Banque du Canada Archives - Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-du-canada/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 16 Jul 2026 11:05:22 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://media.finance-investissement.com/wp-content/uploads/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Banque du Canada Archives - Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-du-canada/ 32 32 La fin du monde… pas tout à fait https://www.finance-investissement.com/la-fin-du-monde-pas-tout-a-fait/ Thu, 16 Jul 2026 11:05:22 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114843 Ninepoint Partners estime que le marché haussier est loin d’avoir dit son dernier mot.

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Les prévisions étaient claires en début d’année : les dépenses massives consacrées à l’intelligence artificielle (IA) allaient soutenir les valorisations boursières et ouvrir la voie à une nouvelle vague de gains de productivité. Jusqu’à présent, ce scénario s’est largement confirmé, même si les tensions au Moyen-Orient ont perturbé les marchés de l’énergie et ravivé les inquiétudes liées à l’inflation.

La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, le 2 mars, à la suite de frappes militaires américaines et israéliennes, aurait retranché de 13 à 14 millions de barils de pétrole par jour de l’offre mondiale, selon les Perspectives des marchés à mi-parcours 2026 de Ninepoint Partners. Même en tenant compte des réserves stratégiques et des itinéraires alternatifs, le gestionnaire estime que l’économie mondiale fait toujours face à un déficit quotidien d’environ 5,7 millions de barils.

« Malgré l’ampleur de cette crise énergétique, les grands indices, comme le S&P 500, demeurent près de leurs sommets historiques », indique le rapport. Ninepoint attribue cette résilience à deux facteurs : des discours politiques qui alimentent régulièrement l’espoir d’un règlement imminent du conflit et l’incapacité des marchés à intégrer pleinement les conséquences de la crise tant que les pénuries physiques ne deviennent pas évidentes.

Quelle que soit l’explication, les investisseurs ont gardé le cap au premier semestre. Au 30 juin, l’indice composé S&P/TSX affichait un gain de 9,7 %, tandis que le S&P 500, le Dow Jones Industrial Average et le Nasdaq progressaient respectivement de 9,5 %, 8,9 % et 12,8 %.

« Les bénéfices des entreprises demeurent solides. Ils ont même été exceptionnellement bons au dernier trimestre. Les perspectives bénéficiaires sont très favorables », affirme Jonathan Lo, gestionnaire de portefeuille spécialisé en actions mondiales chez Ninepoint Partners.

Un marché haussier encore jeune

Jonathan Lo rejette l’idée selon laquelle les marchés évolueraient actuellement dans une bulle spéculative. Avec Samarjit Mitter, gestionnaire principal et cogestionnaire du Ninepoint Global Select Fund, il estime que le cycle haussier est encore loin d’être terminé.

« Les valorisations sont loin de ce que nous considérerions comme un territoire de bulle, affirme-t-il. Le ratio cours-bénéfices prévisionnel du S&P 500 tourne actuellement autour de 20. Ce n’est pas excessif. Le marché continue de progresser malgré les inquiétudes, mais il repose encore sur des bases solides. »

Les plus grandes sociétés technologiques devraient investir près de 750 milliards de dollars américains (G$ US) cette année, principalement dans les infrastructures liées à l’IA.

« Cela représente environ 2,5 % du PIB américain. Nous sommes encore au milieu du cycle. Nous sommes loin de la fin du marché haussier », soutient-il.

L’or et les cryptomonnaies

L’or a toutefois suivi une trajectoire différente. Vendredi, l’once se négociait autour de 4 175 $ US, bien en dessous de son sommet d’environ 5 600 $ US atteint en janvier.

Selon Ninepoint, cette correction a poussé les investisseurs spéculatifs à quitter le marché et permis au métal jaune de retrouver son rôle traditionnel de valeur refuge dans un contexte économique plus incertain.

Le gestionnaire estime également que les sociétés minières aurifères se négocient actuellement à des valorisations attrayantes par rapport à leurs moyennes historiques et voit dans le récent recul une occasion d’achat.

Les cryptomonnaies ont également perdu du terrain. Depuis le début de l’année, le bitcoin et l’éther reculent respectivement d’environ 33 % et 47 %, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les inquiétudes entourant notamment le crédit privé.

Pour Ninepoint, cette faiblesse représente toutefois « l’une des plus importantes occasions d’investissement du cycle ». Le gestionnaire invite les investisseurs à regarder au-delà des fluctuations de prix à court terme pour s’intéresser au développement des infrastructures liées aux actifs numériques.

« Le monde a enfin trouvé la première véritable application incontournable des cryptomonnaies : les stablecoins », souligne le rapport.

La capitalisation mondiale des stablecoins dépasse maintenant 310 G$ US, ce qui en fait l’un des segments les plus dynamiques de l’écosystème des actifs numériques. Il y a cinq ans, ce marché représentait environ le tiers de cette valeur.

Au fil de cette période, les stablecoins sont passés du statut d’outil principalement utilisé pour le commerce des cryptomonnaies à celui d’infrastructure de paiement et de règlement capable de traiter plus de 34 billions de dollars américains de transactions par année. Les institutions financières adoptent progressivement cette technologie.

Selon Ninepoint, la prochaine étape sera la tokenisation d’autres actifs du monde réel. Cette année, la Bourse de New York et le Nasdaq ont d’ailleurs annoncé leur intention de développer des plateformes permettant la négociation d’actions tokenisées.

Au Canada, l’approche demeure plus prudente. Le Groupe TMX étudie les technologies de registres distribués depuis plusieurs années et plusieurs banques ainsi que des courtiers en placement participent déjà à des projets pilotes de tokenisation.

Des risques inflationnistes persistants

Ninepoint estime que les investissements massifs dans l’IA constituent un facteur inflationniste sous-estimé, qui s’ajoute aux pressions découlant de la crise énergétique.

Dans ce contexte, si la fermeture du détroit d’Ormuz devait se prolonger, la Réserve fédérale américaine pourrait être forcée de relever ses taux d’intérêt. Les tarifs douaniers imposés l’an dernier sur plusieurs importations américaines contribuent également aux pressions inflationnistes.

« Les marchés anticipent actuellement deux hausses de taux, indique Jonathan Lo. Lors de sa première conférence de presse, Kevin Warsh a clairement démontré son indépendance. C’était un message envoyé aux marchés : il combattra l’inflation si elle demeure présente. »

Kevin Warsh a succédé à Jerome Powell à la présidence de la Réserve fédérale américaine le 22 mai.

Du côté canadien, Ninepoint juge que la Banque du Canada peut se montrer plus patiente, compte tenu du taux de chômage relativement élevé et du ralentissement observé de l’inflation fondamentale.

Le gestionnaire prévient toutefois que si le choc énergétique devait persister et se transmettre à l’inflation sous-jacente, « la Banque du Canada devra alors intervenir en procédant à plusieurs hausses de taux ».

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La Banque du Canada maintient son taux directeur https://www.finance-investissement.com/la-banque-du-canada-maintient-son-taux-directeur-3/ Wed, 15 Jul 2026 14:18:43 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114969 Elle demeure prudente face aux risques inflationnistes.

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La Banque du Canada maintient le cap. Elle a laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %, un niveau qu’elle affiche depuis octobre. Le taux officiel d’escompte demeure pour sa part à 2,50 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts reste fixé à 2,20 %.

« Dans l’ensemble, nos perspectives de croissance sont semblables à celles publiées en avril, sauf que les données reçues depuis nous rassurent que l’économie arrive bel et bien à traverser cette période de bouleversements mondiaux », résume Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

« La banque centrale se trouve dans une position délicate, devant composer avec une économie canadienne fragile, une inflation alimentée par le conflit persistant entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’une forte incertitude entourant les politiques commerciales et la géopolitique », observe Michael Davenport, économiste principal chez Oxford Economics, à la suite de la décision de la Banque du Canada.

Si l’économie canadienne montre des signes d’amélioration, l’incertitude à l’échelle mondiale demeure élevée. Depuis la publication du Rapport sur la politique monétaire d’avril, les perspectives se sont assombries sous l’effet de la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient.

Les prix du pétrole ont baissé depuis leur sommet d’avril, toutefois la situation au Moyen-Orient reste incertaine. Et l’évolution du conflit continuera d’ailleurs d’influencer la trajectoire de l’inflation mondiale.

« La BdC continue de considérer la première poussée des prix à la consommation découlant du choc pétrolier mondial comme un phénomène temporaire. [Elle] estime qu’il existe encore peu de signes indiquant que cette hausse des prix de l’énergie se répercute largement sur les autres composantes de l’indice des prix à la consommation (IPC), et elle s’attend toujours à ce que l’accélération de l’inflation globale soit passagère », note Michael Davenport.

Toutefois, l’essor du secteur de l’intelligence artificielle (IA) continue de soutenir l’activité économique dans un nombre croissant de pays. Aux États-Unis, les investissements dans cette technologie contribuent à une croissance d’environ 2,5 %.

Ailleurs dans le monde, l’économie chinoise poursuit sa progression grâce à la vigueur de ses exportations. À l’inverse, la zone euro continue de subir les effets des prix élevés de l’énergie.

La Banque prévoit que la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial ralentira pour s’établir à 2,75 % en 2026, avant de remonter à 3,25 % en 2027 et 2028.

Le Canada relève la tête

Depuis avril, les conditions financières au Canada se sont assouplies. Après plusieurs mois difficiles, l’économie a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, à un rythme annualisé estimé à 2,5 %. Cette reprise s’explique toutefois en grande partie par la disparition de facteurs temporaires, même si les sources de croissance semblent progressivement se diversifier.

« Premièrement, après un an sans progresser, la croissance économique semble avoir repris au Canada. Même si la politique commerciale américaine reste un vent contraire, les consommateurs sont résilients et les entreprises s’adaptent », souligne Tiff Macklem.

Le dollar canadien a néanmoins poursuivi sa dépréciation, principalement en raison de la hausse des rendements des obligations américaines, alors que ceux des obligations canadiennes sont demeurés relativement stables.

L’économie canadienne continue d’évoluer dans un contexte incertain. Après douze mois d’une croissance irrégulière, le pays fait encore face à nombre d’obstacles, notamment : les droits de douane, l’incertitude économique et le ralentissement de la croissance démographique.

Le marché du travail est toujours fragile en raison de capacités excédentaires persistantes. Le taux de chômage s’est établi à 6,5 % en juin et oscille entre 6,5 % et 7 % depuis la fin de 2024.

À la lumière de récents indicateurs, la BdC estime que les dépenses de consommation devraient rester solides et que la croissance des exportations, comme celle des entreprises, devrait continuer de se raffermir.

La Banque s’attend à ce que le PIB progresse de 0,7 % en 2026, puis de 1,8 % en 2027 et 2028. Les capacités excédentaires devraient se résorber graduellement au fil de la reprise.

Du côté inflation, l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau augmenté, principalement sous l’effet de la hausse des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Outre l’essence, l’inflation s’est chiffrée à 2,2 %, tandis que les mesures de l’inflation fondamentale sont demeurées près de 2 %.

« L’inflation au Canada devrait commencer à diminuer graduellement, à condition que les prix mondiaux du pétrole redescendent de leurs niveaux élevés », prédit Tiff Macklem.

Le gouverneur demeure toutefois prudent quant aux projections de la Banque du Canada.

« Les deux principaux risques entourant la projection demeurent le conflit au Moyen-Orient et la relation commerciale du Canada avec les États-Unis. Des risques intérieurs pèsent également sur les perspectives d’inflation. »

Considérant ces différents facteurs, le Conseil de direction a décidé de maintenir le taux directeur au niveau actuel pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à la cible de 2 %.

« Les marchés continuent d’intégrer dans leurs prévisions une hausse de 25 points de base du taux directeur d’ici la fin de l’année. Nous jugeons ce scénario peu probable. Tant que la remontée des prix du pétrole provoquée par la récente escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran demeure temporaire, nous estimons que les risques à court terme penchent davantage vers une baisse du taux directeur. La BdC pourrait même réduire ses taux si l’économie reste faible et que l’inflation fondamentale demeure contenue », conclut Michael Davenport.

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L’économie montre des signes de reprise  https://www.finance-investissement.com/leconomie-montre-des-signes-de-reprise/ Mon, 06 Jul 2026 13:22:24 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114811 ZONE EXPERTS – Doit-on continuer de privilégier le taux variable ?

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Par suite de deux trimestres de légère contraction, l’économie canadienne a crû de 0,5 % en avril, le premier mois du deuxième trimestre. Même s’il y a une possibilité de révision, c’est tout de même une bonne nouvelle, car cela réduit les chances que la récession technique se poursuive. Cette récente croissance repose en grande partie sur la force du secteur de l’énergie, tandis que le secteur manufacturier continue de subir les effets des tarifs douaniers imposés par les États-Unis. L’augmentation de la production pétrolière et gazière a aidé à atténuer le ralentissement économique, mais de nombreux économistes estiment que cette croissance est encore inégale. Les industries de l’acier, de l’aluminium et de l’automobile font face à des coûts croissants, à une perte de compétitivité et à une baisse des investissements en raison de l’incertitude commerciale. Il est certain qu’un développement durable nécessitera une économie moins dépendante du secteur énergétique et des investissements plus importants pour améliorer la productivité dans d’autres industries.

L’économie canadienne a du mal à améliorer sa productivité, ce qui freine la croissance économique et nuit à l’amélioration du niveau de vie. L’immigration a joué un rôle important dans le passé pour combler les pénuries de main-d’œuvre et soutenir la population, mais elle n’a pas permis d’accroître nettement la production par travailleur. Le véritable défi réside dans le manque d’investissements des entreprises dans les technologies, l’innovation et les équipements. Miser davantage sur ces investissements semble essentiel pour stimuler la productivité, soutenir la croissance économique et augmenter les revenus des Canadiens.

La baisse marquée de l’immigration depuis l’année dernière a brusquement ralenti le principal moteur de l’économie, ce qui a certainement des répercussions négatives sur la croissance future.

Pour aggraver la situation, l’avenir de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) est devenu plus incertain après la décision des États-Unis de ne pas renouveler l’accord dans sa forme actuelle. Bien que l’entente demeure en vigueur, elle sera désormais soumise à des examens périodiques, ce qui pourrait accroître l’incertitude pour les entreprises nord-américaines. Les négociations porteront notamment sur les tarifs douaniers, les règles d’origine, les secteurs de l’automobile et de l’agriculture, ainsi que sur les chaînes d’approvisionnement. Cette situation risque de freiner davantage les investissements et de rendre la planification des entreprises plus difficile.

Les efforts du premier ministre Mark Carney d’ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises canadiennes semblent porter fruit, car les exportations canadiennes vers les marchés autres que les États-Unis ont progressé d’environ 50 % en valeur depuis 2024, réduisant ainsi la dépendance du Canada envers son principal partenaire commercial. De plus, les grands projets d’infrastructure, tels que les terminaux, les ports et les pipelines, contribueront à cette diversification de l’économie, mais leur effet se fera sentir graduellement.

Un mot sur le rapport des prêts hypothécaires résidentiels du printemps 2026 de la SCHL

En 2025, le marché hypothécaire canadien a été principalement marqué par le renouvellement des prêts existants plutôt que par la souscription de nouvelles hypothèques pour l’achat d’une propriété. Les volumes de renouvellement devraient toutefois diminuer en 2026, bien que les emprunteurs renouvelant après un terme de cinq ans soient encore susceptibles de subir un choc lié aux taux d’intérêt comparable à celui observé en 2025. Par ailleurs, les prêts hypothécaires assurés ont gagné en importance grâce à l’assouplissement des critères d’admissibilité, facilitant ainsi l’accès à la propriété pour les premiers acheteurs et les acheteurs de logements neufs.

Les signes de vulnérabilité financière se sont accentués au cours de 2025. Le taux national des hypothèques en souffrance depuis plus de 90 jours a augmenté. On constate une hausse particulièrement marquée en Ontario, notamment dans la région de Toronto, où les ménages subissent une pression croissante sur leur capacité de remboursement. Malgré cette progression, les taux de délinquance hypothécaire demeurent faibles. Les retards de paiement sur les autres formes de crédit, notamment les prêts automobiles, souvent considérés comme un indicateur précurseur des défauts hypothécaires, continuent également d’augmenter, mais à un rythme plus modéré.

En décembre 2025, l’encours de la dette hypothécaire résidentielle au Canada a dépassé 2,4 billions de dollars, établissant un nouveau sommet. Dans l’ensemble, les ménages font face à des pressions financières accrues en raison du ralentissement du marché du travail et des effets persistants des taux d’intérêt élevés. Bien que les emprunteurs soient désormais plus sensibles aux variations des taux, le système hypothécaire canadien demeure globalement solide et résilient.

Au cours des prochaines années, l’évolution du marché hypothécaire résidentiel canadien dépendra principalement de deux facteurs. D’une part, les nombreux renouvellements de prêts hypothécaires prévus en 2026 et 2027 pourraient accroître les pressions financières sur les ménages qui devront composer avec de nouveaux taux d’intérêt. D’autre part, les conditions du marché du travail demeureront déterminantes, puisque la détérioration de l’emploi est étroitement liée à une augmentation des retards de paiement et des défauts hypothécaires.

Qu’en est-il avec les 3 hausses grandement anticipées?

Comme nous l’avons expliqué dans notre plus récent billet de blogue Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ?,  blogue, nous estimons que ces inquiétudes sont exagérées. La Banque du Canada (BdC) se trouve actuellement dans une phase de gestion des risques, et nous ne croyons pas que de nouvelles hausses de taux soient nécessaires à court terme. De plus, avec la désescalade du conflit en Iran, l’inflation semble avoir atteint son sommet. Dans un contexte où le marché du travail demeure fragile, il serait peu justifié d’ajouter une pression supplémentaire sur une économie déjà vulnérable.

Doit-on continuer de privilégier le taux variable?

Présentement, les taux variables sont environ à 0,50 % et 0,70 % moins cher que les taux fixes. Même si la BdC haussait le taux directeur à deux reprises, le taux variable ne dépasserait pas le taux fixe. Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si le scénario de récession se concrétise.

Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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La dette gouvernementale doit élargir sa base d’investisseurs https://www.finance-investissement.com/la-dette-gouvernementale-doit-elargir-sa-base-dinvestisseurs/ Fri, 03 Jul 2026 11:16:24 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114589 Pour réduire les risques.

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Les gouvernements doivent veiller à la diversification des acquéreurs de la dette publique, prévient la Banque du Canada.

Depuis 2022, on assiste à une profonde mutation des acquéreurs de dette gouvernementale.

Les banques centrales ont relâché leurs efforts après avoir largement acheté des emprunts publics pour faire face à la crise financière de 2008, à la crise de la zone euro puis à la pandémie de la COVID-19.

Les banques commerciales se sont elles aussi relativement retirées de ce marché, puisque la réglementation qui a suivi la crise financière 2008 a rendu plus coûteuse la détention d’obligations par les banques.

À l’inverse, les investisseurs étrangers et les fonds alternatifs ont comblé le vide, en absorbant l’essentiel de la nouvelle offre de dette publique.

Cette substitution des unes par les autres devrait être scrutée de près par les gouvernements, qui devraient veiller à maintenir une saine diversification des acquéreurs de leurs emprunts publics, met en garde la Banque du Canada dans son rapport « La base d’investisseurs en dette souveraine : pourquoi la diversification est-elle importante ? ».

C’est particulièrement vrai pour ce qui concerne les fonds alternatifs. En 15 ans, leur part dans la vente de dette gouvernementale au Canada est passée de presque zéro à environ 50 %. Ces investisseurs jouent également un rôle clé pour fournir des liquidités sur le marché secondaire.

Or, l’importance croissante des fonds alternatifs dans le financement de la dette publique soulève un risque de dépendance. En cas de choc financier, ces investisseurs pourraient se retirer plus rapidement et plus facilement que les acheteurs traditionnels.

Les conséquences directes seraient une hausse brutale des coûts de financement des gouvernements, puisque la moitié des acquéreurs de leurs dettes pourraient sortir du marché.

Les investisseurs individuels à la rescousse ?

La Banque du Canada recommande donc aux émetteurs publics d’être proactifs, en revoyant leurs règles d’adjudication, en diversifiant les acquéreurs de dettes, en attirant les investisseurs individuels, en renforçant les relations avec les investisseurs, et en faisant preuve de flexibilité sur les échéances offertes.

Le Canada a déjà fait un premier pas dans cette direction en 2025, par des actions visant à attirer de nouveaux investisseurs étrangers, souligne le rapport.

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Le huard sous pression https://www.finance-investissement.com/le-huard-sous-pression/ Tue, 30 Jun 2026 11:05:53 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114656 La vigueur de l’économie américaine et les incertitudes commerciales continuent de peser sur le dollar canadien.

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Le dollar canadien n’a cessé de baisser au cours des dernières semaines pour s’établir autour de la barre des 70 cents US, pris en étau entre une économie nationale en perte de vitesse et une forte demande pour le dollar américain.

Le huard s’échangeait jeudi à environ 70 cents US, après une baisse constante depuis début mai, où il s’échangeait autour de 74 cents US.

Karl Schamotta, qui dirige le groupe de recherche sur les devises chez Corpay, a indiqué que le dollar américain « écrase tous ses rivaux mondiaux », alors que l’essor de l’intelligence artificielle aux États-Unis attire davantage d’investissements, que les entreprises enregistrent des bénéfices plus élevés et que l’économie affiche des résultats supérieurs aux prévisions.

« Le thème de l’exceptionnalisme américain est très, très puissant en ce moment, a expliqué Karl Schamotta. Les capitaux quittent les autres pays pour affluer vers les États-Unis. »

La robustesse de l’économie américaine et la persistance de l’inflation amènent désormais de nombreux opérateurs en bourse à prévoir que la Réserve fédérale américaine va relever ses taux d’intérêt dans le courant de l’année.

La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine a maintenu la fourchette cible du taux des fonds fédéraux entre 3,50 % et 3,75 %. Ce niveau est supérieur de plus d’un point de pourcentage au taux de référence de 2,25 % de la Banque du Canada.

On s’attend à ce que la Banque du Canada maintienne son taux directeur inchangé, la croissance nationale restant relativement modérée.

« La différence entre les taux d’intérêt des différents pays est sans doute le facteur qui influence le plus l’évolution des taux de change », a souligné Karl Schamotta.

« Lorsque les investisseurs ont la possibilité d’investir dans un autre pays, ils ont tendance à placer leur argent dans celui qui offre le rendement le plus élevé », a-t-il ajouté.

Les incertitudes liées aux droits de douane et aux tensions commerciales avec les États-Unis ont également pesé sur le moral des entreprises et des consommateurs canadiens.

En conséquence, les entreprises freinent leurs investissements et leurs embauches, tandis que les dépenses de consommation ont ralenti.

La date butoir pour prolonger officiellement l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique approche à grands pas, le 1er juillet.

Si les trois pays ne parviennent pas à s’entendre sur le renouvellement de l’accord, celui-ci fera l’objet d’une révision.

Les négociations commerciales devraient engendrer davantage d’incertitude, l’administration Trump ayant historiquement recouru à des menaces de droits de douane à l’encontre de ses partenaires commerciaux afin d’obtenir de meilleures conditions pour les États-Unis.

Karl Schamotta a avancé que cela ne manquerait pas de faire les gros titres de manière négative, et que des négociations prolongées pourraient exercer une pression supplémentaire sur le dollar canadien.

Les négociations commerciales et les données économiques américaines solides devraient affaiblir le dollar canadien au cours des deux prochains mois, selon Sarah Ying, directrice exécutive chargée des devises chez Marchés des capitaux CIBC.

Elle a toutefois précisé que cet impact devrait être de courte durée.

À mesure que l’économie canadienne reprendra de la vigueur dans le courant de l’année et que la situation concernant l’accord commercial se précisera, cela pourrait contribuer à renforcer le dollar canadien, a estimé Sarah Ying.

Elle croit que le huard pourrait remonter à environ 73 cents US.

Shaun Osborne, stratège en chef des devises à la Banque Scotia, partage l’avis selon lequel la devise devrait connaître une remontée. Il prévoit que le huard atteindra environ 75 cents US d’ici la fin de l’année.

Shaun Osborne a expliqué que ses prévisions reposaient sur une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine, tandis que la Banque du Canada relèverait son taux au jour le jour, ce qui réduirait l’écart de taux et stimulerait le dollar canadien.

« Si notre analyse est correcte et que les taux américains baissent tandis que les taux canadiens augmentent, alors cet écart de rendement devrait se réduire, ce qui devrait faire remonter le dollar canadien légèrement au-dessus de ses niveaux actuels », prévoit-il.

Mais cela pourrait changer au cours des prochains mois, en fonction de l’évolution des politiques monétaires, de la conjoncture économique et des négociations commerciales, a-t-il ajouté.

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La Banque du Canada défend sa cible de 2 % https://www.finance-investissement.com/la-banque-du-canada-defend-sa-cible-de-2/ Mon, 29 Jun 2026 12:33:12 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114655 Une vaste consultation révèle un large appui au cadre actuel de politique monétaire.

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La Banque du Canada a indiqué dans un nouveau rapport que son régime flexible de ciblage de l’inflation et sa cible de 2 % bénéficient d’un large soutien.

La banque centrale a consulté les parties prenantes et la population dans le cadre du processus de renouvellement de son entente sur le cadre de politique monétaire avec le gouvernement fédéral, qui a lieu tous les cinq ans.

« C’était important pour nous d’entendre les Canadiennes et Canadiens, parce que l’inflation et les décisions relatives aux taux d’intérêt ont un impact direct sur leur quotidien », a mentionné jeudi le gouverneur Tiff Macklem dans un communiqué.

Cette révision intervient après la flambée de l’inflation en 2022, qui a vu le taux annuel atteindre 8,1 %, son plus haut niveau depuis 39 ans. Bien que le rythme de hausse des prix se soit normalisé depuis lors, la hausse des prix a eu des répercussions négatives.

La banque centrale a mentionné que de nombreux Canadiens ont exprimé leurs inquiétudes concernant le coût élevé de la vie et l’accessibilité au logement, tout en soulignant qu’une communication claire sur les informations utilisées pour prendre les décisions relatives aux taux d’intérêt était essentielle pour renforcer la confiance.

Dans le cadre de cet examen, la banque centrale a organisé des réunions avec des personnes de partout au pays ainsi qu’avec des économistes du secteur privé, des groupes de réflexion et des défenseurs des consommateurs.

« Les personnes ayant participé aux conversations avec le public ne souhaitaient pas que les prix augmentent davantage et considéraient que des taux d’intérêt plus élevés aggravaient leurs difficultés liées au coût de la vie », indique le rapport.

« Elles ont également exprimé une nette préférence pour la prévisibilité des changements de taux d’intérêt. Elles préféreraient des changements progressifs, plutôt que radicaux, des taux, car elles recherchent surtout la stabilité et la prévisibilité pour gérer leurs finances », est-il précisé.

Le rapport souligne que de nombreux Canadiens n’avaient pas l’impression que l’indice des prix à la consommation correspondait à leur propre expérience lorsqu’ils faisaient leurs courses.

« Le décalage entre les données officielles et la réalité quotidienne des gens a entraîné une baisse de confiance à l’égard de l’IPC — et, par extension, de la Banque — puisque ces données orientent les décisions relatives au taux directeur », affirme le rapport.

« Les groupes de consommateurs et d’entreprises ont encouragé la Banque à adapter ses communications pour mieux refléter les expériences vécues par les ménages et les petites et moyennes entreprises », est-il ajouté.

L’accord actuel entre la Banque du Canada et le gouvernement fédéral fixe un objectif d’inflation de 2 %, dans une fourchette comprise entre 1 % et 3 %.

Dans un discours prononcé à la fin de l’année dernière, le gouverneur Tiff Macklem s’est montré inébranlable dans son engagement envers l’objectif d’inflation flexible de la banque centrale, le qualifiant de plus efficace et de plus durable que tout ce qui avait été mis en place auparavant.

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Tiff Macklem met en garde contre les déséquilibres mondiaux https://www.finance-investissement.com/tiff-macklem-met-en-garde-contre-les-desequilibres-mondiaux/ Tue, 23 Jun 2026 17:16:47 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114619 Le gouverneur de la Banque du Canada estime qu’ils pourraient fragiliser l’économie et les relations entre les pays.

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Le gouverneur de la Banque du Canada (BdC), Tiff Macklem, a profité d’un discours prononcé le 23 juin à Paris pour faire une mise en garde au sujet des déséquilibres qui persistent entre les grandes puissances économiques.

Devant la Chambre de commerce France-Canada et Paris Europlace, Tiff Macklem a notamment abordé la surproduction de pays comme la Chine et les flux d’investissement démesurés vers les États-Unis.

Il a affirmé que les déséquilibres commerciaux ou budgétaires ne sont pas problématiques en soi et qu’ils peuvent s’inscrire dans le fonctionnement normal des systèmes financiers mondiaux.

Or, il a prévenu que, lorsque ces déséquilibres deviennent trop unilatéraux pendant trop longtemps, ils peuvent avoir des répercussions sur l’inflation, les cours boursiers et les relations entre les pays.

Tiff Macklem a fait valoir que certaines innovations, telles que l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies, exacerbent certains de ces déséquilibres et les rendent plus difficiles à suivre et à réguler.

Le protectionnisme pourrait offrir un certain soulagement à court terme aux pays aux prises avec ces déséquilibres, mais Tiff Macklem a exhorté les responsables financiers à miser davantage sur le libre-échange et sur une coopération transfrontalière renforcée afin de bâtir un système mondial plus résilient.

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La BdC continue sur sa lancée https://www.finance-investissement.com/la-bdc-continue-sur-sa-lancee/ Wed, 10 Jun 2026 14:11:22 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114433 Le taux directeur est au même niveau depuis octobre.

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La Banque du Canada (BdC) maintient encore son taux directeur à 2,25 %, soit au même niveau que depuis octobre. Le taux officiel d’escompte demeure, quant à lui, à 2,50 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Cinquième pause d’affilée, taux directeur maintenu à 2,25 %. Sans surprise », assure Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La situation n’a que peu évolué depuis la dernière décision de la banque centrale, rendue à la fin avril. Sur le plan économique, l’incertitude reste le mot d’ordre. La politique commerciale américaine, tributaire des décisions du président Donald Trump, est toujours aussi volatile, évoluant au gré des annonces.

Quant au conflit au Moyen-Orient, celui-ci est entré dans son quatrième mois. « La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales qui en découlent pèsent sur la croissance de l’économie mondiale et font monter l’inflation », note le Conseil de direction.

« Depuis notre décision d’avril, l’impact économique du conflit au Moyen-Orient s’est amplifié. La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales pèsent sur la croissance mondiale et font monter l’inflation. En même temps, l’administration américaine continue de proposer de nouveaux droits de douane, et l’incertitude entourant les politiques commerciales demeure élevée », résume Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

À l’échelle mondiale, les États-Unis peuvent encore compter sur une solide croissance économique, grâce à la consommation et aux investissements liés à l’intelligence artificielle. En Chine, l’activité est également robuste grâce à la vigueur des exportations. La situation est plus fragile dans la zone euro, où la croissance souffre des prix élevés de l’énergie.

Au Canada, les conditions financières se sont assouplies. Les marchés boursiers ont connu une belle croissance, même si les rendements obligataires demeurent volatils. Le dollar canadien s’est affaibli face au dollar américain et à d’autres monnaies.

Au premier trimestre, les dépenses publiques et le produit intérieur brut (PIB) ont enregistré une baisse, toutefois les dépenses de consommation ont progressé de 1,4 %.

L’activité sur le marché du logement a ralenti, tandis que les investissements des entreprises sont demeurés faibles. Les exportations ont chuté, mais l’emploi a progressé en mai. Le taux de chômage reste dans une fourchette de 6,5 % à 7 %.

« Le marché de l’emploi s’est renforcé en mai et le taux de chômage est descendu à 6,6 %, mais les chiffres mensuels sur l’emploi ont été très volatils », souligne Tiff Macklem.

« Bien que le Canada fasse face à certains défis économiques à court terme, je demeure optimiste quant à ses perspectives à long terme. La croissance du pays s’éloigne progressivement du logement et de l’immigration pour s’appuyer davantage sur des moteurs plus productifs, comme l’investissement des entreprises et les ressources naturelles », ajoute Naoum Tabet, directeur des placements en revenu fixe, Capital Group.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté en avril, atteignant 2,8 %, notamment en raison des prix de l’énergie. Toutefois, les mesures de l’inflation fondamentale sont descendues autour de 2 %, et la part des composantes de l’IPC dont la croissance est supérieure à 3 % est proche de sa moyenne historique.

La faible activité économique au Canada et l’incertitude entourant la politique commerciale sont deux facteurs qui ont poussé le Conseil de direction à maintenir son taux directeur à 2,25 %.

« La Banque estime désormais qu’un taux directeur stable permet de « trouver un équilibre » entre le risque d’assouplir dans un contexte d’inflation en hausse et celui de resserrer prématurément, au risque de provoquer une récession », observe Dominique Lapointe, Stratège principal, Macroéconomie mondiale, Gestion de placements Manuvie.

À ses yeux, la décision annoncée le 10 juin vient consolider le statu quo pour le reste de l’année.

Pour Pierre-Benoît Gauthier, le message de la Banque du Canada demeure volontairement nuancé. « Quiconque cherchait un signal, dans un sens comme dans l’autre, il aura fallu lire profondément entre les lignes. La Banque a reconnu la faiblesse de l’économie, celle du marché du travail, et l’incertitude persistante du côté des tarifs américains et de la guerre en Iran. Rien là-dedans qui annonce une baisse. Mais rien non plus qui justifie une hausse. »

Le gouverneur Tiff Macklem rappelle pour sa part que « la politique monétaire demeure centrée sur le même objectif : empêcher que la hausse des prix de l’énergie se transforme en inflation persistante, tout en aidant l’économie à s’ajuster aux vents contraires ».

Le Conseil de direction affirme néanmoins demeurer prêt à intervenir si la conjoncture l’exige. « Selon l’évolution des perspectives, nous restons prêts à réagir au besoin », assure-t-il.

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La couverture de change a un prix https://www.finance-investissement.com/la-couverture-de-change-a-un-prix/ Wed, 10 Jun 2026 10:03:33 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114409 FOCUS FNB — Si elle réduit l’incidence des fluctuations du dollar américain, la couverture entraîne aussi des coûts qui peuvent peser sur les rendements à long terme.

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Selon l’évolution des devises, un placement sur des marchés boursiers étrangers comme celui des États-Unis peut générer des gains de change ou, au contraire, réduire les rendements. Cette dynamique est toutefois atténuée lorsque l’exposition aux devises est couverte en dollars canadiens, ce qui permet aux investisseurs en actions américaines de profiter du rendement des titres tout en se protégeant contre une dépréciation du billet vert.

De nombreux émetteurs de fonds négociés en Bourse (FNB) offrent aux investisseurs le choix entre des versions couvertes et non couvertes de leurs stratégies d’actions américaines.

« Dans le cas d’une stratégie couverte, nous suivons simplement l’évolution des cours des actions, tout en diminuant le risque de change, explique Bipan Rai, chef, stratégie des FNB et des placements alternatifs chez Gestion mondiale d’actifs BMO. Avec une exposition non couverte, nous demeurons exposés aux fluctuations du dollar américain par rapport au dollar canadien. Cela ajoute donc un niveau de risque supplémentaire, mais aussi une source potentielle de rendement. »

Il importe également de rappeler qu’une couverture de change n’élimine pas entièrement le risque de devise. La plupart des gestionnaires rééquilibrent leurs contrats de couverture selon un calendrier prédéterminé, souvent mensuel. Comme l’exposition réelle du portefeuille et les taux de change évoluent quotidiennement, un risque résiduel subsiste entre les dates d’ajustement. Les investisseurs demeurent donc exposés à une partie des variations de devises, même dans un fonds dit « couvert » contre le risque de change.

LIRE : Rarement optimal, de couvrir le risque de change

Au cours de la dernière année et demie, les investisseurs canadiens en FNB ont bénéficié de leur exposition aux actions américaines, et ceux qui détenaient des produits couverts contre le risque de change ont fait encore mieux. Au début de 2025, un dollar américain valait 1,44 $ CA, soit cinq cents de plus qu’à son niveau récent.

Même s’il faut encore environ 1,39 $ CA pour acheter un dollar américain, le huard demeure près du bas de sa fourchette historique face à son homologue américain.

Le dollar canadien pourrait-il continuer à s’apprécier face au billet vert ? C’est le scénario privilégié par RBC Gestion mondiale d’actifs. À la fin de mai, la société a relevé sa prévision à 12 mois pour le dollar canadien à 1,30 $ CA par dollar américain, tablant sur un affaiblissement généralisé de la devise américaine.

Selon RBC Gestion mondiale d’actifs, cette prévision optimiste pour le dollar canadien « dépendrait d’une voie plus claire vers la conclusion d’un accord commercial nord-américain, d’un nombre relativement faible de défauts de paiement hypothécaires au moment où les Canadiens renouvellent leurs prêts à des taux plus élevés, ainsi que de l’optimisme des investisseurs à l’égard d’un éventuel retour de la Banque du Canada aux hausses de taux ».

Étant donné que le taux de change actuel est proche d’un creux pluriannuel pour le huard, il est logique de couvrir une partie de l’exposition au dollar américain, estime Aubrey Hearn, vice-président principal et gestionnaire de portefeuille principal responsable des actions américaines et des sociétés à petite capitalisation chez Gestion mondiale d’actifs CI.

L’augmentation des dépenses publiques au Canada « devrait contribuer à améliorer la croissance du PIB canadien à moyen et à long terme, ce qui devrait entraîner une appréciation graduelle du dollar canadien », affirme Aubrey Hearn.

Pour sa part, Bipan Rai privilégie une approche tactique à court terme en matière de couverture de change.

« Il est très, très difficile de prévoir l’orientation des taux de change à long terme et de s’attendre à obtenir un rendement excédentaire », souligne-t-il. Selon lui, il est plus sain d’évaluer les décisions de couverture sur un horizon de trois à six mois plutôt que sur un an ou deux.

L’une des principales considérations pour Bipan Rai concerne les décisions attendues de la Réserve fédérale américaine et de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt, ainsi que les attentes déjà intégrées par les marchés des changes.

À la fin de mai, les marchés des swaps de devises anticipaient un resserrement supplémentaire de 27 points de base de la part de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année, contre une hausse de 34 points de base pour la Banque du Canada.

Toutefois, les stratèges de Gestion mondiale d’actifs BMO estiment qu’il existe probablement des arguments plus solides en faveur d’une hausse des taux aux États-Unis qu’au Canada. Cette situation laisserait présager un renforcement du dollar américain, puisque des taux plus élevés rendraient le billet vert plus attrayant.

Bipan Rai nuance toutefois l’interprétation des indications fournies par les marchés des swaps : « Cela pourrait évidemment changer demain ou après-demain. »

Outre le risque de manquer des gains si le dollar américain s’apprécie à partir de son niveau actuel, la couverture de change entraîne des coûts additionnels. Il ne s’agit pas de frais de gestion — ceux-ci étant généralement identiques pour les FNB couverts et non couverts — mais plutôt de coûts de transaction et de portage.

Pour mettre en place une couverture de change, les FNB doivent prendre des positions sur des contrats à terme ou des contrats à terme de gré à gré sur devises. Les coûts de transaction associés à ces instruments dérivés sont généralement modestes, se situant à quelques points de base seulement dans le cas des opérations institutionnelles.

Un coût beaucoup plus important est celui du portage. Pour couvrir son exposition en dollars américains au moyen de produits dérivés, le gestionnaire du fonds emprunte en pratique des dollars américains et les vend contre des dollars canadiens, qui sont ensuite placés à des taux d’intérêt à court terme.

Comme les taux d’intérêt sans risque aux États-Unis sont supérieurs d’environ 150 points de base à ceux du Canada, « le coût de portage constitue vraiment le principal coût associé à la couverture du risque de change », souligne Stephen Hoffman, directeur général des FNB chez RBC Gestion mondiale d’actifs.

Historiquement, sur de longues périodes de plusieurs années, les FNB américains non couverts ont surclassé leurs équivalents couverts, souvent de manière importante. À titre d’exemple, le FNB BMO S&P 500 non couvert, qui n’a pas à supporter de coûts de portage liés à la couverture de change, a affiché un rendement annualisé de 15,8 % sur dix ans au 30 avril. C’est plus de deux points de pourcentage de mieux que le rendement de 13,4 % du FNB BMO S&P 500 couvert en dollars canadiens pour la même période.

« Il existe certainement des arguments en faveur du maintien d’une exposition non couverte au risque de change, assure Aubrey Hearn. Sur de longues périodes, les devises fluctuent, mais ces mouvements tendent à s’équilibrer avec le temps. »

Au cours des dernières années, l’économie américaine — et, par conséquent, les entreprises américaines — ont constitué une destination particulièrement attrayante pour les investisseurs, observe Aubrey Hearn. Récemment, cette vigueur s’est traduite par une appréciation du dollar américain face à la plupart des grandes devises.

« Si cette relation se maintient, il pourrait être judicieux de conserver une exposition au dollar américain », souligne-t-il.

Les investisseurs peuvent choisir entre plusieurs approches : ne pas couvrir leur exposition, la couvrir entièrement ou encore adopter une stratégie tactique. Une autre possibilité consiste à couvrir 50 % de l’exposition au dollar américain et à laisser l’autre moitié non couverte.

« C’est le portefeuille qui minimise les regrets, résume Stephen Hoffman. Et, de cette façon, vous avez toujours à moitié raison. »

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Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ? https://www.finance-investissement.com/faut-il-craindre-une-nouvelle-hausse-des-taux-dinteret/ Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 https://www.www.finance-investissement.com/?p=114266 ZONE EXPERTS – Le taux variable demeure-t-il une option avantageuse ?

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L’annonce d’une récession technique au Canada à la suite de la publication par Statistique Canada d’une baisse de 0,1 % du PIB au premier trimestre, a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, cette situation n’a rien de nouveau. La croissance de l’économie canadienne a reculé au cours de trois des quatre derniers trimestres, et nous avions déjà exposé les raisons de la faiblesse économique dans nos publications récentes. Le marché du travail montre également des signes de détérioration, avec une perte de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de l’année. Il s’agit d’une situation préoccupante !

Malgré cette faible croissance économique, la récente hausse du prix du pétrole a amené plusieurs économistes à remettre le scénario de stagflation au cœur de leurs prévisions et à évoquer la possibilité que la Banque du Canada (BdC) reprenne son cycle de hausse des taux d’intérêt. D’ailleurs, les marchés anticipent actuellement trois augmentations du taux directeur.

Ce scénario nous paraît toutefois peu probable. À notre avis, une seule hausse supplémentaire des taux suffirait à freiner considérablement les projets de croissance et risquerait de plonger l’économie dans une récession plus marquée. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier le taux variable pour les emprunteurs dont le profil s’y prête.

Afin d’éclairer la prise de décision, différents scénarios ont été élaborés pour mesurer l’incidence qu’une variation des taux d’intérêt pourrait avoir sur les paiements hypothécaires.

Notre analyse porte sur une hypothèque de 300 000 $, amortie sur 25 ans, avec un paiement hebdomadaire de 367,08 $. Nous comparons les options offertes pour un terme de cinq ans dans le cas d’une hypothèque assurée ou assurable avec une mise de fonds supérieure à 35 %. Le meilleur taux fixe de cinq ans, disponible actuellement, est de 4,09 %, tandis que le meilleur taux variable est établi au taux préférentiel moins 0,85 %, soit 3,60 %.

Nous avons retenu les trois scénarios suivants, en utilisant les meilleures offres hypothécaires actuellement disponibles sur le marché pour une hypothèque assurée, puis en évaluant le solde hypothécaire après cinq ans dans chacun des cas :

  1. Scénario de hausse des taux: Il s’agit d’un scénario que l’on peut qualifier d’extrême. Il prévoit trois hausses du taux directeur totalisant 0,75 point de pourcentage, soit une première en juillet, une deuxième en octobre et une troisième en décembre. De telles augmentations accentueraient le ralentissement économique et forceraient, selon nous, la BdC à réduire ensuite ses taux. Ce scénario représente donc l’argument le plus favorable au choix d’un taux fixe.
  1. Scénario opposé: Dans ce scénario, l’inflation s’avère temporaire. La BdC ne procède à aucune hausse de taux et est même contrainte de réduire son taux directeur à quatre reprises l’année suivante pour un total de 1 % afin de stimuler l’économie. Il s’agit du scénario démontrant l’avantage maximal du taux variable. Nous demeurons néanmoins conservateurs en supposant une première baisse en avril de l’année prochaine. En réalité, dans un contexte de récession, la première baisse devrait survenir beaucoup plus tôt.
  1. Scénario intermédiaire : Ce scénario prévoit trois hausses de taux cette année, suivies de trois baisses débutant en juin de l’année suivante et se terminant en décembre. Bien que nous croyions que les réductions de taux pourraient intervenir plus rapidement, nous avons retenu des hypothèses prudentes afin d’éviter de biaiser l’analyse en faveur de notre scénario privilégié.

Le solde hypothécaire après cinq ans serait de 261 570 $ pour l’hypothèque à taux fixe. Pour l’hypothèque à taux variable, les résultats seraient les suivants :

  • Scénario 1 : 264 595 $
  • Scénario 2 : 243 283 $
  • Scénario 3 : 256 368 $

Nous constatons que, dans le scénario récessionniste comportant quatre baisses de taux l’année suivante, l’hypothèque à taux variable procurerait une économie de 18 287 $.

À l’inverse, le scénario comportant trois hausses de taux favorise légèrement l’hypothèque à taux fixe, avec un avantage de 3 025 $.

Enfin, le scénario intermédiaire, combinant trois hausses cette année et trois baisses l’année suivante, se traduit par une économie de 5 202 $ en faveur du taux variable.

Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si notre scénario de récession se concrétise.

La présente analyse porte sur les taux applicables aux hypothèques assurées. Selon la situation propre à chaque client, il pourrait également être pertinent d’évaluer les taux applicables aux hypothèques assurables ou conventionnelles. Toute décision devrait par ailleurs s’appuyer sur une analyse approfondie tenant compte de l’évolution des taux d’intérêt, des caractéristiques du prêt et du profil financier de l’emprunteur.

Nous demeurons disponibles pour effectuer des simulations personnalisées afin d’évaluer avec précision le potentiel de gain associé à chaque stratégie avant qu’une décision finale soit prise.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

 

 

 

 

 

 

 

1 Scénario 1 : Augmentation totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026

2 Scénario 2 : Baisse totale de 1 % (0,25 % à la fois) : 14 avril 2027, 9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

3 Scénario 3 : Augmentation totale de 0,75 % suivie d’une baisse totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : Augmentations 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026 suivis des baisses

9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

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