Awaken Wealth Management | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/awaken-wealth-management/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 27 Jan 2026 12:10:57 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Awaken Wealth Management | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/awaken-wealth-management/ 32 32 Naissances multiples : un choc financier à planifier https://www.finance-investissement.com/fi-releve/naissances-multiples-un-choc-financier-a-planifier/ Tue, 27 Jan 2026 12:10:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112094 Garde, retraite, assurance et carrière : comment aider les familles à garder l’équilibre.

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Les couples planifient généralement d’avoir un enfant à la fois, mais le recours à la fécondation in vitro (FIV) est de plus en plus courant chez les clients urbains âgés de 35 ans et plus, ce qui augmente les probabilités d’avoir des jumeaux, voire des triplés.

Kelly Ho, associée chez DLD Financial à Vancouver, compte parmi sa clientèle des familles ayant des jumeaux ou des fratries nombreuses. Si les parents vivant une première expérience de naissances multiples ne prévoient généralement pas d’agrandir davantage leur famille, ceux qui ont déjà un enfant et souhaitent en avoir un autre peuvent se retrouver confrontés à des naissances multiples lors de la deuxième grossesse.

« J’ai plusieurs paires de jumeaux parmi mes clients, explique Kelly Ho. Dans un cas, il s’agissait d’une FIV, donc ils savaient dès le départ qu’il y avait une possibilité d’avoir des jumeaux. »

Lorsque les clients réalisent qu’ils entrent dans le « clan des minifourgonnettes », les experts recommandent de trouver un juste équilibre entre les dépenses liées aux enfants et l’épargne-retraite, de réévaluer les besoins en assurance et de réfléchir aux conséquences à long terme du fait qu’un parent cesse de travailler.

Services de garde ou retraite ?

Les couples peuvent planifier d’avoir des enfants, mais sans nécessairement prévoir un « fonds couches », souligne Scott Sather, président et planificateur financier chez Awaken Wealth Management à Regina. Une fois que le nombre d’enfants attendus est connu en début de grossesse, l’exercice de planification doit inclure une réallocation du budget et une redéfinition des priorités.

Les dépenses liées aux enfants et l’épargne-retraite deviennent souvent des priorités concurrentes lorsque les liquidités sont limitées, ce qui oblige les clients à adopter une approche stratégique, souligne Gabriel Leclerc, conseiller chez Edward Jones à Arnprior. Une réalité qu’il connaît bien, ayant lui-même eu jusqu’à quatre enfants à la maison à une certaine période.

Par exemple, si le client bénéficie d’un régime de retraite avec cotisation de l’employeur ou d’un régime collectif d’épargne, ceux-ci devraient être maximisés en priorité, puisque les cotisations de l’employeur fonctionnent selon le principe du « utilisez-les ou perdez-les », précise Gabriel Leclerc. À l’inverse, les subventions aux régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) peuvent généralement être récupérées plus tard.

Il faut aussi adopter une vision à plus long terme, ajoute Kelly Ho. Les coûts de garde sont habituellement très élevés durant les cinq premières années, atteignant souvent plusieurs milliers de dollars par mois pour une garderie ou une nounou, notamment dans les familles avec trois enfants. Toutefois, ces coûts diminuent lorsque les enfants entrent à l’école primaire.

Durant les premières années, il peut être judicieux pour les clients de privilégier le renforcement de leur fonds d’urgence dans un CELI plutôt que d’augmenter leurs cotisations de retraite, afin de conserver davantage de flexibilité, indique Scott Sather, qui est père de deux enfants et grand-père de deux petits-enfants.

À mesure que les dons du vivant gagnent en popularité chez les clients plus âgés, les grands-parents sont de plus en plus nombreux à envisager des contributions aux REEE de leurs petits-enfants, souligne Gabriel Leclerc, conseiller chez Edward Jones.

« J’organise des rencontres familiales réunissant nos clients et les générations suivantes afin de déterminer la meilleure façon d’utiliser ces dons. L’objectif est que les grands-parents aient l’assurance que les sommes versées serviront à quelque chose de significatif, et non simplement à l’achat d’une voiture ou à un voyage à Disney, et qu’ils puissent en être fiers », explique-t-il.

Les grands-parents peuvent aussi représenter une ressource précieuse pour la garde des enfants dans les premières années, ce qui permet d’alléger la pression financière sur les parents, ajoute Scott Sather. D’autant plus qu’il peut être difficile de trouver une nounou prête à s’occuper de jumeaux ou de triplés.

Besoins en assurance

Certains coûts immédiats n’augmentent pas proportionnellement au nombre d’enfants. Par exemple, les clients peuvent avoir besoin d’une maison plus grande ou d’un nouveau véhicule familial.

À mesure que les engagements financiers augmentent, Kelly Ho procède à une révision des besoins en assurance afin de s’assurer que le conjoint survivant serait en mesure de subvenir aux besoins des enfants et d’assumer les dettes en cas de décès.

Par ailleurs, l’assurance est la moins coûteuse lorsque l’enfant a 15 jours, ce qui permet aux parents d’envisager l’achat d’une police d’assurance vie entière pour l’enfant afin d’accumuler de l’épargne à l’abri de l’impôt, explique Kelly Ho. Dans la plupart des cas, les parents peuvent transférer ces polices à leurs enfants sans incidence fiscale, et la valeur accumulée dans la police peut éventuellement servir à couvrir les primes.

Travailler ou rester à la maison ?

Plusieurs provinces offrent des services de garde à 10 $ par jour, mais les places sont si limitées qu’y inscrire tous ses enfants relève presque du coup de chance, selon Kelly Ho. Sans ces places subventionnées, les coûts peuvent dépasser 1 000 $ par mois par enfant à Vancouver, même après les réductions provinciales.

Au-delà de la simple question de savoir si un deuxième revenu couvre les frais de garde, les clients doivent aussi considérer l’impact futur d’une interruption de carrière, explique Gabriel Leclerc. L’avancement professionnel, les prestations du Régime de pensions du Canada et l’admissibilité à un régime de retraite dépendent tous des années de service.

« Même si le bénéfice net de retourner au travail aujourd’hui est faible, vous renoncez quand même à une partie de vos revenus futurs, précise Gabriel Leclerc. Allez-vous continuer à cotiser à votre régime de retraite pendant votre congé parental ? Et comment prévoyez-vous racheter les années de service une fois de retour au travail ? »

Sur le plan fiscal, les conseillers peuvent montrer aux clients l’impact net de la perte d’un revenu à l’aide de logiciels de planification financière. Par exemple, les parents bénéficient de crédits d’impôt supplémentaires et peuvent déduire les frais de garde du revenu du conjoint ayant le revenu le plus faible, ajoute Gabriel Leclerc.

Dans la famille de Scott Sather, le taux d’épargne n’a même pas atteint 10 % durant les premières années suivant la naissance de deux jeunes enfants. Mais il rappelle que la question dépasse largement les chiffres.

« Est-ce que je regarde en arrière aujourd’hui en me disant : “Bon sang, j’aurais aimé qu’on mette plus d’argent de côté” ? Non, pas du tout… ça n’a pas d’importance ; il faut faire preuve d’indulgence, conclut Scott Sather. Si vous travaillez 35 ou 40 heures par semaine, c’est du temps que quelqu’un d’autre passe avec votre enfant à votre place. Ça aussi, ça doit faire partie de l’équation. »

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