Économie et recherche | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 31 Mar 2026 10:51:32 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Économie et recherche | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ 32 32 Hausse des appels de clients dans un contexte de tensions géopolitiques accrues https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/hausse-des-appels-de-clients-dans-un-contexte-de-tensions-geopolitiques-accrues/ Tue, 31 Mar 2026 10:51:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113116 Plus de la moitié des conseillers ajustent ou prévoient ajuster les portefeuilles.

L’article Hausse des appels de clients dans un contexte de tensions géopolitiques accrues est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Plus de la moitié (58 %) des conseillers ont signalé une augmentation du volume d’appels de clients dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, selon un sondage mené par Fidelity Investments Canada.

L’enquête de Fidelity repose sur un échantillon de 790 à 1 100 conseillers. Elle a été réalisée le 4 mars, quelques jours après le déclenchement d’un conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui s’est depuis élargi à l’échelle régionale.

Selon les résultats, les conseillers canadiens répondent aux inquiétudes de leurs clients :

  • en les recentrant sur leur plan financier (36 %),
  • en révisant leurs objectifs pour les maintenir sur la bonne voie (30 %)
  • et en expliquant les mouvements des marchés (25 %).

Le soutien offert aux clients varie selon le modèle d’affaires des cabinets, indique Fidelity. Les planificateurs financiers mettent davantage l’accent sur l’accompagnement et le maintien du cap, tandis que les courtiers privilégient des ajustements ciblés des portefeuilles pour répondre aux risques.

Au total, 54 % des répondants ont indiqué avoir ajusté ou prévoir ajuster les portefeuilles afin d’accroître la diversification. Parallèlement, 43 % ont déclaré ne pas avoir apporté de changements aux plans clients déjà éprouvés.

Le secteur de l’énergie, des ressources et des matériaux arrive en tête des choix de diversification (33 %), suivi des technologies et de l’innovation (15 %), des services financiers et des revenus (12 %) ainsi que de la défense (11 %). Toutefois, 30 % des conseillers indiquent ne pas envisager de réallocation sectorielle.

Par ailleurs, 26 % des conseillers déclarent utiliser des métaux précieux comme l’or comme valeur refuge, tandis que 17 % y ont recours dans une optique de positionnement tactique à court terme.

L’article Hausse des appels de clients dans un contexte de tensions géopolitiques accrues est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Banque du Canada revoit son approche de l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-du-canada-revoit-son-approche-de-linflation/ Fri, 27 Mar 2026 10:21:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113193 L’institution ajuste son analyse et sa communication en vue du renouvellement de son mandat.

L’article La Banque du Canada revoit son approche de l’inflation est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’institution ajuste son analyse et sa communication en vue du renouvellement de son mandat. /Après avoir sous-estimé sa persistance, elle adapte ses outils et son discours.

Une haute responsable de la Banque du Canada indique que la banque centrale réexamine sa façon d’aborder et de communiquer sur l’inflation, alors qu’elle se prépare à revoir son mandat quinquennal plus tard cette année.

Carolyn Rogers, première sous-gouverneure de la Banque du Canada, se trouve jeudi à Brandon, au Manitoba, où elle s’adresse à un public de personnes d’affaires pour expliquer comment la banque centrale fait face à une série de chocs économiques survenus ces dernières années.

Dans un discours préparé, Mme Rogers mentionne que la flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Iran pèse sur les consommateurs et les entreprises, mais qu’il est encore trop tôt pour dire quelles seront les répercussions du conflit sur la croissance et l’inflation au Canada.

Elle reconnaît également que la Banque du Canada a sous-estimé la persistance de l’inflation après la pandémie de COVID-19 et précise que la banque centrale s’efforce de mieux cerner l’évolution des pressions sur les prix.

Mme Rogers explique que la banque centrale modifie sa manière de détecter les chocs d’offre dans l’économie et réexamine la façon dont elle communique sur l’inflation sous-jacente et l’abordabilité des logements afin de s’assurer que les Canadiens comprennent comment le taux d’intérêt de référence de la Banque du Canada interagit avec ces forces dans leur vie quotidienne.

Elle ajoute que la Banque du Canada a entendu les Canadiens dire qu’ils accordaient de l’importance à la stabilité de l’inflation ainsi qu’à celle des taux d’intérêt, ce qui, selon elle, est un bon rappel après des années de changements rapides du taux directeur.

L’article La Banque du Canada revoit son approche de l’inflation est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Épargne et IA : un écart persistant entre jeunes hommes et femmes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/epargne-et-ia-un-ecart-persistant-entre-jeunes-hommes-et-femmes/ Fri, 20 Mar 2026 12:21:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112902 Les Québécoises de 18 à 34 ans se montrent plus pessimistes quant à leur situation financière.

L’article Épargne et IA : un écart persistant entre jeunes hommes et femmes est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les jeunes femmes sont plus pessimistes et prudentes que les hommes quant à leurs finances personnelles et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), indique un sondage Léger réalisé pour ÉducÉpargne et dont les résultats ont été dévoilés dimanche, coïncidant avec la Journée internationale des droits des femmes.

L’objectif du sondage était de mieux comprendre les comportements et préoccupations des Québécois âgées 18-34 ans quant à leurs finances personnelles et l’utilisation de l’IA, souligne l’organisme sans but lucratif dans un communiqué.

La plus grande différence est observée au niveau de l’épargne. Le sondage indique que 50 % des hommes sondés estiment qu’il est facile d’épargner, contre seulement 35 % des femmes.

La majorité de ces hommes (61 %) sont plus satisfaits de leur niveau d’épargne que les femmes (45 %).

Par ailleurs, l’enquête démontre que 55 % des jeunes hommes disent avoir un plan de retraite comparativement à 37 % des femmes.

Parmi les obstacles identifiés pour atteindre un niveau d’épargne satisfaisant, les trois principaux mentionnés sont : le coût de la vie trop élevé (40 % H 38 % F), des revenus insuffisants (19 % H 24 % F) et la priorisation du remboursement des dettes (18 % H 21 % F). À noter que ces trois principaux obstacles sont les mêmes tant pour les hommes que les femmes.

« Nous nous attendions à quelques différences entre les hommes et les femmes, mais jamais avec de tels écarts, surtout en 2026 pour les personnes de cette tranche d’âge », a déclaré Nathalie Bachand, planificatrice financière et présidente du conseil d’ÉducÉpargne.

Elle a d’ailleurs souligné que « les femmes arrivent généralement à la retraite avec 30 % moins d’épargne-retraite que les hommes ».

Recours à l’IA

Un autre volet du sondage s’intéressait à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans la gestion des finances personnelles. Encore une fois, les résultats démontrent de grandes différences entre les hommes et les femmes.

Entre autres faits saillants, le sondage révèle que 43 % des hommes disent avoir déjà utilisé l’IA dans la gestion de leurs finances personnelles comparativement à 21 % pour les femmes. En ce qui concerne le niveau de confiance envers l’IA pour épargner et investir, 59 % des hommes ont confiance comparativement à 35 % pour les femmes.

Ce sondage Web a été réalisé par Léger du 8 au 16 janvier 2026 auprès de 601 résidents du Québec âgés de 18 à 34 ans. Il n’est pas possible de calculer une marge d’erreur sur un échantillon tiré d’un panel Web, mais à titre comparatif, la marge d’erreur maximale pour un échantillon de 601 répondants est de ±4,0 %, 19 fois sur 20.

L’article Épargne et IA : un écart persistant entre jeunes hommes et femmes est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Malgré la guerre en Iran la Fed maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/malgre-la-guerre-en-iran-la-fed-maintient-ses-taux/ Wed, 18 Mar 2026 19:43:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113049 La banque centrale anticipe une hausse temporaire de l’inflation sans impact majeur sur la croissance.

L’article Malgré la guerre en Iran la Fed maintient ses taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les responsables de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) s’attendent à ce que la guerre en Iran aggrave l’inflation cette année tout en ayant peu d’impact sur la croissance, mais ils prévoient tout de même de réduire leur taux directeur une fois en 2026.

Pour l’instant, les responsables de la Fed ont laissé les taux d’intérêt à court terme inchangés mercredi, pour la deuxième réunion consécutive, à environ 3,6 %. Dans un communiqué, la banque centrale souligne que « les implications des événements au Moyen-Orient pour l’économie américaine sont incertaines ».

Néanmoins, en maintenant leurs prévisions de baisse des taux pour cette année et l’année prochaine — les mêmes projections qu’en décembre —, les responsables de la banque centrale semblent s’attendre à ce que la flambée des prix de l’essence due à la guerre en Iran n’ait qu’un effet largement temporaire sur l’inflation et l’économie.

Les responsables prévoient également que le chômage restera inchangé d’ici la fin de l’année, une perspective plus optimiste que celle de la plupart des économistes extérieurs.

La véracité de ces prévisions dépendra en grande partie de la durée du conflit. Les responsables s’attendent à ce que l’inflation redescende à 2,2 % en 2027 et atteigne l’objectif de 2 % de la Fed en 2028.

Les responsables de la Fed s’attendent désormais à ce que l’inflation s’établisse à 2,7 % à la fin de cette année, en hausse par rapport à leurs prévisions de décembre, mais légèrement en dessous des 2,8 % atteints en janvier. Ils s’attendent à ce que l’inflation sous-jacente, qui exclut les catégories volatiles de l’alimentation et de l’énergie, termine également l’année à 2,7 %, contre une prévision précédente de 2,5 %.

La Fed considère que les prix sous-jacents constituent un meilleur indicateur de l’inflation à long terme. Les prix à la consommation vont connaître une forte hausse dans les mois à venir en raison de la flambée des prix de l’essence, mais ces hausses pourraient s’atténuer d’ici la fin de l’année, en particulier si le conflit prend fin rapidement.

L’article Malgré la guerre en Iran la Fed maintient ses taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/taux-inchange-la-guerre-en-iran-pese-sur-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Wed, 18 Mar 2026 14:12:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113044 La hausse des prix de l’énergie et les incertitudes mondiales brouillent les perspectives.

L’article Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Dans la continuité de sa dernière décision, la Banque du Canada (BdC) a une fois de plus laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure quant à lui à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Il n’y avait pratiquement aucune attente d’un changement de taux aujourd’hui, et la Banque du Canada a fait exactement ce que le marché anticipait en maintenant son taux directeur à 2,25 % », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La BdC mentionne notamment la guerre au Moyen-Orient. En plus d’accentuer les risques pesant sur l’économie mondiale, celle-ci a fait augmenter la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers.

« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques. La guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », indique Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

Avant le déclenchement du conflit, l’économie mondiale devait croître d’environ 3 %, en ligne avec les prédictions du Rapport sur la politique monétaire de janvier. Aux États-Unis, la croissance demeurait solide malgré un certain ralentissement, tandis que l’inflation suivait la trajectoire attendue.

Dans la zone euro, la demande intérieure soutenait l’activité malgré un recul des exportations. À l’inverse, en Chine, la faiblesse de la demande intérieure était compensée par des exportations robustes.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole et du gaz naturel ont explosé, accentuant les pressions inflationnistes mondiales, selon la Banque du Canada. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement énergétique et pourrait aussi affecter d’autres matières premières.

Les conditions financières jusque-là accommodantes se sont resserrées :

  • les rendements obligataires ont augmenté,
  • les marchés boursiers ont reculé
  • et les écarts de crédit se sont creusés.

« À nos yeux, le message était plus conciliant que menaçant. La Banque a clairement reconnu que l’économie canadienne ralentit, que le marché du travail demeure faible et que la croissance récente est plus faible qu’anticipé. En même temps, elle a aussi souligné que la remontée du pétrole et la fermeture effective du détroit d’Hormuz risquent de pousser l’inflation à la hausse à court terme », résume Pierre-Benoît Gauthier.

Vers une progression de l’économie canadienne

Après une croissance de 2,4 % au troisième trimestre, l’économie canadienne a reculé de 0,6 % au dernier trimestre de 2025, un résultat plus faible que ce qu’envisageait le Rapport de janvier. Toutefois, cette contraction s’explique essentiellement par une réduction des stocks plus importante qu’anticipée.

La demande intérieure a néanmoins progressé, soutenue par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, malgré une activité toujours faible sur le marché du logement.

Soulignant qu’il est encore trop tôt pour connaître l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance au Canada, la BdC continue de prédire une progression modeste de l’économie, en raison des droits de douane et de l’incertitude des politiques commerciales. Cependant, la croissance à court terme devrait être plus faible que prévue et le marché du travail reste détendu.

« L’économie canadienne connaît déjà de nombreux défis, auxquels s’ajoute maintenant plus de volatilité. Le rôle de la Banque du Canada est d’être une source de stabilité. Nous soutenons l’activité économique tout en nous assurant que la montée des prix de l’énergie ne se transforme pas en inflation persistante », résume Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau ralenti, s’établissant à 1,8 % en février. L’IPC hors effets des variations d’impôts indirects, ainsi que les mesures de l’inflation fondamentale, ont également reculé et se situent près de 2 %.

La croissance des prix des aliments a ralenti en février, tout en demeurant élevée. Par ailleurs, la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie a fait grimper les coûts de l’essence, ce qui devrait entraîner une remontée de l’inflation globale dans les mois à venir.

Au vu de ces différents facteurs, le Conseil de direction de la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Il promet toutefois de garder à l’œil l’évolution des répercussions des politiques commerciales, notamment les droits de douane, et le déroulement du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation, se disant prêt à réagir au besoin.

« Il nous semble peu probable que la Banque réagisse à ce genre de choc par une hausse de taux. Ce n’est pas une inflation née d’une économie qui surchauffe. C’est un choc d’offre lié à la géopolitique. Et quand l’inflation provient d’un pétrole plus cher, monter les taux serait une double attaque sur la consommation. La hausse des prix de l’énergie agit déjà comme un frein sur la demande en grugeant le pouvoir d’achat des ménages. Autrement dit, le pétrole fait une partie du travail restrictif à la place de la banque centrale », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Pourtant, les marchés s’attendent toujours à presque DEUX HAUSSES de taux selon le marché des contrats à terme obligataire. Nous allons fermement contre cette vue. Nous continuons de croire qu’une baisse de taux demeure plus plausible qu’une hausse au Canada », affirme Pierre-Benoît Gauthier.

L’article Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le budget Girard dans un contexte incertain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-budget-girard-dans-un-contexte-incertain/ Wed, 18 Mar 2026 12:19:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113031 Conflit en Iran, incertitudes économiques et défis budgétaires compliquent l’atteinte de l’équilibre.

L’article Le budget Girard dans un contexte incertain est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
De nouvelles embûches se dressent sur le chemin vers le retour à l’équilibre budgétaire tracé par le ministre des Finances, Eric Girard, qui déposera un budget « sobre et ciblé » en fin d’après-midi.

Alors qu’il se prépare à présenter son huitième budget, Eric Girard a reconnu que l’exercice se fait dans un contexte particulier, lors d’une mêlée de presse mardi.

Les membres de la Coalition avenir Québec (CAQ) choisiront en avril la ou le prochain premier ministre, une campagne électorale est prévue cet automne, l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est en renégociation et le conflit en Iran a entraîné une flambée des prix du carburant.

« Ce n’est pas le moment de faire de nouvelles dépenses, de nouvelles promesses, a tranché le ministre à la veille du grand dévoilement. Alors, c’est un budget où il y aura un financement adéquat des missions de l’État, un rehaussement des dépenses en infrastructure (et) des gestes ciblés. »

Les conséquences économiques de la flambée des prix du carburant pourraient avoir un impact sur les coffres du gouvernement, prévient l’économiste Sonny Scarfone, du Mouvement Desjardins, en entrevue. « On va surveiller les hypothèses du côté des revenus. »

Le ministère des Finances anticipait une augmentation des revenus autonomes de 3,9 % pour l’exercice 2026-2027, lors de sa mise à jour économique présentée en novembre dernier.

Avec le déclenchement du conflit en Iran et le resserrement récent des politiques d’immigration, ce scénario est devenu « quand même optimiste », juge Sonny Scarfone.

L’incertitude économique pourrait entraîner un relâchement du marché du travail et une baisse des dépenses des ménages.

La baisse du nombre de nouveaux immigrants pourrait aussi réduire le nombre de contribuables, note l’économiste. « Jamais, dans ma carrière, je n’avais suivi les projections du gouvernement quant à la population, raconte Sonny Scarfone, mais là, ça va être intéressant de voir s’il y a eu des petits réajustements depuis la mise à jour budgétaire. »

Le défi des dépenses

Au-delà du contexte économique, le plan de match du côté des dépenses comporte aussi son lot d’incertitudes.

En novembre le rapport du Vérificateur général du Québec a qualifié le plan « d’incomplet ». « Les mesures pour réaliser plus de la moitié des économies envisagées ne sont pas déterminées », peut-on lire dans le rapport.

Pour sa part, le gouvernement estime qu’il doit encore identifier l’équivalent de 2,5 milliards $ en mesures pour réduire les dépenses afin d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2029-2030.

Pour atteindre cette cible, le ministère des Finances a prévu limiter la croissance de ses dépenses à 2 % en 2026-2027, selon la dernière mise à jour économique. Le rythme sera, respectivement, de 1,4 %, 1,2 % et 1,4 % pour les exercices suivants.

Il s’agit d’un ralentissement marqué lorsqu’on compare au rythme de 5,9 % des dix dernières années, souligne la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, dans son mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires.

Pour cette raison, le Vérificateur général croit que le plan de retour à l’équilibre budgétaire « pourrait compromettre le maintien du niveau des services à la population ou l’atteinte de l’équilibre budgétaire dans les délais prévus ».

Le gouvernement Couillard a également limité la croissance des dépenses au cours de son mandat, mais l’exercice s’est fait sur une plus courte période et dans un contexte où l’inflation était plus basse, nuance Sonny Scarfone. « Ce n’est pas une simple promenade au parc », estime l’économiste.

À plus long terme, le vieillissement de la population exerce une pression sur les finances publiques, ce qui complique les objectifs budgétaires du gouvernement, souligne l’économiste du Mouvement Desjardins.

L’article Le budget Girard dans un contexte incertain est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les économies provinciales divergent de plus en plus https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-economies-provinciales-divergent-de-plus-en-plus/ Tue, 17 Mar 2026 12:42:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112895 Les effets inégaux des tarifs douaniers pèsent différemment sur les provinces.

L’article Les économies provinciales divergent de plus en plus est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Au cours de la dernière année, l’économie canadienne a été confrontée à plusieurs vents contraires, notamment l’incertitude entourant la politique commerciale, le ralentissement du marché immobilier et la diminution de l’immigration. Et, à mesure que les effets inégaux de la hausse des tarifs douaniers se font davantage sentir, les trajectoires économiques des provinces commencent également à diverger, selon BMO Marchés des capitaux.

Dans un nouveau rapport, les économistes de l’institution indiquent que, même si la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait ralentir cette année — BMO prévoit une croissance de 1,3 % en 2026, contre 1,7 % l’an dernier — les performances économiques des provinces devraient varier sensiblement.

« Après une période durant laquelle la plupart des provinces évoluaient dans des conditions économiques semblables, on observe maintenant des signes d’un retour des différences régionales, ce qui est davantage la norme au Canada », indique le rapport.

Selon BMO, la plupart des provinces devraient connaître une croissance plus lente en 2026. Les régions les plus exposées aux tarifs américains « sont désormais clairement celles qui éprouvent le plus de difficultés », précise le rapport, ce qui « devrait continuer d’élargir les écarts régionaux ».

L’Alberta devrait mener la croissance avec une expansion économique prévue de 2,3 % cette année, soutenue par la vigueur de son secteur énergétique, relativement peu touché par les tarifs, et par une démographie favorable. À l’inverse, le Québec, fortement touché, ne devrait enregistrer qu’une croissance de 0,9 %, tandis que l’Ontario devrait faire à peine mieux avec une progression de 1,2 %.

« Ces provinces sont fortement exposées aux exportations vers les États-Unis dans plusieurs secteurs manufacturiers diversifiés, notamment l’automobile ainsi que l’acier et l’aluminium. Le sud de l’Ontario continue également de subir les effets d’une correction du marché immobilier, que la baisse des taux hypothécaires n’a pas encore permis d’atténuer », souligne le rapport.

L’économie de la Colombie-Britannique est « relativement protégée », puisqu’elle affiche la plus faible exposition aux exportations vers les États-Unis au Canada. Toutefois, les tarifs sectoriels visant le bois d’œuvre, les difficultés du marché immobilier et le net ralentissement de la croissance démographique pèsent sur la province, précise le rapport.

Dans les provinces de l’Atlantique, les perspectives demeurent mitigées, selon BMO, la croissance devant se situer entre 1 % et 1,5 % en 2026 dans l’ensemble de la région.

L’article Les économies provinciales divergent de plus en plus est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Banque du Canada face à un nouveau dilemme inflation-croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-face-a-un-nouveau-dilemme-inflation-croissance/ Mon, 16 Mar 2026 10:54:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112893 Elle se donne un nouveau cadre pour mieux faire face aux chocs et à l’incertitude.

L’article La Banque du Canada face à un nouveau dilemme inflation-croissance est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Dans un monde secoué par les tensions commerciales, le virage de l’intelligence artificielle et les bouleversements climatiques, la Banque du Canada reconnaît qu’elle devra de plus en plus naviguer en eaux troubles : gérer simultanément une économie affaiblie et une inflation trop élevée. Un défi qui remet en question certains réflexes bien établis de la politique monétaire.

C’est le message qu’a livré Sharon Kozicki, sous-gouverneure de la Banque du Canada, dans un discours prononcé récemment à Oslo, lors de la Conférence de la Banque de Norvège sur les mandats de politique monétaire. Une intervention qui tombe à point : le cadre de politique monétaire canadien, une entente conjointe entre la Banque et le gouvernement fédéral renouvelée tous les cinq ans, sera justement réexaminé cette année.

Un bilan solide

Avant de s’attaquer aux défis qui se profilent, Sharon Kozicki a rappelé les succès du régime actuel. Depuis l’adoption de la cible d’inflation de 2 % au début des années 1990, l’inflation canadienne s’est maintenue en moyenne très près de ce seuil pendant un quart de siècle, et à l’intérieur de la fourchette de 1 à 3 % plus de 80 % du temps. Même après le choc pandémique, qui a propulsé l’inflation au-delà de 8 % à l’été 2022 — son niveau le plus élevé en quatre décennies —, la Banque est parvenue à ramener les prix vers la cible.

Ce cap de 2 % ne sera donc pas remis en question lors du prochain renouvellement. Mais l’environnement économique dans lequel la Banque évolue, lui, a profondément changé.

Des chocs plus fréquents et déterminants

Pandémie, perturbations des chaînes d’approvisionnement, pénuries de semi-conducteurs, phénomènes météorologiques extrêmes, virage protectionniste américain, montée des tensions géopolitiques : les exemples abondent. Ces bouleversements affectent directement les coûts de production, l’efficacité du capital et du travail, ainsi que la disponibilité des biens et services.

Or, les chocs d’offre ont une particularité : ils peuvent faire grimper les prix tout en affaiblissant l’activité économique. La Banque se retrouve alors face à un arbitrage délicat. Relever les taux pour freiner l’inflation risque d’accentuer la faiblesse économique. Les abaisser pour soutenir l’activité peut, au contraire, éloigner davantage l’inflation de la cible.

Avant 2020, le Canada se trouvait généralement dans des configurations plus classiques : demande excédentaire avec inflation élevée, ou offre excédentaire avec inflation trop faible. Depuis la pandémie, la situation s’est compliquée. L’économie a plus souvent été marquée par une offre excédentaire — donc une activité faible — combinée à une inflation supérieure à la cible.

Des choix délicats

Dans ce nouvel environnement, la flexibilité du cadre de la Banque du Canada devient un levier essentiel. Comme l’a expliqué Sharon Kozicki, lorsque les effets d’un choc d’offre sont « minimes ou passagers », les banques centrales peuvent choisir d’en faire abstraction et attendre que l’inflation retourne d’elle-même vers la cible. Mais « quand ces effets sont plus importants et plus persistants », une réaction s’impose, même si l’économie est affaiblie.

C’est là que les arbitrages se compliquent. La sous-gouverneure reconnaît qu’en pratique, il est « extrêmement difficile » d’évaluer en temps réel l’ampleur d’un choc, sa durée ou sa nature. Les autorités monétaires doivent notamment déterminer si elles font face à un phénomène transitoire ou à un changement structurel. Elle cite en exemple les droits de douane américains, qui ont réduit les exportations canadiennes d’environ 5 % depuis 2024, affaiblissant l’activité. La Banque doit alors trancher : s’agit-il d’un ajustement temporaire ou d’une perte durable d’efficacité pour l’économie ?

La réponse de politique monétaire dépendra aussi de la portée du choc. Lorsqu’il se diffuse largement et alimente des pressions inflationnistes généralisées, un resserrement sera plus probable. À l’inverse, si le choc pèse surtout sur l’activité et moins sur l’inflation, l’institution pourrait privilégier le soutien à l’économie. « Le bon choix ne sera pas toujours évident », prévient Sharon Kozicki, insistant sur la nécessité de se doter de « garde-fous adéquats » et d’améliorer constamment les outils d’analyse.

Trois axes d’intervention

Pour mieux composer avec ces arbitrages, la Banque du Canada s’emploie à renforcer ses capacités d’analyse. Sharon Kozicki évoque d’abord un important travail de modélisation. L’institution a mis au point des modèles multisectoriels afin de mieux comprendre comment les chocs se transmettent dans les chaînes d’approvisionnement et comment ils influent sur les prix. Ces outils permettent notamment d’analyser la façon dont les entreprises ajustent leurs prix lorsque les pressions inflationnistes s’intensifient.

L’analyse de scénarios occupe également une place grandissante. « Nous employons l’analyse de scénarios pour nous aider à réfléchir à la façon dont nous pourrions, et devrions, réagir à différents chocs », explique la sous-gouverneure. En 2025, la Banque a ainsi évalué plusieurs scénarios liés aux tensions commerciales et en a présenté les résultats dans son « Rapport sur la politique monétaire », afin que le public puisse comprendre son raisonnement.

Deuxième axe : la collecte de renseignements. Sharon Kozicki insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de s’appuyer sur des données agrégées et des modèles macroéconomiques. La Banque a intensifié ses activités de liaison à travers le pays, rencontrant des chefs d’entreprise, des groupes communautaires et des étudiantes et étudiants pour saisir comment les ménages et les entreprises vivent concrètement les chocs économiques. L’utilisation accrue de données dites non traditionnelles — comme les transactions par carte ou les flux de marchandises à la frontière — permet aussi de détecter plus rapidement les tendances émergentes.

Enfin, la communication est présentée comme un pilier central. La transparence et la clarté sont, selon Sharon Kozicki, essentielles pour « cultiver la confiance du public », surtout dans un contexte où la Banque peut être amenée à resserrer la politique monétaire alors même que l’économie est fragile. Expliquer ce que l’on sait, ce que l’on ignore et comment on interprète les évolutions économiques devient alors un élément clé pour maintenir les attentes d’inflation bien ancrées.

L’enjeu n’est donc pas de redéfinir l’objectif, mais d’affiner les outils et les garde-fous pour composer avec un monde plus volatil, marqué par des chocs d’offre fréquents et parfois durables. La flexibilité du cadre restera un atout, mais elle devra être utilisée avec discernement.

Car au bout du compte, rappelle la sous-gouverneure, la population canadienne attend de la Banque qu’elle maintienne l’inflation à un niveau bas et stable — quelles que soient les turbulences qui secouent l’économie mondiale.

L’article La Banque du Canada face à un nouveau dilemme inflation-croissance est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La guerre en Iran complique la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-guerre-en-iran-complique-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Mon, 16 Mar 2026 10:52:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112995 Entre chômage en hausse, inflation incertaine et choc pétrolier, la banque centrale navigue en terrain instable.

L’article La guerre en Iran complique la décision de la Banque du Canada est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Banque du Canada devra trouver un équilibre entre un afflux de données économiques de dernière minute et les incertitudes liées au commerce et au conflit au Moyen-Orient alors qu’elle annoncera cette semaine son taux directeur.

Selon les économistes, la banque centrale devra naviguer en eaux troubles pour définir sa politique monétaire, car une hausse inattendue du chômage et des faiblesses dans d’autres secteurs de l’économie pèsent sur les nouveaux risques d’inflation liés au choc mondial des prix du pétrole.

La banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25 % en janvier. Elle avait alors indiqué qu’elle était satisfaite du niveau des taux pour contenir l’inflation et aider l’économie à faire face aux droits de douane américains.

Mais les récentes données ont jeté un froid sur ce bel optimisme.

Les chiffres de l’emploi publiés vendredi indiquent que le taux de chômage a grimpé à 6,7 % après la perte de 84 000 emplois en février.

À la fin de février, Statistique Canada a également dit que l’économie s’était contractée d’un demi-point de pourcentage en rythme annualisé au quatrième trimestre de 2025, manquant ainsi l’objectif de croissance stable fixé par la Banque du Canada.

Les responsables de la politique monétaire devront également tenir compte des nouvelles données sur l’inflation publiées lundi par Statistique Canada.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, dit que le taux d’inflation de février pourrait descendre jusqu’à 1,8 % — soit une baisse d’un demi-point par rapport aux chiffres de janvier —, car le « congé fiscal » accordé par le gouvernement fédéral un an plus tôt, qui fausse la comparaison, ne sera plus pris en compte dans le calcul de l’inflation annuelle à la moitié du mois.

En l’absence des dernières données sur les prix, les marchés financiers estimaient à environ 92 % la probabilité d’un maintien des taux d’intérêt mercredi, selon LSEG Data & Analytics. Les chances d’une baisse ont légèrement augmenté après la publication vendredi de chiffres de l’emploi décevants.

De nombreuses prévisions économiques des deux premiers mois de l’année tablaient sur une attitude attentiste de la banque centrale pour le reste de l’année 2026, l’inflation sous-jacente se stabilisant et l’économie continuant de s’adapter aux droits de douane américains.

« En fin de compte, ce que nous constatons, c’est que l’économie était faible, mais pas au point de justifier nécessairement une intervention de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt, dans un sens ou dans l’autre », souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

Mais ces données économiques devraient connaître une période d’instabilité liée à la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël.

Les attaques de l’Iran contre des navires commerciaux dans le golfe Persique et sa décision de bloquer le détroit d’Ormuz — par lequel transite un cinquième du pétrole mondial — ont fait monter en flèche le prix mondial du pétrole ces dernières semaines.

Cela a fait grimper les prix à la pompe au Canada et devrait faire augmenter les chiffres de l’inflation dans les mois à venir, craint Doug Porter.

Il note que le taux d’inflation d’avril affichera une hausse particulièrement forte en raison de la comparaison avec l’année précédente — lorsque les libéraux fédéraux avaient annulé la taxe sur le carbone, ce qui avait fait baisser le prix du litre d’essence d’environ 18 cents à l’époque.

Au-delà de la hausse des prix à la pompe, Doug Porter avance que l’augmentation des coûts énergétiques se répercutera probablement sur les coûts d’emballage et de transport des denrées alimentaires. La région du Golfe étant également responsable des livraisons d’intrants essentiels pour les engrais, la guerre pourrait également aggraver les pressions sur les agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Statistique Canada a indiqué que l’inflation alimentaire s’élevait à 7,3 % en glissement annuel en janvier, stimulée par les comparaisons avec la période d’exonération fiscale ainsi que par les pénuries d’approvisionnement en produits alimentaires de base comme le café et le bœuf.

« Nous étions déjà aux prises avec une inflation alimentaire désagréablement élevée et, malheureusement, je pense que cela va l’aggraver un peu plus », met en garde Doug Porter.

L’instabilité des prix du pétrole et l’incertitude quant à la durée du conflit font que l’impact net sur l’économie canadienne est incertain.

Randall Bartlett prévoit une hausse nette du PIB national à la suite de la hausse des prix de l’énergie, ce qui, conjugué à une inflation plus élevée, dissuadera la Banque du Canada de procéder à de nouvelles baisses de taux destinées à stimuler l’économie.

Il ajoute toutefois que la révision imminente de l’accord Canada-États-Unis-Mexique constituait un autre facteur d’incertitude majeur empêchant la banque centrale de modifier son taux directeur dans un sens ou dans l’autre.

Randall Bartlett préconise un maintien du taux directeur. Selon lui, la Banque du Canada restera sur cette position jusqu’à la fin de l’année. Il est prématuré de considérer que les marchés anticipaient une hausse des taux d’un quart de point avant la fin de l’année.

« La Banque du Canada est susceptible de ne pas tenir compte du choc des prix du pétrole que nous subissons actuellement, s’il s’avère temporaire », souligne Randall Bartlett.

Doug Porter dit que si le Canada est peut-être mieux protégé du choc pétrolier que d’autres pays, celui-ci aura un impact négatif net sur l’économie.

Mais même si le conflit freine quelque peu l’économie, une hausse des taux resterait d’actualité, avance-t-il. L’économiste cite un discours prononcé le mois dernier par la sous-gouverneure de la Banque du Canada, Sharon Kozicki, dans lequel elle expliquait que la banque centrale était plus susceptible de relever ses taux lorsqu’un choc d’offre fait grimper les prix sans pour autant ralentir fortement l’économie.

L’article La guerre en Iran complique la décision de la Banque du Canada est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Tarifs douaniers : Washington étend ses enquêtes commerciales à 60 pays https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tarifs-douaniers-washington-etend-ses-enquetes-commerciales-a-60-pays/ Fri, 13 Mar 2026 17:54:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112989 Le Canada figure parmi les pays visés alors que l’administration Trump cherche à renforcer sa politique tarifaire.

L’article Tarifs douaniers : Washington étend ses enquêtes commerciales à 60 pays est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’administration Trump a étendu ses enquêtes commerciales à 60 pays, dont le Canada, afin de consolider la politique tarifaire du président.

« Nous essayons d’agir très rapidement, a déclaré vendredi à CNBC le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer. Nous essayons d’agir en l’espace de quelques mois. »

Le cabinet de Jamieson Greer a annoncé mercredi l’ouverture d’enquêtes, en vertu de l’article 301 de la Loi de 1974 sur le commerce, contre l’Union européenne et quelques autres pays.

Un communiqué de presse publié mercredi soir par le département a élargi la liste des pays visés par ces enquêtes.

Le communiqué précise que le département examinera si ces pays appliquent des politiques ou des pratiques « déraisonnables ou discriminatoires qui entravent ou restreignent le commerce américain ».

Ces enquêtes interviennent après que la Cour suprême des États-Unis a invalidé le mois dernier l’outil tarifaire de prédilection du président Donald Trump, utilisé pour ses droits de douane du « Jour de la Libération » et les droits liés au fentanyl imposés au Canada, au Mexique et à la Chine.

En réponse à la décision de la Cour suprême, Donald Trump a invoqué l’article 122 de la Loi de 1974 sur le commerce pour instaurer une taxe mondiale de 10 %, laquelle ne peut toutefois rester en vigueur que pendant 150 jours sans l’approbation du Congrès.

Une telle prolongation a peu de chances d’être approuvée par le Congrès et les droits de douane prévus à l’article 122 ne peuvent dépasser 15 %.

Le Canada est également durement touché par les droits de douane distincts imposés par Trump en vertu de l’article 232 sur des secteurs spécifiques, notamment l’acier, l’aluminium, l’automobile et l’ébénisterie.

Le président Trump espère mettre en place des droits de douane à plus long terme par des enquêtes au titre de l’article 301, mais ce processus nécessite des consultations publiques et des rapports.

Jamieson Greer a expliqué que s’il constatait « que des pays se sont livrés à des pratiques commerciales déloyales » — telles que des subventions, des surcapacités ou le travail forcé — il pourrait « quantifier le préjudice causé au commerce américain, puis tenter de résoudre ce problème avec le pays concerné ».

Si le pays ne résout pas le problème, a prévenu Jamieson Greer, l’administration Trump imposera des droits de douane.

On ne sait pas encore exactement ce que pourrait couvrir l’enquête au titre de l’article 301 concernant le Canada. Il existe des sources de tension de longue date dans les relations commerciales entre les deux pays, et Donald Trump s’est plaint à plusieurs reprises du système canadien de gestion de l’offre laitière.

Les enquêtes au titre de l’article 301 sont lancées alors que le Canada, le Mexique et les États-Unis se préparent à un examen obligatoire de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, mieux connu sous le nom d’ACEUM.

Donald Trump a remis en question son engagement envers cet accord commercial, qui a été négocié au cours de son premier mandat, déclarant qu’il avait peut-être rempli son rôle.

Les États-Unis ont officiellement entamé des négociations sur la révision de l’ACEUM avec le Mexique, qui fait également l’objet d’une enquête au titre de l’article 301. Ottawa et Washington n’ont pas annoncé de mesure similaire.

Bien que Jamieson Greer ait souvent affirmé que le Canada imposait des barrières rendant les négociations difficiles — il a notamment cité les interdictions provinciales sur la vente d’alcool américain —, il a rencontré la nouvelle équipe commerciale du Canada à Washington la semaine dernière.

La négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, et l’ambassadeur nouvellement nommé aux États-Unis, Mark Wiseman, ont été rejoints par le ministre du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, lors de cette réunion.

L’article Tarifs douaniers : Washington étend ses enquêtes commerciales à 60 pays est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>