Banque du Canada | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-du-canada/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 18 Feb 2026 11:50:35 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Banque du Canada | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/banque-du-canada/ 32 32 La Banque du Canada face à un horizon incertain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-face-a-un-horizon-incertain/ Wed, 18 Feb 2026 11:50:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112498 Géopolitique et commerce brouillent les perspectives économiques.

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Le conseil de direction de la Banque du Canada estime qu’il est difficile de prévoir l’évolution des taux d’intérêt, car les perspectives économiques sont confrontées à des risques accrus en raison des turbulences géopolitiques et de l’incertitude commerciale.

Dans le résumé des délibérations relatives à sa décision sur les taux d’intérêt du mois dernier, le conseil note qu’avec l’augmentation de l’incertitude, l’éventail des résultats possibles susceptibles de modifier considérablement ses perspectives s’est élargi.

« En outre, dans un contexte imprévisible et offrant peu de précédents historiques, il était exceptionnellement difficile d’attribuer efficacement des pondérations et probabilités aux différents risques entourant les perspectives », peut-on lire dans le document publié mercredi.

« Les membres ont donc convenu qu’il était difficile de prévoir le moment et l’orientation du prochain changement du taux directeur. »

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé à 2,25 % le mois dernier.

En prenant cette décision, la banque centrale a dit qu’elle continuera à surveiller de près les risques et qu’elle est prête à réagir si les perspectives économiques venaient à changer.

Selon le conseil, l’économie a évolué en grande partie comme prévu depuis son rapport sur la politique monétaire d’octobre, mais les risques pesant sur ses perspectives ont augmenté.

Il identifie trois grands domaines, en particulier les événements géopolitiques récents, la révision de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, et l’ajustement de l’économie aux perturbations commerciales.

« Les récents événements géopolitiques — notamment au Venezuela, en Iran et au Groenland — et les menaces à l’indépendance de la Réserve fédérale américaine avaient rendu le monde plus turbulent et ravivé l’incertitude », explique la banque centrale.

La prochaine décision de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt est prévue pour le 18 mars.

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Léger recul de l’inflation en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leger-recul-de-linflation-en-janvier/ Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112576 Elle s’est établie à 2,3 %.

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Un ralentissement de l’inflation globale, mais une accélération de l’inflation alimentaire dans un contexte de modifications fiscales et de pressions persistantes dans les magasins d’alimentation continuent de peser sur les consommateurs, annonce mardi Statistique Canada.

L’agence fédérale indique que l’inflation s’est établie à 2,3 % en janvier au pays, en léger recul par rapport à sa progression de 2,4 % en décembre. Les économistes s’attendaient à ce que l’inflation se maintienne à 2,4 %.

Les prix de l’essence ont diminué de 16,7 % en janvier par rapport à la même période l’an dernier. Ce recul est surtout attribuable à l’absence de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs, qui a été retirée en avril dernier. L’inflation du logement, qui est depuis longtemps un casse-tête pour les ménages canadiens, a également atteint son niveau le plus bas en près de cinq ans, grâce à l’atténuation des pressions sur les loyers.

Ces baisses ont contribué à contrebalancer l’inflation alimentaire, qui s’est accélérée pour atteindre 7,3 % en janvier, contre 6,2 % le mois précédent.

Leslie Preston, économiste à la TD, souligne qu’une partie de la hausse de l’inflation alimentaire est un phénomène statistique, tandis que d’autres facteurs liés aux pressions inflationnistes passées continuent de se répercuter sur la chaîne d’approvisionnement.

Les prix des aliments achetés au restaurant ont bondi de 12,3 % le mois dernier par rapport à janvier 2025, ce qui a entraîné l’accélération de l’inflation alimentaire.

L’impact du congé de TPS

Cette hausse est principalement liée au congé temporaire de TPS accordé par le gouvernement fédéral — une suspension de deux mois de la partie fédérale de la taxe sur les produits et services admissibles — qui est entré pleinement en vigueur un an plus tôt.

Janvier 2025 a été le seul mois complet de l’exonération fiscale temporaire accordée par Ottawa sur les repas au restaurant et divers biens et services, et les comparaisons annuelles sont quelque peu faussées, car cette taxe est réintégrée dans les calculs de l’inflation pour janvier 2026.

Les prix de l’alcool, des vêtements pour enfants, des jouets et des jeux ont également fortement augmenté le mois dernier, puisqu’ils avaient diminué en janvier 2025 en raison du congé de TPS.

Février étant le dernier mois partiel de l’allègement fiscal temporaire en 2025, Leslie Preston prévient que ces facteurs commenceront à disparaître des calculs de l’inflation.

L’inflation alimentaire a été un sujet brûlant à la colline du Parlement.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a publié mardi un message sur les réseaux sociaux dans lequel il attribue la hausse des prix des denrées alimentaires aux frais réglementaires qui font grimper les prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il a écrit une lettre au premier ministre Mark Carney exigeant un revirement d’urgence des politiques libérales avant que les Canadiens ne souffrent de la faim.

Les importations en cause

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,8 % en janvier, soit un ralentissement par rapport à la hausse de 5,0 % enregistrée en décembre. Selon Statistique Canada, les prix des fruits frais ont baissé de 3,1 % au cours du mois, car la stabilité des saisons de croissance dans les régions productrices a fait diminuer les prix des baies, des oranges et des melons.

Mais les prix de produits de base, tels que le café et le bœuf, continuent d’afficher des hausses à deux chiffres, et Leslie Preston précise qu’il ne s’agit pas d’un effet du congé fiscal.

Elle explique que la hausse actuelle des prix est en grande partie liée à la faiblesse du dollar canadien au début de l’année 2025 ainsi qu’aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis, qui visaient des produits alimentaires tels que le jus d’orange de Floride. Ces deux facteurs rendent plus coûteux pour les importateurs l’achat de denrées alimentaires ou d’ingrédients à l’étranger.

Bien que le dollar canadien se soit quelque peu redressé et qu’Ottawa ait abandonné la plupart de ses droits de douane de rétorsion en septembre, Leslie Preston note que les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire ont tendance à toucher les consommateurs avec un certain décalage.

Une analyse publiée au début du mois par Olga Bilyk, économiste à la Banque du Canada, a montré une forte corrélation entre l’inflation alimentaire et l’augmentation des coûts de la chaîne d’approvisionnement après avoir pris en compte un délai de six mois.

Cela signifie que l’allègement de ces pressions sur les coûts mettra également du temps à se répercuter sur les factures d’épicerie des Canadiens.

« Ces effets mettent du temps à se faire sentir au niveau de la vente au détail, nous nous attendons donc à voir l’inflation des produits alimentaires ralentir au cours de l’année à venir », avance Leslie Preston.

Certains des facteurs qui influent sur l’inflation des produits alimentaires au Canada sont mondiaux, comme les sécheresses des années passées, qui ont entraîné une diminution des troupeaux de bétail et des conditions de culture plus difficiles pour les grains de café, fait remarquer Leslie Preston.

Cependant, même si les prix des matières premières exercent une pression sur les rayons des épiceries à travers le monde, aux États-Unis, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,9 % en janvier.

Leslie Preston indique que le Canada a tendance à être plus durement touché que les États-Unis, en particulier pendant les mois d’hiver, car moins de produits frais sont cultivés au nord de la frontière. Le Canada est donc plus vulnérable aux effets des prix à l’importation et aux fluctuations monétaires.

Dans son analyse, Mme Bilyk attribue également une grande partie de la responsabilité de la récente inflation alimentaire à la flambée des coûts d’importation. Elle explique que les denrées alimentaires, telles que le café et le chocolat, sont confrontées à une hausse des prix à l’échelle mondiale en raison des conditions météorologiques extrêmes et des droits de douane.

Quel rôle pour la Banque du Canada ?

Le rapport sur l’indice des prix à la consommation de janvier de Statistique Canada marque le premier examen des données sur l’inflation depuis que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le mois dernier.

Leslie Preston affirme que, dans l’ensemble, les données montrent que les prix du panier de consommation des ménages déclinent à un rythme un peu plus rapide que prévu par la TD.

Elle ajoute que la Banque du Canada devrait observer plusieurs mois consécutifs de ralentissement de l’inflation à ce rythme avant d’envisager de nouvelles baisses des taux d’intérêt.

« Nous surveillerons de près l’évolution de la situation au cours des deux prochains mois pour voir si cette tendance se poursuit, mais si c’est le cas, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada s’oriente vers une baisse des taux d’intérêt », avance Leslie Preston.

Selon LSEG Data & Analytics, les probabilités d’une baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine décision de la Banque du Canada, le 18 mars, s’élevaient à un peu plus de 10 % mardi après-midi.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, écrit mardi dans une note à ses clients que les progrès réalisés en janvier en matière d’inflation sous-jacente, l’indicateur préféré de la banque centrale, seront encourageants.

Il ajoute que la barre est haute pour une nouvelle baisse des taux, les responsables de la banque centrale avertissant que la politique monétaire ne pouvait guère faire plus pour soutenir l’économie dans sa transition structurelle induite par le commerce.

Doug Porter fait également valoir qu’une baisse éventuelle n’est pas totalement exclue.

« Même dans ce cas, si l’inflation continue de ralentir, la banque pourrait être en mesure de soutenir l’économie si la croissance venait à connaître de réelles difficultés en raison de la transition structurelle », détaille-t-il.

La Banque du Canada examinera à nouveau la dynamique de l’inflation pour février avant de prendre sa prochaine décision en mars.

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Pourquoi sommes-nous constructifs sur les obligations canadiennes en 2026 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/hadiza-djataou/pourquoi-sommes-nous-constructifs-sur-les-obligations-canadiennes-en-2026/ Fri, 13 Feb 2026 11:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112422 ZONE EXPERTS – Quand le ralentissement économique redonne du sens à l’allocation obligataire.

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Après plusieurs années marquées par une inflation élevée globalement, un resserrement monétaire rapide et une volatilité inhabituelle sur les marchés obligataires, le contexte macroéconomique a profondément évolué avec des divergences apparentes de croissance par régions et pays. La question cruciale n’est plus de savoir si les taux directeurs doivent continuer de monter, mais plutôt : combien de temps les banques centrales peuvent-elles maintenir une politique restrictive dans ces pays sans accentuer un ralentissement économique déjà bien amorcé ? C’est pourquoi nous maintenons une préférence pour les obligations canadiennes, tant en valeur absolue que par rapport à celles des autres marchés développés.

Une Banque du Canada en pause face à une croissance fragile

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du 28 janvier 2026 comme prévu. Plusieurs signaux dans le communiqué et le Rapport sur la politique monétaire méritent l’attention.

La Banque ne considère plus le marché du travail comme tendu, malgré des données encore solides fin 2025. La croissance au T4 a déçu, et l’inflation de base poursuit son ralentissement. Ces éléments confirment un affaiblissement de l’économie.

Elle a aussi exprimé des inquiétudes inhabituelles sur les négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), suggérant qu’un changement de cap monétaire n’est pas exclu si le cadre commercial nord-américain se détériore. Pourtant, les marchés n’anticipent que 2 à 3 points de base de baisse d’ici juillet, un scénario que nous jugeons trop prudent.

Nous pensons que la Banque pourrait assouplir sa politique, non dès mars, mais probablement à partir de juin. Ce point de vue, encore marginal, s’appuie sur une lecture de la conjoncture : marché immobilier en difficulté, croissance démographique quasi nulle, et essoufflement général de l’activité. Le PIB mensuel a reculé de 0,3 % en octobre, et l’indice PMI manufacturier est resté en zone de contraction à 48,6 en décembre. Certes, les données canadiennes sont volatiles et sujettes à révision, mais les tendances sont claires : production, consommation, confiance des entreprises. Tous les indicateurs convergent vers un ralentissement graduel, difficilement compatible avec un maintien prolongé du resserrement monétaire.

Une Inflation favorable à une politique monétaire attentiste

L’inflation de tête, c’est-à-dire le taux d’inflation global mesuré par l’IPC total, a légèrement augmenté en décembre, passant de 2,2 % à 2,4 %. Mais cette hausse est surtout technique, liée à la fin du congé temporaire de TPS/TVH en 2025, et non à une nouvelle accélération des prix. La forte baisse des prix de l’essence (-14 % sur un an) a d’ailleurs limité cette hausse. Les mesures d’inflation privilégiées par la Banque du Canada  montrent un ralentissement. Sur une base annualisée sur trois mois, l’inflation est désormais sous les 2 %, indiquant que la dynamique récente des prix est beaucoup plus modérée et compatible avec la cible de la Banque du Canada.

Le principal point de pression demeure l’alimentation. Les prix à la consommation (+5 %) et dans les restaurants (+8,5 %) restent élevés, ce qui pèse sur le budget des ménages, même si l’inflation globale est mieux maîtrisée. Les coûts d’intérêt hypothécaires cessent désormais de pousser l’inflation à la hausse et commencent même à se stabiliser également. Pris dans leur ensemble, les signaux pointent vers une inflation contenue dans un contexte de croissance affaiblie.

 Le marché du travail : ralentissement et création d’emplois anémique

Le marché du travail demeure le principal point d’attention pour la Banque du Canada, mais là aussi, les signes de modération se multiplient. Après une création de 53 600 emplois en novembre, les gains d’emplois n’ont été que de 8 200 en décembre, tandis que le taux de chômage est remonté de 6,5 % à 6,8 %. Cette évolution est cohérente avec le ralentissement observé dans l’activité économique et sans amélioration marquée de la croissance, il devient envisageable de voir un assouplissement de la politique monétaire, mais pas avant la seconde partie de l’année.

Dans ce contexte, les obligations canadiennes sont intéressantes, car une grande partie du scénario de remontée des taux est déjà intégrée dans les prix, particulièrement sur les échéances courtes. À mesure que la croissance ralentit et que l’inflation se normalise, l’équilibre des risques devient plus favorable aux détenteurs d’obligations. Même en l’absence de baisse immédiate des taux directeurs, le maintien de conditions monétaires restrictives dans un environnement de croissance plus faible soutient historiquement la performance obligataire. Enfin, sur une base comparative, les taux canadiens sont plus attractifs que ceux aux États-Unis, car l’économie américaine est plus dynamique, le marché du travail y est plus tendu et l’inflation de bases reste élevée. Cette divergence renforce l’attrait relatif des obligations canadiennes dans une allocation mondiale.

 Le dollar canadien et le risque géopolitique américain

À court terme, le dollar canadien pourrait être sous pression, pénalisé par le ralentissement économique domestique et l’incertitude entourant les relations commerciales nord-américaines et notamment les renégociations de l’ACEUM.

Un risque important pour un scénario de faiblesse prolongée du dollar canadien concerne toutefois le dollar américain lui-même. Le contexte géopolitique actuel, marqué par une posture plus conflictuelle des États-Unis et par les tensions entourant des enjeux stratégiques tels que le Groenland, pourrait mener à un désengagement graduel de certains investisseurs internationaux à l’égard des actifs américains et du dollar américain. C’est un risque à surveiller, car l’impact serait significatif, exerçant une pression baissière sur le dollar américain, auquel cas le dollar canadien pourrait s’apprécier plus par effet de contraste que par amélioration fondamentale.

Une approche constructive et disciplinée

Adopter une vision favorable à l’égard des obligations canadiennes ne signifie pas ignorer les risques. La volatilité demeurera élevée, les données économiques pourraient être volatiles et les banques centrales éviteront toute déclaration prématurée de victoire sur l’inflation. Cependant, dans un environnement où la croissance ralentit au Canada, en ligne avec les autres pays développés, l’inflation se normalise progressivement. Nous pensons que les obligations canadiennes retrouvent alors pleinement leur rôle fondamental : offrir du revenu, de la diversification et une protection en cas de choc exogène.

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Taux d’intérêt, hypothèques et économie canadienne : un équilibre fragile https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/taux-dinteret-hypotheques-et-economie-canadienne-un-equilibre-fragile/ Mon, 02 Feb 2026 13:22:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112263 ZONE EXPERTS – Une lecture divergente du consensus actuel.

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Les hypothèques contractées avant la forte hausse des taux amorcée en 2022 arrivent progressivement à échéance. Bien que les ménages s’attendent naturellement à une augmentation de leurs paiements au renouvellement, la situation demeure, pour l’instant, gérable. Avec des taux hypothécaires avoisinant les 4 %, le choc reste limité pour la majorité des emprunteurs.

Du côté de la Banque du Canada (BdC), le message est clair : la politique monétaire est en pause. Les anticipations actuelles suggèrent que ce statu quo pourrait se maintenir tout au long de l’année.

Les grandes banques canadiennes affichent toutefois des visions divergentes pour la suite. La Banque Royale du Canada est la seule à prévoir, à ce stade, une hausse du taux directeur de 1 % en 2027. La Banque de Nouvelle-Écosse anticipe plutôt une augmentation de 0,5 % dans la deuxième moitié de 2026, suivie de 0,25 % en 2027. La Banque Nationale envisage une hausse de 0,5 % dès cette année. À l’inverse, TD, CIBC et BMO misent sur un maintien des taux en 2026 et 2027.

Ces anticipations reposent sur un scénario clé : celui d’une économie canadienne évitant la récession et affichant une croissance modeste en 2026. Jusqu’à présent, le Canada semble effectivement avoir évité le pire. Selon les projections de la BdC publiées en octobre dernier, les nouveaux tarifs imposés par l’administration américaine ne représenteraient qu’un impact de 5,9 %, notamment parce que la majorité des échanges commerciaux demeure protégée par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Toutefois, le risque demeure bien réel. Les marchés craignent que le gouvernement américain invoque une clause de renégociation de l’ACEUM dès cette année. Un tel scénario serait lourd de conséquences : près de 90 % des exportations canadiennes vers les États-Unis bénéficient actuellement d’une exemption tarifaire grâce à cet accord.

Toute détérioration de l’ACEUM affecterait directement un marché du travail déjà fragilisé, avec des répercussions immédiates sur la consommation intérieure. À cela s’ajoute un autre facteur structurel : les premiers effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, particulièrement chez les travailleurs débutants, dont certains postes disparaissent déjà.

Dans ce contexte, nous estimons que l’économie canadienne est probablement déjà en récession, malgré les indicateurs officiels, et que l’inflation ne constitue plus un enjeu majeur. La Banque du Canada elle-même prévoit une croissance limitée à environ 1,25 %, avec une inflation alignée sur la cible de 2 %.

Par ailleurs, le changement récent à la tête de la Réserve fédérale américaine, avec la nomination de Kevin Warsh annoncée vendredi dernier, ouvre la porte à un assouplissement monétaire dès la deuxième moitié de l’année. Nous anticipons ainsi une baisse significative des taux d’intérêt aux États-Unis.

Dans un tel scénario, il devient difficile d’imaginer que la Banque du Canada ne suive pas le mouvement. Une économie canadienne à la croissance anémique, combinée à un dollar canadien qui s’apprécierait si les taux baissaient aux États-Unis, mais pas au Canada, exercerait une pression considérable sur la politique monétaire canadienne.

Nous nous positionnons donc à contre-courant des anticipations formulées par la majorité des grandes banques et estimons que la Banque du Canada amorcera une nouvelle phase de baisse du taux directeur au cours de la deuxième moitié de l’année. Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse sur le plan stratégique. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-lindependance-de-la-fed/ Wed, 28 Jan 2026 19:04:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112176 Des conséquences possibles pour les marchés canadiens, selon Tiff Macklem

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Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la perte d’indépendance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) aurait des répercussions sur les marchés financiers canadiens en raison de l’intégration des deux économies.

Lors d’une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, le gouverneur Tiff Macklem dit qu’il est difficile de prédire quelles seraient les répercussions, mais que le maintien de l’indépendance de la Fed est bénéfique pour les Américains et les Canadiens.

Les commentaires de Tiff Macklem interviennent alors que le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises le président de la Fed, Jerome Powell, et la banque centrale pour ne pas avoir agi plus rapidement pour réduire les taux.

Donald Trump a considérablement intensifié sa confrontation avec la Fed au début du mois, le département de la Justice ayant ouvert une enquête et menacé de poursuites criminelles, ce que Jerome Powell a qualifié de «prétextes» dans la campagne du président visant à prendre le contrôle de la politique américaine en matière de taux d’intérêt.

Tiff Macklem fait partie des banquiers centraux du monde entier qui ont affirmé leur «solidarité totale» avec M. Powell et ont souligné que l’indépendance des banques centrales est la pierre angulaire de la stabilité des prix, des finances et de l’économie.

Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux exigences du président nuira à sa crédibilité en tant que combattante de l’inflation et conduira probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les bons du Trésor américain.

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La BdC maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-maintient-ses-taux/ Wed, 28 Jan 2026 15:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112142 Le taux directeur reste à 2,25 %.

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La Banque du Canada (BdC) a décidé de laisser ses taux inchangés, comme le prédisaient les experts. Ainsi, le taux du financement à un jour reste à 2,25 %, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« En tant que stratège, il n’y a rien qui change quoique ce soit ce matin avec cette décision. Ce qui se passe avec le dollar américain et la Fed est largement plus important pour les marchés. Les taux sont assez restrictifs pour garder l’inflation sous contrôle, et la barre est haute avant de reparler de hausses incontrôlées », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Pour expliquer sa décision, la BdC souligne que les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne n’ont que peu évolué par rapport à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre.

La banque centrale s’inquiète toutefois encore de l’imprévisibilité des politiques commerciales américaines et des risques géopolitiques actuels, mais elle estime que la croissance mondiale devrait s’établir à environ 3 %.

Pour le moment, l’expansion économique américaine dépasse les attentes, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle et les dépenses de consommation. Les droits de douane auront un impact à la hausse sur l’inflation, mais pas avant quelques mois.

Dans la zone euro, la croissance a été portée par le dynamisme du secteur des services et devrait également bénéficier du soutien de la politique budgétaire.

Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude pèsent sur la croissance. Le PIB a stagné au quatrième trimestre de 2025 et les exportations sont encore ébranlées par les droits de douane.

Toutefois, la récente faiblesse du dollar américain a propulsé le dollar canadien au-dessus de 72 cents, tandis que l’emploi a progressé au cours des derniers mois, même si le taux de chômage demeure élevé, à 6,8 %. La BdC anticipe une croissance économique de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, tout en demeurant vigilante à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

« Le décor économique est celui qu’on décrit depuis un bout. Croissance modeste, pas très linéaire. Après un troisième trimestre solide en 2025, le PIB semble avoir plafonné au quatrième. Les restrictions commerciales américaines continuent de peser sur les exportations, toujours sous pression à cause des tarifs, ou du moins la perception des tarifs. En revanche, la demande intérieure se tient mieux, ce qui empêche l’économie de caler complètement. La Banque parle d’une croissance autour de 1,1 % cette année et 1,5 % en 2027. On est loin d’un scénario de récession, mais on n’est clairement pas dans une économie qui surchauffe non plus. Ça avance, tranquillement », commente Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a grimpé en décembre atteignant ainsi 2,4 %, mais cela peut être attribué aux effets de glissement annuel liés au congé de TPS/TVH accordé l’hiver dernier. Sans l’effet des changements relatifs aux taxes, l’inflation ralentit depuis septembre.

La politique monétaire cherche à « maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », rappelle la BdC.

« Le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui », continue-t-elle en assurant rester à l’écoute des risques et être prête à réagir.

« La Banque du Canada a fait exactement ce que tout le monde avait prévu. Taux directeur inchangé à 2,25 %. La décision n’a jamais été le point central. C’est le ton qui compte. Et le ton, c’est une Banque qui dit clairement que l’incertitude reste élevée et qu’il est presque impossible de prévoir le moment ou même la direction du prochain mouvement. Traduction simple: ils gardent toutes les portes ouvertes », conclut Pierre-Benoît Gauthier.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 C’est ce que prédisent les experts.

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De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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La Banque du Canada pourrait attendre jusqu’en 2027 avant de relever ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-pourrait-attendre-jusquen-2027-avant-de-relever-ses-taux/ Fri, 23 Jan 2026 12:12:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111970 Selon CIBC, le relâchement du marché du travail limite les pressions inflationnistes.

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Les marchés financiers s’attendent actuellement à ce que la Banque du Canada (BdC) recommence à relever ses taux d’intérêt à un moment donné cette année. Toutefois, selon Marchés des capitaux CIBC, les signes de relâchement sur le marché du travail indiquent qu’il faudra probablement attendre jusqu’à la mi-2027 avant que la banque centrale ait besoin de resserrer sa politique monétaire.

Dans un rapport, les économistes de la Banque CIBC estiment que les conditions actuelles du marché du travail — notamment un taux de chômage désormais supérieur d’un point de pourcentage à son niveau prépandémique — indiquent qu’il subsiste une marge de croissance économique avant le retour de pressions inflationnistes.

« Des mesures du relâchement du marché du travail, plus larges que le seul taux de chômage, suggèrent qu’il reste encore de la place pour des gains d’emploi non inflationnistes, et le ralentissement des données sur la rémunération va également dans ce sens », indique le rapport.

Par exemple, le taux de participation au marché du travail demeure faible chez les jeunes, note CIBC, car la hausse du chômage dans ce groupe a découragé certains travailleurs potentiels de chercher un emploi. Cela représente, en retour, une réserve de main-d’œuvre inexploitée.

« Si davantage de jeunes réintègrent le marché du travail à mesure que l’économie se redresse, il sera plus facile de pourvoir les postes vacants sans déclencher une accélération de l’inflation salariale, indique le rapport. Cela ralentirait également le retour du taux de chômage vers des niveaux que nous jugeons compatibles avec une cible d’inflation de 2 %. »

Par ailleurs, certains indicateurs suggèrent que le taux de chômage à partir duquel une baisse du chômage commence à exercer des pressions salariales — le taux de chômage n’accélérant pas l’inflation (NAIRU) — a reculé au cours des derniers mois, après avoir augmenté à la suite de la pandémie.

« Il est d’ailleurs notable que la légère baisse du taux de chômage par rapport à son sommet de la mi-2025 ne s’est pas accompagnée d’une hausse de la demande globale de main-d’œuvre. En fait, les postes vacants ont, au contraire, continué à diminuer légèrement », précise le rapport.

La récente baisse du chômage refléterait plutôt « une amélioration structurelle de l’appariement emploi-travailleur, plutôt qu’une simple reprise cyclique de la demande de main-d’œuvre ». Cela inclurait notamment des changements dans la politique d’immigration favorisant une meilleure adéquation entre les immigrants et les postes disponibles, ainsi que des facteurs démographiques et sectoriels qui réduisent le chômage de courte durée.

« En réalité, nous ne saurons véritablement où se situe le NAIRU que lorsque nous l’observerons ; c’est-à-dire lorsque l’inflation salariale généralisée recommencera à s’accélérer », indique le rapport.

Pour l’instant, toutefois, les pressions sur la croissance des salaires ne sont pas visibles, et il semble y avoir « une marge importante pour des gains d’emploi non inflationnistes », conclut CIBC.

Dans ce contexte, le rapport estime que la Banque du Canada n’aura probablement pas besoin de resserrer sa politique monétaire avant la mi-2027, plutôt que d’ici la fin de cette année.

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Tiff Macklem appuie Jerome Powell https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-appuie-jerome-powell/ Tue, 13 Jan 2026 11:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111879 Et défend l’indépendance des banques centrales.

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Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, prend la défense de son homologue américain Jerome Powell, alors que le président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) fait l’objet d’une enquête pénale menée par le département de la Justice du président Donald Trump.

Jerome Powell a dévoilé dimanche que le département américain de la Justice avait assigné la Fed à comparaître à la fin de la semaine dernière en lien avec le témoignage qu’il avait donné au Sénat en juin au sujet d’un projet de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Selon Jerome Powell, la menace d’une mise en accusation pénale était une réponse au refus des responsables monétaires indépendants du sud de la frontière d’abaisser les taux d’intérêt, conformément aux souhaits de Donald Trump.

Tiff Macklem avait déjà apporté son soutien à Jerome Powell face aux pressions de l’administration Trump et il affirme lundi dans une déclaration que le président de la Fed « incarne le meilleur du service public » et qu’il bénéficie de son « soutien total ».

Il ajoute que Jerome Powell fait « un très bon travail dans des circonstances difficiles » et prend les décisions de la Fed « sur la base de données factuelles, et non de considérations politiques ».

La Banque du Canada et la Fed américaine fonctionnent toutes deux indépendamment du gouvernement et fixent les taux d’intérêt dans le but de maintenir l’inflation à 2 % par an. La Fed a un double mandat supplémentaire qui consiste à promouvoir le plein emploi dans l’économie américaine.

Donald Trump a critiqué Jerome Powell pour ne pas avoir réduit les taux d’intérêt assez rapidement afin de stimuler la croissance économique.

Des mesures de « pays pauvres »

Selon Tiff Macklem, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour assurer la stabilité des prix et donne aux responsables de la politique monétaire la latitude nécessaire pour prendre des décisions difficiles qui profitent à l’économie, « sans ingérence politique à court terme ».

Lundi, un groupe bipartite composé d’anciens présidents de la Fed et d’économistes de renom a comparé les mesures prises par l’administration Trump à celles adoptées dans des pays plus pauvres.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ne s’attendent pas, lundi, à ce que la Banque du Canada ou la Fed américaine réduisent leurs taux d’intérêt lors de leurs prochaines décisions à la fin du mois de janvier.

Certains analystes ont observé que la réaction modérée du marché reflète la conviction largement répandue que Jerome Powell pourrait réussir à se défendre contre les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars américains de la Fed était criminelle.

Le président Trump a utilisé à plusieurs reprises des enquêtes — qui pourraient ou non aboutir à une mise en accusation — pour attaquer ses rivaux politiques, notamment la gouverneure de la Fed Lisa Cook, la procureure générale de New York Letitia James et James Comey, l’ancien directeur du FBI.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que Donald Trump n’avait pas demandé au département de la Justice d’enquêter sur Jerome Powell.

« Une chose est sûre, le président l’a clairement indiqué, c’est que Jerome Powell est mauvais dans son travail, a expliqué Mme Leavitt. Quant à savoir si Jerome Powell est un criminel, c’est une question à laquelle le département de la Justice devra répondre. »

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La Banque du Canada serait capable de faire sa propre cryptomonnaie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-serait-capable-de-faire-sa-propre-cryptomonnaie/ Tue, 16 Dec 2025 20:24:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111675 Selon Tiff Macklem.

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La Banque du Canada est prête à développer sa propre cryptomonnaie stable, si jamais le gouvernement lui confiait cette mission.

La décision de produire ou non une cryptomonnaie nationale revient au gouvernement fédéral, a précisé le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, à Montréal, mardi, lors d’un échange avec la présidente de la Chambre du Montréal métropolitain, Isabelle Dessureault.

« Jusqu’à ce point-ci, les élus ont décidé que le Canada n’était pas prêt, a-t-il répondu. Si ça change, nous sommes prêts.

« Nous avons fait beaucoup de travail, chez nous, pour regarder cette possibilité et de se préparer de manière politique, de manière technique », a-t-il dit.

Si émettre sa propre cryptomonnaie à court terme n’est pas dans les cartons pour l’instant, la banque centrale se prépare à réglementer la cryptomonnaie stable en collaboration avec le ministère des Finances, a dit Tiff Macklem plus tôt dans son discours.

« Le but, c’est que la population canadienne puisse profiter de l’innovation des jetons stables en toute sécurité », a expliqué le gouverneur.

Une cryptomonnaie stable joue un rôle différent des cryptomonnaies, comme le bitcoin, dont la valeur fluctue selon l’offre et la demande. « (Le bitcoin) s’utilise mal au quotidien, a nuancé Tiff Macklem. C’est en réalité plutôt un placement, mais spéculatif. »

Le but d’une cryptomonnaie stable est de pouvoir être convertie avec une devise. « Ce genre de cryptomonnaie est plus prometteur comme forme de paiement, mais on ne peut pas vraiment prédire son rôle dans l’avenir de l’argent », a-t-il dit.

Il a aussi mentionné que la Banque du Canada se prépare à réviser son mandat en 2026. Chose certaine, l’objectif de maintenir l’inflation aux alentours de 2 % ne sera pas remis en cause, selon lui. « On est convaincu que c’est la meilleure cible. »

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