Actualités | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 16 Jun 2026 17:42:08 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Actualités | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/ 32 32 Assurance de personnes : on veut votre opinion ! https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/assurance-de-personnes-on-veut-votre-opinion/ Tue, 16 Jun 2026 12:37:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=67397 Participez à l’édition 2026 du Baromètre de l’assurance.

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Finance et Investissement prépare actuellement son Baromètre de l’assurance 2026. Cette enquête annuelle exclusive permet aux conseillers en sécurité financière de s’exprimer sur les assureurs de personnes et sur leur industrie. Pour l’occasion, nous vous invitons à répondre à notre sondage en ligne.

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Attention aux arnaques sur les réseaux sociaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/attention-aux-arnaques-sur-les-reseaux-sociaux/ Tue, 16 Jun 2026 11:00:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114449 Des fraudeurs se font passer pour des courtiers inscrits

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L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) met les investisseurs en garde contre des fraudeurs qui se font passer, sur les réseaux sociaux, pour des courtiers inscrits afin de mener des stratagèmes frauduleux, notamment des opérations de manipulation de cours de type « pump-and-dump ».

Dans un avis récent, l’organisme d’autoréglementation a indiqué que des escrocs diffusent des publicités sur diverses plateformes de médias sociaux, invitant les investisseurs à se joindre à ce qui semble être des clubs d’investissement boursier légitimes. Selon l’OCRI, ces publicités proviennent de pages qui usurpent l’identité de sociétés réglementées par l’organisme.

« Les fraudeurs peuvent prétendre être réglementés au Canada et ajouter de faux avertissements afin de donner une apparence de légitimité à leurs publicités », peut-on lire dans l’avis de l’OCRI.

« Après avoir répondu à une publicité, les investisseurs sont généralement invités à se joindre à un groupe WhatsApp, où les fraudeurs utilisent des tactiques de vente sous pression pour encourager leurs victimes à acheter certains titres dans le cadre d’un stratagème de type “ramp-and-dump”, une variante du “pump-and-dump”. »

Bien que le régulateur n’ait nommé aucune société touchée, le chef du contentieux de Wealthsimple, Blair Wiley, a indiqué que des fraudeurs se faisaient passer pour l’entreprise sur les réseaux sociaux afin de mettre ces stratagèmes en œuvre.

« Récemment, nous avons repéré des imposteurs se faisant passer pour Wealthsimple sur les réseaux sociaux, a écrit Blair Wiley dans une publication sur LinkedIn. Des fraudeurs utilisent notre logo pour faire la promotion de recommandations boursières promettant des rendements exceptionnels à court terme. »

Selon Blair Wiley, ces individus « attirent les Canadiens dans des groupes de discussion où ils exercent de fortes pressions pour promouvoir des actions à très faible capitalisation, avant de vendre leurs propres titres, provoquant ainsi un effondrement des cours ».

Alors que les fraudeurs deviennent de plus en plus sophistiqués, les sociétés et les autorités de réglementation cherchent à renforcer la protection des investisseurs. À titre d’exemple, Wealthsimple a mis au point un système de détection alimenté par l’intelligence artificielle afin d’identifier les opérations potentielles de type « pump-and-dump » et d’avertir automatiquement les clients susceptibles d’être sur le point d’y participer, a souligné Blair Wiley.

Comme le précise l’avis de l’OCRI, les sociétés inscrites auprès de l’organisme peuvent faire de la publicité sur les réseaux sociaux. Toutefois, « les courtiers en ligne à escompte sont interdits de recommander des titres particuliers dans leurs publicités, et toutes les sociétés inscrites ont l’interdiction de garantir les rendements d’un placement ».

L’OCRI recommande aux investisseurs de faire preuve de prudence lorsqu’ils répondent à des publicités diffusées sur les réseaux sociaux et de vérifier si les comptes qui les diffusent ne cherchent pas à usurper l’identité d’une société réglementée.

Les investisseurs peuvent consulter la Base de données nationale d’inscription des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) afin de vérifier si une personne ou une société est autorisée à fournir des conseils financiers au Canada. Si un fraudeur prétend travailler pour l’OCRI ou usurpe l’identité d’une société réglementée par celui-ci, les particuliers sont invités à le signaler à l’organisme.

Les investisseurs qui croient avoir été victimes d’une fraude devraient communiquer immédiatement avec leur institution financière, les services policiers, leur autorité provinciale en valeurs mobilières et le Centre antifraude du Canada, a rappelé l’OCRI.

Et, comme l’a écrit Blair Wiley dans sa publication, « si une publicité semble trop belle pour être vraie, c’est probablement le cas ».

Ces mises en garde surviennent quelques semaines seulement après que l’OCRI a signalé que certaines personnes se faisaient passer pour des employés de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), le prédécesseur de l’OCRI.

Dans un avis publié en mai, l’organisme indiquait que des fraudeurs communiquaient avec des investisseurs par courriel ou par WhatsApp, prétendant être des employés de l’OCRCVM et affirmant pouvoir les aider à gérer leurs placements.

« Ces personnes n’ont aucun lien avec l’OCRCVM ni avec l’OCRI, avait alors déclaré l’organisme d’autoréglementation. Aucun employé de l’OCRI ne communiquera jamais avec des investisseurs par WhatsApp, et tous les courriels légitimes envoyés par ses employés proviendront d’une adresse se terminant par “@ciro. ca”. »

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Banques : la fin de l’âge d’or ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/banques-la-fin-de-lage-dor/ Tue, 16 Jun 2026 11:00:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114392 De bons résultats, mais des concurrents survoltés.

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Les bons résultats financiers des banques pourraient masquer des lendemains bien moins souriants.

À travers le monde, les banques ont présenté des résultats réjouissants pour l’année 2025. Mais des doutes apparaissent sur la capacité des banques à porter une vision à long terme, prévient la revue annuelle bancaire mondiale de McKinsey.

Au niveau mondial, les banques ont vu leurs encours croître de 6,5 %, passant de 380 000 milliards de dollars américains (G$ US) à 406 000 G$ US en 2025. Leur bénéfice net global a atteint 1 300 G$ US, en hausse de 7 %.

La rentabilité reste solide, même si le rendement des fonds propres a connu une baisse, passant de 12,4 % à 11,8 % en 2025. Les actionnaires ont continué d’être généreusement récompensés : les banques ont reversé 853 G$ US supplémentaires en dividendes et rachats d’actions, prolongeant ainsi la tendance initiée en 2022.

Si l’ensemble de ces chiffres ne semble pas témoigner d’une dégradation, le rapport de McKinsey s’inquiète d’indicateurs bien moins favorables pour les banques. Le ratio entre le cours de l’action et la valeur comptable, de même que le ratio entre le cours de l’action et le bénéfice, restent à la traîne par rapport aux autres secteurs d’activité depuis de nombreuses années.

Les investisseurs semblent convaincus que ces résultats doivent beaucoup aux conditions macroéconomiques exceptionnelles des dernières années, notamment la remontée des taux d’intérêt, plutôt qu’à une création de valeur structurelle, poursuit McKinsey.

Quatre défis majeurs

La firme de conseil identifie plusieurs défis auxquels les banques sont confrontées, et qui détermineront leur avenir à moyen terme. Ces défis ont pour point commun de redéfinir la relation entre les banques et leurs clients.

La montée en puissance des fintechs devient une réelle menace pour les banques, puisqu’elles ont capté 17 % des revenus en 2025, soit une progression de 70 % en quatre ans. Or, désormais, les fintechs ne se contentent plus de niches : elles investissent les segments les plus rentables, comme les paiements, la gestion de patrimoine, les marchés de capitaux et le crédit à la consommation.

Les néobanques parviennent à allier la croissance et la rentabilité. Elles redéfinissent les attentes des clients et font pression sur les marges et sur les parts de marché des banques traditionnelles.

L’intelligence artificielle (IA) agentique simplifie la planification fiscale des particuliers et ouvre une porte d’entrée vers la gestion de patrimoine. Les agents autonomes menacent de capter des pans entiers de la relation client en matière de crédit, d’épargne et de conseil.

Les actifs numériques facilitent les paiements transfrontaliers en les rendant rapides et peu coûteux, contournant les circuits bancaires traditionnels. Ils représentent une menace concrète pour le modèle économique des banques dans les activités de paiement.

Enfin, McKinsey prévient que les banques ne peuvent pas se payer le luxe d’avancer lentement comme elles l’ont fait lors de la révolution Internet. Cette fois, la concurrence avance rapidement et menace la plupart des marchés.

Le cabinet recommande aux banques de conjuguer la rigueur et la vitesse pour répondre à ces défis. Elles devraient maintenir la rigueur opérationnelle sur leurs activités traditionnelles, tout en innovant rapidement sur les segments les plus menacés par la concurrence, notamment en passant par des méthodes de type bac à sable.

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Partage de commission : la première ministre interpellée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/partage-de-commission-la-premiere-ministre-interpellee/ Mon, 15 Jun 2026 12:04:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114477 On réitère la demande de moratoire auprès de Revenu Québec.

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Le Conseil des Partenaires du réseau SFL réclame une intervention de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, afin que Revenu Québec (RQ) stoppe ses démarches auprès des représentants en épargne collective (REC) et légifère relativement au partage des commissions.

Après de nombreuses démarches en ce sens ces dernières années auprès du ministère des Finances et de Revenu Québec, c’est l’impasse, juge Gilles Garon, président ex officio et porte-parole du comité fiscalité du Conseil des Partenaires du réseau SFL (CPRSFL).

« Depuis son arrivée, la première ministre Christine Fréchette a démontré sa capacité à faire débloquer des dossiers complexes. Nous lui demandons d’agir rapidement pour retirer l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête des conseillers », affirme Gilles Garon.

« À défaut de pouvoir légiférer d’ici la fin de la législature, la première ministre doit acheminer une directive à Revenu Québec pour suspendre temporairement l’émission de nouveaux avis. Les partis politiques sont également invités à prendre position en faveur des professionnels de l’épargne collective et à s’engager, s’ils sont portés au pouvoir, à régler définitivement cette situation qui ne peut plus durer », ajoute-t-il dans un communiqué.

Jusqu’ici, les partis politiques rencontrés ont fait preuve de beaucoup de sympathie, mais aucun n’a encore pris position publiquement à ce jour, relate Gilles Garon, à Finance et Investissement.

Finance et Investissement a interpellé le cabinet du ministre des Finances et celui de la première ministre et ce dernier a indiqué que « ces questions relèvent de Revenu Québec », sans se prononcer sur le dossier.

En mars, le ministère des Finances précisait qu’aucun arrêt des démarches de Revenu Québec n’était envisagé. Rappelons que le CPRSFL fait valoir depuis des années que la Loi sur les valeurs mobilières (LVM) permet le partage de commissions avec un cabinet dûment enregistré, et déplore l’interprétation qu’en fait RQ. RQ estime que ces commissions doivent être attribuées au REC, et non à sa société, au motif que seul un représentant est autorisé à exercer des activités de distribution de fonds communs.

Si une action survient, « ce sera après les élections, dans le cadre d’un projet de loi omnibus », avait indiqué un représentant du ministère des Finances questionné par Finance et Investissement en mars.

Le ministère des Finances expliquait alors qu’il attend les résultats des consultations que mène l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) auprès de différents acteurs de l’industrie, avant de prendre des mesures. L’OCRI a signalé son intention d’adopter un règlement qui permettrait la constitution de REC en société. Ce règlement pourrait être adopté en 2027.

Or, d’ici là, RQ continuerait ses démarches auprès des représentants ayant partagé leur commission en épargne collective auprès de leur société par actions, leur acheminant des avis de cotisation rétroactifs. « En tant que juge et partie, on dirait que l’agence a découvert une faille qui pourrait lui rapporter un peu d’argent et a décidé de l’exploiter au maximum », s’étonne Charles-Étienne Giguère, REC auquel le fisc réclame des centaines de milliers de dollars.

En mai, l’OCRI notait que le projet de modification réglementaire qui permettrait aux REC et aux conseillers en placement de constituer leurs activités en société est entre les mains des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM). Un projet de consultation de l’OCRI sur ce plan sera publié dès cet été.

Chaque province aura donc à faire ses devoirs par la suite afin de faire vivre le projet réglementaire de l’OCRI dans sa réglementation, d’après Phil Devault, vice-président à la politique de réglementation des membres à l’OCRI.

Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), il appartient à l’Assemblée nationale et au gouvernement du Québec de permettre ou non le partage de commission entre un représentant en épargne collective et une société dont il est actionnaire. L’Autorité des marchés financiers (AMF) ne peut pas assumer ce rôle.

En mai, Phil Devault confirmait la validité de cet avis exprimé par l’AMF en 2022.

Démarches juridiques

En décembre, Finance et Investissement apprenait qu’un REC d’expérience conteste devant la Cour du Québec les cotisations fiscales que lui a émises RQ dans un dossier de partage de commission. Son avocat souhaite d’ailleurs fédérer les efforts de contestation judiciaire des autres REC en litige avec l’autorité fiscale québécoise en faisant de cette affaire un dossier type.

L’avocat soulignait alors que, pour les autres conseillers actuellement en opposition avec RQ pour des dossiers semblables, un agent de RQ a accepté de suspendre les dossiers dans l’attente de la décision finale du dossier type. « Les gens qui veulent que leur dossier soit suspendu doivent se manifester auprès de Revenu Québec ou à l’égard de leur professionnel responsable de leur dossier, sinon leur dossier va continuer à être traité par l’agent responsable du dossier », a indiqué Me Danny Galarneau avocat chez Cain Lamarre, en décembre dernier.

Même si RQ n’a pu confirmer l’information, l’avocat soulignait que certains conseillers en opposition relativement à un partage de commission pourraient ainsi voir leur dossier mis sur la glace en attendant le dénouement de ce cas.

Selon Gilles Garon, certains dossiers judiciarisés ou qui étaient en opposition ont été suspendus, le temps que la Cour se penche sur un dossier type. C’est le cas du dossier de Charles-Étienne Giguère. Or, Gilles Garon déplore que, malgré les intentions de l’OCRI visant de permettre la constitution de représentants en société, Revenu Québec continue de faire ses vérifications dans le but d’émettre de nouvelles cotisations.

« Nous souhaiterions tellement que la direction de RQ fasse preuve d’écoute et de compréhension et que cette guérilla contre les REC se termine pour de bon ! » lance-t-il.

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PGEQ : 10 ans à propulser la relève financière québécoise https://www.finance-investissement.com/nouvelles/pgeq-10-ans-a-propulser-la-releve-financiere-quebecoise/ Mon, 15 Jun 2026 12:04:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114444 Le programme a contribué à l’essor de 26 gestionnaires émergents et à la diversification de l’industrie québécoise de la gestion d’actifs.

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C’est sous le ciel de la métropole, sur la terrasse Ciel Ouvert, située sur l’esplanade de la Place Ville-Marie, qu’une partie du gratin de la finance québécoise s’est rassemblée le 9 juin pour célébrer le 10e anniversaire du Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ). Dix ans après sa création sous l’impulsion de Finance Montréal, l’ambiance était autant à la fête qu’au bilan pour cet incubateur unique au Canada, devenu en une décennie la rampe de lancement du talent financier québécois.

En amont des festivités, Finance et Investissement s’est entretenu avec Caroline Bergeron, directrice principale ESG et solutions d’impact et cheffe du développement des affaires Canada, chez Innocap, firme technologique et financière spécialisée dans la gestion de structures d’investissement et la gestion des risques. C’est Innocap qui est responsable du volet technique et opérationnel du PGEQ.

Présente depuis les touts débuts, Caroline Bergeron supervise l’ensemble du groupe qui chapeaute le volet investissement du PGEQ et la création de nouveaux projets. Elle a rappelé la genèse du programme, dont l’idée initiale est venue de Vital Proulx (Priori-T Capital) et de Stéphane Corriveau (AlphaFixe) [qualifiés de « pères fondateurs »] lors d’un chantier sur l’entrepreneuriat organisé par Finance Montréal.

Les deux ont d’ailleurs rappelé au parterre d’invités que l’idée était en somme de « redonner au suivant en contribuant à la création d’une initiative qui allait offrir aux nouvelles firmes de gestion québécoises l’occasion de démontrer leur savoir-faire. »

« Ils cherchaient un moyen de connecter les investisseurs institutionnels avec les gestionnaires de portefeuille émergents », explique Caroline Bergeron. Cette dernière soutient qu’à l’époque l’un des objectifs était aussi de freiner la fuite des capitaux (et des cerveaux) vers Toronto ou New York en offrant aux talents locaux une structure crédible pour obtenir des mandats d’investisseurs d’ici.

« Une fois le concept établi, ils ont sollicité Innocap pour concevoir, structurer et opérer la plateforme, compte tenu de notre expertise auprès des investisseurs institutionnels. » Innocap agit donc comme le bras technique et opérationnel de tout le programme depuis le jour un. « On assure la gestion de portefeuille et la direction des opérations du fonds, puis délègue les activités de gestion aux 12 gestionnaires émergents actuellement actifs sur la plateforme. ».

Une décennie de résultats probants

Le PGEQ, seul programme du genre au Canada, a aujourd’hui dépassé les 600 millions $ d’actifs sous gestion. « Nous sommes très fiers du chemin parcouru, surtout que nous avons commencé avec 250 millions », souligne la directrice qui évoque aussi une croissance moyenne des actifs de plus de 225 % pour les firmes après leur sélection.

Elle précise qu’ils entendent poursuivre cette croissance, laquelle a eu droit à un sérieux coup de pouce de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). En 2023 celle-ci a annoncé un engagement à injecter entre 50 et 100 millions de dollars (M$) par année sur une période de cinq ans, ce qui représente un apport additionnel total de 250 à 500 millions de dollars dans le PGEQ.

Caroline Bergeron préfère éviter d’utiliser les mots « soutenir ou supporter » quand il est question de l’apport de leurs partenaires. « Au fond il ne s’agit pas de charité, ce sont de réels investissements basés sur la performance et la compétence de ces gestionnaires. » Elle reconnaît cependant que l’engagement de la Caisse a été capital. « Il a permis d’institutionnaliser le programme et de l’amener à un autre niveau. »

Odrée Ducharme, présidente du conseil d’administration du PGEQ, et première directrice, stratégie et exécution, Fonds d’investissement et gestion externe, à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), évoque un bilan éclatant du programme : « 26 gestionnaires ont été propulsés grâce au PGEQ, ce n’est pas rien. »  Le programme a aussi permis, selon elle, de lancer une grande variété de stratégies, « tant des stratégies traditionnelles et fondamentales d’actions et d’obligations que des stratégies alternatives, de crédit opportuniste, long/court actions et quantitatives. »

Quant au renouvellement de l’engagement financier (jusqu’à 500 M$) de la Caisse dans cette pépinière de talents locaux, la présidente du C.A. affirme que son organisation a fait, il y a trois ans, le constat que — malgré de très belles avancées —, elle souhaitait voir le programme « aller au prochain niveau et intégrer les meilleures pratiques de programmes de gestionnaires émergents que l’on voit dans le monde. »

« On voulait renforcer la gouvernance, avec un C.A. composé de profils diversifiés (entrepreneurs, investisseurs, experts de l’industrie), des comités d’investissement resserrés et composés d’une majorité d’investisseurs, mais aussi un meilleur alignement des intérêts avec les gestionnaires », a expliqué la première directrice à la CDPQ. Selon elle, des mandats d’au moins 50 M$ aux gestionnaires leur permettraient de s’approcher plus rapidement d’une taille minimale pour intéresser les investisseurs institutionnels.

« En donnant des mandats à des gestionnaires émergents, on souhaite agir comme un catalyseur de la croissance, de l’innovation, ce qui se traduira par des rendements pour les investisseurs. »

Outre la Caisse, l’engagement des autres grands allocateurs, comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction, « trois investisseurs qui soutiennent le PGEQ depuis ses débuts », se porte fort bien selon Caroline Bergeron. « Presque tous nos investisseurs d’origine sont encore actifs autour de la table. Ils investissent leurs capitaux, mais accordent aussi beaucoup de temps. »

L’angle ESG

Pour pallier l’absence d’équipes dédiées aux critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) au sein des petites firmes, Innocap déploie un accompagnement structuré. « Notre organisation perçoit son implication au sein du PGEQ non seulement comme un investissement financier, mais également comme le vecteur d’un impact social direct sur l’écosystème local de la gestion d’actifs au Québec », explique Caroline Bergeron. Son équipe réalise ainsi une revue ESG approfondie auprès de chaque firme du protocole PGEQ.

« Un volet ESG est systématiquement intégré à nos appels de suivi opérationnel et d’investissement. Les petites structures se révèlent souvent agiles et innovantes ; elles intègrent parfois ces processus plus rapidement que de grandes organisations. »

Leur équipe optimise aussi l’accès aux pratiques de finance durable grâce à la mutualisation des ressources. « Une collaboration clé avec la firme d’engagement actionnarial Aequo a permis de répartir collectivement les honoraires professionnels entre toutes les entités du PGEQ ». Ce levier financier offre à chaque gestionnaire la capacité concrète de « mener des actions d’engagement actionnarial auprès des entreprises qu’elles détiennent », une démarche d’envergure qui, selon la directrice principale, s’avèrerait autrement financièrement inaccessible pour une petite firme de gestion isolée.

Firme Nymbus : une belle réussite

L’une des belles histoires de réussite du PGEQ est celle de Nymbus, qui s’apprête à graduer du programme, aux dires de Caroline Bergeron et de plusieurs autres intervenants. « C’était une toute petite firme à leurs débuts au PGEQ, et nous les avons vus évoluer, faire des acquisitions, embaucher et développer de nouveaux produits jusqu’à devenir un joueur établi au Québec. »

Gabriel Cefalconi, co-fondateur (avec Marc Rivet) et chef des placements chez Nymbus, parle maintenant d’un « Nymbus 2.0 », soit d’un avant et d’un après PGEQ. « Le programme a tout changé pour nous. Après un processus de près de deux ans, nous avons décroché notre premier mandat institutionnel externe de 25 millions de dollars au début de l’année 2019. C’est ce mandat qui a ouvert les vannes et propulsé la croissance de la firme. »

L’histoire de cette firme est née en 2014 sous la forme d’un projet de recherche. « L’objectif était de systématiser le processus de gestion en revenu fixe en y intégrant des modules d’intelligence artificielle », a rappelé Gabriel Cefalconi. Les trois premières années ont été financièrement difficiles pour la firme puisqu’elle gérait uniquement son propre capital interne ainsi que celui de quelques clients privés.

« Même si nous pensions être bien organisés, le programme nous a poussés à formaliser et documenter rigoureusement l’ensemble de nos procédures de conformité légale, opérationnelle, informatique et de cybersécurité. »

Le PGEQ leur a apporté ce précieux « sceau d’approbation » opérationnel. « En finance, l’investissement repose sur une relation de confiance, souligne le chef des placements chez Nymbus. Notre approche est très technique : nous sommes d’abord perçus comme une firme de technologie appliquée à la finance, où les décisions de portefeuille sont prises par des systèmes informatiques et non par des humains. Il fallait donc bâtir une confiance envers nos systèmes. »

De 1 million à 1,7 milliards d’actifs sous gestion

Avant leur premier mandat en 2019, Nymbus gérait entre 1 et 10 M$. Après l’impulsion initiale du PGEQ, la firme a réalisé une acquisition qui a gonflé ses actifs sous gestion à 200 M$. « Le bouche-à-oreille et la solidité de nos performances — qui se situent dans le premier quartile au Canada — ont ensuite accéléré les discussions directes. »

Ils ont par la suite obtenu des mandats directs avec des institutions publiques (comme le fonds de la FMOQ [Fédération des médecins omnipraticiens du Québec] et le fonds d’action Bâtirente). Aujourd’hui, la firme gère environ 1,7 milliard de dollars et leur équipe est passée de 2 à 16 personnes. En février 2026, Nymbus a remporté la catégorie Sociétés de gestion indépendante lors du Top des leaders de l’industrie financière organisé par Finance et Investissement.

Le PGEQ a créé un écosystème unique selon Gabriel Cefalconi. « En combinant le PGEQ (côté investisseurs) et le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE, côté formation et mentorat), les gestionnaires apprennent non seulement à faire de la gestion de portefeuille, mais aussi à devenir de bons entrepreneurs. »

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Les ménages canadiens continueront de subir des pressions financières https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-menages-canadiens-continueront-de-subir-des-pressions-financieres/ Mon, 15 Jun 2026 12:04:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113913 L’inflation, la faiblesse du marché de l’emploi et l’incertitude commerciale pèseront sur les consommateurs.

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Les finances des ménages canadiens font face à plusieurs vents contraires, notamment un marché du travail affaibli, des pressions inflationnistes et une incertitude commerciale persistante, ce qui maintiendra les consommateurs sous pression au cours de la prochaine année, estime Fitch Ratings.

Dans un rapport récent, l’agence de notation affirme que les ménages montrent déjà des signes de fragilité. Au quatrième trimestre de 2025, les dépenses de consommation ont légèrement augmenté, les dépenses en services compensant la faiblesse des achats de biens. Toutefois, les dépenses discrétionnaires sont demeurées inférieures aux dépenses consacrées aux biens essentiels, souligne le rapport.

Les ménages ont également financé leurs dépenses en puisant dans leur épargne dans un contexte de ralentissement de la croissance des salaires.

Fitch indique que le taux d’épargne des ménages est tombé à 4,4 % du revenu disponible au cours du trimestre, contre 5,5 % au même trimestre un an plus tôt.

Parallèlement, le nombre de dossiers d’insolvabilité de consommateurs a augmenté et les indicateurs sous-jacents aux titres adossés à des créances sur cartes de crédit se sont détériorés au premier trimestre, ajoute l’agence. Le taux moyen net de radiation sur trois mois est ainsi passé à 3,45 %, comparativement à 3,32 % auparavant.

Pour l’avenir, Fitch Ratings prévient que les finances des ménages continueront d’être mises à rude épreuve.

« Nous nous attendons à ce que la hausse des prix de l’énergie, la faiblesse du marché du travail et l’incertitude commerciale persistante érodent les finances des ménages et la confiance des consommateurs », indique l’agence de notation.

Elle souligne déjà que la hausse des prix du carburant depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient « a fait augmenter l’inflation globale ».

Le marché du travail demeure également fragile.

« Les régions canadiennes productrices d’automobiles subissent toujours les effets des changements apportés à la politique commerciale et tarifaire américaine, précise le rapport. La demande d’embauche demeure faible dans un contexte d’incertitude entourant l’issue de l’examen de l’ACEUM prévu cet été. »

À l’heure actuelle, Fitch Ratings s’attend à ce que la Banque du Canada maintienne son taux directeur inchangé jusqu’en 2027. L’agence note toutefois que la banque centrale « a averti la semaine dernière qu’une persistance des pressions inflationnistes découlant du conflit avec l’Iran pourrait nécessiter une reprise des hausses de taux ».

Même si les taux directeurs demeurent effectivement stables, « les pressions liées au coût de la vie et les coûts d’emprunt élevés continueront néanmoins de peser sur les ménages », affirme Fitch Ratings.

L’agence ajoute que la vague de renouvellements hypothécaires accentuera encore la pression financière, alors qu’environ 52 % de l’ensemble des prêts hypothécaires devront être renouvelés d’ici la fin de 2027.

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Un vendeur à découvert américain reconnu coupable https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-vendeur-a-decouvert-americain-reconnu-coupable/ Fri, 12 Jun 2026 12:13:28 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114370 Un jury condamne un investisseur pour un stratagème présumé de manipulation du marché.

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Le vendeur à découvert activiste Andrew Left, fondateur de Citron Capital, a été reconnu coupable de fraude en valeurs mobilières par un jury à Los Angeles.

Les autorités américaines ont allégué qu’entre 2018 et 2023, Andrew Left a utilisé les médias sociaux et ses apparitions dans les médias traditionnels pour manipuler le marché en prenant des positions sur certains titres, puis en diffusant des commentaires destinés à faire évoluer le cours des actions dans une direction favorable à ces positions, avant d’inverser rapidement celles-ci afin d’empocher des profits découlant des variations des prix.

« Andrew Left a abusé de sa position et de son influence lorsqu’il a conçu un stratagème connu sous le nom de “short-and-distort”, visant à manipuler le marché à des fins personnelles », résume Eric Shen, inspecteur responsable du United States Postal Inspection Service (USPIS), dans un communiqué.

Les autorités soutiennent que ce stratagème a généré 21 millions de dollars américains de profits illicites.

Andrew Left a été reconnu coupable d’un chef d’accusation de participation à un stratagème de fraude en valeurs mobilières et de 12 chefs de fraude en valeurs mobilières. Le jury l’a toutefois acquitté de quatre autres chefs de fraude en valeurs mobilières.

La détermination de la peine est prévue pour le 31 août devant la juge Virginia Phillips du tribunal fédéral de district.

Parallèlement aux accusations criminelles, Andrew Left et Citron Capital ont également été poursuivis par la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis pour avoir prétendument enfreint les règles en valeurs mobilières en faisant plusieurs déclarations fausses et trompeuses dans le cadre de ce stratagème.

Ces allégations n’ont pas été prouvées.

Dans sa poursuite, la SEC demande l’émission d’injonctions permanentes contre Andrew Left et Citron Capital, ainsi que la restitution des profits assortie d’intérêts, des sanctions pécuniaires civiles, une interdiction d’exercer des fonctions de dirigeant ou d’administrateur et une interdiction d’effectuer des opérations sur des titres à faible capitalisation (« penny stocks »).

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Les courtiers américains affichent une forte croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-courtiers-americains-affichent-une-forte-croissance/ Fri, 12 Jun 2026 12:13:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114366 Le nombre de représentants augmente.

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Le nombre de représentants inscrits aux États-Unis continue de croître, la majeure partie de cette hausse étant attribuable aux grandes firmes du secteur, selon de nouvelles données publiées par la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA).

L’organisme d’autoréglementation a publié un rapport présentant des données agrégées sur le secteur, qui montre que la population de représentants inscrits a augmenté en 2025 pour atteindre 639 723 représentants, contre 634 498 en 2024.

Dans l’ensemble, le nombre de représentants a augmenté de 5 % depuis 2021, rapporte la FINRA.

Un peu plus de la moitié (52 %) des représentants détiennent un double permis leur permettant d’agir à la fois comme courtiers et conseillers en placement, tandis que les autres sont inscrits uniquement comme courtiers.

Les grandes firmes, définies comme celles comptant au moins 500 représentants, représentent 83,7 % de l’ensemble des représentants inscrits. Les firmes de taille moyenne (de 151 à 499 représentants) comptent pour 8 % du secteur, tandis que les petites firmes (moins de 150 représentants) représentent 9,2 %.

Au cours des dernières années, les grandes firmes ont accru leur part du marché, alors que celle des petites firmes a diminué. En 2021, les grandes firmes représentaient 81,5 % des représentants, tandis que les petites firmes en regroupaient 10,4 %. De plus, une firme compte désormais en moyenne 203 représentants, contre 182 en 2021.

L’augmentation de la taille moyenne des firmes survient alors que leur nombre continue de diminuer. En 2025, 3 184 firmes étaient inscrites auprès de la FINRA, comparativement à 3 249 en 2024 et à 3 394 en 2021.

La hausse du nombre total de représentants s’accompagne d’un roulement annuel relativement stable. En 2025, 41 570 représentants ont quitté le secteur, tandis que 46 795 nouveaux représentants y ont fait leur entrée.

Du côté des firmes, leur nombre total continue également de diminuer, les départs ayant dépassé les nouvelles inscriptions. En 2025, 163 firmes ont quitté le secteur, alors que seulement 98 nouvelles firmes y sont entrées.

Les revenus et les bénéfices du secteur ont également progressé l’an dernier. Les revenus agrégés ont atteint 776,8 milliards de dollars américains (G$ US) en 2025, contre 722,3 G$ US en 2024. Le bénéfice net avant impôts a également augmenté de 33,8 %, passant d’un peu moins de 86 G$ US en 2024 à près de 115 G$ US en 2025.

Parmi les autres tendances observées, l’activité de négociation des actions a fortement augmenté en 2025. Le volume quotidien moyen des transactions sur les actions cotées en Bourse a bondi de 35,6 % sur un an, atteignant 828,1 G$ US, contre 610,5 G$ US en 2024.

Les volumes de transactions sur actions ont augmenté tant sur les places boursières traditionnelles que sur les systèmes de négociation alternatifs (ATS) et sur le marché hors cote (OTC) des titres cotés. La FINRA a également noté que les transactions effectuées en dehors des heures normales de marché ont continué de progresser et représentent maintenant environ 20 % de l’ensemble des échanges.

Les transactions sur options cotées ont elles aussi fortement augmenté l’an dernier, a indiqué l’organisme d’autoréglementation. Le nombre moyen quotidien de transactions a atteint 8,4 millions. La FINRA a souligné que les options arrivant à échéance le jour même représentaient environ 30 % de l’ensemble des transactions sur options en 2025.

« Le rapport de cette année reflète une industrie des valeurs mobilières en pleine transformation — qui compte davantage de professionnels, une plus grande concentration des firmes et une évolution dans la façon et le moment où les investisseurs effectuent leurs transactions », résume Jonathan Sokobin, vice-président directeur, économiste en chef et responsable de l’économie réglementaire et de l’analyse des marchés à la FINRA, dans un communiqué.

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Walter Capital investit dans Evovest https://www.finance-investissement.com/nouvelles/walter-capital-investit-dans-evovest/ Fri, 12 Jun 2026 12:13:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114364 Le partenariat doit accélérer la croissance du gestionnaire.

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Gestion Walter Capital a acquis une participation minoritaire dans le gestionnaire de portefeuille Evovest. Dans le cadre de cette transaction, Walter Capital agira comme partenaire de croissance de la firme.

Evovest pourra désormais compter sur l’accompagnement de Gestion Walter Capital et de son écosystème. Ce partenariat lui permettra d’avoir accès aux ressources et outils dont elle a besoin pour accélérer sa recherche et son développement.

« Ce partenariat avec Gestion Walter Capital s’inscrit dans une vision commune à long terme que nous partageons pleinement, commente Carl Dussault, fondateur et PDG d’Evovest. L’engagement de Gestion Walter Capital à nos côtés témoigne de sa confiance dans notre potentiel et de sa volonté concrète de nous aider à franchir notre prochain palier de croissance. »

De son côté, Gestion Walter Capital pourra bonifier son offre en intégrant les stratégies d’investissement complémentaires d’Evovest, lesquelles s’appuient sur des modèles propriétaires alimentés par l’apprentissage automatique afin de tirer parti de l’évolution des marchés.

« Chez Gestion Walter Capital, nous croyons que l’innovation est un facteur déterminant de performance et de différenciation, même en gestion d’investissement, mentionne René Fournier, président-directeur général et chef des investissements de Gestion Walter Capital. Nous suivons Evovest avec attention depuis plusieurs années et nous sommes enthousiastes à l’idée de collaborer avec une équipe dont le processus d’investissement se démarque clairement dans l’industrie. »

En février 2025, le jury du Top des leaders de l’industrie financière (un événement annuel organisé par Finance et Investissement), a accordé à Carl Dussault une mention Coup de cœur dans la catégorie Sociétés de gestion indépendante. « Il dirige une entreprise en croissance et innovante, mariant gestion de portefeuille et intelligence artificielle. Ses efforts en matière de facteurs environnementaux et sociaux sont dignes de mention, tout comme ses efforts pour redonner à la communauté. », avait alors souligné le jury.

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Le dossier CVMO vs Purpose s’ouvre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-dossier-cvmo-vs-purpose-souvre/ Thu, 11 Jun 2026 11:36:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114280 Le régulateur et les intimés exposent leurs positions dans cette importante affaire d’application de la loi.

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Malgré une panne de courant inattendue et un système de climatisation défaillant, les lignes de bataille d’une procédure d’application de la loi très contestée devant le Tribunal des marchés financiers de l’Ontario ont été tracées au cours des deux premières journées d’audience portant sur les allégations formulées par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) contre le gestionnaire de fonds Purpose Investments ainsi que son fondateur, président du conseil et chef de la direction, Som Seif.

En septembre dernier, la CVMO a engagé des procédures contre Purpose et Som Seif, alléguant qu’ils avaient enfreint les règles en valeurs mobilières dans une série de « communications commerciales » diffusées entre septembre 2019 et mars 2023 qui, selon le régulateur, contenaient des déclarations trompeuses concernant la prise en compte de facteurs ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) par les fonds de la firme.

Entre autres choses, dans sa demande d’ouverture d’une procédure d’application de la loi, la CVMO a allégué que la firme avait exagéré l’importance des considérations ESG dans la gestion de ses fonds afin de renforcer ses efforts de vente et de marketing, alors qu’en réalité, l’utilisation des données ESG était encore en développement et n’était pas appliquée aussi largement qu’elle l’affirmait publiquement.

Le régulateur soutient également que Som Seif a contrevenu aux règles en omettant d’empêcher la diffusion de ces déclarations prétendument trompeuses par la firme.

Aucune de ces allégations n’a été prouvée, et Purpose ainsi que Som Seif contestent vigoureusement les accusations.

Dans sa déclaration d’ouverture, l’avocat du régulateur, Alvin Qian, avocat principal en litige à la CVMO, a affirmé que l’affaire est relativement simple et constitue un « cas classique de publicité fausse et trompeuse ».

Selon Alvin Qian, la principale question que devra trancher le tribunal est de savoir si Purpose décrivait avec exactitude, dans ses déclarations publiques, la façon dont elle gérait l’argent des investisseurs, particulièrement en ce qui concerne l’intégration des facteurs ESG dans ses fonds d’investissement.

La preuve de la commission reposera en grande partie sur des documents comprenant les déclarations contestées, ainsi que des communications internes détaillant le degré de prise en compte des facteurs ESG par la firme et ses sous-conseillers au moment où les déclarations publiques ont été faites. La preuve comprendra également des éléments recueillis dans le cadre d’un examen de l’information fournie par la firme au début de 2023.

Dans sa déclaration d’ouverture au nom de Purpose, l’avocat de la société dans cette affaire, David Hausman, associé chez Fasken Martineau DuMoulin S.E.N.C.R.L., a soutenu que le tribunal devait tenir compte du contexte entourant les déclarations contestées, et non seulement des documents eux-mêmes.

Il a indiqué que la preuve démontrera que la société développait son approche d’intégration des facteurs ESG avant la majeure partie du secteur de l’investissement, et bien avant l’adoption de la politique réglementaire actuelle dans ce domaine — laquelle n’a été mise en place sous sa forme actuelle qu’en 2024 — et que Purpose respectait le cadre réglementaire existant à l’époque, qui était lui-même en évolution.

David Hausman a également soutenu que la plupart des déclarations contestées ne constituent pas des « communications commerciales » au sens du droit des valeurs mobilières et qu’en définitive, aucune d’entre elles n’est fausse ou trompeuse.

L’avocat de Som Seif, le plaideur chevronné Joe Groia, associé principal de Groia & Co., a occupé le devant de la scène lors de la deuxième journée d’audience, reprenant la position de David Hausman selon laquelle les déclarations de la société étaient fondamentalement véridiques et que l’intégration des facteurs ESG avait bien été effectuée comme la firme le représentait.

« La seule chose fausse ou trompeuse dans cette affaire, ce sont les allégations contenues dans l’avis d’audience », a-t-il assuré au comité dans son exposé d’ouverture.

Joe Groia a même soutenu que le régulateur avait sélectionné certaines déclarations de la firme afin de construire un récit lui permettant d’intenter une poursuite pour écoblanchiment (« greenwashing »).

« Ils ont procédé à une vaste opération de vérification du secteur, ils se sont concentrés sur plusieurs acteurs du marché, puis ils ont finalement engagé ces procédures contre Purpose et M. Seif. Ils ont fait cela parce que c’était leur objectif, et ils l’ont fait […] sans tenir compte des faits réels de cette affaire », a-t-il affirmé.

Dans ce contexte, le tribunal a commencé à entendre les témoins dans cette affaire lors de la deuxième journée de l’audience, laquelle doit se poursuivre pendant 18 autres jours en mai, juin et juillet, avant de se conclure le 25 septembre.

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