribuer à la mission d’une organisation qui joue un rôle clé dans le développement du Québec et ses partenariats à travers le monde », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.

Titulaire d’un DESS en comptabilité publique de l’Université du Québec à Montréal et d’un baccalauréat en commerce avec spécialisation en comptabilité de l’université Mc Gill, Emmanuelle Leclerc-Granger détient le titre de CPA.

Avec cette nomination, elle deviendra la cinquième femme à siéger au comité de direction de La Caisse, qui compte actuellement 11 membres, dont Sarah-Émilie Bouchard, Rana Ghorayeb, Ève Giard et Kim Thomassin, selon le site de La Caisse.

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La Caisse sous son indice en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-caisse-sous-son-indice-en-2025/ Wed, 25 Feb 2026 18:49:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112730 La Caisse a généré un rendement de 9,3 % en 2025, inférieur à l’indice de référence auquel elle se compare.

Ce portefeuille de référence a enregistré un rendement de 10,9 % en 2025, selon les résultats de la Caisse dévoilés le 25 février.

Le rendement du bas de laine des Québécois se trouve ainsi sous son indice de référence dans la plupart de ses classes d’actifs en 2025.

Les marchés boursiers, les placements privés, l’immobilier et les infrastructures ont tous affiché une progression inférieure à leur indice de référence en 2025. Les obligations ont fait bande à part, en surpassant l’indice.

« Oui, ça saisit quand on le regarde, admet le président et chef de la direction, Charles Emond, en conférence de presse. On voit qu’on n’est pas les seuls (régimes de retraite dans cette situation). »

« Au niveau de la valeur ajoutée négative, je ne suis pas du tout préoccupé », enchaîne-t-il.

La Caisse doit diversifier son portefeuille pour réduire son risque et passer à travers les différents cycles du marché, souligne Charles Emond. « Ça, c’est ce qu’on vise pour que les régimes restent en santé chaque année. »

Il donne l’exemple des investissements historiques pour les producteurs d’énergie, en raison de l’engouement pour l’intelligence artificielle. Cette tendance a soutenu les rendements de l’indice de référence en infrastructure.

Or, le portefeuille de la Caisse est plus diversifié dans le but de réduire sa volatilité, explique le PDG.

La Caisse a surpassé son indice sur un horizon de cinq ans et dix ans. Sur cinq ans, l’institution a obtenu un rendement annuel de 6,5 %, comparativement à 6,2 % pour l’indice. Sur dix ans, le rendement annuel a atteint 7,2 %, mieux que l’indice à 6,9 %.

Le portefeuille immobilier a continué de traîner de la patte. Il a affiché un rendement de 0,2 %, comparativement à 1,8 % pour l’indice.

Charles Emond répond que l’industrie « est en transition profonde » depuis cinq ans. Il souligne que la Caisse a fait des changements de près de 50 milliards de dollars (G$) à son portefeuille pour s’adapter.

La Caisse a également cessé d’être un gestionnaire de propriétés, « un tout autre métier qu’être investisseur ». L’intégration de la filiale immobilière Ivanhoé Cambridge est également terminée.

« Maintenant que c’est intégré, c’était notre première année en 2025. Ce que je voulais voir, c’est des progrès et on l’a constaté », affirme le PDG.

Les charges d’exploitation de la Caisse ont diminué en 2025 pour s’établir à 0,21 %. Ce ratio a été de 0,23 % en 2024 et de 0,26 % en 2023.

Au 31 décembre 2025, son actif sous gestion a atteint 517 G$.

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Rose des Vents : une boussole pour la finance durable https://www.finance-investissement.com/fi-releve/rose-des-vents-une-boussole-pour-la-finance-durable/ Mon, 29 Sep 2025 10:23:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110053 Lancée en septembre 2024, l’entreprise Rose des Vents incarne la volonté de redonner du sens à la finance. Portée par l’une des participantes au parcours ElleFintech de Finance Montréal, la jeune entreprise de conseil conjugue stratégie ESG (environnemental, social et de gouvernance), engagement communautaire et entrepreneuriat au féminin.

C’est pendant son deuxième congé de maternité que l’idée de créer Rose des Vents a germé dans l’esprit d’Odrey Robillard. Pour elle, c’était l’occasion rêvée de prendre un pas de recul face au milieu de la finance et de réfléchir à la façon de maximiser son impact professionnel dans un monde en profonde transformation.

Alors que les indices ESG sont bousculés et que plusieurs organisations revoient leurs politiques, réorienter sa carrière dans ce secteur pouvait sembler audacieux.

« Ce n’est pas un contexte facile pour lancer une entreprise, surtout en finance durable, où certains termes comme ESG sont devenus polarisants. Mais justement, c’était le bon moment », affirme Odrey Robillard.

Diplômée en finance de l’Université de Sherbrooke, ses premiers entretiens d’embauche dans le secteur bancaire lui font prendre conscience d’un écart entre ses valeurs et celles du secteur bancaire. Elle quitte alors les processus de recrutement pour s’inscrire à une maîtrise en environnement, un virage déterminant.

De retour au Québec après un séjour en France, elle débute sa carrière au Groupe d’Investissement responsable (GIR), une PME qui exerce les droits de vote pour le compte de grandes organisations, puis rejoint en 2015 la première équipe en investissement responsable formée par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

« C’était un moment fondateur. La Caisse est un bijou qu’on connaît mal au Québec. Elle a pris un réel leadership sur la finance durable à partir de 2017, notamment avec sa stratégie climatique », se souvient-elle.

En 2019, elle intègre le Fonds de solidarité FTQ, qui cherchait alors à structurer sa propre approche d’investissement responsable. Elle contribue à bâtir une équipe et à tisser des liens avec les entrepreneurs du Québec. Elle y occupera le poste de directrice du développement durable, placements privés et investissements d’impact pendant deux ans.

De l’intrapreneuriat à l’entrepreneuriat

Au fil du temps, Odrey Robillard ressent les limites du cadre organisationnel. « Quand on travaille dans une grande structure, il y a des balises. On ne peut pas toujours connecter les acteurs entre eux ou initier des projets plus risqués », explique-t-elle. Le désir d’entreprendre prend le dessus. « Je me suis toujours définie comme une intrapreneure. Mais au fond, je suis une entrepreneure : j’ai la vision, la capacité de faire arriver les choses et l’envie de tracer ma propre feuille de route. »

Plutôt que de sauter dans le vide, elle prépare soigneusement sa transition. Elle constitue un fonds de prévoyance pour assumer quelques mois sans revenus. Son premier mandat arrive en 2024 grâce à son implication au sein du conseil d’administration d’une fondation. Ce mandat à temps partiel lui permet de poser les premiers jalons de son entreprise : recherche de nom, identité de marque, site web, etc. tout se fait pas à pas, avec l’aide de coachs et mentors.

Le programme d’accélération ElleFintech, chapeauté par Finance Montréal, joue un rôle déterminant dans le déploiement de Rose des Vents. L’entrepreneure y bénéficie d’un encadrement personnalisé pour structurer son argumentaire, rencontre d’autres entrepreneures et se rapproche de l’écosystème fintech de la métropole. Cerise sur le gâteau : elle signera prochainement un bail dans la nouvelle phase d’expansion des bureaux de Finance Montréal à la Place Ville-Marie. « Jamais je n’aurais pensé avoir un bureau au cœur du quartier financier. C’est à la fois symbolique et motivant », confie-t-elle.

Pour l’instant, Rose des Vents est une entreprise de service-conseil. Mais l’aspect technologique pourrait évoluer. L’intégration d’outils d’intelligence artificielle pour mieux traiter les enjeux ESG fait partie des pistes explorées.

Briser les barrières et inspirer

Être entrepreneure et mère de deux jeunes enfants est un double rôle exigeant. Odrey Robillard souligne l’importance d’une bonne organisation, d’un réseau de soutien… et d’un partenaire engagé. « Mon conjoint me pousse depuis trois ans à lancer mon entreprise. Il m’appuie à 100 % et prend en charge beaucoup de choses à la maison. »

Le rythme est intense : journées longues, soirées prolongées après le coucher des enfants, mais les priorités restent claires. « Avoir du temps de qualité avec mes enfants est non négociable. Je suis présente pour eux tous les soirs et toutes les fins de semaine », dit-elle. Pour préserver cet équilibre, elle s’apprête à ouvrir un premier poste dans son entreprise, signe d’une croissance rapide et d’un besoin urgent de déléguer.

Être une femme entrepreneure dans le secteur fintech n’est pas sans défis. « Il faut toujours établir sa crédibilité. Et quand tu es jeune et que tu arrives dans un comité d’investissement, tu es encore trop souvent la seule femme autour de la table », évoque-t-elle.

Elle insiste sur l’importance d’avoir plus de modèles variés, notamment pour les femmes qui jonglent entre famille et ambition professionnelle. Elle appelle aussi les employeurs des conjoints à soutenir davantage l’implication des hommes dans la vie familiale.

Malgré les obstacles, elle garde le cap. « Ce qu’il faut, c’est de la détermination, de l’endurance… et un peu de naïveté », dit-elle en riant. Rose des Vents repose sur cinq valeurs clés : espoir, détermination, audace, réciprocité et excellence. Autant de boussoles pour orienter sa trajectoire dans un secteur en pleine mutation.

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La CDPQ achètera l’entreprise Edify https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-achetera-lentreprise-edify/ Mon, 22 Sep 2025 19:21:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109948 Le groupe mondial d’investissement La Caisse a signé une entente pour l’acquisition d’Edify, une entreprise australienne spécialisée dans les énergies renouvelables et le stockage d’énergie par batteries.

Les deux entreprises affirment qu’une fois finalisée, la transaction, combinée à un financement additionnel en capitaux propres, devrait représenter un investissement d’environ 1 milliard $.

Cet investissement financera l’acquisition d’Edify et fournira des capitaux propres pour financer deux projets hybrides prêts à construire combinant la production solaire et le stockage d’énergie par batteries.

L’entente soutiendra également le portefeuille de projets hybrides et de stockage d’énergie par batteries de l’entreprise.

Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef pour les Infrastructures et Investissement durable à La Caisse, affirme qu’Edify accélérera la réalisation de projets d’énergies renouvelables et de stockage d’énergie à grande échelle qui renforcent le réseau électrique et favorisent la décarbonation.

La Caisse, anciennement CDPQ, affichait un actif net totalisant 496 milliards de dollars en date du 30 juin.

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La CDPQ affiche un rendement de 4,6 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-affiche-un-rendement-de-46/ Tue, 12 Aug 2025 18:14:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109002 La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a enregistré un rendement de 4,6 % au cours des six premiers mois de l’année, mais ses dirigeants ont mis la table pour des mois plus incertains.

Le bas de laine surpasse ainsi son indice de référence, qui a progressé de 4,3 %, selon ses résultats financiers de mi-année publiés mardi. Sur cinq ans, le rendement moyen a atteint 7,7 %, comparativement à 6,6 % pour son indice de référence.

Malgré des rendements positifs, le président et chef de la direction, Charles Emond, a souligné que l’environnement demeurait incertain pour les investisseurs.

« Je vous dirais qu’il y a plus de risques à la baisse qu’à la hausse, a prévenu Charles Emond, en conférence de presse, mardi, pour discuter des résultats de mi-année de la Caisse. Ça nous invite à la prudence dans ce contexte-là. »

Les effets des politiques protectionnistes du président américain, Donald Trump, ne se sont pas fait pleinement sentir, selon lui.

Il a expliqué que les droits de douane américains auraient pour effet de ralentir l’économie américaine, tout en augmentant les prix. La Réserve fédérale (Fed) pourrait ainsi se trouver face à un dilemme entre réduire les taux pour stimuler l’économie ou les hausser pour contrer l’inflation.

La première moitié d’année n’a pas été de tout repos pour les investisseurs boursiers. Les tensions commerciales entre les États-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux ont provoqué des soubresauts en Bourse. « Avril a d’ailleurs été le septième mois le plus volatil de l’histoire », a souligné le chef des marchés liquides, Vincent Delisle.

La Caisse a surpassé son indice de référence pour les actions et les revenus fixes. Le portefeuille immobilier continue toutefois de tirer de la patte avec un rendement de 0,1 % en six mois, contre 1,2 % pour l’indice de référence. Sur cinq ans, le portefeuille stagne avec un rendement annuel de 0,3 %, légèrement inférieur à l’indice à 0,4 %.

La Caisse a souffert de sa concentration dans certains marchés de bureaux aux États-Unis, où le télétravail est plus courant qu’en Europe.

L’année 2025 est une année de « transition », a défendu Charles Emond. « On voit quand même que les employeurs veulent rappeler leurs employés, a-t-il indiqué. Donc, ça nous encourage. On voit aussi les taux d’occupation qui s’améliorent à New York, entre autres. »

L’actif de la Caisse a progressé de 23 milliards de dollars (G$) au cours des six premiers mois de l’année pour s’établir à 496 G$.

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La CDPQ partie prenante de « l’économie du génocide » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-partie-prenante-de-leconomie-du-genocide/ Mon, 07 Jul 2025 11:20:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108360 La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est visée par un rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU), qui accuse le bas de laine des Québécois de participer à « l’économie du génocide » à Gaza.

La Caisse a investi 9,6 milliards de dollars (G$) dans des entreprises qui profiteraient du conflit israélo-palestinien pour s’enrichir, allègue la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de la personne dans les territoires palestiniens, Francesca Albanese, dans son rapport intitulé « De l’économie d’occupation à l’économie de génocide », dévoilé jeudi.

Francesca Albanese accuse 48 d’entreprises de profiter financièrement du conflit, en fournissant du matériel militaire ou en achetant des obligations du gouvernement israélien.

« On doit arrêter tout ça, a plaidé en français Francesca Albanese, en conférence de presse diffusée en ligne. Les profits que ces compagnies sont en train de faire sont la mesure de leur implication dans ce génocide. C’est une économie qui soutient Israël. Au lieu de la sanctionner, on est en train de la soutenir. »

Elle recommande un embargo sur la vente d’armes à Israël. « Il est temps que les entreprises coupent les liens avec Israël, a ajouté Francesca Albanese dans une autre réponse en anglais. Le fait de s’engager dans quelque chose qui génère des gains économiques et des profits est problématique. »

Dans le rapport, la Caisse est visée plus spécifiquement, car ses investissements dans trois entreprises ciblées ont augmenté de 2023 à 2024. Le rapport dénonce que l’institution détient des actions de ces entreprises, « malgré sa politique d’investissement responsable et des droits de la personne ».

Le rapport cite l’exemple de l’investissement dans Lockheed Martin, qui a triplé de 2023 à 2024. Le rapport accuse la société américaine de profiter de la vente de ses avions militaires à Israël.

« Après le mois d’octobre 2023, les F-35 et les F-16 ont joué un rôle essentiel pour doter Israël d’une puissance aérienne sans précédent, lui permettant de larguer environ 85 000 tonnes de bombes, dont la plupart non guidées, tuant et blessant plus de 179 411 Palestiniens et ravageant Gaza. »

Lockheed Martin affirme qu’elle est « fier du rôle central qu’elle a joué pour assurer la sécurité de l’État d’Israël », sur son site web.

Dans une déclaration écrite, la Caisse a pour sa part rejeté « fermement les allégations selon lesquelles elle pourrait faciliter ou encourager des crimes internationaux par le biais de ses investissements ».

« Des allégations et faits doivent être rectifiés. D’une part, les investissements dans les compagnies mentionnées ne sont pas, pour la majorité, gérés par la Caisse directement. Ils sont gérés par des intermédiaires ou détenus à travers des produits standards offerts à l’ensemble des investisseurs. D’autre part, la Caisse détient une infime partie d’actions dans ces compagnies, ce qui limite sa capacité à les influencer directement », a ajouté la CDPQ.

« La Caisse tient enfin à rappeler qu’elle a aussi cessé tout nouvel engagement en Israël et dans le Territoire palestinien occupé. »

En mai, le président et chef de la direction, Charles Emond, avait dit en commission parlementaire que la situation n’était pas « blanc ou noir » lorsqu’on investissait dans le secteur de la défense.

Il avait aussi mentionné que certains investissements de la Caisse n’étaient pas liés à une décision d’investir directement dans l’entreprise, mais qu’ils étaient plutôt détenus de manière passive, en reproduisant un indice boursier.

« Dans le cas de Lockheed Martin, on pourrait amener le point également que c’est la même entreprise qui fabrique des équipements qui sont fournis par d’autres gouvernements, américain ou autres, au niveau de l’OTAN, pour défendre l’Ukraine, notamment », avait indiqué le patron de la Caisse.

La Caisse ne doit pas « regarder ailleurs »

Le rapport est « très important », car il illustre comment le système économique a tiré profit de l’intervention militaire israélienne, a souligné le porte-parole de la Coalition du Québec urgence Palestine, Raymond Legault, en entrevue.

Il demande à la Caisse de se départir de ses investissements dans des entreprises qui tirent des profits de « cette situation génocidaire ».

« On ne peut pas regarder ailleurs et dire que, finalement, nos investissements dans ces compagnies-là n’ont aucun rapport avec les crimes qui sont en train d’être commis », a déploré Raymond Legault.

L’exposition de la Caisse serait encore plus grande que les 9,6 G$ identifiés dans le rapport de l’ONU, a avancé Raymond Legault. La rapporteuse a, elle-même, reconnu que la liste des entreprises visées n’était pas exhaustive.

La Coalition du Québec urgence Palestine estime que la Caisse a investi près de 27,4 G$ dans des entreprises qui tirent profit des actions militaires d’Israël.

Au moment où l’augmentation des dépenses militaires est une priorité du gouvernement Carney, Raymond Legault s’inquiète de voir des entreprises du secteur de la défense, qui brassent des affaires avec le gouvernement israélien, en profiter.

« Il n’y a aucune indication de la part de nos gouvernements, ni du gouvernement canadien ni le gouvernement québécois, d’une volonté réelle de se dissocier de leur appui indéfectible à Israël jusqu’à maintenant. »

La CDPQ se défend

La CDPQ réfute fermement ces accusations, qu’elle estime devoir rectifier. Elle précise ainsi que les compagnies mentionnées dans le rapport de la Rapporteuse spéciale Francesca Albanese ne représentent qu’une part minoritaire de son portefeuille d’investissements.

Par ailleurs, rappelle la CDPQ ces placements sont gérés par des intermédiaires ou détenus à travers des produits standards offerts à l’ensemble des investisseurs.

L’organisme ajoute également que sa participation dans la majorité de ces compagnies est infirme (moins de 0,1% dans la majorité des cas), ce qui limite sa capacité à les influencer directement.

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La CDPQ veut soutenir les efforts de décarbonation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-veut-soutenir-les-efforts-de-decarbonation/ Wed, 25 Jun 2025 11:45:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108149 Bien que les stratégies d’investissement responsable connaissent un certain recul à l’échelle mondiale, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) maintient le cap. Après avoir verdi son portefeuille d’investissement, elle se donne maintenant pour mission de soutenir les entreprises dans leurs efforts de décarbonation. Et pour cela, elle ne fait pas les choses à moitié. En effet, elle projette d’atteindre 400milliards de dollars (G$) d’investissements en action climatique d’ici 2030.

La CDPQ vient de rendre publique sa stratégie climatique2025-2030. Pour rappel, à la fin de 2024, le groupe mondial d’investissement avait dépassé ses cibles climatiques fixées en 2017 et rehaussées en 2021. Grâce à la décarbonation de son portefeuille, la CDPQ a réussi à réduire son empreinte carbone de près de 50%. En comparaison, l’empreinte carbone de la planète a augmenté de 6%.

Alors que près de 85% de l’actif total du groupe est constitué d’actifs à faibles ou nulles émissions, Charles Emond, président-directeur général de la CDPQ, estime avoir atteint les limites de ce levier, comme il le confie à La Presse. Il pense donc que le moment est venu d’adopter une nouvelle stratégie climatique: soutenir les entreprises qui veulent suivre leur exemple.

« Depuis 2017, notre approche en matière de climat a porté ses fruits: notre portefeuille s’est décarboné plus rapidement qu’anticipé. Notre cible vise des investissements orientés vers l’avenir qui nous positionneront favorablement vers notre objectif d’un portefeuille net-zéro d’ici 2050. En accompagnant activement les entreprises dans l’intégration des enjeux climatiques dans leur modèle d’affaires, nous mettrons à profit l’expertise et l’engagement de nos équipes pour accélérer la transition au Québec et dans le reste du monde », explique Bertrand Millot, Chef de l’investissement durable de La CDPQ.

Cette nouvelle approche s’articule autour de deux axes:

  • investir dans des entreprises engagées dans la décarbonation de leurs activités : la CDPQ accompagnera ainsi les sociétés dans l’atteinte de leurs cibles ;
  • et soutenir le développement de solutions climatiques orientées vers l’avenir : la CDPQ
    • soutiendra les sociétés qui offrent des solutions pour remplacer les énergies fossiles ;
    • mais aussi celles qui visent la capture du carbone ou sa réduction dans la nature ;
    • investira dans des secteurs qui permettent de renforcer la protection des communautés contre les changements climatiques ;
    • et investira dans les produits et services incluant des biens intangibles comme des logiciels ou de la propriété intellectuelle, et qui jouent un rôle clé dans l’atteinte des objectifs de transition vers une économie durable, résiliente ou à faibles émissions de carbone.

D’ici les cinq prochaines années, la CDPQ engagera 400G$ pour appuyer les entreprises qui se sont dotées « d’un plan précis de décarbonation, certifié et approuvé », ainsi qu’à des technologies, services et infrastructures contribuant concrètement à la transition vers une économie sobre en carbone.

« Aujourd’hui, nous réaffirmons nos convictions en matière d’investissement durable, car elles sont au cœur de notre responsabilité fiduciaire. Nous démontrons encore plus d’ambitionen allant au-delà du calcul des émissions carbone de notre portefeuille, pour travailler encore davantage à la transition de l’économie réelle en favorisant la mise en place de plans de décarbonation clairs et crédibles au sein des sociétés dans lesquelles nous sommes investis, dans tous les secteurs de l’économie. Nous le faisons à la fois dans un esprit de création de valeur à long terme et de saine gestion des risques pour nos déposants », commente Charles Emond par voie de communiqué.

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La CDPQ perd son premier vice-président et chef https://www.finance-investissement.com/outils_/la-cdpq-perd-son-premier-vice-president-et-chef/ Tue, 03 Jun 2025 11:08:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107726 Marc-André Blanchard quitte son poste de premier vice-président et chef à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour devenir Chef de cabinet auprès du premier ministre du Canada, Mark Carney.

« La CDPQ est une organisation exceptionnelle, et ça a été un honneur de servir le Québec et les six millions de Québécois qu’elle représente. Je quitte une équipe forte, engagée et innovante qui saura continuer à rehausser la barre et faire rayonner la CDPQ sur la scène internationale. Répondre à l’appel de servir mon pays est une décision que j’accueille avec humilité et enthousiasme », affirme Marc-André Blanchard.

Ancien ambassadeur du Canada aux Nations Unies et dirigeant respecté du secteur privé, Marc-André Blanchard est entré au service de la CDPQ en 2020. Sous sa direction, la CDPQ a mis sur pied le groupe CDPQ Mondial. Le but de ce groupe est de soutenir les équipes d’investissement sur le terrain en s’appuyant sur des relations stratégiques avec les gouvernements et partenaires à travers le monde. Le groupe épaule également les entreprises de la province dans leur expansion à l’international.

En 2022, Marc-André Blanchard a pris la tête de l’équipe Investissement durable. La CDPQ a alors adopté une approche plus ambitieuse en matière de transition énergétique et a participé activement aux plus grands forums mondiaux.

Résultats, la CDPQ a dépassé ses cibles climatiques, mais elle a également été reconnue comme le premier fonds de pension au monde en matière de gouvernance, de durabilité et de résilience par le Global SWF.

« Marc-André aura définitivement laissé sa marque à la CDPQ. Grâce à son leadership, nous sommes passés d’une organisation présente dans le monde à une organisation véritablement unie et reconnue mondialement. De plus, nous avons rehaussé notre ambition en matière d’investissement durable, qui est désormais une signature de l’institution. Marc-André a toujours été animé par une volonté profonde de servir le public, et nous le remercions pour sa grande contribution à la CDPQ ainsi que pour l’équipe chevronnée qu’il a bâtie. Nous lui souhaitons autant de succès dans ses nouvelles fonctions », souligne Charles Emond, président et chef de la direction de la CDPQ.

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Le bas de laine des Québécois mangé par les mythes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-bas-de-laine-des-quebecois-mange-par-les-mythes/ Thu, 01 May 2025 11:04:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106980 L’histoire de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et tout ce qui se rapporte aux coulisses de l’institution fondée en 1965 suscitent toujours beaucoup d’intérêt. Il suffit de jeter un coup d’œil dans le moteur de recherche d’un libraire pour en mesurer l’ampleur.

Comme le relève toutefois assez justement Les éditions du Septentrion, l’éditeur de ce nouvel ouvrage, le « public entretient une relation ambiguë avec la Caisse de dépôt et placement du Québec. Saluée comme une des grandes réussites du Québec moderne, sa gouvernance est cependant scrutée à la loupe. Écrire sur la Caisse, comme on l’appelle familièrement, est une entreprise délicate. Pour certains, la critique n’est jamais assez dure et l’accusation de complaisance surgit à la moindre remarque élogieuse ; pour d’autres, la plus petite critique est perçue comme une attaque, nécessairement grevée d’injustice. »

C’est le prolifique romancier Jean-Jacques Pelletier qui relève cette fois le défi d’écrire sur « la Caisse », en espérant « contribuer à nuancer le regard que l’on porte sur cette institution », affirme son éditeur.

Son ouvrage, Le bas de laine des Québécois mangé par les mythes, se distingue d’ailleurs des précédents livres traitant de la CDPQ, tant par sa forme que par sa facture. De l’aveu même de Jean-Jacques Pelletier, « ce livre, c’est trois livres en un, et chacun des trois volets découle de motivations différentes », a-t-il affirmé à Finance et Investissement, lors du lancement tenu le 22 avril à Montréal.

Trois livres en un

« La première partie a été écrite par irritation, lance d’emblée Jean-Jacques Pelletier. J’étais fatigué d’entendre n’importe qui écrire et dire n’importe quoi sur la Caisse. » Dans un format pratiquement éditorial, cette première partie d’une quinzaine de pages s’affaire ainsi à « débusquer quelques préjugés entretenus sur la Caisse de dépôt qui biaisent souvent la perception qu’on peut en avoir ».

Dans ce segment, Jean-Jacques Pelletier présente la CDPQ tel que vu par différents observateurs, par exemple le Gouvernement du Québec ou l’opposition officielle, le milieu financier ou les clients. Ainsi, remarque l’auteur, tout le monde s’approprie « la Caisse », mais « ce que les gens mettent sous ce vocable passe-partout varie grandement, chacun la voyant à partir d’intérêts qui biaisent peu ou prou son regard ».

Pour compléter cette partie, Jean-Jacques Pelletier s’affaire ensuite à aborder directement les mythes les plus répandus sur la CDPQ, et à offrir une meilleure compréhension de ce qu’est réellement cette institution, de son rôle et de la manière dont elle s’emploie à remplir sa double mission. Une double mission qui est demeurée jusqu’ici celle qui lui fut confiée lors de sa création, soit « d’investir l’épargne des Québécois recueillie par de grandes institutions dans l’intérêt de ces Québécois », et de « s’acquitter de cette mission de manière à contribuer au développement économique du Québec, tant celui du secteur public que du secteur privé ».

Le deuxième volet se présente sous une forme plus analytique et documentaire. Il découle à la fois de « l’étonnement et de la curiosité » de l’auteur. Il admet ainsi être « étonné de voir à quel point la Caisse est mal comprise, à quel point il est facile de l’instrumentaliser à des fins politiques ou médiatiques », notamment. Mais également curieux de « ces axes de développement cohérents » qu’il a « cru déceler à travers la diversité des orientations décidées sous les différentes présidences ».

La présentation historique et davantage factuelle de cette section rend notamment compte du fait que la CDPQ n’est pas une entité immuable figée dans le temps, malgré que sa mission soit demeurée intacte au fil des ans. Comme le signale Jean-Jacques Pelletier, « la Caisse d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était au moment de sa fondation, ou même dans les années 1980, si on considère son offre de services ou la diversité de ses investissements ».

Il relate ainsi l’histoire de la CDPQ, « présidence par présidence, du point de vue de l’évolution de la Caisse dans son rapport au bilan, et dans ses pratiques financières ». On survole donc les différentes périodes, au fil des mandats, depuis ceux des Claude Prieur et Marcel Casavant, en passant par ceux des Jean Campeau et Jean-Claude Scraire, jusqu’à ceux des Henri-Paul Rousseau et Michal Sabia, notamment.

Quant à la troisième partie, du fait qu’elle résulte de « l’appréhension que peut inspirer l’évolution de la situation mondiale et des effets que celle-ci risque d’avoir sur le rôle que la Caisse sera appelée à jouer en tant qu’investisseur mondial », elle a une tonalité plus « anticipatrice », signale Jean-Jacques Pelletier.

Ce segment propose un scénario de ce qui peut attendre l’institution, compte tenu des nouveaux risques qu’elle doit gérer. Des risques qui sont davantage des risques transversaux susceptibles de toucher toutes les catégories d’actifs, par exemple des risques géopolitiques, climatiques, et même, militaires. Ainsi, « il se pourrait que la Caisse soit appelée à redéfinir sa façon de gérer les risques d’une part et sa façon de s’impliquer dans l’évolution économique du Québec, d’autre part », explique l’auteur.

« Quand j’ai commencé à écrire la troisième partie, les gens avec qui j’en discutais trouvaient que j’anticipais beaucoup. Mais là, la réalité est en train de me dépasser », témoigne d’ailleurs Jean-Jacques Pelletier.

Du roman, en passant par la gestion financière

Jean-Jacques Pelletier a signé plus de vingt livres, dont une quinzaine de romans policiers, et a remporté plusieurs prix littéraires.

S’il a déjà évoqué la CDPQ dans quelques-uns de ses romans, dont L’Argent du monde, qui traite de l’univers des fraudes financières, ce n’est pas par hasard. Jean-Jacques Pelletier connait bien la CDPQ, avec qui il est en relation depuis 35 ans. « D’abord à titre de membre du comité du RREGOP, puis de son sous-comité de placement, et comme conseiller de la partie syndicale du même sous-comité de placement », précise-t-il.

L’auteur a également écrit deux ouvrages techniques sur le sujet des caisses de retraite, dont Caisses de retraite et placements : introduction à la gestion des placements.

Ainsi, cet ouvrage « n’a pas été écrit par quelqu’un de l’intérieur, qui a connu intimement ce qu’on pourrait appeler la vie secrète et les rouages internes de la Caisse. Mais il n’a pas davantage été écrit de l’extérieur, par un historien qui consulterait uniquement des documents d’archives, des témoignages de participants et des comptes rendus médiatiques. Il a plutôt été écrit à la frontière, par quelqu’un qui a eu accès aux documents publics, mais à qui des relations prolongées avec la Caisse ont donné un aperçu de sa vie interne : on ne fréquente pas une institution pendant 35 ans sans développer une certaine connaissance de son fonctionnement », résume Jean-Jacques Pelletier.

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La CDPQ dépasse ses cibles climatiques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-depasse-ses-cibles-climatiques/ Thu, 17 Apr 2025 19:04:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106729 La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a dépassé ses cibles climatiques plus tôt que prévu par rapport à la feuille de route rehaussée en 2021, révèle le Rapport d’investissement durable pour l’exercice annuel se terminant le 31 décembre 2024.

Ce rapport démontre également que la stratégie à long terme de la CDPQ en matière d’investissement durable contribue positivement à sa performance. Elle lui permet non seulement de mieux gérer des risques de plus en plus complexes, mais aussi de saisir des occasions accrues de déploiement de son capital constructif, tant au Québec qu’à l’échelle internationale.

« L’investissement durable fait partie intégrante de notre rôle fiduciaire. Pour aller chercher la meilleure performance pour nos déposants, nous devons aligner notre capital sur des modèles d’affaires solides, qui créent de la valeur aujourd’hui et en créeront encore demain. Je veux féliciter les équipes pour le travail colossal qui a été réalisé, avec l’atteinte de nos cibles plus rapidement qu’anticipé », assure Charles Emond, président et chef de la direction de la CDPQ.

« Pour la suite, il faudra continuer à trouver l’équilibre entre ambition et pragmatisme dans notre approche, afin de tenir compte du contexte actuel dans lequel naviguent les entreprises. Mais toujours, avec une vue de long terme pour avoir des actifs bien positionnés pour l’avenir. C’est la meilleure façon de remplir notre mandat pour les retraites de plus de 6 millions de Québécois », continue-t-il.

Des résultats impressionnants en matière climatique

Les progrès de la CDPQ en matière climatique se déclinent en plusieurs branches, notamment ses investissements dans des actifs sobres en carbone, mais aussi par la décarbonation de ses sociétés en portefeuille ainsi que par un dialogue proactif avec ces dernières.

Actuellement, la CDPQ détient 58 milliards de dollars (G$) en actifs sobres en carbone, dont 15,5 G$ investis au Québec. Il s’agit d’une hausse de 40 G$ depuis 2017, et de 4 G$ de plus que l’objectif initial fixé en 2021, qui visait 54 G$ d’ici 2025.

De plus, l’intensité carbone de son portefeuille a été réduite de 69 % depuis 2017, surpassant encore une fois la cible que la CDPQ s’était fixée qui était une réduction de 60 % d’ici 2030. En tout, 358 G$ d’actifs détenus par la CDPQ présentent une faible empreinte carbone, soit environ 80 % de son portefeuille global.

L’institution a également investi 6,2 G$ dans des actifs dits de « transition », ciblant les secteurs les plus émetteurs dans une optique de décarbonation.

Un autre bon point niveau social

Sur le plan social, la CDPQ mise sur la diversité de perspective dans l’optique d’enrichir ses processus décisionnels. Cette approche vaut aussi bien à l’interne qu’à travers la composition des conseils d’administration de ses sociétés en portefeuille et de ses gestionnaires externes.

À l’interne, la CDPQ compte 47 % de femmes parmi ses employés et 42 % dans son conseil d’administration. De plus, 27 % de ses employés s’identifient à l’un des trois groupes suivants : minorités visibles, minorités ethniques ou peuples autochtones.

Dans ses sociétés publiques en gestion active, 73 % comptent au moins 30 % de femmes au sein de leur conseil d’administration, soit une augmentation de 78 % en seulement quatre ans. En matière de fiscalité responsable, 310 avis ont été rendus lors de l’analyse préinvestissement, afin de s’assurer du respect de principes de fiscalité juste dans toutes les activités de l’organisation.

La gouvernance, un autre pilier important

La gouvernance constitue un pilier central des pratiques et des décisions d’investissement de la CDPQ. L’investisseur institutionnel cherche à optimiser ses propres standards, mais également ceux de ses sociétés en portefeuille et de ses gestionnaires externes.

En 2024, la CDPQ a accompagné 12 sociétés québécoises dans l’adoption de pratiques d’affaires durables. Elle a également maintenu un dialogue actif avec 537 sociétés dont elle est actionnaire, démontrant son implication dans la promotion de la durabilité.

Pour affirmer ses convictions en matière de gouvernance et d’environnement, la CDPQ utilise également son droit de vote. En 2024, elle l’a exercé sur 34 857 résolutions lors de 3 326 assemblées d’actionnaires. Enfin, elle a soutenu 47 % des propositions d’actionnaires liées aux enjeux environnementaux.

« Nous continuons à envisager l’investissement durable comme expression de notre capital constructif tant pour assurer la résilience de notre portefeuille et générer des rendements optimaux à long terme. La transition doit être analysée à la fois sous le prisme de la gestion des risques et celui des occasions d’investissement », souligne Marc-André Blanchard, premier vice-président et chef, CDPQ mondial et chef mondial de l’investissement durable.

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