Économie et recherche | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 05 Jun 2026 12:24:52 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Économie et recherche | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ 32 32 L’Institut C.D. Howe écarte pour l’instant le scénario d’une récession https://www.finance-investissement.com/nouvelles/linstitut-c-d-howe-ecarte-pour-linstant-le-scenario-dune-recession/ Fri, 05 Jun 2026 12:24:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114386 Deux trimestres de recul du PIB ne suffisent pas à conclure à une contraction généralisée de l’économie.

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L’expert non officiel en matière de déclarations de récession au Canada estime qu’il est trop tôt pour employer ce terme afin de décrire le ralentissement économique actuel au pays.

Un débat fait rage à Ottawa pour savoir si le pays est en récession depuis que Statistique Canada a annoncé la semaine dernière que l’économie s’était contractée pendant deux trimestres consécutifs.

Le Conseil du cycle économique de l’Institut C.D. Howe est traditionnellement considéré comme l’arbitre lorsque vient le temps de trancher si le Canada est récession ou non.

Dans un bulletin publié vendredi, le Conseil souligne que deux trimestres consécutifs de baisse du PIB ne suffisent pas pour parler de récession. Il invite à la prudence quant à une interprétation excessive des données récentes.

Le groupe d’économistes fait valoir que la faiblesse de l’économie canadienne n’est pas encore suffisamment généralisée ou persistante pour parler de récession.

À son avis, la baisse marginale enregistrée au premier trimestre de l’année fera l’objet de révisions dans les prochains mois.

Au cours des derniers jours, le Parti conservateur du Canada a soutenu que «la récession est bien réelle» et a imputé la responsabilité au gouvernement libéral.

Pour sa part, le premier ministre Mark Carney a fait valoir que la croissance sera inégale alors que le gouvernement tente de réorienter l’économie pour qu’elle ne dépende plus autant des États-Unis.

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Le CANAFE met en garde contre les risques de traite pendant la Coupe du monde https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-canafe-met-en-garde-contre-les-risques-de-traite-pendant-la-coupe-du-monde/ Wed, 03 Jun 2026 12:16:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114232 Les grands événements sportifs peuvent favoriser l’exploitation sexuelle et le travail forcé, prévient l’agence fédérale.

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Alors que le Canada s’apprête à accueillir la Coupe du monde de soccer, l’agence fédérale de renseignement financier met en garde contre le fait que les grands événements sportifs peuvent accroître le risque d’exploitation de personnes vulnérables par des trafiquants d’êtres humains.

Un nouveau bulletin du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada conseille aux entreprises d’être attentives aux signes de transactions financières pouvant être liées à la traite à des fins d’exploitation sexuelle ou de travail forcé.

L’agence, mieux connue sous le nom de CANAFE, identifie les fonds liés au blanchiment d’argent en filtrant chaque année des millions d’informations provenant des banques, des coopératives de crédit, des entreprises de services monétaires, des casinos et d’autres entités.

Le CANAFE communique les renseignements ainsi obtenus à la police et à ses partenaires en matière de sécurité, notamment le Service canadien du renseignement de sécurité et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le CANAFE indique avoir transmis 316 renseignements financiers exploitables en 2024-2025 aux services de police afin de soutenir leurs enquêtes sur la traite des personnes.

Ces transmissions ont permis d’identifier 538 personnes d’intérêt et ont appuyé 26 enquêtes au niveau des projets, précise l’agence.

Le Canada, le Mexique et les États-Unis coorganisent la Coupe du monde du 11 juin au 19 juillet. Le tournoi rassemble 48 pays pour 104 matchs, dont 13 à Toronto et à Vancouver.

Les grands événements sportifs et de divertissement internationaux peuvent attirer des centaines de milliers de visiteurs nationaux et internationaux dans les villes hôtes, note le bulletin.

Ces événements peuvent être associés à un risque accru d’exploitation sexuelle, en particulier lorsque l’afflux de visiteurs stimule la demande en matière d’hébergement, de vie nocturne, de divertissement et de services sexuels commerciaux à proximité des sites de l’événement et des pôles de transport, selon le CANAFE.

À mesure que la demande augmente, les risques pour les personnes vulnérables peuvent s’accroître, car les trafiquants adaptent leurs opérations pour tirer profit de l’essor de l’activité économique, met en garde le bulletin.

Il indique que l’exploitation sexuelle liée aux grands événements peut être facilitée par la publicité en ligne sur les plateformes d’escorte, les sites web de petites annonces et les réseaux sociaux.

«La publicité peut faire référence à des thèmes propres à un événement, à des lieux à proximité de ce dernier ou à des offres d’une durée limitée, et peut mettre l’accent sur la proximité géographique ou s’adresser directement à la clientèle de passage», précise le bulletin.

Les grands événements peuvent offrir aux trafiquants l’occasion d’intensifier leurs activités ou de déplacer les victimes vers des zones où la demande pour leurs services est accrue.

Les grands événements peuvent également stimuler la demande de main-d’œuvre dans des secteurs tels que l’hôtellerie, l’hébergement, le nettoyage, la construction, les transports et la sécurité, d’après le bulletin.

«L’augmentation de la demande dans ces secteurs peut offrir aux trafiquants des occasions d’exploiter des personnes vulnérables au moyen de pratiques de recrutement et de travail trompeuses, coercitives ou abusives», ajoute le CANAFE.

Les activités financières liées à la traite de main-d’œuvre peuvent se confondre avec les revenus d’entreprises légitimes et les transactions liées à la paie, selon le bulletin.

Les entreprises assujetties à la loi régissant le CANAFE doivent déposer une déclaration d’opération suspecte s’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’une opération financière est liée au blanchiment d’argent, au financement du terrorisme ou à une infraction de contournement de sanctions.

Le bulletin conseille aux entreprises qui soumettent des déclarations liées à une possible traite des personnes d’inclure toutes les informations pertinentes susceptibles d’aider à identifier la nature et le contexte de l’activité.

Selon le CANAFE, les signes de transactions financières liées à l’exploitation sexuelle à des fins commerciales pourraient inclure des concentrations de dépenses pour des hôtels ou des locations à court terme coïncidant avec des retraits fréquents aux guichets automatiques tard dans la nuit ou tôt le matin, en particulier dans les villes hôtes d’événements.

Un autre signe de ce type pourrait être des paiements effectués pour des annonces d’escortes en ligne au nom de plusieurs personnes par un seul titulaire de compte.

Le bulletin mentionne qu’un indicateur associé au travail forcé ou à l’exploitation par le travail pourrait être la fréquence des virements entre des comptes d’entreprise et des comptes personnels, y compris les mouvements circulaires de fonds ou les descriptions de paiement génériques sans justification commerciale claire.

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Les entreprises américaines récupèrent leurs droits de douane https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-entreprises-americaines-recuperent-leurs-droits-de-douane/ Wed, 03 Jun 2026 12:16:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114272 L’administration Trump tente toutefois de limiter la portée des remboursements accordés.

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Des entreprises, grandes comme petites, ont commencé à recevoir des remboursements de droits de douane après que la Cour suprême des États-Unis eut jugé que le président Donald Trump n’avait pas le pouvoir constitutionnel d’imposer des droits de douane plus élevés sur les marchandises provenant de presque tous les autres pays.

Ce processus pourrait toutefois être interrompu, l’administration Trump ayant annoncé le 29 mai dernier son intention d’interjeter appel de la décision d’un juge fédéral autorisant toutes les entreprises ayant payé ces droits invalidés à demander un remboursement, et pas seulement celles ayant intenté une action en justice.

Jusqu’à ce que le ministère de la Justice informe le juge de son intention de faire appel, le système de remboursement supervisé par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP) fonctionnait plutôt bien.

Les remboursements ont été versés dans les comptes bancaires des premiers demandeurs retenus le 12 mai, environ trois semaines après que les importateurs et leurs courtiers en douane ont pu commencer à soumettre leurs demandes au moyen d’un système en ligne, selon le CBP.

Des demandes de remboursement totalisant 85 milliards de dollars (G$) — soit plus de la moitié des 166 G$ que l’agence estime que le gouvernement doit aux entreprises ayant payé les droits de douane sur les marchandises importées — avaient été acceptées pour traitement au 22 mai, a indiqué le CBP dans un document juridique déposé plus tôt cette semaine. Il a précisé avoir jusqu’à présent demandé au département du Trésor de rembourser 20,6 G$.

L’administration a révélé ses préparatifs d’appel tout en contestant la demande du juge Richard K. Eaton de convoquer le commissaire du CBP, Rodney Scott, devant la Cour du commerce international des États-Unis le 9 juin.

Le juge a déclaré vouloir connaître le délai nécessaire pour rembourser l’ensemble des 330 000 importateurs potentiellement éligibles et s’il devait exiger du gouvernement qu’il accélère la procédure.

Les avocats du ministère de la Justice ont demandé à Richard K. Eaton d’autoriser un ou deux adjoints de Rodney Scott à comparaître à sa place, arguant qu’en tant que haut fonctionnaire nommé par le président, le chef du CBP ne pouvait être contraint de témoigner devant un tribunal.

Ils ont également fait valoir que Richard K. Eaton avait outrepassé ses propres pouvoirs lorsqu’il a déterminé en mars que l’arrêt de la Cour suprême donnait droit à des remboursements à « tous les importateurs enregistrés ».

« Pour cette raison, les défendeurs ont l’intention de faire appel de l’injonction générale rendue par le tribunal », ont écrit les avocats, ajoutant que le CBP continuerait à agir « aussi rapidement que possible pour traiter les remboursements de manière progressive », pour les entreprises ayant déposé des plaintes faisant valoir leurs droits.

Dans une réponse laconique le 29 mai, Richard K. Eaton a déclaré qu’il avait besoin d’entendre directement de la bouche de Rodney Scott si le gouvernement allait restituer la totalité des sommes perçues entre le moment où Donald Trump a imposé ce qu’il a qualifié de droits de douane « réciproques » à la plupart des pays en avril 2025 et celui où la Cour suprême les a annulés en février.

« Il est incontestable que la réparation pour cette perception illégale consiste pour le gouvernement des États-Unis à rembourser les droits perçus illégalement », a écrit le juge.

Remboursements progressifs

Le service des douanes et de la protection des frontières traite les demandes de remboursement par étapes, en se concentrant d’abord sur les paiements qui n’étaient pas finalisés avant la décision de la Cour suprême (six voix contre trois).

Les responsables du CBP ont indiqué que ces demandes seraient traitées par étapes. Par la suite, le traitement des paiements estimés s’est avéré plus simple, car les dossiers restaient ouverts dans le système.

Dans un document déposé le 29 mai, le ministère de la Justice a indiqué que l’agence exigeait des mises à niveau technologiques de son portail de remboursement et des « ordonnances spécifiques aux importateurs » pour chaque action en justice intentée par les entreprises avant de pouvoir recalculer les factures fiscales finales pour les anciens comptes « liquidés ».

Plus de 1000 entreprises ont intenté des poursuites devant le tribunal du commerce pour recouvrer leurs coûts tarifaires. On ignore pour l’instant combien d’importateurs ayant payé les droits de douane n’ont pas intenté de poursuites et pourraient ne pas être remboursés si l’appel de l’ordonnance générale de Richard K. Eaton aboutit.

Ryan Majerus, associé au sein de l’équipe de commerce international du cabinet d’avocats King & Spaulding, estime que « cela ne représente certainement qu’une fraction du total des personnes ayant payé » les droits désormais caducs.

Un appel ne concernerait probablement que les marchandises importées qui se trouvaient aux États-Unis pendant 314 jours, période à partir de laquelle le CPB rend sa décision officielle concernant les droits dus, a-t-il précisé.

« Cela ne concerne pas tout le monde, seulement les importations très anciennes », a-t-il conclu.

Cependant, selon Barry Appleton, professeur à la New York Law School et associé gérant du cabinet Appleton & Associates International Lawyers, le dépôt d’un appel pourrait ralentir le processus de remboursement, même si le gouvernement a « déjà perdu la bataille » devant la Cour suprême.

« Si le gouvernement parvient à bloquer le mécanisme de remboursement pendant la procédure judiciaire, il gagne des mois, et chaque mois de retard est un mois que le Trésor conserve », a souligné Barry Appleton.

Baisse de prix promises

Certaines chaînes nationales de distribution ont indiqué qu’elles prévoyaient d’utiliser leurs remboursements de droits de douane pour baisser les prix de certains articles pour leurs clients. Le directeur financier de Walmart, John David Rainey, a déclaré aux analystes la semaine dernière que l’entreprise procéderait à des baisses de prix, même si le remboursement maximal auquel elle pourrait prétendre représentait moins de 0,5 % des 483 G$ de chiffre d’affaires annuel de Walmart aux États-Unis.

Costco a l’intention de restituer à ses membres les coûts des droits de douane qu’elle leur a répercutés, a déclaré son PDG, Ron Vachris. Le montant du remboursement que la chaîne de grande distribution redistribuera, ainsi que le calendrier et les modalités de cette redistribution, dépendent de facteurs tels que le montant du remboursement et sa date d’émission.

Ron Vachris a indiqué le 28 mai aux investisseurs que des avancées avaient été constatées dans le cadre d’une action en justice visant à obtenir une compensation pour les droits de douane des clients de Costco.

Les consommateurs pourraient d’abord recevoir leurs remboursements de la part des transporteurs tels que FedEx, UPS et DHL, qui ont agi comme intermédiaires en douane lors de la livraison de produits commandés à l’étranger.

Ces entreprises ont facturé soit les vendeurs ayant expédié les colis, soit les acheteurs les ayant reçus et ont reversé les droits de douane perçus au CBP. Toutes trois se sont engagées à reverser les remboursements obtenus aux clients ayant payé les taxes d’importation.

Réinvestir les remboursements dans l’activité

La Cour suprême a invalidé uniquement les taux tarifaires pays par pays fixés par Donald Trump, en invoquant la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux. Le président a également entrepris d’instaurer de nouveaux droits de douane depuis la décision de la Cour le 20 février.

Certaines petites entreprises ont déclaré à l’Associated Press que les remboursements de droits de douane qu’elles ont reçus jusqu’à présent serviraient à payer les droits de douane restants ou futurs, ou à se remettre sur pied financièrement après plus d’un an d’incertitude et de coûts supplémentaires.

Jay Foreman, PDG de l’entreprise de jouets Basic Fun, a déclaré avoir reçu environ 450 000 $ US, soit 7 % du montant total réclamé, en deux jours consécutifs. Il a interprété ce remboursement comme un signe positif, mais a trouvé le rythme de remboursement depuis lors extrêmement lent.

« Il est temps de réinjecter ces fonds dans l’économie, surtout compte tenu de notre besoin, et de celui d’autres entreprises, de ces fonds pour soutenir nos activités », a dit Jay Foreman.

La marque de soins pour hommes Manscaped a reçu environ 30 % des 12 millions $ US de remboursements demandés, a indiqué son président, Kevin Datoo.

L’entreprise de San Diego a reporté des investissements et contracté des dettes pour payer les droits de douane sur les importations en provenance d’Indonésie, de Chine et d’autres pays d’Asie, a-t-il précisé.

« Nous devons consolider notre bilan, car la situation n’est pas encore stabilisée », a ajouté Kevin Datoo.

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Ottawa pousse pour reconduire l’ACEUM https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ottawa-pousse-pour-reconduire-laceum/ Wed, 03 Jun 2026 12:14:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114319 Dominic LeBlanc souhaite prolonger l’accord nord-américain pour 16 ans.

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Le ministre du Commerce entre le Canada et les États-Unis, Dominic LeBlanc, a eu une rencontre constructive avec son homologue américain à Washington, au lendemain de l’envoi d’une lettre aux États-Unis et au Mexique dans laquelle il recommandait aux trois pays de renouveler l’accord commercial continental.

Dominic LeBlanc a indiqué avoir présenté des propositions concrètes au représentant américain au commerce, Jamieson Greer, et avoir abordé des questions de longue date soulevées par les Américains au sujet du Canada.

« Nous avons discuté de la manière dont nous pouvons collaborer sur un certain nombre de questions visant à renforcer la compétitivité de l’économie nord-américaine », a expliqué Dominic LeBlanc à l’ambassade du Canada mardi, à l’issue de sa rencontre avec Jamieson Greer.

Cette lettre, adressée par Dominic LeBlanc au représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, et au ministre mexicain de l’Économie, Marcelo Ebrard, s’inscrit dans le cadre de l’examen obligatoire de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, connu au Canada sous le nom d’ACEUM.

La lettre de Dominic LeBlanc plaide en faveur d’un renouvellement de l’accord commercial pour une durée de 16 ans.

« Les agriculteurs, les entreprises, les travailleurs et les consommateurs canadiens, américains et mexicains comptent sur l’achèvement rapide de ces discussions afin d’assurer la prévisibilité et la stabilité indispensables au maintien de conditions qui garantissent non seulement leur avenir économique, mais leur permettent également de prospérer », peut-on lire dans la lettre.

La lettre ajoute que le Canada « est disposé à examiner toute proposition susceptible de contribuer à la prospérité à long terme des trois pays ».

Dominic LeBlanc a admis avoir reçu des lettres similaires de la part de responsables commerciaux américains et mexicains, mais a refusé d’en divulguer le contenu. Lors d’une conférence de presse à Mexico mardi, Marcelo Ebrard a également appelé à la reconduction de l’accord pour 16 ans.

Plusieurs options possibles

L’accord commercial continental a contribué à protéger le Canada et le Mexique des pires effets des droits de douane imposés par le président américain Donald Trump. Le droit de douane global américain actuel de 10 % ne s’applique pas aux marchandises conformes à l’ACEUM.

L’ACEUM a été négocié sous la première administration Trump pour remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain. Mais Donald Trump a critiqué cet accord commercial, le qualifiant d’inutile et affirmant qu’il avait peut-être fait son temps.

L’examen de l’ACEUM offre trois options à chaque pays. Ils peuvent renouveler l’accord pour 16 années supplémentaires, s’en retirer ou signaler à la fois le non-renouvellement et le non-retrait — ce qui déclencherait un examen annuel susceptible de prolonger les négociations jusqu’à une décennie.

La lettre adressée par les États-Unis au Canada et au Mexique n’a pas été rendue publique, mais les commentaires publics de Jamieson Greer laissent entendre qu’il est peu probable qu’il approuve sans discussion un renouvellement. Jamieson Greer a également déclaré qu’il serait ouvert à deux accords bilatéraux distincts, mais a souligné que certains aspects de l’ACEUM fonctionnent très bien.

Dominic LeBlanc, qui était accompagné de la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, a répété à plusieurs reprises que le dépassement de la date limite de juillet ne mettait pas fin à l’accord, en évoquant l’examen annuel en cours.

Les experts et les groupes industriels ont alerté que si cette situation persistait trop longtemps, cela pourrait entraîner davantage d’incertitude en matière d’investissement et d’activité commerciale.

Dominic LeBlanc s’est dit optimiste à l’issue de sa rencontre avec Jamieson Greer et a indiqué que la partie canadienne se concentrait sur le travail.

« Ce voyage n’a pas été sans turbulences. Nous avons tous déjà connu des situations de turbulences — on ne détache pas sa ceinture de sécurité pour courir dans l’allée et donner des coups de pied dans la porte du cockpit. On reste concentré sur le travail à accomplir, et on traverse les turbulences en restant très concentré sur le résultat », a-t-il soutenu.

Le ministre n’a pas divulgué les détails de ce qui a été discuté à huis clos, mais a indiqué qu’il avait évoqué les droits de douane imposés par M. Trump, qui ont durement frappé des secteurs canadiens spécifiques, tels que l’acier, l’aluminium, l’automobile, le bois d’œuvre et l’ébénisterie.

Des différends distincts entre les pays

Les négociations commerciales entre Washington et Ottawa ont été gelées en octobre dernier après que Donald Trump s’est indigné d’une publicité financée par l’Ontario citant l’ancien président américain Ronald Reagan critiquant les droits de douane.

Les relations se sont réchauffées en mars et Dominic LeBlanc a mentionné que des discussions étaient en cours avec les États-Unis depuis des mois.

Alors que les négociations commerciales officielles sur l’ACEUM entre Ottawa et Washington n’ont pas encore commencé, les États-Unis et le Mexique ont entamé les leurs.

Le premier ministre Mark Carney a déclaré aux journalistes à Ottawa que les États-Unis avaient des différends distincts avec le Canada et le Mexique.

« Il y a une série de questions, des questions techniques, qu’ils ont avec le Mexique, qu’ils ont avec nous, c’est pourquoi les discussions sont menées séparément », a-t-il affirmé.

Il a précisé que les États-Unis avaient dressé une liste d’une trentaine de points à régler avec le Canada, d’« ordre technique variable ».

Ottawa et Mexico veulent tous deux un accord nord-américain trilatéral. Des pourparlers séparés ont également eu lieu entre les deux pays.

Janice Charette a fait savoir qu’ils avaient discuté avec Jamieson Greer et son équipe commerciale américaine du succès que l’ACEUM a représenté pour les trois pays.

Elle a ajouté qu’ils avaient insisté sur « la stabilité, la certitude et la prévisibilité qu’offre cet accord, ainsi que sur l’importance d’essayer d’y parvenir le plus rapidement possible ».

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Trump menace le Canada de nouveaux droits de douane https://www.finance-investissement.com/nouvelles/trump-menace-le-canada-de-nouveaux-droits-de-douane/ Wed, 03 Jun 2026 12:11:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114318 Washington envisage des tarifs supplémentaires au nom de la lutte contre le travail forcé.

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L’administration Trump souhaite imposer de nouveaux droits de douane de 10 % ou plus sur les produits provenant de dizaines de partenaires commerciaux majeurs, dont le Canada.

Cette volonté d’imposer de nouveaux droits de douane découle d’une enquête sur les importations de marchandises qui auraient été fabriquées en recourant au travail forcé.

Ainsi, le Canada, le Mexique, Taïwan, le Royaume-Uni et certains autres pays et territoires seraient soumis à des droits de douane supplémentaires de 10 % pour ne pas avoir, prétendument, appliqué l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé.

Les marchandises conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique seraient cependant exclues, tout comme certains produits clés.

Des droits de douane supplémentaires de 12,5 % seraient par ailleurs imposés à la Chine, au Japon, à l’Inde, à la Corée du Sud, au Brésil, à la Suisse et à des dizaines d’autres pays.

« L’incapacité de nos principaux partenaires commerciaux à lutter contre l’importation de marchandises fabriquées par le travail forcé est inacceptable », a soutenu le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, dans un communiqué.

« Cela crée une situation où les travailleurs américains sont contraints de rivaliser à l’échelle mondiale dans des conditions inégales », a-t-il plaidé.

Jamieson Greer a martelé que « chacun de nos partenaires commerciaux doit en faire plus pour garantir que le commerce n’encourage pas et ne renforce pas de manière perverse le travail forcé à l’échelle mondiale ».

Selon l’USTR, l’incapacité à empêcher de telles importations est « déraisonnable » et « alourdit ou restreint » le commerce américain.

Cette nouvelle salve de droits de douane risque de déstabiliser les principaux partenaires commerciaux des États-Unis, qui ont été frappés par des vagues tarifaires depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, l’an dernier.

Il y a tout juste deux semaines, l’Union européenne a approuvé un accord tarifaire avec les États-Unis visant à plafonner à 15 % les droits de douane sur la plupart de ses exportations, au terme de débats intenses.

Lors d’une récente visite en Chine, Donald Trump et le président chinois, Xi Jinping, ont discuté de l’élargissement de l’accès au marché pour les entreprises américaines en Chine et de l’augmentation des investissements chinois dans les industries américaines.

Une porte-parole du gouvernement chinois a rejeté les allégations de travail forcé. Elle a appelé à résoudre les problèmes économiques par le dialogue, affirmant qu’une guerre commerciale ne sert les intérêts de personne.

« Le travail forcé n’existe pas en Chine, et nous nous opposons à ce qu’il soit utilisé comme prétexte pour se livrer à des manipulations politiques », a affirmé à Pékin la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning.

Contourner la Cour suprême

Les nouveaux droits de douane n’entrent pas en vigueur immédiatement, puisqu’ils sont soumis à une consultation publique et à un examen. Les audiences publiques doivent s’amorcer le 7 juillet.

L’enquête sur des manquements présumés à l’obligation d’empêcher les importations de marchandises prétendument fabriquées par le travail forcé a été menée en vertu de l’article 301 de la Loi sur le commerce de 1974.

Cette stratégie permettrait à Donald Trump de contourner les limites imposées à ses droits de douane par la Cour suprême.

La conclusion de l’enquête était que 60 pays ayant été examinés n’avaient pas appliqué l’interdiction d’importer des marchandises produites par le travail forcé.

Le rapport définit le travail forcé comme « un travail ou un service exigé d’une personne sous la menace d’une sanction en cas de non-exécution et pour lequel le travailleur ne se propose pas volontairement ».

Il citait une estimation de l’Organisation internationale du travail selon laquelle, en 2021, 27,6 millions de personnes étaient victimes du travail forcé.

Le riz importé du Myanmar, le tabac du Malawi, le bœuf du Brésil, ainsi que le coton et le polysilicium de Chine figuraient parmi les nombreux produits susceptibles d’impliquer le recours au travail forcé.

Les États-Unis affirment depuis longtemps que les importations de marchandises contenant des matériaux provenant du Xinjiang, dans l’extrême ouest de la Chine, risquent d’avoir recours au travail forcé. Pékin nie les allégations concernant cette région à majorité musulmane.

Nouvelle tentative

En février, la Cour suprême des États-Unis a statué que Donald Trump avait outrepassé ses pouvoirs en recourant à une autre loi — la Loi sur les pouvoirs économiques en cas d’urgence internationale de 1977 — pour imposer des droits de douane généralisés à ses partenaires commerciaux.

Un juge fédéral a ensuite déterminé que toutes les entreprises qui ont payé ces droits de douane invalidés étaient admissibles à un remboursement. L’administration Trump a promis de faire appel de la décision.

Plus tôt cette semaine, Washington a proposé séparément des droits de douane de 25 % sur les importations en provenance du Brésil, accusant la 10e économie mondiale de se livrer à des pratiques commerciales « déraisonnables » qui « pèsent sur le commerce américain ou le restreignent ».

L’USTR a fait savoir que son enquête avait montré que le Brésil appliquait de manière laxiste la législation anti-corruption et appliquait lui-même des droits de douane inéquitables, entre autres.

Dans son rapport de près de 100 pages sur le travail forcé, l’USTR a laissé entendre que, même si un pays applique une interdiction du travail forcé sur son territoire, l’importation de marchandises fabriquées par le travail forcé enfreint les règles du commerce équitable.

Il a précisé que certains produits clés seraient exemptés des droits de douane supplémentaires ou seraient soumis à des droits de douane moins élevés, notamment certains textiles, les tomates, les bananes, le café et certains métaux.

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Le PIB canadien recule pour un deuxième trimestre consécutif https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-pib-canadien-recule-pour-un-deuxieme-trimestre-consecutif/ Mon, 01 Jun 2026 12:12:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114230 Statistique Canada attribue le ralentissement à la hausse des importations d’or et à la faiblesse du secteur des ressources.

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La croissance économique du Canada a stagné au premier trimestre et le produit intérieur brut (PIB) réel a affiché une légère baisse en rythme annualisé, selon Statistique Canada.

L’organisme fédéral attribue principalement ce ralentissement à la hausse des importations d’or et à la faiblesse du secteur de l’extraction de ressources en mars.

Le PIB réel a maintenant reculé pendant deux trimestres consécutifs – ce qui correspond à la définition d’une récession technique – bien qu’un examen attentif des données dresse un tableau plus contrasté de l’économie.

Le PIB réel avait déjà diminué en octobre et en mars, mais la croissance était restée stable ou positive au cours des quatre mois intermédiaires.

Sur une base trimestrielle, Statistique Canada indique que la croissance est demeurée pratiquement inchangée, mais que les faibles variations des chiffres trimestriels sont amplifiées lorsqu’elles sont annualisées.

Les premières estimations de l’organisme fédéral pour le PIB réel en avril prévoient un net rebond à une croissance de 0,4 % pour le mois, grâce au retour à la croissance de l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz.

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La Banque Laurentienne plonge dans le rouge avant sa scission https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-laurentienne-plonge-dans-le-rouge-avant-sa-scission/ Fri, 29 May 2026 12:09:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114212 L’institution montréalaise affiche une perte trimestrielle alors qu’elle poursuit sa vente à Fairstone.

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La Banque Laurentienne a déclaré une perte de 20,6 millions de dollars (M$) pour le deuxième trimestre, alors qu’elle continue de cheminer vers sa scission et sa vente.

La Banque Fairstone veut acquérir l’institution montréalaise pour un montant de 1,9 milliard de dollars. Une fois la transaction complétée, la Banque Laurentienne se concentrera sur ses activités commerciales.

Elle se départira de ses activités pour les particuliers et les PME, qui seront cédées à la Banque Nationale.

Lors du trimestre clos le 30 avril, la perte de la Laurentienne s’est élevée à 50 cents par action. À la même période l’an dernier, la banque avait rapporté un bénéfice de 32,3 M$, soit 69 cents par action.

Sur une base ajustée, la Banque Laurentienne indique avoir réalisé un bénéfice de 46 cents par action au cours de son dernier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 73 cents par action il y a un an.

Ses revenus ont atteint 213,7 M$, en baisse par rapport à 242,5 M$ à la même période l’an dernier. Les provisions pour pertes sur créances se sont établies à 26,9 M$, comparativement à 16,7 M$ un an plus tôt.

Le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, Éric Provost, a fait savoir que l’institution pense toujours pouvoir clôturer les transactions avec la Banque Fairstone et la Banque Nationale d’ici la fin de 2026.

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TD et RBC bonifient leurs dividendes après un solide trimestre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/td-et-rbc-bonifient-leurs-dividendes-apres-un-solide-trimestre/ Thu, 28 May 2026 15:07:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114198 Les deux banques canadiennes affichent des bénéfices supérieurs aux attentes et une baisse des provisions pour pertes sur créances.

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Les résultats des grandes banques canadiennes continuent de refléter une amélioration du contexte de crédit. Après la Banque Scotia, BMO et la Banque Nationale, c’est maintenant au tour de la Banque TD et de la Banque Royale du Canada d’annoncer une hausse de leurs bénéfices au deuxième trimestre, ainsi qu’une augmentation de leur dividende trimestriel.

La Banque TD annonce un bénéfice de 4,25 G$

Le Groupe Banque TD a augmenté son dividende trimestriel après avoir annoncé un bénéfice de 4,25 G$ au deuxième trimestre.

La banque indique qu’elle versera désormais un dividende trimestriel de 1,12 $ par action, contre 1,08 $ par action auparavant.

TD indique que son bénéfice pour le trimestre clos le 30 avril s’est élevé à 2,43 $ par action, contre un bénéfice de 11,13 G$, soit 6,27 $ par action, il y a un an, lorsqu’elle avait comptabilisé la vente de ses actions dans Charles Schwab Corp.

Sur une base ajustée, la TD indique avoir réalisé un bénéfice de 2,38 $ par action au cours de son dernier trimestre, en hausse par rapport au bénéfice ajusté de 1,97 $ par action enregistré il y a un an.

Son chiffre d’affaires s’est élevé à 15,80 G$, en baisse par rapport à 22,94 G$ au même trimestre l’année dernière, tandis que sa provision pour pertes sur créances s’est élevée à 1,00 G$, contre 1,34 G$ il y a un an.

Selon LSEG Data & Analytics, les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice ajusté de 2,26 $ par action.

Hausse de 25 % du bénéfice de RBC

La Banque Royale du Canada (RBC) a augmenté son dividende trimestriel après avoir annoncé que son bénéfice avait progressé de 25 % au deuxième trimestre par rapport à l’année précédente.

La banque indique qu’elle versera désormais un dividende trimestriel de 1,76 $ par action, alors qu’il était de 1,64 $ auparavant.

RBC annonce d’ailleurs avoir réalisé un bénéfice de 5,51 G$, soit 3,85 $ par action, pour le trimestre clos le 30 avril, contre un bénéfice de 4,39 G$, ou 3,02 $ par action, un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires s’est élevé à 17,45 G$, contre 15,67 G$ au même trimestre l’année dernière, tandis que la provision pour pertes de crédit s’est élevée à 912 millions de dollars comparativement à 1,42 G$ il y a un an.

Sur une base ajustée, RBC a enregistré un bénéfice de 3,90 $ par action au cours de son dernier trimestre, en hausse par rapport au bénéfice ajusté de 3,12 $ par action au même trimestre l’année dernière.

Selon LSEG Data & Analytics, les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 3,78 $ par action.

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Trois grandes banques canadiennes augmentent leurs dividendes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/trois-grandes-banques-canadiennes-augmentent-leurs-dividendes/ Wed, 27 May 2026 12:39:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114159 Trois grandes banques canadiennes augmentent leurs dividendes

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Portées notamment par une amélioration de la qualité du crédit et des bénéfices supérieurs aux attentes, la Banque Scotia, BMO et la Banque Nationale ont toutes annoncé une hausse de leurs profits ainsi qu’une diminution de leurs provisions pour pertes sur créances. Les trois institutions ont également relevé leur dividende trimestriel.

Un bénéfice de 2,63 G$ pour la Scotia

La Banque Scotia a augmenté son dividende trimestriel après avoir annoncé un bénéfice de 2,63 milliards de dollars (G$) au deuxième trimestre, une hausse par rapport à 2,03 G$ un an plus tôt.

La banque indique qu’elle versera désormais un dividende trimestriel de 1,14 $ par action, contre 1,10 $ par action auparavant.

Cette augmentation du versement aux actionnaires intervient alors que la banque indique que son bénéfice s’est élevé à 2,00 $ par action pour le trimestre clos le 30 avril, comparativement à 1,48 $ par action un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires de la banque s’est élevé à 9,84 G$ pour le deuxième trimestre, comparativement à 9,08 G$ au même trimestre l’année dernière.

La dotation au compte de correction de valeur pour pertes sur créances s’est élevée à 1,22 G$, contre 1,40 G$ il y a un an.

Sur une base ajustée, la Banque Scotia indique avoir réalisé un bénéfice de 2,02 $ par action, en hausse par rapport au bénéfice ajusté de 1,52 $ par action enregistré il y a un an.

Selon LSEG Data & Analytics, les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 1,94 $ par action.

BMO augmente son dividende

BMO Groupe financier a annoncé que son bénéfice du deuxième trimestre avait augmenté de plus de 30 % par rapport à l’année dernière et a relevé son dividende trimestriel.

BMO indique qu’elle versera désormais à ses actionnaires un dividende trimestriel de 1,71 $ par action, contre 1,67 $ par action auparavant.

BMO a réalisé un bénéfice de 2,63 G$, soit 3,53 $ par action, pour le trimestre clos le 30 avril, contre 1,96 G$, ou 2,50 $ par action, un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires s’est élevé à 9,57 G$, comparativement à 8,68 G$ au même trimestre l’année dernière, tandis que la provision pour pertes sur créances se chiffrait à 739 millions de dollars (M$) au dernier trimestre, contre 1,05 G$ il y a un an.

Sur une base ajustée, BMO affirme avoir enregistré un bénéfice de 3,67 $ par action au cours de son dernier trimestre, contre 2,62 $ par action il y a un an.

Selon LSEG Data & Analytics, les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 3,45 $ par action.

La Banque Nationale affiche un bénéfice en hausse

La Banque Nationale du Canada a augmenté son dividende, après avoir enregistré un bénéfice de 1,23 G$ au deuxième trimestre, en hausse par rapport à 896 M$ il y a un an.

La banque montréalaise indique qu’elle versera désormais un dividende trimestriel de 1,32 $ par action, soit une augmentation de huit cents par action.

La Banque Nationale précise que son bénéfice s’est élevé à 3,06 $ par action pour le trimestre terminé le 30 avril, contre 2,17 $ par action il y a un an.

Le chiffre d’affaires du trimestre s’est établi à 3,91 G$, comparativement à 3,65 G$ au même trimestre l’année dernière, tandis que les dotations aux pertes de crédit de la banque se chiffraient à 233 M$, contre 545 M$ il y a un an.

Sur une base ajustée, la Banque Nationale indique avoir réalisé un bénéfice de 3,23 $ par action au cours de son dernier trimestre, en hausse par rapport au bénéfice ajusté de 2,85 $ par action enregistré il y a un an.

Selon LSEG Data & Analytics, les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 3,13 $ par action.

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Les insolvabilités atteignent un sommet depuis 2009 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-insolvabilites-atteignent-un-sommet-depuis-2009/ Wed, 27 May 2026 11:43:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114133 Les propriétaires subissent une pression financière croissante malgré une discipline accrue des consommateurs.

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Un nouveau rapport d’Equifax Canada révèle que les cas d’insolvabilité ont atteint des niveaux inégalés depuis 2009, dans un contexte où les propriétaires sont aux prises avec de plus en plus de difficultés financières.

Pour son plus récent rapport « Pouls du marché », Equifax s’est penché sur les tendances du crédit aux consommateurs au premier trimestre. L’entreprise note que les risques systémiques semblent persister, même si les Canadiens font preuve de discipline financière.

Les cas d’insolvabilité ont connu une hausse de 18,8 % sur un an au premier trimestre. Selon Equifax, cela suggère que de nombreux consommateurs « pourraient avoir atteint un point d’inflexion financier ».

« Alors que la vague de renouvellements de prêts hypothécaires devrait ralentir vers la fin de l’année 2026, la transition vers des taux d’intérêt nettement plus élevés continue d’alimenter l’incidence financière et la pression liée aux remboursements », a indiqué la vice-présidente des analyses avancées chez Equifax Canada, Rebecca Oakes, dans un communiqué.

« Par conséquent, la surveillance continue des dettes demeure essentielle pour les Canadiens et Canadiennes », a-t-elle ajouté.

Des cas d’insolvabilité plus graves

Les cas d’insolvabilité chez les propriétaires ont bondi de plus de 11 % par rapport au quatrième trimestre de 2025. Plus de 90 % de ces personnes ont préféré opter pour la proposition de consommateurs plutôt que la faillite.

Chez les titulaires de prêts non hypothécaires, le nombre de cas d’insolvabilité est demeuré plus élevé, mais la croissance trimestrielle a été plus modeste, avec une hausse de 4,7 % par rapport au dernier trimestre de 2025.

Equifax indique également que la gravité des cas d’insolvabilité s’est accentuée. La dette non hypothécaire moyenne dans ces dossiers a atteint 43 300 $ au premier trimestre, alors qu’elle était de 40 200 $ il y a deux ans.

Chez les propriétaires, la dette non hypothécaire moyenne a atteint 82 400 $, soit une hausse de 19 % par rapport à il y a deux ans.

Pour les propriétaires ayant manqué un paiement, les soldes moyens des prêts non hypothécaires en souffrance ont atteint 54 000 $ au premier trimestre, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à l’année précédente. Le solde moyen des prêts hypothécaires en souffrance a grimpé de 13,2 % pour atteindre 355 500 $.

Les provinces où le marché immobilier est marqué par des prix élevés subissent des tensions financières plus sévères, les impayés hypothécaires ayant bondi de 52 % en Ontario et de 36 % en Colombie-Britannique d’une année à l’autre.

L’endettement non hypothécaire en baisse

Au cours du premier trimestre, l’endettement total des consommateurs a atteint 2,66 billions $, soit une hausse de 3,8 % sur un an, tandis que l’endettement non hypothécaire a diminué de plus de 487 M$.

Equifax a noté qu’il s’agissait de la première baisse de la dette non hypothécaire depuis plusieurs trimestres, alors que les consommateurs ont fait preuve de retenue financière après la période des fêtes.

« La réduction des dépenses des fêtes à la fin de 2025 s’est traduite par une diminution de l’augmentation saisonnière des soldes de cartes de crédit », a expliqué Mme Oakes.

« Cette discipline a permis à de nombreux Canadiens et Canadiennes de réduire leurs soldes au cours du premier trimestre, ce qui représente un changement important dans la façon dont les consommateurs s’adaptent à l’environnement macroéconomique actuel », a-t-elle ajouté.

Une baisse de la demande a été observée dans la plupart des catégories de crédit au premier trimestre. Les nouvelles émissions de cartes de crédit ont notamment atteint leur niveau le plus bas depuis quatre ans. La croissance s’est limitée aux segments non à risque, à risque modéré et à risque élevé.

Le nombre de Canadiens n’ayant pas effectué au moins un paiement de crédit est demeuré stable à 1,5 million, soit environ 1 consommateur sur 21. Le pourcentage d’utilisateurs de cartes de crédit remboursant moins de 25 % de leur solde chaque mois a diminué de plus de 2 %, tandis que le pourcentage d’utilisateurs réglant la totalité de leur solde a augmenté.

Le pourcentage de consommateurs remboursant le montant minimum sur leur solde de crédit a diminué, la plus forte baisse ayant été observée chez les consommateurs âgés de 26 à 35 ans.

Prudence dans le secteur automobile

Malgré une baisse des prix des véhicules, le ralentissement s’est étendu au secteur automobile.

Les nouveaux prêts automobiles captifs ont chuté de près de 5 % d’une année à l’autre, pour atteindre leur niveau le plus bas depuis trois ans, tandis que le volume des prêts bancaires à tempérament a chuté de 9,5 %.

« Si l’on considère les augmentations substantielles des primes d’assurance ainsi que la hausse des coûts d’entretien et du carburant, il semble évident que les Canadiens et Canadiennes sont plus prudents avant de faire l’achat d’un nouveau véhicule », a soutenu Rebecca Oakes.

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