BMO ­Gestion mondiale d'actifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/bmo-gestion-mondiale-dactifs-2/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 05 May 2026 18:48:48 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png BMO ­Gestion mondiale d'actifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/bmo-gestion-mondiale-dactifs-2/ 32 32 Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/avril-les-fnb-de-revenu-fixe-marquent-le-pas/ Wed, 13 May 2026 09:48:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113796 FOCUS FNB – Baisse de la demande pour les FNB du marché monétaire.

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La demande de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens a ralenti en avril, avec 13,2 milliards de dollars (G$) de créations nettes comparativement à 19 G$ en mars, soit un recul de 35 % par rapport à la moyenne mensuelle du premier trimestre. Ce recul est dû principalement à une baisse de la demande pour les FNB de titres à revenu fixe, notamment pour les FNB canadiens du marché monétaire, indique un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 815 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon le rapport.

Les FNB canadiens d’actions ont enregistré 10 G$ en créations nettes en avril, portés par les fonds d’actions internationales (4,3 G$) et d’actions canadiennes (3,6 G$). Malgré le rebond des marchés boursiers américains en avril, les FNB axés sur les actions américaines ont attiré seulement 2,2 G$, contre 3,1 G$ en mars. Les principales entrées nettes d’avril concernent des FNB canadiens qui suivent l’indice S&P 500 (HXS, VFV), signale BNMF.

Les FNB d’actions des marchés développés, qui avaient attiré plus de 2 G$ au cours de chacun des premiers mois de l’année, ont vu leurs entrées nettes ralentir. En avril, cette région a été à la remorque des marchés américains et émergents, qui bénéficient d’une plus grande exposition à l’intelligence artificielle et aux grandes entreprises technologiques, les principaux moteurs du rebond d’avril, signale BNMF.

D’après le rapport, les FNB canadiens axés sur le facteur valeur ont enregistré des créations nettes de 386 M$, menés par FCUV et VXM. Les FNB axés sur le facteur croissance, qui avaient enregistré des rachats nets en mars, ont enregistré 34 M$ de créations nettes en avril, portés par CMGG et JGRO. Les FNB thématiques ont bénéficié de deux importantes créations institutionnelles dans des FNB ESG (ESG, XSEM) et dans le FNB axé sur l’innovation FINN de Fidelity.

Les FNB canadiens du secteur financier subissent des rachats nets combinés de 751 M$, principalement dans ZEB, HBNK et ZUB, après avoir dominé les créations nettes sectorielles en mars. Les FNB du secteur des matières premières enregistrent également des sorties nettes (91 M$). Les fonds des secteurs des services publics (363 M$) et de la technologie (283 M$) dominent les entrées nettes du mois, selon BNMF.

Les créations nettes dans les FNB canadiens de titres à revenu fixe fléchissent à 922 M$ en avril comparativement à 4,9 G$ en mars. BNMF attribue cette diminution à un ralentissement des entrées nettes dans les FNB du marché monétaire. Elles sont passées de 897 M$ en mars à 234 M$ en avril. Les FNB tels que CSAV, CASH et HISU/U ont dominé les sorties nettes.

Par ailleurs, certains FNB canadiens d’obligations à long terme ont connu des rachats nets de taille institutionnelle, de même que des produits comme le FNB d’obligations américaines agrégées ZUAG/F, le FNB d’obligations du gouvernement canadien XGB, les obligations de sociétés canadiennes PSB et les obligations agrégées canadiennes HBB. Les investisseurs ont retiré des fonds des FNB d’obligations à très court terme comme ZST et ZST/L.

Les FNB canadiens multi-actifs ont attiré 1,3 G$ d’entrées nettes. La demande pour les FNB de commodités (commodities) a repris de la vigueur, pour un total de 201 M$ en avril comparativement à 20 M$ le mois précédent. Les entrées nettes dans les FNB à effet de levier et inversés demeurent stables à 651 M$ en avril.

En avril, les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes sont :

  • RBC iShares (3,3 G$)
  • Vanguard (1,9 G$)
  • Fidelity (1,5 G$)
  • TDAM (1,3 G$)
  • BMO (1,2 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes sont :

  • XIC (933 M$)
  • XEQT (638 M$)
  • HXS (623 M$)
  • XIU (467 M$)
  • DCBC (456 M$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants sont :

  • NINT (-706 M$)
  • HBB (-558 M$)
  • ZEB (-509 M$)

30 nouveaux FNB lancés en avril

Neuf fournisseurs ont lancé 30 nouveaux FNB en avril. Ninepoint a été le plus prolifique, avec 9 nouveaux FNB qui étoffent la série de FNB d’actions individuelles, avec des produits couvrant des sociétés américaines et canadiennes, dont NVIDIA, Tesla, Palantir et Alphabet. CIBC a ajouté des options d’obligations échelonnées et des FNB d’obligations américaines de qualité investissement à échéance 2028 à 2031. RBC a lancé des FNB d’obligations à échéance 2032 ainsi que des FNB d’actions à gestion active.

CI et BMO ont introduit des options de devises supplémentaires pour deux de leurs fonds, tandis que First Trust et Global X ont ajouté des produits axés sur les infrastructures. Global X a lancé un FNB thématique ciblant le secteur des technologies spatiales (ORBX). IA Clarington a élargi sa gamme avec deux séries de FNB à gestion active : un fonds d’actions mondiales multifactoriels (IMFE) et un fonds axé sur l’innovation (ITIN). Manulife a lancé une suite de FNB d’allocation d’actifs, déclinée en profils prudent, équilibré et croissance.

Création nettes cumulées de 73 G$ au 30 avril

Au 30 avril 2026, les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens ont atteint 73 G$ pour les quatre premiers mois de 2026. Les actions représentent 65 % du total des entrées depuis le début de l’année. La tendance à la « diversification hors de l’Amérique du Nord » a stimulé les entrées vers les marchés développés, émergents et les actions mondiales, signalent les analystes de BNMF. Toutefois, ils ajoutent que cette tendance montre des signes d’essoufflement.

Hormis les sorties nettes des FNB d’actions du secteur financier, qui totalisent 1 G$ depuis le début de l’année, tous les autres secteurs ont enregistré des entrées nettes. Depuis janvier, les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ainsi que les FNB d’actions à de dividendes et de revenus ont capté la part du lion des créations nettes. Les FNB à facteur unique momentum et valeur suivent sur le plan des créations nettes fonds d’actions, puis les FNB multifactoriels.

Les FNB du marché monétaire ont attiré moins d’entrées nettes que l’an dernier à la même époque, alors que les tarifs douaniers américains avaient provoqué un déplacement des investissements vers des actifs moins risqués. Les FNB d’allocation d’actifs demeurent chouchou des investisseurs, représentant environ 10 % des actifs détenus dans des FNB canadiens (83 G$ en actifs à la fin d’avril).

Les FNB canadiens de cryptoactifs affichent des sorties nettes de 5 M$ en avril, pour un actif total sous gestion de 6,4 G$ à la fin d’avril.

Les FNB canadiens intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des entrées nettes de 550 M$ en avril, ce qui représente leur meilleur résultat de l’année, grâce principalement aux FNB indiciels Invesco S&P 500 ESG (ESG) et iShares ESG Aware MSCI marchés émergents (XSEM), indique BNMF. Pour les quatre premiers mois de 2026, les créations nettes en FNB de type ESG étaient de 952 M$.

En avril, un nouveau FNB ESG a été inscrit au Canada : le FNB First Trust Nasdaq Clean Edge SmartS Grid Infrastructure (SGRD), qui offre la même exposition que le FNB américain GRID.

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FNB énergétiques : les effets du conflit au Moyen-Orient https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-energetiques-les-effets-du-conflit-au-moyen-orient/ Wed, 15 Apr 2026 11:53:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113406 La guerre propulse les prix et redéfinit les stratégies d’investissement.

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La guerre au Moyen-Orient a bouleversé les perspectives du secteur énergétique.

« Au début de 2026, on s’attendait à connaître le pire excédent d’offres de pétrole de l’histoire, rappelle Eric Nuttall, de Ninepoint Partners à Toronto, gestionnaire de portefeuille du Ninepoint Energy Fund. Ce scénario n’est plus d’actualité. »

Au contraire, les dommages importants causés aux infrastructures énergétiques du Moyen-Orient, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz et l’incertitude persistante quant à l’évolution du conflit ont entraîné une flambée des prix mondiaux du pétrole.

Les actions des sociétés énergétiques ont suivi la tendance. L’indice S&P/TSX plafonné de l’énergie, référence du marché pour le secteur pétrolier et gazier canadien, a affiché un rendement total de 15,8 % pour le seul mois de mars et progresse de 42,4 % au premier trimestre.

Examinons deux fonds parmi la douzaine de FNB de la catégorie des actions énergétiques qui suivent cet indice :

  • le iShares S&P/TSX Capped Energy Index ETF, le plus important de la catégorie avec 2,25 milliards de dollars (G$) d’actif géré ;
  • et le Global X S&P/TSX Capped Energy Index Corporate Class ETF, qui gère 134 millions de dollars (M$).

Eric Nuttall s’attend à ce que le conflit ait un impact durable sur les prix du pétrole. « Je pense que vous verrez des pays partout dans le monde remettre sérieusement en question la valeur de la capacité d’exportation excédentaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), alors qu’une grande partie de celle-ci se trouve derrière le détroit d’Ormuz, où un drone de 30 000 $ US peut pratiquement la neutraliser. »

Avant l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, Eric Nuttall estimait que le « prix plancher » — soit le prix minimum auquel un baril de pétrole pourrait se négocier — se situerait autour de 60 $ US. Désormais, lui et ses collègues tablent sur un prix plancher de 80 $ US, en raison d’une offre réduite « combinée à une prime de risque politique durable ».

Selon Eric Nuttall, grâce à ses réserves pétrolières à long terme et à ses capacités de transport par pipeline, l’industrie pétrolière canadienne est bien positionnée, et la hausse des cours boursiers ne reflète pas pleinement ses avantages. « Les entreprises canadiennes continuent de se négocier à escompte par rapport aux grandes sociétés pétrolières mondiales. Nous pensons qu’elles devraient se négocier avec une prime. »

Bien que l’indice S&P/TSX plafonné de l’énergie compte 26 composantes, plus de la moitié de sa pondération boursière repose sur seulement deux titres, en raison du plafonnement à 25 %. Avec environ 27 %, la principale position, Suncor Energy, devrait être réduite, tandis que Canadian Natural Resources (24 %) s’approche du plafond.

Une variante de cette approche d’indexation passive des actions énergétiques canadiennes est offerte par le FINB BMO équipondéré pétrole et gaz (343 M$) et le Global X Equal Weight Canadian Oil & Gas Index ETF (299 M$).

Ces deux fonds négociés en Bourse (FNB) détiennent une douzaine de titres environ, avec une composition diversifiée incluant des sociétés de pipelines, des producteurs de pétrole et de gaz et des sociétés intégrées. Ce type de stratégie convient comme position de base pour une exposition au secteur de l’énergie « en raison de la diversification et de l’exposition à l’ensemble des sous-secteurs du secteur énergétique canadien », a expliqué Jean-Christian Daigle, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Global X Investments Canada.

Global X, qui propose la plus large gamme de FNB thématiques énergétiques au Canada, gère également le plus important fonds de la catégorie utilisant des options d’achat couvertes pour générer des primes avantageuses sur le plan fiscal.

Le FNB Global X Options d’achat couvertes d’actions canadiennes du secteur pétrolier et gazier (746 M$) investit dans les mêmes titres sous-jacents que le FNB énergétique équipondéré de la société.

Ce FNB à options d’achat couvertes affiche actuellement un taux de distribution annualisé de 11 %. Il verse des distributions mensuelles composées de revenus tirés des primes d’options (généralement traités comme des gains en capital), ainsi que de dividendes des sociétés.

Comme le reconnaît Jean-Christian Daigle, spécialiste des stratégies avec options, ce type de FNB sous-performe dans un marché haussier ou lorsque les actions continuent de s’apprécier. Il existe un compromis entre revenu et croissance. Pour générer des distributions élevées, « il faut renoncer à une partie du potentiel de hausse ».

Le défi pour les gestionnaires de stratégies d’options d’achat couvertes comme Jean-Christian Daigle est de ne pas sacrifier une trop grande part de l’appréciation des actions. Global X y parvient en trouvant un équilibre entre les titres sur lesquels des options sont vendues et ceux qui ne le sont pas.

Actuellement, le ratio de couverture est de 45 % du portefeuille, ce qui permet à plus de la moitié des titres en portefeuille de progresser sans risque que les actions ne soient vendues au prix d’exercice si les options sont exercées.

« C’est un équilibre très délicat, car il existe un aspect directionnel dans une stratégie d’options couvertes où nous plafonnons une partie du potentiel de rendement à la hausse. »

Parmi les autres FNB de vente d’options d’achat couvertes figurent le FNB BMO vente d’options d’achat couvertes FNB et le FNB Options d’achat couvertes sur géants de l’énergie CIHaut du formulaire, Bas du formulairece dernier étant offert en versions couverte ou non couverte contre le risque de change. Les deux FNB investissent principalement dans de grandes sociétés non canadiennes, tout en détenant également des titres nationaux.

Sont exclus de la catégorie énergie les FNB dits à rendement « améliorés », notamment le Fonds indiciel Rendement amélioré de l’énergie canadienne Evolve et le FNB Global X Options d’achat couvertes d’actions canadiennes du secteur pétrolier et gazier. Classés comme fonds d’actions alternatives, ils peuvent utiliser un levier pouvant atteindre 125 %, soit 25 % de plus que les actifs sous-jacents.

Pour le FNB amélioré de Global X, cela porte le taux des distributions à 16 %, tout en augmentant la volatilité. Jean-Christian Daigle estime que cette stratégie convient aux investisseurs axés sur le revenu, ayant une tolérance au risque élevée et un horizon de placement à long terme.

En ce qui concerne les stratégies sans levier fondées sur les options d’achat couvertes, elles sont avantageuses dans le contexte actuel, jusqu’à ce que les perspectives de croissance des titres sous-jacents deviennent plus claires.

Pour les investisseurs souhaitant s’exposer directement aux matières premières, l’offre de Global X comprend également le FNB Global X Pétrole brut et le FNB Global X Gaz naturel, ainsi que des FNB de matières premières BetaPro encore plus risqués offrant une exposition avec effet de levier et à effet de levier inverse.

Le fonds d’actions énergétiques le plus activement géré est Ninepoint Energy, un fonds commun de placement comportant une série FNB. Sa stratégie repose sur des convictions élevées, un roulement parfois important du portefeuille et peu de considération pour les indices de référence.

À l’approche de la nouvelle année, rapporte Eric Nuttall, le fonds était exposé à environ 60 % au gaz naturel et à 40 % au pétrole. « Lorsqu’il est devenu évident que le conflit prenait de l’ampleur, nous avons progressivement réorienté le portefeuille vers le pétrole. Nous sommes maintenant exposés à 100 % au pétrole. »

À l’exception des grandes capitalisations Suncor Energy et Cenovus Energy, les autres titres sont des sociétés de moyenne capitalisation. Le portefeuille ne compte que les titres de dix entreprises, dont huit sociétés canadiennes.

« Nous recherchons des occasions qui ne sont pas largement détenues et qui présentent un potentiel de hausse nettement supérieur à celui des titres bien connus fortement représentés dans les grands indices », explique Eric Nuttall.

« Lorsque la moitié de l’indice (S&P/TSX plafonné de l’énergie) est composée de seulement deux sociétés, on n’obtient pas réellement d’exposition à des titres dont le prix est moins efficient, qui sont moins détenus et pour lesquels un peu de demande peut entraîner une hausse significative du cours de l’action. »

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En croissance, les séries de FNB ne cannibalisent pas les FCP https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/en-croissance-les-series-de-fnb-ne-cannibalisent-pas-les-fcp/ Wed, 08 Apr 2026 10:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113232 FOCUS FNB — Ces séries permettent aux manufacturiers de tester le marché, selon BNMF.

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Même si les séries FNB de fonds communs de placement restent imparfaites pour les clients, elles constituent une bonne occasion pour les émetteurs de fonds de profiter de la croissance du secteur des fonds négociés en Bourse (FNB) sans nuire à leurs activités en fonds communs de placement (FCP).

C’est ce qu’on apprend dans une note à des clients Banque Nationale Marchés financiers de novembre dernier. Un FNB est un fonds d’investissement indépendant alors que la série FNB est une catégorie de titres cotés sur une Bourse offerte par un FCP traditionnel.

« Le cadre réglementaire unifié du Canada et ses faibles barrières à l’entrée ont permis aux séries de FNB de doubler en nombre et de quadrupler leurs actifs depuis 2020, dépassant ainsi la croissance des FNB autonomes », lit-on dans la note de BNMF.

Ainsi, le nombre de séries de FNB est passé de 144 en 2020 à 346 en septembre 2025. Durant la même période, les actifs sous gestion sont passés de 11 milliards de dollars (G$) à 43 G$, selon BNMF. « La part des actifs totaux des FNB représentée par les séries de FNB est ainsi passée de 4 % à 7 %, ce qui signifie que les séries de FNB ont connu une croissance plus rapide que les FNB autonomes », lit-on dans l’étude de BNMF.

Cette croissance est survenue sans qu’il soit généralement permis pour les investisseurs d’échanger leur part d’un FCP d’une série quelconque pour une série FNB du même fonds. Avec ses 13,6 G$ en actifs en série FNB et ses 65 fonds, à la fin de septembre 2025, Purpose était le manufacturier le plus important dans ce sous-secteur, suivi de BMO (10,1 G$ et 18 fonds).

Cette prolifération s’explique par divers facteurs. D’abord, les émetteurs de fonds ont profité de cette option pour offrir une série FNB d’un FCP existant attrayant pour les clients, ces derniers étant souvent des fonds gérés activement. Les manufacturiers se retrouvaient ainsi à surfer sur une vague de fond. « Au Canada, les FNB à gestion active représentent environ 34 % de l’actif total des FNB, et leurs entrées nettes comptent pour 54 % des flux totaux vers les FNB entre janvier et septembre 2025 », indique BNMF.

La popularité des FNB, leur facilité d’utilisation et le virage vers le conseil à honoraires figurent également aux facteurs favorables à l’essor des séries FNB. Autre vent de dos : les FCP qui ont ajouté leur propre série de FNB enregistrent généralement des entrées nettes dans leurs séries de fonds communs, ce qui indique que les structures à catégories multiples ne freinent pas nécessairement la croissance globale des actifs.

« L’ajout de séries de FNB a fait croître les actifs globaux des familles de fonds, la plupart des fonds enregistrant des entrées nettes et une bonne résilience, même durant les périodes de sorties de capitaux à l’échelle de l’industrie. Les inquiétudes liées à une cannibalisation sont généralement infondées », résume BNMF.

En outre, les séries FNB sont davantage compatibles avec la conception de fonds de fonds, que ce soient des FNB qui en détiennent d’autres ou des FCP qui ont des FNB comme actif sous-jacent.

Pour et contre

Les séries de FNB offrent une simplicité opérationnelle, des économies de coûts pour les émetteurs de fonds et l’héritage de l’historique de performance d’un fonds. Or, elles font face à des défis tels que des coûts plus élevés, une mutualisation de gain en capital ainsi qu’une part plus importante de leur actif en liquidité, ce qui peut nuire à leur compétitivité, souligne BNMF. Examinons ces éléments davantage.

Lire aussi : Le pour et le contre des séries FNB

  • Simplicité opérationnelle et économies de coûts : les séries de FNB peuvent utiliser la même infrastructure opérationnelle (déclaration, comptabilité et conformité) que les fonds communs de placement, ce qui permet aux émetteurs de fonds de réduire les coûts opérationnels. Au Canada, les fonds communs et les FNB sont réglementés sous le même cadre, soit le Règlement 81-102.
  • Faibles barrières à l’entrée : la structure de série de FNB peut réduire les besoins en capital d’amorçage (seed capital) pour certaines stratégies. « Par exemple, certains portefeuilles de FNB obligataires doivent détenir des centaines de titres. Une série de FNB peut tirer parti de la taille du portefeuille de fonds commun existant afin d’offrir efficacement ce type de diversification difficile à reproduire », écrit BNMF.
  • Économies d’échelle : une série de FNB ayant un actif sous gestion modeste peut tirer parti de l’actif plus important du fonds commun pour réduire les coûts fixes par unité et bénéficier d’une meilleure exécution des transactions sur l’ensemble des actifs, comparativement à un FNB autonome ayant un actif similaire et limité, souligne BNMF.
  • Frein de rendement lié aux liquidités («cash drag»): les FCP détiennent généralement une part non négligeable de liquidités afin de répondre aux demandes de rachat des investisseurs. « Par conséquent, si la détention de liquidités ne fait pas partie de la stratégie du fonds, une série de FNB ne peut pas être aussi pleinement investie qu’un FNB indépendant ayant le même mandat. Ceci peut diluer les rendements pour les détenteurs de la série de FNB », note BNMF.
  • Partage des gains en capital : Lorsqu’un FCP comporte une série FNB, les gains en capital réalisés à la suite de rachats dans les séries de fonds communs peuvent être attribués aux détenteurs de la série de FNB, et inversement. Cela peut entraîner des conséquences fiscales inattendues entre les différentes séries d’investisseurs.

« Au Canada, étant donné que les séries de FNB sont généralement créées et rachetées en espèces, une subvention croisée peut se produire dans les deux sens. Toutefois, les reports prospectifs de pertes en capital sont également partagés entre les séries de FNB et les séries de fonds communs », précise le rapport de BNMF.

  • Partage des coûts de transaction : Lorsqu’un investisseur achète des parts d’un fonds commun ou les rachète, l’émetteur du fonds doit acheter ou vendre des titres dans le portefeuille. Les coûts associés à ces transactions sont supportés par le fonds et répartis entre tous les porteurs de parts, y compris les détenteurs de séries FNB, selon BNMF.

Les FNB autonomes fonctionnent différemment. Les créations et rachats de parts se font généralement par échange de paniers de titres (in-kind), ce qui permet d’externaliser ces coûts à ceux qui effectuent une transaction et non à l’ensemble des détenteurs de titres. C’est l’un des avantages structurels des FNB par rapport aux FCP, surtout pour les clients qui détiennent un FNB à long terme. Ces derniers ne sont pas touchés par les coûts de transaction des autres investisseurs et, ainsi, leur rendement n’en souffre pas.

« Un FNB ne pouvant pas externaliser tous les coûts de transactions en raison du partage des actifs avec une structure de fonds différente prive les investisseurs de l’un des principaux avantages des FNB », lit-on dans une récente note de Valeurs mobilières TD.

Cette mutualisation des coûts pour la série FNB d’un FCP expose les clients au risque d’importants mouvements d’entrée et de sortie, ce qui peut réduire le rendement de la série FNB. Cela peut également entraîner des conséquences fiscales pour tous les détenteurs de parts de FCP.

  • Frais de gestion plus élevés : Au Canada, les séries de FNB coûtent généralement à peu près autant que les séries F des FCP, en raison des orientations réglementaires. « Certains fournisseurs canadiens ont réduit les frais de leurs fonds communs avant de lancer une série de FNB, ou encore lancé des FNB autonomes à plus faibles frais afin d’attirer les investisseurs sensibles aux coûts », soutient BNMF.

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Regard critique sur les FNB à tranche protégée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/regard-critique-sur-les-fnb-a-tranche-protegee/ Wed, 08 Apr 2026 10:05:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113172 FOCUS FNB — Ces produits complexes séduisent, mais des options plus simples existent.

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Devant des risques géopolitiques qui s’intensifient, certains clients ont traditionnellement rééquilibré leurs portefeuilles pour réduire les menaces à la baisse des actions en s’orientant vers les marchés monétaires et les titres à revenu fixe, rappelle une récente étude de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). « Mais aujourd’hui, poursuit l’étude, la palette d’outils s’est élargie : les investisseurs se tournent vers des FNB basés sur des options, en particulier les stratégies “à tranche protégée” (buffer ETFs), qui leur permettent de rester investis tout en gérant l’éventail des issues possibles. »

Aux États-Unis, la croissance de ces fonds négociés en Bourse (FNB) est explosive. Les actifs sous gestion (ASG) y sont passés de 5,0 milliards de dollars américains (G $US) à la fin de 2019 à environ 245 G $US à la fin de 2025, indique une étude de S&P Dow Jones Indices (SPDJI) diffusée en février 2026, passant d’un statut de niche à une avenue très passante. Dans cet ASG, les FNB à tranche protégée se découpent une part de 37 %.

Au Canada, la part des FNB à tranche protégée est très modeste encore, s’élevant à seulement 460 millions de dollars (M$) en ASG, ce qui représente 1,1 % de la totalité des FNB qui recourent à des stratégies d’options, selon BNMF. Deux fournisseurs se partagent ce marché : BMO Gestion mondiale d’actifs et First Trust. Cependant, l’adoption s’accélère : 230 M$ ont pris le chemin de ce type de fonds en 2025 seulement, soit la moitié de l’ASG total.

Promesses tenues

Les FNB à tranche protégée recourent à des options pour, d’un côté, limiter les gains à la hausse, souvent jusqu’à un maximum de 10 %, de l’autre, amortir la première tranche de pertes, proposant en général un « coussin » de 10 % à 15 %, selon le FNB. Le plus souvent, ces produits sont d’une durée d’un an et se réinitialisent automatiquement à échéance. Le plafond et l’amortisseur sont plus précis pour les investisseurs qui entrent en position près du début de la période de performance, plutôt qu’en cours de période, et qui conservent leur position jusqu’à la fin.

L’étude de SPDJI montre qu’aux États-Unis les Buffer ETFs livrent des performances à la mesure de leurs promesses. Pour diverses périodes d’un an, SPDJI compare quatre « indices Buffer » que la société a mis au point, ces indices ayant un « coussin » de 10 % et arrivant à terme par tranches trimestrielles correspondant aux échéances typiques des marchés d’options (mars, juin, septembre et décembre).

SPDJI rappelle les attentes théoriques qu’on peut entretenir à l’endroit des FNB à tranche protégée. Pendant les années marquées par des hausses modestes ou de légères baisses du marché, les indices Buffer devraient suivre la performance du S&P 500 en cas de hausse, ou théoriquement préserver le capital en cas de baisse du S&P 500. En période de chutes extrêmes des marchés, ces indices sont conçus pour surperformer, même s’ils peuvent également afficher une performance négative. À l’inverse, à cause du plafonnement des rendements, ils peuvent afficher une performance modérément bonne en termes absolus, mais médiocre en termes relatifs, pendant les périodes de forte hausse du marché.

SPDJI procède à faire plusieurs comparaisons historiques. D’abord, en recourant à une reconstruction à rebours qui établit que le niveau d’exercice des options d’achat sur l’indice

S&P 500 a été de 15,2 % de juin 2011 à décembre 2025, l’analyse constate que les indices Buffer auraient égalé la performance moyenne de 8,8 % du S&P 500 pour chaque période d’un an, ou lui aurait été supérieure pour plus de la moitié des périodes annuelles.

SPDJI fait d’autres comparaisons avec l’indice S&P 500 pour évaluer la résistance à la baisse de la moyenne des indices buffer. Dans la période de février à mars 2020, quand le S&P 500 TR a cédé 33,8 %, les indices buffer ont en moyenne chuté de 22,4 %. Dans la baisse de janvier à octobre 2022, contre le recul de -24,5 % du S&P 500, les indices buffer ont cédé seulement de -12,2 %. La résistance des indices buffer s’est répétée dans la baisse de février à avril 2025 : -18,7 % pour le S&P 500, -13,8 % pour les indices buffer.

« L’histoire récente nous montre à quel point ces stratégies peuvent être efficaces, écrit BNMF dans une note. De plus, ces FNB constituent des solutions transparentes, liquides et faciles d’accès, qui représentent une alternative aux produits structurés pour les conseillers ou les investisseurs autonomes souhaitant obtenir des résultats définis à l’avance. Ils peuvent même contribuer à améliorer le comportement des investisseurs lors des replis de marché (par exemple en réduisant la tentation de diminuer le risque au mauvais moment). »

Conseils et mises en garde

BNMF met de l’avant quelques précautions à l’endroit des investisseurs.

  1. Le plafond à la hausse et la marge de sécurité à la baisse d’un FNB à tranche protégée s’appliquent tous deux au prix de l’actif sous-jacent seulement à la date de réinitialisation du fonds. La marge de protection n’intervient que lorsque l’actif de référence a cédé la totalité de ses gains.
  1. Les investisseurs potentiels doivent toujours vérifier la marge de protection restante avant d’investir. Si le FNB a déjà absorbé des pertes substantielles, il se peut qu’il ne lui reste qu’une marge de protection limitée pour se prémunir contre de nouvelles baisses de marché. Pour bénéficier d’une protection suffisante, les investisseurs devraient envisager de prendre position après la prochaine réinitialisation, ou opter pour un autre FNB disposant d’une marge de protection restante plus importante.
  1. Les émetteurs de FNB affichent sur leur site web des informations détaillées sur les métriques quotidiennes de leurs fonds : marge de protection résiduelle avant le seuil de protection, marge résiduelle, délai avant la réinitialisation. Les investisseurs devraient les consulter avant de faire leur choix.

Dans un podcast de Rational Reminder, PWL Capital reconnaît que, dans le cas par exemple du FNB BMO d’actions américaines avec tranche protégée – janvier (ZJAN)), celui-ci a très clairement effectué son travail de limiter les pertes et plafonner les gains. Cependant, ils qualifient quand même le secteur dans son ensemble de « gadoue » (slop), jugeant que ces produits « peuvent être dangereux, probablement malfaisants, et profitables… pour leurs émetteurs (…) parce qu’ils jouent sur les craintes et les biais des investisseurs ».

Citant une étude du Journal of portfolio management, PWL considère que les options utilisées pour structurer le rendement des FNB à tranche protégée « peuvent s’avérer trop coûteuses ; les coûts de transaction liés aux options peuvent être élevés, et les frais de gestion peuvent être nettement plus élevés que ceux facturés dans le cadre d’un fonds passif visant à reproduire l’indice de référence ».

PWL fait ressortir qu’il existe de meilleures options à faible coût, par exemple « simplement mêler des actions avec de l’encaisse peut généralement mieux faire que des FNB buffer, même dans des baisses de marché. »

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Les FNB canadiens démarrent l’année en force https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-demarrent-lannee-en-force/ Wed, 08 Apr 2026 09:42:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113298 FOCUS FNB — Les créations nettes au premier trimestre représentent près de 50 % de celles de toute l’année 2025.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont commencé l’année du bon pied. Pour les trois premiers mois de 2026, ils ont recueilli 60 milliards de dollars (G$) en créations nettes, dont 19 G$ pour le seul mois de mars, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 772 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon des données de BNMF et Bloomberg.

En mars 2025, les FNB canadiens avaient engrangé 13,6 G$ en créations nettes et ils totalisaient 545 G$ à la fin du premier trimestre. Pour rappel, la guerre tarifaire lancée par le gouvernement des États-Unis au début de l’année 2025 avait alors stimulé la demande de FNB d’actifs non américains.

Les FNB d’actions toujours portés par l’international

Au premier trimestre 2026, les FNB canadiens d’actions ont dominé le marché. Durant les trois premiers mois de l’année, ils ont attiré 37,5 G$ d’entrées nettes, dont 12 G$ pour le seul mois de mars, malgré les tensions géopolitiques et les baisses liées à la flambée des prix du pétrole, si bien qu’ils totalisent désormais 497,6 G$ d’actifs sous gestion, ce qui représente 64 % du marché total.

Les FNB d’actions internationales ont connu la croissance la plus marquée avec plus de 18 G$ d’entrées nettes depuis le début de l’année, dont 5,3 G$ en mars. Les FNB d’actions des marchés développés et des marchés mondiaux ont attiré chacun plus de 2 G$ de créations nettes en un mois. Les fonds d’actions canadiennes devancent légèrement les FNB d’actions américaines, avec des créations nettes respectives de 9,8 G$ et 9,1 G$ pour le premier trimestre de 2026. Les entrées nettes de mars se sont élevées à 3,7 G$ et 3 G$ respectivement pour ces deux régions. Les FNB d’actions consacrés aux marchés émergents ont progressé dans la même proportion, pour un total de 226 M$ en mars.

Les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ont capté la plupart des entrées nettes (19,5 G$) pour le premier trimestre de 2026, suivis des FNB axés sur le dividende et le revenu avec 5 G$. Les stratégies factorielles ont aussi affiché de bons résultats, notamment les FNB d’actions qui ciblent le facteur momentum (592 M$). Ces créations nettes ont représenté 35 % des actifs des FNB de ce sous-secteur. Les FNB d’actions de type valeur ont pour leur part connu des créations nettes trimestrielles de 1,1 G$, ce qui représente 23 % des actifs des FNB de ce sous-secteur.

En mars, tous les FNB sectoriels ont bénéficié d’entrées nettes, sauf les matières premières, dont le fonds XGD. Les métaux précieux et de base ont été marqués par la volatilité en raison de la hausse des taux réels, du dollar américain et de perspectives incertaines sur la demande, signale BNMF.

Les FNB d’actions du secteur financier (ZEB, XFN) dominent avec des entrées nettes de 435 M$, malgré des rachats nets totaux de 317 M$ sur l’ensemble du premier trimestre de 2026. Les FNB d’actions des secteurs des services publics (232 M$) et de l’énergie (158 M$) ont connu en mars des entrées nettes qui correspondaient à une part importante de leur actif de janvier dernier, soit respectivement de 4,8 % et de 4,0 %. Les investisseurs cherchant à se protéger de l’inflation ont également effectué des rotations depuis les thèmes de l’intelligence artificielle (IA) et de l’innovation vers l’infrastructure et l’agriculture, mentionnent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Le revenu fixe bien présent

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont continué sur leur lancée en mars avec 4,9 G$ d’entrées nettes. Les FNB d’obligations canadiennes de type agrégées constituent le sous-segment le plus important avec 58,7 G$ d’actifs sous gestion et 4,3 G$ d’entrées nettes au premier trimestre. Les FNB du marché monétaire ont collecté 897 M$ de créations nettes en mars, leur meilleur mois de l’année à ce jour.

Les FNB obligataires nord-américaines ont été en demande avec des créations nettes correspondant à 20 % de leurs actifs depuis le début de l’année, pour un actif sous gestion totalisant 17,7 G$, dont 3 G$ de créations nettes pour les trois premiers mois de l’année. Les fonds d’obligations à court terme ont attiré près de 2,7 G$ de créations nettes et les FNB du marché monétaire ont capté 963 M$ au premier trimestre.

Les FNB de matières premières ont ralenti le pas en mars, passant de plus de 300 M$ d’entrées nette en février à un résultat quasi nul le mois suivant. En raison de la volatilité sur les marchés notamment de l’or et de l’argent, les investisseurs se sont tournés vers des FNB à effet de levier et inversés à réinitialisation quotidienne, signale le rapport.

Les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes au premier trimestre sont :

  • RBC iShares (19,4 G$)
  • Vanguard (9,0 G$)
  • TDAM (5,5 G$)
  • Fidelity (5,4 G$)
  • BMO (4,4 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes au premier trimestre :

  • XIC (3 G$)
  • XEQT (2,9 G$)
  • VEQT (1,9 G$)
  • XSTH (1,7 G$)
  • FBAL (1,5 G$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants au premier trimestre sont :

  • ZEB (-507 M$)
  • ZST (-398 M$)
  • HXS (-333 M$)

Cryptoactifs et ESG

Les FNB de cryptoactifs enregistrent 156 M$ d’entrées nettes au premier trimestre, dont 26 M$ au mois de mars, ce qui porte à 6 G$ leur actif total sous gestion.

Les FNB canadiens intégrants des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) totalisent quant à eux près de 22 G$ d’actifs. Les entrées nettes au premier trimestre atteignent 401 M$ au premier trimestre, alors que le secteur connaissait des rachats nets de 81 M$ au mois de mars.

29 nouveaux FNB lancés en mars

Une douzaine de fournisseurs ont lancé 29 nouveaux FNB sur le marché en mars, couvrant entre autres des stratégies de fonds passifs à faibles frais, multi-factorielles, optionnelles et de gestion active. CIBC a lancé en partenariat avec Avantis et une série de quatre FNB couvrant actions mondiales, marchés émergents, petites et moyennes capitalisations mondiales et actions internationales. BMO a lancé sa nouvelle gamme Market+ en cinq fonds. Vanguard a introduit un FNB d’actions américaines à dividende élevé (VUDV), tandis que Dynamic a lancé un FNB multi-cryptoactifs à gestion active (DXMC) et Global X a lancé un FNB NYSE 100. Guardian a lancé une série de fonds d’actions actifs et un fonds obligataire court terme

L’arrivée d’un nouveau fournisseur sur le marché des FNB canadiens, LightWater Partners, qui a lancé le 31 mars à la Bourse de Toronto le FNB All-Canadian Oil & Gas (COIL), un fonds ciblant les sociétés pétrolières et gazières à moyenne capitalisation et offrant une exposition à la production, au transport et aux services, porte à 49 le nombre de fournisseurs de FNB au Canada.

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BMO restructure deux fonds d’actions mondiales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bmo-restructure-deux-fonds-dactions-mondiales/ Mon, 16 Mar 2026 10:54:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112882 PRODUITS — Ils seront fusionnés avec d’autres fonds au printemps 2026.

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BMO prévoit fusionner le Fonds concentré mondial équilibré BMO avec le Fonds mondial de revenu et de croissance BMO, et le Fonds concentré d’actions mondiales BMO avec le Fonds mondial d’actions BMO.

Les fusions, qui ont reçu l’approbation d’un comité d’examen indépendant, devraient entrer en vigueur vers le 15 mai 2026, avec report d’impôt. Les fonds dissous seront liquidés dès que possible après la fusion, précise BMO.

Le gestionnaire actuel des deux fonds, Guardian Capital, sera remplacé par l’équipe Actions mondiales de BMO Gestion d’actifs, tandis que GuardCap Asset Management cessera d’agir à titre de sous-conseiller. Le nouveau gestionnaire appliquera un processus d’investissement identique à celui utilisé pour le Fonds mondial d’actions BMO et le Fonds mondial de revenu et de croissance BMO.

D’ores et déjà, les frais de gestion du Fonds concentré d’actions mondiales d’actions BMO sont réduits pour l’ensemble des séries. Les frais des séries A, T6, Conseiller et Conseiller (couverte) passent de 1,80 % à 1,75 %, et de 0,80 % à 0,75 % pour les séries F, F (couverte) et F6. Par ailleurs, une option d’achat en dollars américains sera offerte pour la série T6 du Fonds mondial de revenu et de croissance BMO.

Les porteurs de titres seront avisés au moins 60 jours avant la date de prise d’effet des fusions. Ces derniers pourront racheter leurs titres ou effectuer des substitutions jusqu’au jour ouvrable précédant immédiatement l’opération.

Les achats et substitutions seront suspendus à compter du troisième jour ouvrable précédant cette date, sauf dans le cas des programmes d’épargne continue préétablis, suspendus cinq jours ouvrables avant.

Les programmes facultatifs, tels que les plans d’épargne continue et les retraits systématiques, seront automatiquement transférés vers le fonds correspondant.

Ces changements n’ont aucune incidence sur les objectifs de placement fondamentaux ni la cote de risque des fonds, assure BMO.

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Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 FOCUS FNB – C’est la première fois que les entrées nettes mensuelles dépassent les 20 G$.

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Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

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Infrastructures : au cœur des grandes tendances mondiales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/infrastructures-au-coeur-des-grandes-tendances-mondiales/ Wed, 11 Feb 2026 11:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112424 FOCUS FNB — IA, électrification et modernisation soutiennent la croissance.

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Les sociétés d’infrastructures — comme les pipelines énergétiques et les services publics d’électricité — se sont forgé une réputation de générateurs fiables de flux de trésorerie et de verseurs réguliers de dividendes. Or, ces dernières années, ce segment diversifié de l’univers boursier est aussi devenu un vecteur de croissance, en plus de son rôle défensif traditionnel.

« Les dépenses mondiales en infrastructures augmentent de façon soutenue, alors que les pays s’efforcent de moderniser des actifs vieillissants, de décarboner les systèmes énergétiques et de soutenir la croissance fulgurante des technologies numériques », explique Kevin McSweeney, de CI Gestion mondiale d’actifs (CI GMA). Parmi ses responsabilités figure la gestion du Mandat privé d’infrastructures mondiales CI, un fonds négocié en Bourse (FNB) qui a surperformé son groupe de pairs sur plusieurs horizons pluriannuels.

« Dans bien des cas, les investissements en infrastructures se situent en première ligne des grandes tendances de croissance qui propulsent aujourd’hui les marchés boursiers mondiaux », ajoute Kevin McSweeney. Parmi les cinq principales détentions récentes de ce FNB de 425 millions de dollars (M$) figure Equinix, une société californienne spécialisée dans les infrastructures numériques.

Dans un contexte marqué par des tendances structurelles positives — comme l’essor de l’intelligence artificielle et des centres de données très énergivores — les actions d’infrastructures demeurent globalement évaluées à des niveaux modestes par rapport à leurs moyennes historiques, selon CI GMA.

Historiquement, les titres d’infrastructures se négociaient généralement avec une prime par rapport aux actions mondiales dans leur ensemble, souligne Kevin McSweeney, mais cette relation s’est inversée. À la fin janvier, l’indice MSCI World Core Infrastructure affichait un ratio cours/bénéfices de 21, contre 23,4 pour l’indice MSCI World.

« Les actifs d’infrastructures ont historiquement offert des rendements attrayants ajustés au risque, observe Kevin McSweeney, et les valorisations actuelles représentent un point d’entrée exceptionnellement intéressant pour les investisseurs à la recherche d’actifs de longue durée générateurs de liquidités ».

On compte actuellement 16 fonds d’infrastructures cotés au Canada sous forme de FNB, représentant un actif combiné d’environ 2,7 milliards de dollars (G$). Le plus important est le iShares Global Infrastructure Index ETF, avec un actif sous gestion de 1,1 G$, l’un de plusieurs produits gérés de façon passive.

Le secteur des infrastructures continue de croître dans différents contextes économiques, explique Massimo Bonansinga, gestionnaire du BMO Fonds d’infrastructures mondiales, un fonds commun de placement de 250 M$ dont une série FNB a été lancée en juin 2023.

Lorsque l’économie est en expansion, davantage de dépenses sont nécessaires pour des éléments essentiels comme la production d’électricité et les réseaux de transport et de distribution, explique-t-il. En période de ralentissement, les gouvernements augmentent également leurs investissements, les infrastructures constituant un « outil privilégié » de stimulation économique.

Massimo Bonansinga identifie deux grandes tendances structurelles ayant un effet transformateur sur l’économie — et, par ricochet, sur les infrastructures :

  • La première est la dépendance croissante aux énergies renouvelables et l’électrification accrue.
  • La seconde est l’innovation technologique, notamment les applications de l’intelligence artificielle, qui alimente la demande pour les infrastructures nécessaires à leur déploiement.

« Nous observons des taux de croissance qui, par exemple dans les services publics, s’approchent maintenant de plus de 10 % par année en croissance du bénéfice par action, souligne Massimo Bonansinga. C’est absolument remarquable. Je couvre ce secteur depuis plus de 20 ans et je n’ai jamais vu quelque chose de semblable. »

Afin d’éviter une exposition excessive aux infrastructures liées à la haute technologie, Massimo Bonansinga n’investit pas directement dans les centres de données. Il privilégie plutôt les sociétés de services publics qui fournissent l’énergie et les réseaux de transmission nécessaires à leur fonctionnement.

Une position actuelle de BMO qui illustre cette approche est NextEra Energy, un important fournisseur d’électricité basé en Floride, qui a annoncé en décembre une expansion majeure de sa collaboration avec Google Cloud afin de développer plusieurs nouveaux centres de données.

Les sociétés américaines représentent généralement la plus forte pondération géographique des fonds d’infrastructures, reflet du poids dominant des États-Unis à l’échelle mondiale. Par exemple, le FINB BMO infrastructures mondiales de 461 M$ détenait récemment 69 % de ses actifs en actions américaines. Suivant un indice différent, le iShares Global Infrastructure Index ETF a une pondération américaine qui, bien qu’importante, s’élevait à 43 %.

Pour les gestionnaires actifs, l’investissement en infrastructures devient un exercice d’équilibre entre les sociétés traditionnelles versant des dividendes stables et les nouvelles occasions de croissance. « Nos gestionnaires cherchent le meilleur équilibre entre les infrastructures traditionnelles et les nouvelles formes d’infrastructures, explique Chris Cullen, premier vice-président et chef des FNB chez Brompton Funds. Ils recherchent les meilleures occasions de rendement sur une base ajustée au risque. »

Le Brompton Global Infrastructure ETF, d’un actif de 54 M$ et ayant obtenu la cote maximale de cinq étoiles Morningstar pour son rendement ajusté au risque, détenait récemment 43 % de ses actifs dans le secteur industriel, 20 % dans l’énergie et 12 % dans les services publics.

Ces pondérations varient toutefois au fil du temps. « Il n’y a pas de ciblage sectoriel précis, précise Chris Cullen. Les allocations sectorielles découlent généralement des meilleures idées issues du processus de sélection de titres. »

Même si les titres appartenant aux indices d’infrastructures jouent un rôle dominant, les gestionnaires actifs disposent d’une certaine latitude pour sortir des sentiers battus. À titre d’exemple, une position importante récente de Brompton est Cameco, un producteur canadien d’uranium qui fournit des centrales nucléaires. « L’énergie nucléaire est un thème majeur dans le déploiement de l’IA et d’autres infrastructures technologiques », déclare Chris Cullen.

Pour les investisseurs en actions axés sur le revenu, un autre attrait des fonds d’infrastructures réside dans leurs distributions supérieures à la moyenne. À la fin janvier, le FNB de Brompton affichait une distribution de 5,4 %, soutenu en partie par une utilisation sélective de stratégies de ventes d’options d’achats couvertes.

« Les occasions de dividendes sont nombreuses dans le secteur des infrastructures, affirme Chris Cullen. Les investisseurs à la recherche de revenus ont tout intérêt à considérer ce segment pour générer des flux de trésorerie sous forme de dividendes. »

Le Fonds d’infrastructures mondiales CI, pour sa part, verse une distribution mensuelle de 6,9 cents par part, ce qui correspond, à son récent actif net, à un rendement annuel de 2,6 % — soit tout de même le double du rendement de distribution d’un FNB d’actions mondiales.

Kevin McSweeney souligne que les sociétés d’infrastructures offrant des services essentiels bénéficient de barrières à l’entrée élevées pour les concurrents et génèrent des revenus généralement soutenus par des tarifs réglementés ou des contrats à long terme.

Cela se traduit par des flux de trésorerie prévisibles et une volatilité des bénéfices réduite. « Cette combinaison d’une demande résiliente, d’une grande visibilité sur la génération future de liquidités et de revenus récurrents issus de loyers contractuels permet à de nombreuses sociétés d’infrastructures de maintenir des dividendes supérieurs à la moyenne, tout en offrant une croissance fiable de ces dividendes dans le temps », conclut-il.

Selon Kevin McSweeney, les pipelines et les services publics, en particulier, « profitent d’une demande d’électricité en hausse, d’une tarification solide et de perspectives de croissance liées à l’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle ».

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2025 : une autre année record pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2025-une-autre-annee-record-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 14 Jan 2026 11:43:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111831 FOCUS FNB – Les créations nettes atteignent 125 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une année historique en 2025, avec des créations nettes record de 125 milliards de dollars (G$), selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les actifs sous gestion (ASG) des FNB canadiens atteignaient à la fin de décembre 713 G$, avec un taux de croissance annuel composé de 23 % sur les dix dernières années.

En 2024, les FNB canadiens avaient déjà dépassé de 45 % le précédent record établi en 2021 sur le plan des créations nettes annuelles de FNB canadiens, en raison de la confiance accrue des investisseurs et à une offre de produits plus diversifiée.

En 2025, les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes. Les FNB d’actions ont été les plus prisés en 2025, avec des créations nettes 66 G$, dont 10 G$ en décembre, portant leur ASG à 458 G$.

En 2025, les FNB d’actions internationales ont tenu le haut du pavé avec des entrées nettes de 33 G$ pour l’année, suivies par les FNB d’actions américaines (20 G$) et les FNB d’actions canadiennes (13,5 G$). En décembre, les entrées nettes se sont élevées à 4,2 G$ pour les FNB d’actions internationales, 3,1 G$ pour les FNB d’actions canadiennes et 2,5 G$ pour les fonds d’actions américaines.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent avec 35 G$ de créations nettes en 2025, suivis par les FNB de dividendes (8 G$) et les FNB factoriels à faible volatilité (3,5 G$). Les FNB thématiques ont récolté 2,2 G$ de créations nettes en 2025.

Sur le plan des FNB d’actions sectorielles, les FNB qui ciblent le secteur des services publics enregistrent les plus importantes créations nettes de l’année (851 M$), tandis que ceux qui ciblent les services financiers, l’immobilier, l’énergie et la technologie connaissent des rachats nets.

Les FNB d’actions ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont récolté des créations nettes de 1,2 G$ en 2025, dont 135 M$ en décembre. Les FNB ESG axés sur l’environnement ont connu le plus de succès, avec des créations nettes de 72 M$ pour le mois. Sur l’année, les FNB ESG du marché américain ont dominé le marché, suivis de ceux des marchés émergents et développés.

FNB de revenu fixe en demande

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 37 G$ en 2025, dont 4,4 G$ en décembre, pour un ASG total de 183 G$ à la fin de décembre. Les FNB d’obligations canadiennes totales (aggregate) arrivent en tête avec 12 G$ d’entrées nettes de 2025, suivies par les FNB d’obligations corporatives (9 G$) et les FNB du marché monétaire (7 G$). Les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes ont, quant à elles, connu des rachats nets l’an dernier.

Les FNB multi-actifs ont enregistré des entrées nettes de 12 G$ en 2025, dont 1,3 G$ en décembre, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu une année en dents de scie avec 933 millions de dollars (M$) de créations nettes, dont 121 M$ en décembre, portant leur ASG à 8 G$.

Malgré « une année marquée par la guerre commerciale, le développement accéléré des technologies et les turbulences géopolitiques », la valeur des transactions sur FNB a explosé, atteignant 1,2 billion de dollars (soit 4,6 milliards de dollars par jour), surpassant de 47 % le record de 2024, souligne le rapport.

Sur 10 ans (de 2015 à 2025), les FNB canadiens ont connu une croissance importante : leur nombre est passé de 414 à 1792 et l’ASG a grimpé de 90 G$ à 714 G$.

Pour l’année 2025, RBC iShares s’est taillé la part du lion, avec des créations nettes de 28 G$, suivi de BMO et Vanguard (18 G$ chacune), Fidelity (12 G$), TDAM et Mackenzie (7 G$ chacune). RBC iShares détient actuellement l’ASG le plus important en FNB canadiens (196 G$), devant BMO (150 G$), Vanguard (105 G$), Global X (44 G$) et TDAM (29 G$).

Les FNB ayant attiré les plus importantes créations nettes en 2025 sont : iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) (4,7 G$), Vanguard S&P 500 Index ETF (VFV) (4,2 G$), Fidelity All-in-One Balanced ETF (FBAL) (3,7 G$), Vanguard All-Equity ETF Portfolio (VEQT) (3 G$) et iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) (2,7 G$). BMO Long Federal Bond Index ETF (ZFL) a enregistré les plus importants rachats nets.

L’année a également été marquée par le lancement de 364 nouveaux FNB, ce qui porte le compte à 1792 FNB au Canada. De plus, quatre fournisseurs ont rejoint le marché canadien : Capstone Asset Management, Rocklinc Investment Partners, SLGI Asset Management et True Exposure Investments, portant à 48 le nombre total de fournisseurs de FNB au Canada.

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Novembre : Regain d’intérêt pour les FNB d’actions https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/novembre-regain-dinteret-pour-les-fnb-dactions/ Wed, 10 Dec 2025 11:05:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111510 FOCUS FNB – Les créations nettes franchissent un record mensuel avec 13,8 milliards de dollars en novembre.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) ont connu un mois record de créations nettes en novembre avec 13,8 milliards de dollars (G$), comparativement à 9,4 G$ en octobre, portant l’actif sous gestion en FNB canadiens à 700 G$. Ce résultat bat le précédent record mensuel établi en mars 2025, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes. Les FNB d’actions représentent plus de la moitié des entrées nettes mensuelles (7,4 G$). Les FNB de titres è revenu fixe ont attiré 4,1 G$, soit le double d’octobre. Les FNB de matières premières ont réalisé leur meilleure performance depuis août 2024 avec 492 millions de dollars (M$) de créations nettes. Les FNB multiactifs ont attiré 1,1 G$. Les FNB inversés/à effet de levier ont capté 615 M$, soutenus par la demande des particuliers et l’activité institutionnelle. Les FNB de cryptoactifs ont enregistré des entrées nettes de 63 M$ après un mois d’octobre négatif.

Les FNB d’actions ont enregistré 7,4 G$ en novembre, comparativement à 5,3 G$ en octobre. Les actions canadiennes tirent leur épingle du jeu, avec des créations nettes de 3,6 G$, suivies par les FNB d’actions internationales (2,4 G$), menées par les actions mondiales (1,2 G$). Un regain d’intérêt est enregistré depuis l’escalade de la guerre commerciale menée par les États-Unis au début de l’année, observe BNMF. Les FNB d’actions américaines ferment le trio de tête avec 1,3 G$, principalement grâce aux FNB pondérés par capitalisation (ZSP, QUU, VFV).

Les FNB indiciels canadiens à large couverture (XIU, QCN, XIC) affichent 4,5 G$ en créations nettes mensuelles en progression par rapport aux mois précédents. Les FNB dividendes / revenu ont connu près de 1 G$ d’entrées nettes.

Les FNB d’actions du secteur des services financiers (ZEB) et l’énergie renouent avec les créations nettes après plusieurs mois de rachats avec 444 M$ pour le secteur financier, leur plus forte entrée depuis juillet 2025 et des créations nettes de 53 M$ pour le secteur de l’énergie. Les services publics, les technologies, l’énergie et les soins de santé enregistrent également des créations nettes. Le secteur canadien des télécommunications (via le FNB Global X RING), enregistre à lui seul 148 M$ en entrées nettes, note le rapport. Le secteur de l’immobilier enregistre les seules sorties nettes du mois.

Les FNB d’actions gérés activement ont aussi enregistré des entrées importantes, dépassant les 100 M$, signale BNMF.

Revenu fixe : en reprise

Les FNB de titres à revenu fixe affiche affichent des créations nettes de 4,1 G$, plus du double d’octobre. BNMF observe qu’un réalignement possiblement institutionnel a amené des retraits du FNB obligataire gouvernemental à long terme ZFL vers le FNB obligataire corporatif large ZCB. Le même phénomène touche certains FNB de revenu fixe de BMO.

Les FNB du marché monétaire (ZMMK, MNY, CMR) ont attiré 675 M$, leur plus haut niveau depuis avril 2025. Parmi les catégories de FNB d’obligations affichant les plus fortes hausses en pourcentage : les obligations nord-américaines (DXBB), les obligations étrangères (VGAB), les obligations à haut rendement (ZHY) et les obligations à rendement réel (QTIP).

Crypto et matières premières

En novembre, les FNB de cryptoactifs ont retrouvé des entrées nettes avec 63 M$, après un mois d’octobre de rachats nets, principalement grâce au bitcoin.

Les FNB de matières premières ont attiré 492 M$, dominés par le FNB ZCOM de BMO et par le CCOM de CI, ainsi que par les produits adossés à l’or et, dans une moindre mesure, à l’argent. Les matières premières affichent le plus fort pourcentage d’augmentation parmi toutes les classes d’actifs en novembre, souligne le rapport.

Les FNB multiactifs ont cumulé 1,1 G$ en créations nettes en novembre, grâce aux FNB d’allocation d’actifs. Les FNB à effet de levier ou inversés ont attiré 615 M$.

Du côté des fournisseurs

RBC iShares domine les créations nettes de novembre avec 3,2 G$ devant BMO (2,7 G$), Vanguard (1,5 G$), Fidelity (1,2 G$) et Mackenzie (1,1 G$). BNI enregistre des rachats nets (265 M$) ainsi que CI GAM. Au niveau des produits, RBC iShares obtient la plus forte entrée nette pour un FNB (XIU : 810 M$) et BMO le plus important rachat net du mois (ZFL : 738 M$).

Le marché canadien compte désormais 48 émetteurs, avec l’arrivée de True Exposure et un fonds alternatif liquide (TERP), et Rocklinc, avec un FNB d’actions mondiales orienté « valeur » (RKLC).

Au total, 12 nouveaux FNB ont été lancés en novembre, contre une quarantaine en octobre, traduisant un recentrage sur la qualité ou la consolidation du marché, selon BNMF. Invesco a étoffé sa gamme « Income Advantage » avec de nouvelles options de devises. Manuvie a lancé plusieurs FNB de revenu fixe et un FNB mondial d’actions actives. Purpose et LongPoint ont élargi leur gamme de FNB à action unique.

Les FNB ESG canadiens ont connu des sorties nettes de 161 M$ en novembre, ce qui porte les créations nettes cumulées depuis le début de l’année à 1,5 G$. La majorité des sorties nettes de novembre provient d’un retrait institutionnel du FNB NSGE (BNI Sustainable Global Equity). Aucun FNB ESG n’a enregistré plus de 50 M$ d’entrées en novembre, précise BNMF.

Par ailleurs, notons que, depuis le début de l’année, les créations nettes de FNB ont atteint 108 G$, soit un record annuel, alors que l’année n’est pas terminée. Les FNB d’actions ont capté la part du lion (56,5 G$), par rapport aux FNB de titres à revenu fixe (32,9 G$) et aux FNB multiactifs (11,1 G$).

RBC iShares a capté 23,3 G$ en créations nettes pour les 11 premiers mois de 2025, suivie de Vanguard (20,1 G$), Fidelity (19,5 G$), BMO (17,8 G$), TD (6,8 G$) et Mackenzie (6,3 G$).

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