Les taux affichés des hypothèques sont notamment passés de 5,34% à 5,24%.

Malgré une performance relativement robuste de l’économie canadienne au cours des derniers mois et des perspectives plus favorables pour l’économie américaine, Desjardins rappelle que la Banque du Canada juge que les risques à la baisse pesant sur l’inflation ont gagné en importance. Elle garde ainsi la porte ouverte à une baisse
des taux directeurs, ce qui exerce d’importantes pressions.4

Le huard bat de l’aile

Le dollar canadien a cédé un peu plus de 0,04 $ US en janvier et a atteint un creux datant de juillet 2009 à 0,8941 $ US. La baisse du huard n’a pas seulement lieu contre le dollar américain, mais aussi contre la plupart des autres principales devises. La Banque du Canada contribue fortement à cette dépréciation en démontrant beaucoup d’inquiétude quant à la faiblesse de l’inflation au pays, selon Desjardins.

Même si la Banque du Caanda n’a pas abaissé ses taux directeurs dernièrement, la possibilité qu’elle le fasse ou qu’elle maintienne plus longtemps son statu quo suffit à faire déprécier la devise, explique l’étude.

« Des craintes sur la croissance économique canadienne accentuent le mouvement. La difficulté qu’ont les exportations à tirer profit du redressement économique mondial semble témoigner d’un problème de compétitivité et, par ricochet, d’un besoin d’ajustement du huard. À cela s’ajoutent des craintes à l’égard de la demande pour les matières premières qui dépend de la croissance dans les pays émergents. »

« Après une poussée d’optimisme à la fin de 2013, le mois de janvier a été marqué par le retour d’une certaine nervosité sur les marchés financiers. Les inquiétudes proviennent surtout des pays émergents alors que l’instabilité politique dans certains pays ainsi que des problèmes économiques sont fait chuter plusieurs devises », rappelle aussi le document de Desjardins.

Les perspectives économiques mondiales sont toutefois encourageantes, selon Desjardins. Dans l’ensemble, la croissance économique s’est accélérée dans les économies avancées en seconde moitié de 2013, et tout indique que cette tendance se poursuivra. « Nous prévoyons ainsi que le PIB réel mondial progressera de 3,6 % en 2014 et de 3,8 % en 2015 malgré les difficultés de certaines économies émergentes », est-il écrit.