AIMA | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/aima/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 29 May 2026 12:11:06 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png AIMA | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/aima/ 32 32 Actifs numériques : l’institutionnalisation du marché s’accélère https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/actifs-numeriques-linstitutionnalisation-du-marche-saccelere/ Fri, 29 May 2026 12:11:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114083 ZONE EXPERTS — La conférence annuelle de l’AIMA à New York a mis en lumière la montée des investisseurs institutionnels, l’évolution réglementaire et les défis persistants liés aux cryptoactifs.

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Que faut-il retenir de la conférence

La 5e conférence annuelle de l’AIMA sur les actifs numériques s’est tenue à New York le 14 mai dernier, réunissant une nouvelle fois des centaines d’acteurs clés du secteur, notamment des gestionnaires d’investissement, des allocataires, des prestataires de services, des régulateurs et des décideurs politiques, pour une journée entière de discussions, de débats et de réseautage autour de l’évolution du paysage des actifs numériques.

S’appuyant sur les travaux du groupe de travail de l’AIMA sur les actifs numériques (« AIMA DAWG »), porte-parole mondial des gestionnaires d’investissements alternatifs dans le domaine des actifs numériques, la conférence s’est penchée sur la manière dont les institutions investissent dans les actifs numériques, tout en offrant de nombreuses occasions de nouer des contacts avec des pairs du monde entier.

Au cours d’une série de tables rondes, d’ateliers et de pauses de réseautage, les participants ont exploré bon nombre des enjeux les plus pressants qui façonnent aujourd’hui les marchés des cryptoactifs, tant aux États-Unis qu’à l’échelle mondiale. Les discussions ont porté sur l’adoption institutionnelle, la structure du marché, la conversion en jetons, les cryptomonnaies stables, les fonds négociés en Bourse (FNB), la réglementation, les litiges, la conservation et la gestion des risques, mettant en évidence à la fois les progrès réalisés dans l’ensemble du secteur et les défis qui subsistent à mesure que cette classe d’actifs continue de mûrir.

Aperçu des principaux thèmes

  1. L’institutionnalisation n’est plus une question théorique, mais bien une réalité opérationnelle

Au cours de presque toutes les sessions, le débat est passé de la question de savoir si les institutions allaient s’engager dans les actifs numériques à celle des infrastructures qui font encore défaut pour leur permettre de se développer en toute confiance. Les discussions ont maintes fois mis l’accent sur la conservation de niveau institutionnel, la gouvernance, la transparence, la résilience opérationnelle et les cadres de crédit, considérés comme la prochaine étape de la maturité du marché. Gestionnaires, allocataires et prestataires de services ont tous reconnu que les actifs numériques sont de plus en plus évalués selon les mêmes critères opérationnels et de risque que les marchés de capitaux traditionnels.

  1. La réglementation reste l’une des principales contraintes — et l’un des principaux catalyseurs — du secteur

Un thème dominant tout au long de la conférence a été la tension entre l’accélération de l’innovation et le manque de clarté réglementaire. Les intervenants ont souligné comment la fragmentation des régimes mondiaux, l’évolution des orientations de la SEC et l’application inégale de la réglementation continuent de façonner les modèles économiques, l’accès au marché, l’intégration des nouveaux acteurs et le lancement de produits. Dans le même temps, nombreux sont ceux qui ont considéré les projets de loi en cours d’examen, tels que le GENIUS Act et le CLARITY Act, ainsi que d’autres cadres réglementaires émergents à l’échelle mondiale, comme des catalyseurs essentiels pour une adoption institutionnelle plus large, en particulier en ce qui concerne les cryptomonnaies stables, la conservation et les fonds et actifs sous forme de jetons.

  1. La structure du marché s’éloigne d’un modèle axé sur l’effet de levier dans le secteur de détail

Les discussions qui ont suivi le 10 octobre ont confirmé une évolution structurelle plus large déjà en cours sur les marchés des actifs numériques. (NDLR : Un important krach du marché des cryptomonnaies et des actifs numériques est survenu le 10 octobre 2025. Cela s’est traduit par l’une des plus grandes vagues de liquidations de positions à effet de levier de l’histoire du secteur.) Les participants ont noté un recul de l’engagement des particuliers, une réduction de l’effet de levier spéculatif et une demande croissante d’instruments plus sophistiqués, notamment les produits structurés, les options et les actifs sous forme de jetons.

Le consensus était que la croissance future du marché dépendra moins de l’activité des particuliers stimulée par l’effet de levier et davantage d’une participation institutionnelle durable, soutenue par une gestion des risques plus solide et une infrastructure de liquidité plus approfondie. Les participants ont également discuté de l’essor du courtage interactif, avec l’entrée en bourse d’un nombre croissant d’entreprises axées sur la chaîne de blocs, et ont réfléchi à la valeur future des jetons.

  1. La chaîne de blocs et les structures financières traditionnelles continuent de se rapprocher

La conversion en jetons ne s’est pas simplement imposée comme une tendance en matière de produits, mais comme une refonte plus large de l’infrastructure des marchés financiers. Les tables rondes ont examiné comment l’émission et le règlement sur la chaîne, les structures de fonds, les cryptomonnaies stables et les dépôts convertis en jetons sont en train de redéfinir les marchés financiers et les « mécanismes opérationnels ». Bien que son adoption en soit encore à ses débuts et reste fragmentée, un consensus s’est progressivement dégagé sur le fait que l’importance à long terme de la conversion en jetons réside dans l’amélioration de l’efficacité, de la programmabilité, de la mobilité des garanties et de l’accessibilité mondiale, tant dans les systèmes financiers traditionnels que numériques.

  1. La gestion des risques et la surveillance des contreparties sont désormais des facteurs clés de différenciation

L’un des enseignements récurrents a été que la gestion des risques devient de plus en plus un avantage concurrentiel plutôt qu’une simple fonction de conformité. Qu’il s’agisse de la conservation des actifs, de l’exposition aux contreparties, des risques de litige, de l’intégration des nouveaux clients, des limites des couvertures d’assurance, de l’avènement de l’informatique quantique ou des épisodes de tension sur les marchés, les entreprises sont confrontées à des attentes bien plus élevées en matière de diligence opérationnelle et de gouvernance. Les participants ont systématiquement souligné que les plates-formes et les gestionnaires capables de faire preuve de contrôles rigoureux, de transparence et de crédibilité réglementaire commencent à se démarquer dans un environnement de marché de plus en plus institutionnalisé.

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Notation des risques : l’AIMA et la CAIA publient une nouvelle édition de leurs lignes directrices https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/notation-des-risques-laima-et-la-caia-publient-une-nouvelle-edition-de-leurs-lignes-directrices/ Fri, 24 Apr 2026 11:49:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113578 ZONE EXPERTS - Elle analyse les divergences possibles entre les notations internes, les indices ajustés au risque et les exigences des ACVM.

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L’Alternative Investment Management Association (AIMA) et la Chartered Alternative Investment Analyst Association (CAIA) ont récemment publié la 7e édition des « Lignes directrices de l’AIMA et de la CAIA sur la notation des risques pour les fonds non traditionnels au Canada ».

Ce document porte sur les notations internes des risques attribuées aux fonds par les plates-formes de courtage au Canada et sur la manière dont celles-ci peuvent s’écarter du rendement historique ajusté au risque des indices spécifiques à un fonds ou à une stratégie. Il concerne aussi les fonds communs de placement non traditionnels et les fonds négociés en Bourse (FNB) non traditionnels, et traite de la manière dont elles peuvent s’écarter de la notation des risques figurant dans le prospectus, telles que l’exigent les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ou ACVM.

Cette 7e édition se veut un guide destiné à favoriser le dialogue entre les gestionnaires d’actifs et les courtiers au sujet de ces stratégies importantes. Nous espérons que les courtiers pourront ainsi évaluer avec plus de précision les profils de risque de ces stratégies par rapport au profil de risque de chaque investisseur et au risque global du portefeuille.

Les lignes directrices mises à jour sur la notation des risques pour les fonds spéculatifs, les fonds communs de placement alternatifs et le crédit privé sont présentées ci-dessous ; vous pouvez consulter l’intégralité des lignes directrices ici.

Pour consulter ce tableau en grand format, cliquez ici.

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Les fonds d’investissement non traditionnels sont diversifiés et jouent un rôle essentiel dans un portefeuille équilibré. Ils offrent aux investisseurs une diversification, une réduction des risques et des rendements non corrélés. Il est donc contre-intuitif que ces produits soient automatiquement classés comme présentant un risque élevé. Cela porte préjudice aux investisseurs qui devraient pouvoir bénéficier de ces avantages.

Il est important que les investisseurs canadiens puissent accéder de manière équitable et adéquate aux fonds d’investissement non traditionnels dans le cadre de portefeuille équilibré.

La classification « à haut risque » attribuée à de nombreux fonds d’investissement alternatifs est obsolète, inexacte et incompatible avec les rendements historiques ajustés au risque ; dans l’ensemble, elle porte préjudice aux investisseurs canadiens.

Ce système de classification des risques doit être remis en cause et remplacé par une approche moderne, équitable et précise.

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Lire les marchés à travers le regard des grands allocateurs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/lire-les-marches-a-travers-le-regard-des-grands-allocateurs/ Fri, 27 Mar 2026 10:30:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113156 ZONE EXPERTS — Le Conseil mondial des investisseurs de l’AIMA partage ses réflexions sur les risques géopolitiques, l’IA et l’évolution des flux de capitaux.

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L’AIMA a créé le Conseil mondial des investisseurs (GIB, sigle en anglais) en décembre 2021 afin de renforcer son engagement auprès de la communauté mondiale des investisseurs. Le GIB fait office d’organe consultatif qui aide les gestionnaires de fonds non traditionnels à comprendre les tendances émergentes et les attentes des investisseurs, en favorisant la coordination et en promouvant les meilleures pratiques du secteur afin d’améliorer les résultats pour les parties prenantes.

En novembre 2025, le GIB a échangé ses points de vue sur la géopolitique, l’exceptionnalisme américain et une éventuelle bulle de l’intelligence artificielle (IA), ainsi que sur leur impact sur l’allocation d’actifs et la couverture de change. En janvier et février 2026, le groupe a discuté de la montée en puissance des capitaux des particuliers dans les investissements non traditionnels et de ses implications pour l’environnement réglementaire. En mars 2026, le groupe a partagé ses réflexions sur l’impact sur les portefeuilles du conflit en cours au Moyen-Orient et de la volatilité des prix du pétrole qui en résulte. Vous trouverez ci-dessous les informations essentielles que les gestionnaires de fonds non traditionnels et les détenteurs d’actifs doivent connaître sur ces sujets :

 

Novembre 2025 — Sentiment du marché : l’exceptionnalisme américain, la géopolitique et la répartition des actifs

  • Malgré les vifs débats autour de la géopolitique et de l’exceptionnalisme américain, les investisseurs n’ont procédé qu’à des ajustements minimes de leur allocation, conservant une surpondération structurelle des États-Unis en raison de la profondeur du marché, du leadership technologique et des occasions accessibles.
  • Les changements d’allocation d’actifs sont progressifs et graduels, avec une certaine rotation vers l’Europe, le Japon et l’Asie, ainsi que vers des stratégies de diversification, le crédit privé, les infrastructures et d’autres marchés privés, mais sans rééquilibrage à grande échelle.
  • L’IA est considérée à la fois comme un facteur de transformation et comme susceptible de créer une bulle, offrant des occasions à long terme tout en suscitant des inquiétudes concernant le surinvestissement, les valorisations excessives, les suppressions d’emplois et les effets imprévisibles sur les multiples des sociétés en portefeuille.
  • La couverture de change reste une question majeure non résolue, sans consensus solide sur la manière de mesurer l’exposition réelle au dollar américain ni sur le niveau de couverture à adopter ; la plupart des organisations procèdent à des ajustements marginaux par classe d’actifs plutôt que d’adopter de nouveaux cadres.
  • Le sentiment général reflète la conviction d’un changement structurel du régime mondial, ce qui suscite davantage de discussions sur l’analyse de scénarios et les diversificateurs non traditionnels, mais ne se traduit pas encore par des mesures concrètes au niveau des portefeuilles.

Janvier 2026 – L’essor des investisseurs particuliers dans les placements non traditionnels

  • Les investisseurs particuliers détiennent un volume total d’actifs supérieur à celui des institutions, mais consacrent une part bien moindre à ces placements non traditionnels (~3 % contre ~23 %), ce qui offre une occasion de croissance considérable aux gestionnaires de ces actifs, en particulier auprès des investisseurs américains plus jeunes et plus fortunés.
  • Quel que soit le scénario, des milliers de milliards de dollars (entre 9 000 et 19 000 milliards de dollars dans les scénarios de base et intermédiaires) devraient affluer vers les placements non traditionnels en provenance des canaux de gestion de patrimoine au cours des dix prochaines années, avec une croissance significative des véhicules à durée indéterminée, tirée par le crédit privé au niveau des classes d’actifs et par les BDC et les fonds à échéances intermédiaires au niveau des types de produits. Ces données concernent principalement les États-Unis, mais elles laissent présager une transformation du secteur des placements non traditionnels pour les gestionnaires d’actifs à l’échelle mondiale.
  • Les préoccupations potentielles en matière de gestion de patrimoine pourraient inclure les frais, le risque de liquidité, les restrictions d’accès, la complexité fiscale, la qualité des gestionnaires en ce qui concerne l’accessibilité et le risque de mauvais acteurs, ce qui pourrait déclencher des réactions réglementaires.
  • En conséquence, les investisseurs institutionnels craignent que la participation des particuliers n’érode les occasions d’alpha, n’affaiblisse les plafonds des fonds, ne déclenche une réaction réglementaire (excessive), n’accroisse la concurrence pour les co-investissements et les opérations sur le marché secondaire, ne crée des conflits d’intérêts et n’allonge les périodes de détention.

 

Février 2026 — Ouverture des marchés privés aux particuliers et incidence de la réglementation sur les investisseurs

  • La participation des investisseurs particuliers aux marchés privés prend une importance structurelle croissante. Depuis 2015, cette participation est passée d’environ 15 % à 25 % des actifs sous gestion (AUM, sigle en anglais) dans le crédit privé, la participation globale des investisseurs ayant été multipliée par 5 à 6 au cours de la dernière décennie.
  • Les autorités de régulation renforcent leur surveillance des dispositifs de gestion du risque de liquidité afin de garantir la stabilité financière et de préserver la capacité des investisseurs particuliers à récupérer leur capital à tout moment. Alors que ces réformes peuvent renforcer la résilience systémique, des inquiétudes subsistent quant aux retombées réglementaires, les règles destinées aux véhicules de détail finissant par contraindre les fonds purement institutionnels.
  • La « retailisation » peut générer des améliorations structurelles positives, notamment une plus grande transparence des coûts, des exigences de publication renforcées, une discipline d’évaluation plus stricte et des normes de gouvernance améliorées, mais des inquiétudes persistent quant aux conflits potentiels lorsque des actifs similaires entrent à la fois dans des véhicules institutionnels et de détail, ainsi qu’aux écarts de frais entre les différents véhicules.
  • Les commanditaires institutionnels ont fait part de leurs inquiétudes concernant la réduction des occasions de co-investissement, le déséquilibre de l’allocation de capital en faveur des véhicules de détail, l’émergence de systèmes de montage à deux vitesses et la dilution potentielle de l’alpha. Parallèlement, certains investisseurs y voient une opportunité, soulignant que la pression de rachat exercée par les investisseurs de détail sur des marchés en difficulté peut créer des points d’entrée attractifs pour les capitaux institutionnels.

Mars 2026 – L’impact du conflit iranien et de la volatilité des prix du pétrole sur les portefeuilles des investisseurs

  • Le calendrier du conflit reste très incertain : les investisseurs tablent sur une réouverture partielle du détroit d’Ormuz d’ici environ trois mois, mais nombreux sont ceux qui estiment que le conflit durera entre 6 et 12 mois, voire plus, sans qu’il y ait de définition claire de ce qu’on entend par « résolution ».
  • Les marchés se sont montrés étonnamment résilients jusqu’à présent, mais les investisseurs se préparent à un régime de croissance plus faible et d’inflation plus élevée — en particulier si le prix du pétrole se maintient autour de 120 dollars le baril.
  • La dynamique politique américaine est tout aussi importante que la géopolitique : les élections de mi-mandat et les prix des carburants pourraient constituer une échéance implicite, avec un risque de divergence entre le président Donald Trump et Israël si le conflit s’éternise.
  • Les investisseurs conservent leurs positions et renforcent leur liquidité, sans procéder à des changements majeurs dans la répartition de leurs actifs — ils attendent des signaux plus clairs tout en se préparant à déployer des capitaux en période de volatilité.
  • Il s’agit du premier test de l’ordre mondial multipolaire. À plus long terme, cette situation pourrait marquer un glissement vers des primes de risque structurellement plus élevées, avec des implications pour l’énergie, les dépenses de défense, les données et la relocalisation en général.

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Sept enseignements tirés du Forum des investisseurs en crédit privé 2026 https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/sept-enseignements-tires-du-forum-des-investisseurs-en-credit-prive-2026/ Fri, 27 Feb 2026 13:04:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112754 ZONE EXPERTS — Malgré les incertitudes macroéconomiques et politiques, les investisseurs voient dans la pression actuelle un test structurant pour la classe d’actifs.

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Le crédit privé a été l’un des principaux sujets de discussion de l’année jusqu’à présent, mais le ton du Forum des investisseurs en crédit privé 2026 était beaucoup plus réfléchi. L’incertitude macroéconomique, les changements politiques en cours, les impacts potentiels de l’intelligence artificielle (IA) et les rachats au détail attirent toujours l’attention des investisseurs, mais le sentiment qui prévalait parmi les investisseurs participant aux conférences était plus constructif qu’inquiétant. Cette période de pression est considérée comme un test utile pour cette classe d’actifs et comme un catalyseur pour l’ajustement des prêteurs et la dynamique du marché.

Voici sept thèmes qui se sont dégagés de notre journée de tables rondes plénières et de cours de maître :

Le stress peut être salutaire. La conférence s’est déroulée à un moment où plusieurs facteurs se conjuguent pour mettre le crédit privé sous les feux de la rampe. L’environnement macroéconomique incertain, le potentiel de perturbation de l’IA et la hausse des rachats par les investisseurs particuliers rendent le marché plus incertain qu’il ne l’a été à aucun moment au cours de la dernière décennie. Pourtant, l’ambiance générale n’était pas alarmiste. De nombreux participants ont décrit la période actuelle comme un « test de résistance salutaire » qui, à terme, renforcera la discipline et aidera les investisseurs à mieux différencier les gestionnaires.

Après des années de flux importants et de conditions de crédit globalement favorables, un examen plus minutieux s’avérera probablement utile pour promouvoir une croissance durable à long terme.

La souscription reste l’atout déterminant. Les intervenants ont souligné à plusieurs reprises que la résilience du crédit privé dépendait d’une diligence rigoureuse, d’un engagement direct des emprunteurs et d’un scepticisme instinctif de la part des commanditaires et des commandités à l’égard des chiffres communiqués. Dans ce contexte, la capacité à remettre en question les hypothèses, à valider les données et à conserver une image claire des flux de trésorerie sous-jacents devient essentielle pour la sélection des crédits et la gestion du risque de baisse.

Les transactions à prêteur unique, la transparence, une documentation plus solide et des approches proactives en matière de restructuration ont été considérées comme des moyens clés permettant au crédit privé d’offrir un meilleur contrôle aux investisseurs.

La disruption de l’IA dans le domaine des logiciels ne présente pas que des risques de baisse. La discussion sur la disruption des logiciels et de l’IA s’est appuyée sur l’idée que les résultats varieront considérablement selon le modèle économique. Les participants ont souligné plusieurs facteurs de différenciation qui, selon eux, devraient influencer les résultats des prêts accordés aux éditeurs de logiciels, notamment la position dans la pile technologique, les avantages liés aux données propriétaires, le contexte réglementaire, le degré d’intégration des services critiques et la diversification de la clientèle. Certains ont même osé affirmer qu’ils s’attendaient à ce que l’IA génère des gains de productivité, des améliorations de produits et de nouvelles occasions de revenus pour les entreprises de premier plan.

La tâche des commanditaires n’est pas d’éviter l’exposition aux logiciels, mais de la souscrire avec une segmentation plus précise et une diligence plus approfondie.

Les prêts aux entreprises aux États-Unis et en Europe constituent des propositions distinctes. Le volume des transactions aux États-Unis continue de dépasser largement celui de l’Europe (et de tous les autres continents), mais les participants ont souligné que les marges plus serrées, l’effet de levier plus important et l’exposition importante aux logiciels étaient les caractéristiques déterminantes de nombreux portefeuilles de prêts directs. Cette dynamique a contribué à l’opinion commune selon laquelle les prêts directs aux entreprises américaines ont une marge d’erreur plus faible qu’ailleurs, ce qui place la sélection des gestionnaires et la diligence raisonnable au premier plan pour les commanditaires alloués à ce secteur.

En revanche, l’Europe a été décrite comme un écosystème de crédit très différent de celui des États-Unis, avec une concurrence moins vive pour les transactions, une protection plus forte des prêteurs et moins de défis liés à l’IA, le tout dans un contexte de réduction continue des activités bancaires. Les allocations européennes offrent donc aux commanditaires un accès à des dynamiques de rendement structurellement différentes et ne doivent pas être considérées uniquement sous l’angle étroit de la diversification géographique.

L’ABF apparaît comme le moteur de croissance le plus évident pour 2026. Les gestionnaires ont décrit une expansion rapide des actifs sous gestion, pouvant atteindre 50 % en 2025, alimentée par une demande structurelle de capitaux dans les domaines du crédit à la consommation, du financement spécialisé et des actifs immobiliers. Pour les commanditaires, les structures adossées à des garanties, les flux de trésorerie plus visibles et la moindre dépendance aux cycles de levier financier des entreprises sont également attrayants dans le contexte actuel, beaucoup d’entre eux indiquant que leurs allocations à l’ABF devraient encore augmenter.

La vente au détail restera une question clé pour les commanditaires institutionnels. Les opinions des commanditaires étaient très partagées sur la question de savoir si le capital de détail renforce le crédit privé en élargissant la base d’investisseurs ou s’il le complique en introduisant des conflits de modèles potentiels.

Les partisans ont fait valoir que l’accès au détail est attendu depuis longtemps et que les véhicules semi-permanents peuvent fournir une base de capital plus diversifiée. Les détracteurs se sont demandé si les modèles institutionnels et de détail peuvent coexister harmonieusement au sein d’une même plate-forme, compte tenu des différentes attentes en matière de liquidité, des structures de frais et des exigences en matière de construction de portefeuille.

Plusieurs participants ont suggéré que les gestionnaires pourraient finalement devoir choisir une voie ou créer des plates-formes clairement séparées afin d’éviter les conflits et de préserver la confiance des investisseurs institutionnels.

Au-delà de l’« âge d’or » du crédit privé. La conférence a suggéré que le crédit privé entre dans une phase plus segmentée et plus disciplinée, que de nombreux commanditaires considèrent comme favorable à l’ensemble de la classe d’actifs. Le profil de risque et de rendement du crédit privé est très attractif depuis quelques années et bénéficie d’un contexte économique et structurel favorable. Ces facteurs ont conduit à une expansion significative de la base d’emprunteurs et d’investisseurs. Les prochaines années seront marquées par des conditions de croissance plus difficiles, ce qui permettra probablement aux commanditaires de mieux comprendre les facteurs de performance des différents gestionnaires et stratégies.

Au cours de cette prochaine phase, les gestionnaires les plus susceptibles de réussir seront ceux qui maintiendront une rigueur de souscription, investiront dans leurs processus et communiqueront clairement à leurs commanditaires leurs choix stratégiques quant à leurs domaines de concurrence et leurs méthodes.

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Nouvelle direction canadienne pour AIMA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/nouvelle-direction-canadienne-pour-aima/ Wed, 18 Feb 2026 11:50:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112481 NOUVELLES DU MONDE – Lauren Cooper remplacera Claire Van Wyk-Allan.

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L’Alternative Investment Management Association (AIMA) accueille Lauren Cooper à titre de directrice pour le Canada en remplacement de Claire Van Wyk-Allan, qui a été pendant deux ans directrice générale, responsable du Canada et de l’engagement des investisseurs pour les Amériques.

Claire Van Wyk-Allan a annoncé son départ le 20 mars pour relever un nouveau défi professionnel chez Valeurs Mobilières TD.

« L’AIMA joue un rôle important dans le soutien et la promotion du secteur des placements alternatifs à l’échelle mondiale, et je suis ravie d’avoir l’occasion de contribuer à renforcer davantage l’engagement, la collaboration et la croissance sur le marché canadien », a commenté Lauren Cooper via un post LinkedIn.

Lauren Cooper occupait jusqu’à récemment le poste de directrice marketing et communications investisseurs chez Romspen Investment Corporation, une société spécialisée dans les prêts commerciaux et le financement immobilier.

Auparavant, elle a occupé des fonctions en relation avec les investisseurs et en communication stratégique chez Deloitte, et des rôles en développement des affaires chez Waratah Capital Advisors, à Toronto, et chez Star Mountain Capital, à New York.

Lauren Cooper est titulaire d’une maîtrise en relations publiques et communication d’entreprise de l’Université de New York, ainsi que d’un baccalauréat ès arts de l’Université Western Ontario.

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Les allocataires privilégient la consolidation plutôt que le changement https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-allocataires-privilegient-la-consolidation-plutot-que-le-changement/ Fri, 30 Jan 2026 13:06:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112138 ZONE EXPERTS — Le sentiment des investisseurs se stabilise au premier semestre 2026, selon une enquête mondiale de l’AIMA et de Hedgeweek.

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L’AIMA a récemment publié son rapport sur le sentiment des allocataires d’actifs pour le premier semestre 2026, intitulé Beyond the Hunt (« Au-delà de la chasse »), en partenariat avec Hedgeweek. Basé sur une enquête menée auprès de plus de 100 allocataires mondiaux, comprenant des fonds de pension, des fonds souverains, des family offices et des fonds de dotation, le rapport révèle un changement notable dans le sentiment des investisseurs.

Alors que dans l’enquête du deuxième semestre 2025 réalisée il y a six mois, 40 % des allocataires de fonds spéculatifs recherchaient activement de nouveaux gestionnaires, ce chiffre est désormais tombé à 18 %. Au contraire, un sentiment de patience s’est installé, 47 % des allocateurs privilégiant une approche équilibrée entre les relations nouvelles et existantes, axée sur l’optimisation du portefeuille plutôt que sur une reconstruction complète.

Voici les principales conclusions de l’enquête :

  1. Calme après l’agressivité

La confiance des allocataires dans les fonds spéculatifs augmente, 71 % d’entre eux se déclarant confiants ou très confiants dans leurs performances pour les six prochains mois. Cependant, cette confiance ne s’est pas traduite par une expansion agressive, puisque 59 % prévoient de maintenir leurs allocations inchangées (contre 39 % il y a six mois). Le secteur est passé d’un mode de recherche à un mode axé sur l’extraction de valeur à partir des positions existantes.

  1. Consolidation stratégique

La grande chasse aux gestionnaires est-elle terminée pour l’instant ? Le pourcentage d’investisseurs recherchant principalement une allocation à de nouveaux gestionnaires est passé de 40 % à 18 %, tandis que ceux qui adoptent une approche plus équilibrée entre les relations nouvelles et existantes ont presque doublé, passant de 25 % à 47 %. Cette évolution suggère un changement d’orientation des allocataires, qui privilégient désormais l’optimisation plutôt que l’exploration.

  1. La gestion des risques prime sur les rendements

Les motivations pour allouer des actifs à des fonds spéculatifs ont considérablement évolué au cours des six derniers mois. La diversification (76 %) et les rendements non corrélés (68 %) dominent désormais la prise de décision, tandis que les « rendements attendus plus élevés » ont reculé de 56 % à 29 %. Ce constat indique que les fonds spéculatifs sont de plus en plus considérés par les investisseurs comme des outils permettant de stabiliser leur portefeuille plutôt que de maximiser leurs rendements.

  1. Reprise des positions longues/courtes sur actions

Les positions longues/courtes sur actions ont dépassé les stratégies macroéconomiques en tant que stratégie préférée, malgré les tensions géopolitiques qui restent la principale préoccupation des allocataires. Les stratégies multi-stratégies ont gagné une place pour se hisser à la quatrième position, reflétant l’intérêt continu des acteurs institutionnels.

  1. L’évolution des CGS

Après plusieurs années de forte croissance, la demande pour les structures CGS (comptes gérés séparément — Separately Managed Accounts (SMA) en anglais) s’est modérée. La proportion d’allocataires exprimant une forte préférence pour les CGS a diminué de moitié, passant de 25 % à 11 %, tandis que la popularité des structures de fonds communs a augmenté de 19 % à 35 %. Ce changement d’opinion reflète peut-être une réévaluation de la complexité opérationnelle et du coût plus élevé des CGS par rapport aux avantages perçus pour tous les investisseurs qui ont répondu à cette enquête.

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Claire Van Wyk-Allan quitte AIMA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/claire-van-wyk-allan-quitte-aima/ Tue, 20 Jan 2026 12:04:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111920 NOUVELLES DU MONDE – Pour poursuivre de nouveaux défis.

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Après huit années à AIMA, dont deux ans à titre de directrice générale, responsable du Canada et de l’engagement des investisseurs, Amériques, Claire Van Wyk-Allan annonce son départ pour « entamer une nouvelle aventure professionnelle » via un post LinkedIn.

« J’ai été extrêmement fière, honorée et privilégiée de travailler avec nos membres dévoués, mes collègues formidables et notre industrie dans son ensemble pour faire avancer la mission d’AIMA, à la fois en tant que personnel et ancien membre de notre comité exécutif d’AIMA Canada », déclare-t-elle sur LinkedIn.

Alors qu’elle quittera définitivement son poste le 20 mars prochain, Claire Van Wyk-Allan assure travailler avec l’équipe d’AIMA pour embaucher et former un remplaçant, « tout en réalisant notre feuille de route AIMA Canada 2026 ».

Claire Van Wyk-Allan quitte AIMA pour un poste chez Valeurs Mobilières TD division Prime Brokerage.

« C’est une opportunité passionnante de continuer à apprendre et à construire tout en diversifiant mon expérience professionnelle avec une équipe formidable », se réjouit-elle.

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Financer l’économie en 2025 https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/financer-leconomie-en-2025/ Tue, 23 Dec 2025 11:04:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111613 ZONE EXPERTS — Principales tendances du crédit privé mondial.

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Le Conseil du crédit alternatif de l’AIMA a récemment publié Financer l’économie 2025, la 11e édition de son rapport annuel sur l’état du secteur mondial du crédit privé. Les dernières conclusions montrent que le marché mondial du crédit privé a atteint environ 3 500 milliards de dollars américains (G$) d’actifs sous gestion à l’échelle mondiale à la fin de 2024, le marché ayant également enregistré des niveaux records de déploiement au cours de l’année 2024.

Le rapport met en évidence les principales tendances suivantes :

Le crédit privé affiche une croissance continue et importante

  • Nous estimons que les actifs sous gestion dans le domaine du crédit privé mondial s’élevaient à environ 3 500 G$ à la fin de 2024, soit une augmentation de 17 % par rapport à notre estimation de 3 000 G$ à la fin de 2023.
  • Le crédit aux entreprises est le segment dominant du marché du crédit privé, représentant 60 % des investissements actuels.
  • D’autres domaines tels que le financement de biens mobiliers, la dette d’infrastructure et la dette immobilière prennent de plus en plus d’importance et représentent la majeure partie des 40 % restants du marché.
  • En 2024, les répondants à notre enquête ont déployé environ 592,8 G$ dans des stratégies de crédit privé. Ce chiffre représente une augmentation de 78 % par rapport aux 333,4 G$ déployés en 2023.
  • Sur le plan géographique, les États-Unis restent le plus grand marché du crédit privé, représentant 65 % des actifs sous gestion, mais le marché européen connaît une croissance rapide en raison de sa forte proposition de valeur relative et d’un regain d’intérêt à l’échelle continentale pour les investissements dans les domaines de l’énergie, des transports, des infrastructures numériques et de la défense.
  • La concurrence entre les marchés du crédit privé et des prêts syndiqués à grande échelle (« BSL, sigle en anglais ») continue d’être un facteur clé de la fixation des prix et des conditions de prêt, même si la pression concurrentielle devrait s’atténuer.
  • 76 % des capitaux du crédit privé proviennent d’investisseurs institutionnels. La participation des particuliers a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie pour atteindre environ 24 % de la base d’investisseurs du crédit privé et devrait continuer à croître.
  • La collecte de fonds pour le crédit privé en 2025 a été forte, les investisseurs continuant à apprécier le rendement ajusté au risque, les faibles taux de dispersion entre les gestionnaires et le profil de distribution de cette classe d’actifs.

Des structures de fonds stables et résilientes

  • Les niveaux d’endettement dans le crédit privé restent modestes. Nous estimons que l’endettement total des répondants à notre enquête représente environ 32 % de leurs actifs sous gestion nets dans le crédit privé.
  • L’endettement moyen pondéré des fonds de prêt aux entreprises les plus importants ou phares des répondants à l’enquête représente environ 43 % de la valeur liquidative.
  • 37 % des fonds de prêt aux entreprises les plus importants ou phares des répondants à l’enquête ne sont pas endettés, tandis que près de 87 % des fonds fonctionnent soit sans endettement, soit avec un effet de levier inférieur à 100 % de la valeur liquidative.
  • Les banques restent les principaux fournisseurs de financement des fonds de crédit privé, mais les nouveaux entrants sur le marché ont accru la concurrence et amélioré les conditions d’emprunt pour les emprunteurs.
  • 80 % des capitaux engagés dans le crédit privé recensés dans notre enquête sont détenus dans des structures fermées. Les fonds de crédit privé qui offrent un certain degré de liquidité aux investisseurs utilisent des outils de gestion de la liquidité afin de garantir que la liquidité disponible reste conforme au profil de liquidité sous-jacent des actifs de crédit privé et à la stratégie du fonds.

Les indicateurs clés reflètent la qualité de crédit stable des investissements et le financement prudent

  • Les taux de créances douteuses pour les principaux fonds de prêts aux entreprises étudiés s’élevaient en moyenne à 2,2 % pour les fonds de prêts aux entreprises et à 1,8 % sur la base des actifs sous gestion pondérés. Seuls 10 % des répondants ont déclaré des taux de créances douteuses supérieurs à 5 %.
  • Malgré l’augmentation des tensions sur les portefeuilles ces dernières années, les principaux indicateurs de crédit sont restés stables en 2024. D’autres indicateurs couramment utilisés pour mesurer les défauts de paiement et les tensions sur les portefeuilles sont également en baisse par rapport à leurs récents sommets, même s’ils restent légèrement supérieurs aux moyennes historiques.
  • Seuls 10 % des répondants ont déclaré des ratios prêt/valeur dans la fourchette la plus élevée de 60 à 70 %, et 17 % des entreprises financées par les répondants à l’enquête avaient des multiples dette nette/EBITDA supérieurs à 6x.
  • La baisse des taux d’intérêt et l’amélioration des perspectives pour les secteurs clés des économies américaine et européenne devraient atténuer les tensions sur les portefeuilles et les défauts de paiement futurs.
  • La documentation des prêts est affectée par les pressions à la baisse sur les conditions de prêt, en particulier aux États-Unis.

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Renforcer la protection des investisseurs grâce aux lignes directrices de l’AIMA https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/renforcer-la-protection-des-investisseurs-grace-aux-lignes-directrices-de-laima/ Fri, 12 Dec 2025 11:05:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111497 ZONE EXPERTS — Comment structurer l’évaluation des fonds spéculatifs, des fonds non traditionnels, des FNB alternatifs et des fonds de crédit privés dans un contexte réglementaire en évolution.

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L’AIMA est ravie de publier ces considérations actualisées en matière de diligence raisonnable à l’intention des gestionnaires de portefeuille et de leurs clients qui envisagent d’investir dans des fonds spéculatifs, des produits alternatifs liquides et des crédits privés.

Gestionnaire de portefeuille

  • Expérience : Quels sont les antécédents et l’expérience du gestionnaire de portefeuille et de l’équipe de gestion ?
  • Gouvernance : Quelle est la gouvernance entourant le gestionnaire de portefeuille et l’équipe gestion ?
  • Culture de conformité : Quelles sont les caractéristiques de la culture de conformité du gestionnaire de portefeuille ?
  • Gestion des risques et opérations : Quels sont les cadres de gestion des risques mis en place (par exemple, lignes hiérarchiques indépendantes, gestion des risques opérationnels et résilience opérationnelle, conflits d’intérêts, divulgation des relations, gestion des fonctions externalisées et déléguées, gestion des risques cybernétiques et technologiques) ?
  • Alignement des intérêts : Les membres de la haute direction du gestionnaire de portefeuille ou des administrateurs du fonds ont-ils personnellement investi dans le fonds ?

Stratégie

  • Objectif d’investissement :
    • Objectif et stratégie : Quels sont l’objectif d’investissement et les principales stratégies d’investissement du fonds ?
    • Sources de rendement : Quelles sont les sources de rendement attendues du fonds ?
    • Dérive de style : Les objectifs de la stratégie d’investissement ont-ils changé au cours des cinq dernières années ? Dans l’affirmative, pourquoi ?
    • Capacité : Quelle est la capacité optimale ou maximale pour cette stratégie ?
    • Restrictions d’investissement : Existe-t-il des restrictions au mandat d’investissement ?
  • Considérations relatives au portefeuille :
    • Prise de décision : Qui prend les décisions de gestion du portefeuille et comment sont-elles prises ?
    • Sources d’information : D’où proviennent les données sous-jacentes sur les positions, les données de marché et les modèles sous-jacents utilisés pour cette stratégie ?
    • Diversification/concentration : Comment les niveaux appropriés de diversification ou de concentration du portefeuille sont-ils déterminés ?
    • Limites de position : Existe-t-il des limites de position et, le cas échéant, quelles sont-elles ?
  • Effet de levier :
    • Niveau moyen : Quel est le niveau moyen d’effet de levier financier utilisé par le fonds ?
    • Limites : Quelles sont les limites ?
    • Sources : Quelles sont les sources de l’effet de levier ?

Considérations opérationnelles relatives aux fonds

  • Frais : Quels sont les frais, y compris les frais de performance et la méthode de calcul ?
  • Performance ajustée au risque :
    • Historique de performance : Quel est l’historique de performance ? Sur quels types de marchés cette stratégie devrait-elle surperformer ou sous-performer ?
    • Indicateurs de risque : Quelle(s) méthode(s) le gestionnaire de portefeuille utilise-t-il pour mesurer le risque total d’un portefeuille utilisant cette stratégie ?
  • Transparence et rapports : Quel niveau de transparence et quelles données relatives au portefeuille le gestionnaire de portefeuille fournit-il aux investisseurs, à quelle fréquence et avec quel délai ?
  • Prestataires de services du fonds : Qui sont les prestataires de services du fonds (par exemple, courtier principal, auditeur, dépositaire, administrateur, conseiller juridique, etc.) ?
  • Évaluation et liquidité :
    • Évaluation : Quelles sont la politique d’évaluation et la fréquence des évaluations ?
    • Liquidité : La liquidité sous-jacente des actifs est-elle conforme aux conditions de liquidité du fonds ?
    • Liquidation : Combien de temps faudrait-il, dans des conditions de marché normales et dans des conditions de marché difficiles, pour liquider le fonds sans subir de coûts inhabituels ?

Considérations supplémentaires pour les stratégies de crédit privé

  • Mise en place : Comment le gestionnaire d’investissement identifie-t-il les emprunteurs potentiels ? Par des relations directes avec l’emprunteur (par exemple, conseil interne), des sponsors de capital-investissement, des banques, par l’intermédiaire de conseillers en dette d’entreprise (par exemple, cabinets d’audit/avocats, consultants, etc.), des plateformes de prêt sur le marché ?
  • Échéances : Quelle est la fourchette d’échéances généralement recherchée ?
  • Conditions de remboursement : Comment les conditions de remboursement des prêts accordés sont-elles généralement structurées ?
  • Évaluation de crédit et diligence raisonnable : Veuillez décrire le processus d’évaluation de crédit et de diligence raisonnable du gestionnaire d’investissement.
  • Conditions de prêt et surveillance : Quels types de déclarations, garanties et engagements les emprunteurs sont-ils tenus de fournir et quelles garanties sont exigées ? Comment cela est-il surveillé et à quelle fréquence ?
  • Expérience en matière de restructuration : Quelle est la politique du gestionnaire d’investissement à l’égard des prêts douteux/en difficulté ou des créances irrécouvrables et quels sont ses antécédents dans ce domaine ?

À PROPOS DE L’AIMA

L’AIMA est la plus grande association mondiale regroupant des gestionnaires d’investissements non traditionnels. Elle compte plus d’entreprises membres et gère plus d’actifs que tout autre organisme du secteur. Grâce à nos 10 bureaux répartis dans le monde entier, nous servons plus de 2 000 membres dans 60 pays différents.

L’AIMA Canada a été fondée en 2003. Vous trouverez ici d’autres supports pédagogiques produits par l’AIMA Canada à l’intention des conseillers en investissement locaux.

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Perspectives issues du Forum mondial des investisseurs 2025 de l’AIMA https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/perspectives-issues-du-forum-mondial-des-investisseurs-2025-de-laima/ Fri, 31 Oct 2025 10:18:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110553 ZONE EXPERTS – Les 10 points clés qui ont retenu l’attention des participants.

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L’AIMA tenait récemment la 11e édition de son Forum mondial des investisseurs à Toronto. L’événement de deux jours a attiré plus de 600 participants venus de 18 pays à travers le monde. Les principaux allocataires institutionnels, gestionnaires d’actifs non traditionnels et experts du secteur à l’échelle mondiale s’y sont réunis pour des discussions pratiques, axées sur les investisseurs couvrant toutes les classes d’actifs, tous les mandats et toutes les zones géographiques.

Voici les 10 points clés à retenir de la conférence de cette année :

1— Les allocataires mondiaux concilient optimisme et prudence dans un monde fragmenté

Les divergences entre les modèles de croissance régionaux, l’évolution des relations commerciales et les programmes budgétaires façonnent la manière dont les investisseurs déploient leurs capitaux.

Malgré les inquiétudes liées à la concentration des indices boursiers, les marchés américains restent dynamiques, tandis que l’optimisme en Asie et au Moyen-Orient est alimenté par les réformes structurelles et le déploiement de capitaux à long terme.

Le Canada et l’Europe réévaluent leur productivité et leur compétitivité afin de relancer la croissance dans un ordre mondial en mutation.

2— La volatilité est devenue une condition préalable à la performance

Pour obtenir des rendements supérieurs à l’indice de référence, il faut de plus en plus accepter une plus grande volatilité à court terme.

Les allocataires réexaminent ainsi les hypothèses formulées pendant les années de soutien des banques centrales et intègrent des stratégies d’alpha portable et macroéconomiques afin de mieux gérer le risque de taux et de change.

Une couverture dynamique, une diversification des styles de négociation et des budgets de risque rigoureux sont essentiels pour maintenir la performance malgré les changements de régime.

3— La liquidité comme contrainte majeure

Avec l’augmentation des allocations sur les marchés privés et le ralentissement des distributions, la gestion de la liquidité est devenue le principal facteur de risque à prendre en compte.

Les institutions réévaluent leurs modèles de rythme, leurs réserves de trésorerie et leurs cadres de rééquilibrage afin de préserver leur flexibilité, d’éviter les ventes forcées et de saisir les opportunités créées par les perturbations du marché.

4— La diversification est en train d’être repensée à partir des principes fondamentaux, dans un contexte de convergence générale

Les relations traditionnelles entre actions et obligations se sont affaiblies, incitant les investisseurs à rechercher de nouvelles sources de rendement non corrélées dans les matières premières, les stratégies multiples et les actifs réels. Les tests de résistance et l’attribution des facteurs sont utilisés pour révéler le bêta caché et garantir la résilience des portefeuilles lorsque les corrélations convergent.

5— Toutes les voies mènent à l’approche de portefeuille global

Compte tenu des corrélations élevées, l’approche de portefeuille global devient la norme, les allocataires de toutes tailles intégrant les actifs publics et privés dans des cadres unifiés en matière de risque, de liquidité et d’efficacité du capital.

La gestion des risques est de plus en plus intégrée au niveau de l’entreprise, reliant chaque décision d’investissement à son impact marginal sur le rendement et la volatilité du fonds total. Les données, la technologie, le leadership et la culture sont les principaux catalyseurs de cette transformation.

6— Le crédit privé reste une valeur sûre dans les portefeuilles institutionnels

Dépassant désormais les 3 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion à l’échelle mondiale, le crédit privé continue d’attirer des capitaux à long terme et de se diversifier au-delà des prêts aux entreprises, avec une croissance des stratégies de prêt garanti par des actifs, immobilière et de dette d’infrastructure.

Le resserrement des écarts et les autres effets secondaires de la concurrence sur les marchés du crédit concentrent l’attention sur la discipline de souscription et la sélection des gestionnaires, mais les investisseurs continuent de considérer le crédit privé comme une allocation stratégique plutôt que tactique.

7— Le capital-investissement traverse une période de réinitialisation de la liquidité

L’allongement des périodes de détention et le ralentissement des sorties remettent en question les modèles traditionnels de réalisation de valeur, même si les fusions-acquisitions reprennent lentement.

Les marchés secondaires, les véhicules de continuation et les structures de co-investissement offrent des solutions de liquidité, tandis que la tokenisation et les fonds accessibles aux particuliers laissent entrevoir des innovations futures. L’accent est désormais mis non plus sur le taux de rendement interne, mais sur les rendements en espèces réalisés, l’alignement des intérêts et la transparence.

8— Les actifs numériques et l’intelligence artificielle redessinent le paysage de l’investissement

La jetonisation, l’infrastructure des chaînes de blocs et les modèles de propriété numérique passent du stade pilote à celui de la mise en œuvre, améliorant la transparence et l’efficacité des règlements, tout en continuant à démocratiser les marchés privés.

Parallèlement, l’intelligence artificielle (IA) transforme la recherche, la gestion des risques et les opérations. Les propriétaires d’actifs accordent la priorité à la gouvernance, à l’intégrité des données et à la supervision humaine afin de garantir que la technologie améliore le jugement sans le remplacer.

9— Les mégatendances entraînent une réallocation stratégique du capital

La réindustrialisation, la transition énergétique, l’évolution démographique et la numérisation redéfinissent les occasions à long terme. Les matières premières sont en train de passer du statut de couverture contre l’inflation à celui de moteurs de rendement actifs, tandis que les réformes des marchés émergents ouvrent de nouvelles perspectives de rendement réel par rapport aux économies développées endettées.

10— La culture, l’alignement et la transparence sont les fondements du succès et des partenariats à long terme

Dans toutes les classes d’actifs, la culture institutionnelle apparaît comme un avantage décisif. Les organisations qui remettent en question les hypothèses, acceptent l’incertitude et communiquent avec transparence sont mieux armées pour faire face aux perturbations tout en gérant le risque de réputation publique.

Un alignement solide entre les gestionnaires et les allocataires, fondé sur la confiance, la responsabilité et un objectif commun, ainsi qu’une structure de frais flexible, définira la prochaine ère du leadership en matière d’investissements non traditionnels.

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