Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 15 May 2026 21:28:48 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/ 32 32 TPS sur les commissions de suivi : l’industrie obtient un sursis https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tps-sur-les-commissions-de-suivi-lindustrie-obtient-un-sursis/ Fri, 15 May 2026 21:28:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114008 L’ARC promet une nouvelle échéance dans les prochaines semaines, alors que l’industrie réclamait un report.

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Bonne nouvelle pour plusieurs firmes de courtage et conseillers : l’Agence du revenu du Canada (ARC) accorde un sursis à l’industrie des fonds communs de placement pour l’application de la taxe sur les produits et services (TPS) sur les commissions de suivi.

« L’ARC a échangé avec l’industrie des fonds communs de placement et a pris connaissance des demandes visant à obtenir plus de temps pour s’adapter au traitement fiscal des commissions de suivi des fonds communs. Afin de donner à l’industrie davantage de temps pour prendre les mesures nécessaires pour s’y conformer, l’ARC modifiera la date d’entrée en vigueur », a-t-elle indiqué dans un courriel réponse à nos questions.

Dans les prochaines semaines, l’ARC publiera la nouvelle date d’entrée en vigueur dans l’avis 344 sur la TPS/TVH, Application de la TPS/TVH aux commissions de suivi liées aux fonds communs de placement. Selon plusieurs sources de l’industrie financière consultées par Finance et Investissement, on s’attend à un délai supplémentaire de 12 à 18 mois par rapport à la date d’entrée en vigueur initiale de juillet 2026.

« L’échéancier initial de l’ARC pour l’entrée en vigueur d’un tel changement était tout à fait irréaliste », indique un acteur de l’industrie financière.

« Ce sont de bonnes nouvelles, même si on ne comprend pas pourquoi l’ARC change sa position et on serait surpris qu’elle aille chercher plus de revenus », a indiqué une autre source de l’industrie financière au fait du dossier.

En effet, si les représentants, directement ou par l’intermédiaire de leurs courtiers, doivent facturer les taxes de vente applicables sur les commissions de suivi, ils pourraient aussi récupérer les taxes payées sur leurs intrants liés à ces revenus. Cette source doute donc que la mesure procure un gain net important à l’ARC ou à Revenu Québec. Elle estime toutefois qu’à terme, le changement viendrait harmoniser le traitement fiscal des honoraires fondés sur l’actif et celui des commissions de suivi, qui deviendraient tous deux taxables.

Andy Mitchell, président et chef de la direction de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI) anticipait depuis un moment ce report. Il a fait référence aux efforts de lobbying auprès des autorités gouvernementales à l’occasion de la 19e édition du Colloque québécois sur l’investissement de l’AMVIle 13 mai à Montréal.

« Nous avons eu des discussions productives avec l’ARC et le ministère fédéral des Finances, qui mèneront à un report significatif de l’échéancier de mise en œuvre. Restez à l’affût pour plus d’information », a-t-il dit à ce moment.

Difficile de savoir pour le moment si Revenu Québec s’harmonisera avec la nouvelle date d’entrée en vigueur de l’ARC. Chose certaine, en avril, l’autorité fiscale québécoise avait annoncé son intention de s’harmoniser, appliquant un traitement fiscal équivalent aux commissions de suivi dans le régime de la Taxe de vente du Québec (TVQ).

Tel que le rapportait cet hiver Finance et Investissement, l’entrée en vigueur du changement forcera des milliers de représentants en épargne collective et conseillers en placement à réviser leur contrat de travail avec leur courtier afin d’évaluer l’effet de ce changement fiscal sur leurs activités. Cette entente prévoit la rémunération du conseiller, les responsabilités des parties ainsi que les obligations administratives, indiquait alors Benoit Vallée, CPA et associé, taxes indirectes chez Demers Beaulne.

« Toute cette mécanique en arrière-plan sera le défi de l’industrie. Ça va varier en fonction des ententes commerciales (entre conseillers et courtiers), et de configurer les systèmes pour implanter les changements annoncés par l’ARC », expliquait alors Benoit Vallée.

Il reste que les firmes de courtage et les conseillers doivent s’attendre à changer leurs systèmes informatiques et comptables afin de se conformer à cette nouvelle règle de l’ARC.

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L’Asie propulse les résultats trimestriels de Manuvie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/lasie-propulse-les-resultats-trimestriels-de-manuvie/ Fri, 15 May 2026 12:09:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113974 Le bénéfice net atteint 1,1 G$ au premier trimestre.

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La Société Financière Manuvie annonce le 13 mai dernier un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 1,1 milliard de dollars (G$) au premier trimestre, contre 485 millions de dollars (M$) à la même période l’année dernière.

Cela correspond à un bénéfice par action de 65 cents pour la période close le 31 mars, contre 25 cents au trimestre de l’année précédente.

L’assureur torontois indique que son bénéfice ajusté, ou ce qu’il appelle son bénéfice tiré des activités de base, a atteint 1,8 G$ au premier trimestre, en hausse par rapport aux 1,77 G$ enregistrés l’année précédente.

Le bénéfice de base du segment Asie de Manuvie s’est établi à 598 M$ au cours de la période, contre 492 M$ l’année dernière.

Par ailleurs, le bénéfice de base de son segment Canada s’est établi à 352 M$, contre 374 M$ au premier trimestre de l’année dernière.

Phil Witherington, président et chef de la direction de Manuvie, indique que le segment Asie de l’entreprise a connu un trimestre solide, avec une croissance de 22 % du bénéfice de base et de 15 % de la valeur des nouvelles affaires.

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Invesco modifie sa gamme de fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/invesco-modifie-sa-gamme-de-fonds/ Fri, 15 May 2026 12:09:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113780 PRODUITS – Changements de noms, annulations de séries et dissolutions de fonds sont au programme.

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Invesco Canada revoit sa gamme d’organismes de placement collectif (OPC) et de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens. Parmi les ajustements proposés, la firme compte renommer certains fonds, en dissoudre d’autres, et annuler des séries.

Changements de noms

Le 8 mai dernier, le Invesco International Developed Dynamic-Multifactor Index ETF et le Invesco Russell 1000 Dynamic-Multifactor Index ETF ont été renommés Invesco International Developed Multifactor Index ETF et Invesco Russell 1000 Multifactor Index ETF, respectivement.

Ces changements n’ont aucune incidence sur les objectifs et les stratégies de placements de ces fonds. De plus, les ISIN et les symboles boursiers des fonds sont restés les mêmes.

Annulation de séries

Aux alentours du 29 mai, la série PTF et/ou la série PTFU, des OPC suivants seront annulées :

  • Fonds d’obligations canadiennes de base plus Invesco — PTF
  • Catégorie marchés en développement Invesco — PTFU
  • Fonds marchés en développement Invesco — PTFU
  • Catégorie d’excellence canadienne BQÉ Invesco — PTF
  • Catégorie d’actions européennes Invesco — PTF et PTFU
  • Fonds d’actions européennes Invesco — PTFU
  • Fonds de revenu à taux variable Invesco — PTF
  • Catégorie mondiale équilibrée Invesco — PTF
  • Fonds FNB mondial équilibré ESG Invesco — PTF
  • Fonds de sociétés mondiales Invesco — PTFU
  • Catégorie opportunités mondiales Invesco — PTFU
  • Catégorie petites sociétés américaines Main Street Invesco — PTFU
  • Fonds FNB indice NASDAQ 100 Invesco — PTF
  • Catégorie d’actions Pur Canada Invesco — PTF
  • Fonds FNB indice S&P 500 ESG Invesco — PTF

Les séries d’actions et de parts de ces OPC ne sont plus offertes depuis le 1er mai.

Dissolutions de fonds

Aux alentours du 10 juillet, le Fonds de gestion de trésorerie en dollars canadiens sera dissous et vers le 17 juillet, ça sera le tour du Invesco ESG Global Bond ETF.

Depuis le 1er mai, le Fonds de gestion de trésorerie en dollars canadiens n’est plus offert aux nouveaux investisseurs, à moins que le gestionnaire du Fonds de gestion de trésorerie en dollars canadiens ne l’autorise. À noter que les investisseurs existants et ceux autorisés par le gestionnaire du Fonds de gestion de trésorerie en dollars canadiens peuvent continuer de souscrire des parts du fonds jusqu’au 9 juillet 2026.

Les parts du Invesco ESG Global Bond ETF continueront d’être inscrites et négociées à la cote de la Bourse de Toronto jusqu’à la fermeture des bureaux le 13 juillet 2026. Aucune nouvelle souscription de parts du Invesco ESG Global Bond ETF ne sera acceptée après la fermeture des bureaux le 30 juin 2026. Les porteurs de parts du Invesco ESG Global Bond ETF peuvent, quant à eux, continuer à présenter des demandes d’échange de parts jusqu’à la fermeture des bureaux le 13 juillet 2026, et des demandes de rachats de parts jusqu’au 17 juillet 2026.

Par ailleurs, comme annoncé précédemment, Invesco a conclu une entente définitive visant la vente des conventions de gestion liées à ses activités de fonds canadiens à CI Investments, qui exerce ses activités sous le nom de Gestion mondiale d’actifs CI (GMA CI).

Sous réserve de l’obtention des approbations et consentements requis, GMA CI deviendrait ainsi le gestionnaire et gestionnaire de portefeuille de la famille de fonds communs de placement et de FNB d’Invesco Canada.

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La SEC règle son litige avec Elon Musk au sujet de Twitter https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-sec-regle-son-litige-avec-elon-musk-au-sujet-de-twitter/ Fri, 15 May 2026 12:08:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113881 PLANÈTE FINANCE — L’entente prévoit une pénalité de 1,5 M$ US pour une présumée infraction.

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La Securities and Exchange Commission (SEC) propose de régler son litige contre Elon Musk, accusé d’avoir enfreint les règles sur les valeurs mobilières en omettant de divulguer qu’il constituait une participation importante dans Twitter au début de 2022, moyennant une pénalité de 1,5 million de dollars américains (M$ US).

La SEC alléguait qu’Elon Musk et une fiducie qui lui est liée, l’Elon Musk Revocable Trust, avaient enfreint les règles fédérales américaines en valeurs mobilières. Celles-ci exigeaient la divulgation du franchissement du seuil de participation de 5 % dans Twitter par le milliardaire.

Selon la plainte déposée par le régulateur, Elon Musk a commencé à acquérir des actions de Twitter en mars 2022 et avait franchi le seuil des 5 % au 14 mars, ce qui l’obligeait à effectuer une déclaration au plus tard le 24 mars.

Toutefois, la SEC soutient qu’Elon Musk n’a pas respecté cette exigence et n’a divulgué sa participation dans Twitter que le 4 avril, alors qu’elle atteignait déjà 9 %. Cette divulgation a fait bondir le cours de l’action de plus de 27 %.

Le fait qu’Elon Musk n’ait pas divulgué le franchissement du seuil de 5 % lui aurait permis de continuer à acquérir pour 500 M$ US d’actions à des prix inférieurs à ceux qui auraient prévalu si cette information importante — sa participation de 5 % — avait été connue du marché, allègue le régulateur.

« Les investisseurs qui ont vendu des actions ordinaires de Twitter durant cette période l’ont fait à des prix artificiellement bas et ont ainsi subi un préjudice économique important », indique la plainte.

La SEC a maintenant déposé un projet de jugement final visant à régler le litige avec la fiducie par consentement.

Sans admettre ni nier les allégations contenues dans la plainte, la fiducie a accepté de régler le dossier en consentant à une injonction permanente et au paiement d’une pénalité de 1,5 M$ US.

Si le tribunal approuve l’entente conclue avec la fiducie, la SEC abandonnera les poursuites intentées personnellement contre Elon Musk, mettant ainsi fin à la procédure d’application de la loi.

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Fraude, IA et numérique au cœur de la nouvelle stratégie de l’AMF https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fraude-ia-et-numerique-au-coeur-de-la-nouvelle-strategie-de-lamf/ Fri, 15 May 2026 12:08:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113885 L’AMF dévoile son plan d’action en éducation financière pour les quatre prochaines années.

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Outiller les citoyens dans un environnement financier de plus en plus complexe marqué par la montée de la fraude et l’essor des technologies numériques, dont l’intelligence artificielle (IA), tel est l’objectif du plan d’action 2026-2030 de la nouvelle Stratégie québécoise en éducation financière tout juste dévoilé par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

« Dans un contexte économique marqué par l’incertitude, une transformation numérique profonde et un vaste choix de produits et services financiers de plus en plus complexes, l’éducation financière s’impose comme un levier essentiel pour soutenir les citoyens dans leurs choix financiers », affirme Yves Ouellet, président-directeur général de l’AMF, par voie de communiqué.

Selon le régulateur, ces changements modifient en profondeur la manière dont les ménages gèrent leur argent et les exposent à de nouveaux risques.

Devant un tel raz de marée, l’ensemble des acteurs de l’industrie doivent répondre collectivement et mettre en commun leurs efforts, leurs ressources et leur expertise pour remporter la partie, estime le régulateur.

« La nouvelle réalité appelle une action collective structurée et cohérente des acteurs œuvrant en matière d’éducation financière, guidée par des priorités claires et partagées », indique le PDG de l’AMF.

Présenté à l’occasion de la Journée éducation financière de l’AMF, le 5 mai, et issu d’une consultation de l’industrie, le plan d’action du Québec pour les quatre prochaines années s’articule autour de trois grands axes :

  • le développement de compétences en littératie numérique : pour permettre aux utilisateurs de naviguer en toute sécurité dans l’environnement numérique, notamment face à l’essor de technologies « dont les contours sont encore méconnus », comme l’intelligence artificielle ;
  • la lutte à la fraude financière : une réponse concertée avec des initiatives émanant du secteur pour mieux informer les citoyens sur les risques et accompagner les victimes de fraudes en ligne ;
  • et la création d’une plateforme numérique commune destinée à faciliter la recherche d’informations et de contenus fiables sur les finances personnelles.

Le plan s’appuie sur la collaboration de plus de 60 organisations publiques, privées et communautaires, souligne Kim Lachapelle, surintendante à l’assistance aux clientèles et à l’éducation financière de l’AMF.

« Le consensus qui s’en est dégagé autour des grands axes d’intervention permettra à l’ensemble des partenaires de multiplier les occasions de travailler en complémentarité face aux besoins grandissants d’éducation financière au Québec. »

La collaboration repose notamment sur le partage des connaissances, des outils et des mesures d’impacts des partenaires afin d’améliorer les pratiques et de mieux évaluer la portée des interventions, précise le document. Elle fera « mieux circuler les contenus afin d’en augmenter la portée et l’utilité » en utilisant des moyens de communication tel que le marketing social.

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L’IA, ce nouveau collègue qu’il faut apprendre à gérer https://www.finance-investissement.com/nouvelles/lia-ce-nouveau-collegue-quil-faut-apprendre-a-gerer/ Fri, 15 May 2026 12:07:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113983 AMVI 2026 — « Jour 1, tu ne donnes pas à un nouvel employé toutes les permissions. » - Willie Savard

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L’intelligence artificielle (IA) agentique, la nouvelle génération d’IA, prend des décisions et agit sans intervention humaine. Cette technologie doit être traitée comme un employé à former, encadrer et superviser, et non comme un outil autonome prêt à remplacer l’humain.

C’est ce qu’ont partagé les participants à une table ronde organisée par l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI), lors de la 19e édition du Colloque québécois sur l’investissement, le 13 mai, à Montréal.

Willie Savard, PDG et fondateur de Tchat N Sign, une plateforme destinée aux conseillers en sécurité financière, décrit ce que l’IA peut déjà faire : prendre en charge une interaction client, collecter l’information nécessaire, préremplir des formulaires, obtenir une signature électronique et transmettre la transaction au système de back-office. Le tout de manière fluide. Cependant, accorder cette autonomie d’emblée serait une erreur, prévient l’entrepreneur saguenéen.

« Jour 1, tu ne donnes pas à un nouvel employé toutes les permissions. Tu ne lui dis pas qu’il peut faire la même chose que quelqu’un qui a mis 30 ans à comprendre le métier. Tu le formes progressivement, tu lui confies des tâches simples, puis tu élargis son champ d’action quand sa fiabilité est établie. »

L’IA prépare. Le conseiller décide.

L’humain conserve le rôle décisionnel. L’IA prépare, automatise, signale des anomalies, suggère, mais elle ne remplace pas le jugement du conseiller. Cette distinction est importante : dans un environnement aussi réglementé que les services financiers, un agent IA qui agit sans traçabilité ni contrôle pose un risque majeur.

« L’IA qui fait des actions pour nous, c’est ce qui va révolutionner plusieurs industries, dont la nôtre, si on est capable de mixer la complexité de la conformité à l’intérieur », résume Willie Savard.

Le premier risque lié à une autonomie mal encadrée est réglementaire. Dans un univers soumis aux exigences des régulateurs et aux obligations de traçabilité, un agent qui agit sans historique vérifiable est inacceptable. « En finance, donner à un agent la capacité d’agir de façon autonome sans encadrement, c’est inadmissible », souligne-t-il. Chaque action doit être documentée, vérifiable et réversible.

Le deuxième obstacle est humain. Katie McKay, vice-présidente secteur de détail chez Manuvie et Investissements John Hancock, constate une résistance au changement chez des conseillers dont l’identité professionnelle est étroitement liée à leurs façons de faire. Elle cite le cas d’un conseiller pour qui la valeur professionnelle tenait essentiellement à la qualité de ses notes. « On a eu un débat pour voir qui finit où à la fin de l’année : celui qui a adopté l’IA, ou celui qui ne l’a pas fait », explique-t-elle. La vraie question du changement, dit-elle, ne réside pas dans le fait d’accepter la technologie, mais de redéfinir ce que signifie « bien faire son travail » quand une part des tâches est automatisée.

Autre défi : les conseillers jonglent quotidiennement entre des systèmes étanches (CRM, portail, boîte courriel, téléphone, fax) qui ne communiquent pas entre eux. Une transaction simple peut mobiliser une heure, entre les copier-coller, les captures d’écran, les allers-retours pour corriger les erreurs et les validations successives. Dans ce contexte, chaque nouvel outil non intégré est un silo supplémentaire.

Pour casser les silos tout en respectant les contraintes réglementaires, Tchat N Sign a développé un environnement unifié, une « room », où échanges, documents et actions sont regroupés avec une traçabilité de bout en bout. L’agent IA peut y orchestrer une séquence complète, de l’interaction initiale à la transmission au back-office, en passant par la collecte d’information, le préremplissage de formulaires et la signature électronique. Chaque étape critique est validée par un humain.

Chez Placements Mackenzie, l’approche est plus compartimentée. Matthew Schnurr, responsable de la mise en œuvre de l’IA, décrit un système à deux agents distincts : l’un exécute la tâche, l’autre vérifie la conformité. Ils ne communiquent pas directement. Un orchestrateur central coordonne leurs actions, tandis que des modèles légers surveillent en continu les écarts et les anomalies. La séparation des rôles vise à réduire les risques et à renforcer les contrôles.

30 minutes de saisie ramenées à 5

Malgré des défis, les gains concrets sont là. Manuvie utilise Jump.ai, un outil de prise de notes assisté par l’IA conçu pour le secteur des services financiers. Cette technologie a permis de réduire de manière appréciable le temps consacré à la documentation. Avant chaque rencontre, l’outil génère une fiche de préparation : historique du client, suivis en cours, occasions potentielles. Pendant la rencontre, il prend des notes. Après, il produit un résumé, propose des tâches de suivi et rédige un courriel de rappel au client. Le conseiller corrige si nécessaire, valide, envoie.

Résultat : ce qui prenait 30 minutes de saisie manuelle en prend désormais 5. Katie McKay estime que ses équipes gagnent ainsi environ trois heures par semaine, du temps réinvesti dans ce que la technologie ne peut pas faire à leur place : comprendre les besoins des clients et les accompagner. L’effet a surpris les gestionnaires : les représentants ne passent plus leurs appels pour cocher une case. Ils arrivent préparés et parlent de ce qui intéresse vraiment leurs interlocuteurs. Le volume d’appels n’a pas augmenté, comme les équipes l’espéraient, mais la qualité des conversations s’est améliorée, indique Katie McKay.

L’adoption de l’IA dans le secteur du conseil financier ne se fera pas du jour au lendemain. Elle suppose une transformation graduelle des pratiques, des outils et des mentalités. Mais ne pas commencer représente aussi des occasions manquées.

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L’AMVI appelle à encadrer l’essor des finfluenceurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/lamvi-appelle-a-encadrer-lessor-des-finfluenceurs/ Thu, 14 May 2026 15:16:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113985 AMVI 2026 — L’association encourage l’industrie à moderniser ses pratiques numériques pour mieux protéger les investisseurs.

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Le contenu des finfluenceurs devrait davantage compléter que remplacer les conseils professionnels, avance l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI) dans un nouveau rapport.

Intitulé « Finfluenceurs, conseillers financiers et confiance numérique : un paysage en transformation », ce document met en lumière la relation en transformation entre investisseurs et finfluenceurs, ainsi que les possibilités pour le monde de l’investissement.

Très rapidement, l’AMVI souligne les limitations des finfluenceurs. Parmi ses avertissements, l’AMVI rappelle que les finfluenceurs publient du contenu par nature général et donc, non adapté aux circonstances individuelles.

L’étude soulève également des préoccupations quant à la qualité et la fiabilité du contenu financier en ligne, notant que les domaines spéculatifs, comme les cryptomonnaies, peuvent comporter des risques accrus, dont la fraude et la désinformation.

« Alors que de plus en plus de Canadiens se tournent vers des sources numériques pour obtenir des informations financières, notre secteur doit s’adapter pour protéger les investisseurs et renforcer l’intégrité du marché », souligne Andy Mitchell, PDG de l’AMVI.

Une variété d’investisseurs

Le rapport s’intéresse notamment au public touché par les finfluenceurs et en parvient à la conclusion que celui-ci est étonnamment plus varié que supposé.

Ainsi, si les jeunes investisseurs autonomes sont les cibles premières des finfluenceurs et ceux qui en sont le plus dépendants, ils ne sont pas les seuls à chercher leurs conseils. En effet, l’utilisation des finfluenceurs serait particulièrement importante parmi les investisseurs canadiens à revenu élevé et éduqués.

Leur public est ainsi majoritairement composé d’investisseurs autonomes confiants à la recherche de nouvelles idées et d’investisseurs plus jeunes à la recherche de points d’entrée accessibles.

Une confiance élevée

Loin d’être alarmiste, le rapport note plusieurs points positifs. Il souligne d’abord la confiance des Canadiens envers les conseillers en services financiers. Ainsi, la satisfaction des investisseurs envers les conseillers est élevée dans tous les groupes d’âge.

Et si les investisseurs plus jeunes sont très friands d’outils numériques et s’informent notamment sur les médias sociaux, ils ont tendance à combiner cela avec des conseils professionnels.

Le rapport recommande toutefois aux conseillers de ne pas se reposer sur leurs acquis et d’explorer l’utilisation des outils numériques pour combler les lacunes de l’écosystème.

« Bien que notre étude et nos analyses montrent que la confiance envers les conseillers en services financiers reste forte, nous encourageons les efforts pour moderniser l’avenir des conseils afin d’offrir le meilleur pour tous les Canadiens », commente Andy Mitchell.

Quelques considérations pratiques

L’article de l’AMVI avance finalement plusieurs pistes de réflexion à l’intention des régulateurs, des acteurs de l’industrie, des éducateurs, des plateformes numériques et des parties prenantes en protection des investisseurs.

Parmi les considérations pratiques soulevées figurent la poursuite de l’innovation réglementaire et de l’harmonisation des pratiques, la modernisation des processus internes des entreprises afin de soutenir l’engagement numérique et la réactivité, ainsi que le renforcement de la protection des investisseurs par la sensibilisation, la formation en sécurité cognitive et la mise en place d’alertes et d’avertissements.

« L’éducation financière d’aujourd’hui ne se limite plus à enseigner aux Canadiens ce qu’ils doivent savoir, mais aussi à évaluer la qualité du contenu en ligne », précise-t-il.

L’AMVI suggère finalement de ne pas tenter de rivaliser avec les finfluenceurs, mais plutôt de mettre en place un système d’information financière qui soit transparent, résilient et ancré dans des conseils fiables et réglementés. Elle souligne également que les conseillers qui adoptent le virage numérique et les modèles de conseils hybrides seront mieux positionnés pour servir les investisseurs d’aujourd’hui.

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Incorporation des conseillers : consultation attendue dès cet été https://www.finance-investissement.com/nouvelles/incorporation-des-conseillers-consultation-attendue-des-cet-ete/ Thu, 14 May 2026 11:04:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113966 AMVI 2026 — L’OCRI attend le feu vert des ACVM.

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Le projet de modification réglementaire de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) qui permettrait aux représentants en épargne collective (REC) et aux conseillers en placement de constituer leurs activités en société est entre les mains des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM). Un projet de consultation de l’OCRI sur ce plan sera publié dès cet été.

C’est ce qu’a annoncé Alexandre Bardoux, directeur régional de la réglementation pour le Québec et l’Atlantique, à l’OCRI, lors de la 19e édition du Colloque québécois sur l’investissement de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI)le 13 mai, à Montréal.

En janvier 2024, l’OCRI avait publié un énoncé de position où l’organisme exposait son approche fondée sur la constitution en société des personnes autorisées, pour fins de consultation.

En octobre 2025, l’OCRI faisait le point sur le projet en soulignant qu’elle avait consulté l’Agence du revenu du Canada (ARC) à ce sujet.

L’organisme de réglementation a finalisé son projet de modification des règles. Il attend maintenant d’obtenir l’approbation des ACVM avant de publier les modifications proposées au cadre réglementaire dans le cadre d’un appel à commentaires conformément à leur processus de publication normal. Cela devrait être chose faite d’ici juillet prochain, selon Phil Devault, vice-président à la politique de réglementation des membres à l’OCRI.

Sans dévoiler l’approche qui sera proposée pour le moment, Phil Devault a soutenu en marge du colloque que l’option qui sera retenue correspond à celle qui fait consensus dans l’industrie.

Dans une lettre d’interprétation du cas d’un REC, Revenu Québec avait établi certains critères qui font qu’un REC pourrait attribuer à une société lui appartenant des revenus provenant de son courtier en épargne collective.

« Si l’entente concernant la rémunération pour les services en épargne collective avait été conclue entre Courtier et Société, que cette rémunération avait été versée en contrepartie de services offerts par Société à Courtier et que Société était inscrite auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) à titre de courtier en épargne collective, le revenu découlant de cette entente aurait pu lui être attribué », pouvait-on lire dans la lettre d’interprétation.

Revenons au projet de modification réglementaire de l’OCRI. L’approbation de ce projet est loin d’être la fin du processus.

« Chaque province devra déterminer ce qui doit être fait. Il appartient à l’AMF de déterminer, au Québec, les étapes à franchir pour que le projet soi en vigueur. Moi je fais mon bout de chemin comme OAR. On travaille de concert avec tous les ACVM pour que ça fonctionne de manière pancanadienne », a expliqué Phil Devault.

Chaque province aura donc ses devoirs à faire pour faire vivre le projet réglementaire dans sa réglementation.

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CIBC lance de nouveaux CCAÉ https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cibc-lance-de-nouveaux-ccae-2/ Thu, 14 May 2026 11:03:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113896 CIBC lance de nouveaux CCAÉ
PRODUITS – Ces derniers sont basés sur des sociétés américaines bien connues.

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La Banque CIBC inscrit 15 nouveaux certificats canadiens d’actions étrangères (CCAÉ) américains à la Bourse de Toronto. Avec ces ajouts, la gamme de CCAÉ de la banque, lancée il y a quatre ans, atteint désormais 131 produits couvrant six pays.

Ce type de produits permettent d’investir plus facilement dans certaines des plus grandes sociétés du monde en dollars canadiens, car les CCAÉ sont offerts à une fraction du prix par action de l’action de référence sous-jacente et dotés d’une couverture nominale du risque de change intégrée.

Les 15 nouveaux CCAÉ de la CIBC reposent sur des sociétés américaines bien établies. Depuis le 7 mai, les investisseurs peuvent ainsi accéder aux titres suivants :

  • CCAÉ Amphenol (couverts en $ CA) — APH
  • CCAÉ CoreWeave (couverts en $ CA) – CRWV
  • CCAÉ D.R. Horton (couverts en $ CA) – DHI
  • CCAÉ Freeport-McMoRan (couverts en $ CA) — FCXS
  • CCAÉ Intuit (couverts en $ CA) — INTU
  • CCAÉ KLA (couverts en $ CA) — KLAC
  • CCAÉ Lam Research (couverts en $ CA) – LRCX
  • CCAÉ Marvell Technology (couverts en $ CA) – MRV
  • CCAÉ Northrop Grumman (couverts en $ CA) – NOC
  • CCAÉ Quanta Services (couverts en $ CA) — PWRS
  • CCAÉ Sandisk (couverts en $ CA) – SNDK
  • CCAÉ Stryker (couverts en $ CA) – SYK
  • CCAÉ T-Mobile (couverts en $ CA) — TMUS
  • CCAÉ Vertiv (couverts en $ CA) – VRT
  • CCAÉ Western Digital (couverts en $ CA) — WDC

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Great-West a procédé aux votes de ses administrateurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/great-west-a-procede-aux-votes-de-ses-administrateurs/ Thu, 14 May 2026 11:03:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113911 NOUVELLES DU MONDE – Ces derniers seront une vingtaine.

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Great-West Lifeco a annoncé que les 20 candidats aux postes d’administrateur proposés dans sa circulaire de sollicitation de procurations de la direction datée du 12 mars 2026 ont été élus.

Le conseil d’administration se compose désormais des 20 membres suivants :

  • Michael R. Amend
  • Deborah J. Barrett
  • Robin Bienfait
  • Heather E. Conway
  • Marcel R. Coutu
  • André Desmarais
  • Paul Desmarais, Jr.
  • Sally M. Dewar
  • Gary A. Doer
  • Claude Généreux
  • David M. Harney
  • Jake P. Lawrence
  • Paula B. Madoff
  • Susan J. McArthur
  • Jeffrey Orr
  • James P. O’Sullivan
  • Timothy Ryan
  • Dhvani D. Shah
  • Siim A. Vanaselja
  • Brian E. Walsh

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