Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 24 May 2024 14:04:58 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 La TD enregistre une baisse de ses bénéfices https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-td-enregistre-une-baisse-de-ses-benefices/ Fri, 24 May 2024 13:59:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101023 En raison de la lutte contre le blanchiment d’argent.

L’article La TD enregistre une baisse de ses bénéfices est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le bénéfice du Groupe Banque TD au deuxième trimestre a chuté de 22 % par rapport à l’année dernière, en raison des coûts liés aux échecs très médiatisés de son programme américain de lutte contre le blanchiment d’argent.

La banque avait déjà prévenu qu’elle aurait une provision initiale de 615 millions de dollars (M$) dans le cadre de ses négociations avec les organismes de réglementation américains. Cela a ainsi permis aux analystes d’ajuster les attentes que la banque a ensuite facilement dépassées.

« Ce fut un bon trimestre pour la TD, toutes nos activités ayant dépassé les attentes », a soutenu le président et chef de la direction Bharat Masrani lors d’une conférence téléphonique jeudi, juste après avoir réitéré le mea culpa de la banque sur ses contrôles de lutte contre le blanchiment d’argent.

Malgré les questions répétées des analystes, la banque n’a fourni aucune nouvelle information, comme le calendrier ou les sanctions prévues, concernant les multiples enquêtes auxquelles elle fait face aux États-Unis.

Mais Bharat Masrani a assuré que la banque faisait tout ce qui était en son pouvoir pour aider à les boucler.

« Nous avons librement partagé toutes les informations dont nous disposions avec le ministère de la Justice et d’autres régulateurs américains, même lorsque cela démontrait nos faiblesses », a-t-il soutenu.

Bénéfice net de 2,56 G$

Sans le dossier du blanchiment d’argent, pour lequel la banque a déjà dépensé 500 M$, le trimestre aurait été bien différent.

La banque a déclaré jeudi avoir réalisé un bénéfice net de 2,56 milliards de dollars (G$), ou un résultat dilué par action de 1,35 $, pour le trimestre clos le 30 avril, en baisse par rapport aux 3,31 G$, ou 1,69 $ par action, du même trimestre de l’année dernière.

En tenant compte des frais et autres éléments exceptionnels, TD affirme avoir réalisé un résultat dilué par action de 2,04 $, en hausse par rapport à 1,91 $ un an plus tôt.

Les résultats, aidés par une hausse de 10 % du chiffre d’affaires à 13,82 G$, étaient bien supérieurs à l’estimation moyenne des analystes de 1,85 $ par action, selon les données fournies par LSEG Data & Analytics.

Selon Meny Grauman, analyste à la Banque Scotia, les résultats étaient mitigés, étant donné que les chiffres positifs étaient principalement dus à des dépenses meilleures que prévu et à une baisse des impôts, tandis que les problèmes de lutte contre le blanchiment d’argent restaient importants.

Même si les accusations liées aux problèmes de réglementation aux États-Unis sont préoccupantes, l’impact potentiel sur les entreprises de son plus grand marché en croissance constitue un risque à plus long terme. Meny Grauman a indiqué qu’il n’en voyait pas encore de signes dans les derniers résultats.

« L’un des principaux risques pour le trimestre était que toute faiblesse importante de l’activité aux États-Unis soit considérée comme un signe de contraintes de croissance dans le contexte des problèmes réglementaires de la banque. La bonne nouvelle est que nous n’en avons pas vu de preuve », a-t-il écrit dans une note.

Le Globe and Mail a rapporté mercredi que la banque faisait également face à des ordres de l’organisme de réglementation bancaire du Canada pour améliorer ses contrôles de risque, incitant les analystes à se demander si la banque était confrontée à des problèmes plus globaux.

Bharat Masrani s’est inscrit en faux contre ce reportage, affirmant que la banque est en dialogue constant avec les organismes de réglementation.

« Il est regrettable que l’article contienne des inexactitudes et dénature nos interactions courantes avec les régulateurs canadiens. »

Bharat Masrani a également déclaré que la banque, avec un ratio de fonds propres de 13,4 %, dispose des réserves de fonds propres nécessaires pour faire face aux conditions incertaines du marché et aux divers scénarios qui pourraient se produire ce trimestre.

Il a aussi fait valoir que l’institution est bien positionnée pour faire face à un ralentissement de l’économie.

La provision pour pertes sur créances de la banque s’est élevée à 1,07 G$ pour le trimestre, en hausse de 472 M$ par rapport à l’année dernière et de 70 M$ par rapport au trimestre dernier.

Le secteur des services bancaires personnels et commerciaux de TD au Canada a enregistré 1,74 G$ au cours de son dernier trimestre, en hausse par rapport à 1,63 G$ à la même période l’année dernière.

Pendant ce temps, les activités de détail de TD aux États-Unis ont gagné 580 M$, en baisse par rapport à 1,41 G$ au deuxième trimestre de l’année dernière.

Les activités de gestion de patrimoine et d’assurance de la banque ont rapporté 621 M$, contre 524 M$ un an plus tôt, tandis que ses opérations bancaires de gros ont été de 441 M$, contre 213 M$ il y a un an.

L’article La TD enregistre une baisse de ses bénéfices est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les défis de la croissance https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/lassociation-de-la-releve-des-services-financiers/les-defis-de-la-croissance/ Fri, 24 May 2024 12:15:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100919 ZONE EXPERTS - Démarrer sa pratique comme travailleur autonome en services financiers a toujours été un défi de taille.

L’article Les défis de la croissance est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La création de l’Association de la relève des services financiers (ARSF) a d’ailleurs été menée dans le but d’aider les professionnels en services financiers d’aujourd’hui et de demain à faire de leur carrière un succès. Dans cet article, nous ne traiterons pas des enjeux de l’entrée en carrière, mais plutôt des défis de la croissance de vos affaires.

Redéfinir le succès

En période de croissance, il est facile de mesurer le succès de votre clientèle ou de votre cabinet uniquement en termes de chiffres, surtout lorsqu’on baigne quotidiennement avec ces derniers : actifs sous gestion, nombre de clients, augmentation du chiffre d’affaires, etc. Cependant, il est important de redéfinir le succès pour inclure également votre qualité de vie.

Rappelez-vous pour quels motifs vous avez choisi de vous lancer à votre compte. Posez-vous des questions sur ce que signifie vraiment réussir pour vous: est-ce avoir du temps pour vos proches, maintenir un bon équilibre entre travail et loisirs, ou est-ce de figurer parmi les plus performants de votre agent général? En réalignant vos objectifs sur ce qui compte vraiment, vous pourrez concentrer vos énergies à gérer la croissance désirée pour vous permettre de vous épanouir tant professionnellement que personnellement.

Développer une structure organisationnelle solide

Une croissance rapide peut entraîner un chaos organisationnel si vous ne mettez pas en place une structure solide pour soutenir votre expansion. Ce n’était peut-être pas nécessaire ou possible en phase de démarrage, mais viendra le jour où vous devrez investir dans le recrutement de talents, l’adoption de systèmes de gestion appropriés et l’automatisation de certaines tâches. Une gestion des opérations solide vous permettra de déléguer des responsabilités, de libérer du temps pour vous concentrer sur les aspects stratégiques de votre entreprise, et éventuellement, de réduire votre charge de travail.

La technologie et l’innovation

La technologie évolue tellement rapidement qu’on vous bombarde de nouveaux outils, de mises à jour et de nouvelles façons de faire à chaque semaine, voire chaque jour. N’êtes-vous pas, à la base, un(e) professionnel(le) en services financiers? Comment faire pour naviguer dans cette mer qui semble être sans fin?

Éric Salobir, président de la Human Technology Foundation, était conférencier au ProLab de la Chambre de la sécurité financière (CSF) en 2023. Selon lui, la technologie n’arrivera pas, à elle seule, à remplacer le rôle que joue les conseillers et planificateurs financiers. Cependant, toujours selon lui, il est déjà devenu nécessaire que ces derniers intègrent certaines technologies à leur structure d’affaires. En absence d’innovations, ce sont vos compétiteurs qui se démarqueront à la fois en bonifiant l’expérience client, mais également en optimisant la gestion de leurs opérations.

L’environnement réglementaire

Le secteur financier est l’un des secteurs les plus réglementés au Québec. Les travailleurs autonomes et les entreprises doivent se conformer à une multitude de lois et de réglementations, notamment en matière de protection des consommateurs, de blanchiment d’argent et de sécurité des données. Cette complexité réglementaire peut constituer un obstacle majeur à la croissance, en particulier pour les petites entreprises qui peuvent ne pas avoir les ressources nécessaires pour se conformer à toutes les exigences. Ce risque doit absolument être pris au sérieux.

Stratégie : Pour naviguer dans cet environnement réglementaire complexe, les cabinets doivent investir dans leur conformité et leurs ressources juridiques. Établir des partenariats avec des consultants en conformité et des cabinets d’avocats spécialisés peut également aider à garantir que l’entreprise respecte toutes les réglementations applicables.

Se dénaturer

Dans notre industrie, il n’est pas rare de voir des professionnels vouloir cibler de plus en plus les entrepreneurs et les clients fortunés. Tous comprennent l’avantage financier que cela peut procurer. Cependant, plusieurs amorcent leur carrière auprès d’une clientèle familiale et généralement, le lexique et les connaissances requises sont différentes d’un type de clientèle à l’autre. Il est ainsi recommandé pour quiconque cherchant à sortir de son marché naturel de continuer à se former continuellement. Un peu comme dans n’importe quoi, vouloir le beurre et l’argent du beurre n’est que très peu réaliste.

En conclusion, surmonter les défis de la croissance en services financiers demande de la vision, de la résilience et de l’adaptabilité. En redéfinissant le succès, en développant une structure organisationnelle solide, en adoptant la technologie tout en restant conforme et en restant continuellement à jour, vous pourrez non seulement faire prospérer votre entreprise, mais aussi vous épanouir dans votre carrière.

Par Félix Caron, membre du conseil d’administration de l’ARSF

L’article Les défis de la croissance est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Fonds Investi : qui a été choisi pour gérer les premiers mandats de titres à revenu fixe? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/fonds-investi-qui-a-ete-choisi-pour-gerer-les-premiers-mandats-de-titres-a-revenu-fixe/ Fri, 24 May 2024 12:15:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100861 L’identité des trois gestionnaires a été dévoilée.

L’article Fonds Investi : qui a été choisi pour gérer les premiers mandats de titres à revenu fixe? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le Fonds Investi a profité du Sommet de la finance durable 2024 pour annoncer l’identité de trois nouveaux gestionnaires choisis pour gérer les premiers mandats de titres à revenu fixe. Addenda Capital, Beutel Goodman et Fiera Capital ont ainsi été sélectionnés pour faire évoluer leurs pratiques et la finance durable au Québec.

Les candidatures des trois gestionnaires ont été retenues parmi des dizaines de propositions. Ils se sont démarqués autant par leurs performances financières que par la robustesse de leurs approches ESG (environnement, social et gouvernance).

Un an après son lancement, le fonds d’investissement de 300 millions de dollars lancé par Innocap et Finance Montréal et créé au bénéfice de l’écosystème québécois de la finance durable poursuit donc sur sa lancée.

« La sélection de ces gestionnaires souligne la réussite des engagements du Fonds Investi. Le Fonds joue un double rôle : il stimule le développement économique et renforce le secteur financier québécois. Le mouvement de la finance durable gagne en importance au Québec, et nous en avons une nouvelle preuve. Et d’autres bonnes nouvelles suivront. J’encourage tous les professionnels de l’investissement à participer à cette initiative essentielle pour garantir un avenir durable », affirme Jacques Deforges, directeur général de Finance Montréal.

Innover en finance durable

Le Fonds Investi cherche également à favoriser l’émergence de stratégies d’investissement innovantes et durables en créant un espace sécuritaire de discussions où les investisseurs échangent sur les enjeux qui occupent le secteur financier et les solutions à y apporter.

Les membres des comités d’Investi se pencheront d’ailleurs sur les investissements dans les activités liées à l’extraction, la distribution, le stockage des énergies fossiles et la transition énergétique.

L’article Fonds Investi : qui a été choisi pour gérer les premiers mandats de titres à revenu fixe? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les conseillers et les gestionnaires de fonds sont prêts pour T+1 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-conseillers-et-les-gestionnaires-de-fonds-sont-prets-pour-t1/ Fri, 24 May 2024 12:15:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100939 Il est possible de réduire les risques en raccourcissant le cycle de règlement, déclare le responsable du CCMA.

L’article Les conseillers et les gestionnaires de fonds sont prêts pour T+1 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les professionnels de la conformité, de la garde et des opérations de back office ont travaillé d’arrache-pied pour préparer leurs systèmes à la transition vers le règlement des transactions le jour suivant, connu sous le nom de T+1.

En conséquence, les gestionnaires de portefeuille et les conseillers en services financiers estiment que la transition sera relativement fluide.

« À part l’argent qui arrive un jour plus tôt, cela ne change pas grand-chose, affirme Liz Simmie, co-fondatrice de Honeytree Investment Management, une boutique de gestion d’actifs basée à Toronto. Je ne pense pas que la plupart des gens remarqueront [à moins qu’ils ne soient] activement impliqués dans le trading. »

« Nous allons probablement continuer à fonctionner de la même manière, appuie Robert Cavallo, gestionnaire de portefeuille principal, actions nord-américaines, chez RBC Gestion mondiale d’actifs à Toronto. Nous ne rencontrons généralement pas de problèmes de rachat nécessitant des transactions rapides. Nous gardons un bon équilibre de liquidités en main pour couvrir tout problème à court terme. »

Les transactions effectuées au Canada à partir du 27 mai seront réglées en un jour ouvrable au lieu de deux, ce qui sera également le cas pour les transactions effectuées aux États-Unis à partir du 28 mai. (Le 27 mai est un jour férié aux États-Unis et les marchés seront fermés.)

Le 28 mai au Canada et le 29 mai aux États-Unis seront des dates de règlement double, où les transactions des 24 mai et du jour précédent seront réglées.

Le raccourcissement de la période de règlement « est une bonne amélioration du service client, estime Madeline Woodhead, conseillère en gestion de patrimoine chez Financière Banque Nationale — Gestion de patrimoine à St. Catharines, en Ontario. Cela nous permet de finaliser une interaction plus rapidement. »

Robert Cavallo ne compte pas négocier différemment après le changement, sachant que ses fonds disposent d’une liquidité adéquate (2 % à 3 % de liquidités, selon le fonds). « Le jour férié américain a tendance à être une journée calme pour le marché, ajoute-t-il, donc ce n’est probablement pas une journée perturbatrice [pour la transition] — touchons du bois. »

Madeline Woodhead convient que le Memorial Day américain est historiquement calme. Elle ne prévoit pas non plus de négocier différemment. Cependant, elle vérifiera le statut de la transition de règlement si, par exemple, elle recevait l’approbation le 27 mai pour clôturer une succession et devait la liquider ce jour-là. Mais généralement, la plupart de ses clients sont dans des portefeuilles modèles, et « nous pouvons ajuster ce que nous faisons » en matière de trading, souligne-t-elle.

Josh Sheluk, gestionnaire de portefeuille et directeur des investissements chez Verecan Capital Management à Burlington, en Ontario, rapporte n’avoir reçu aucune question de la part des clients concernant T+1. Il sert principalement des retraités, des pré-retraités et des propriétaires d’entreprise.

« Ce n’est pas très pertinent pour la plupart de nos clients, car peu d’entre eux comptent sur leur portefeuille d’investissement pour financer une urgence, où T+1 par rapport à T+2 serait vraiment une considération », explique-t-il.

Josh Sheluk ajoute que, quels que soient les termes du règlement, il structure les portefeuilles des clients pour minimiser le besoin de rachats urgents de titres. « Nous constituons un fonds d’urgence pour les clients, et souvent cela se traduira par une petite somme sur leur compte bancaire où les périodes de règlement sont sans importance », dit-il.

Sam Rook, gestionnaire de portefeuille et associé directeur chez Quintessence Wealth à Toronto, pense que les conseillers en services financiers devraient mettre en place un processus de négociation solide, quelle que soit la durée du cycle de règlement, afin de minimiser les risques.

Ce processus commence par la définition des attentes des clients concernant le délai nécessaire pour les retraits de titres.

« Vous ne voulez pas qu’un client qui a une transaction immobilière qui se règle aujourd’hui vous appelle et dise “J’ai besoin de 200 000 $ maintenant”, constate Sam Rook. Vous voulez que votre client soit prêt à dire : “J’ai une transaction qui se termine et je dois le dire à Sam deux semaines à un mois à l’avance.” »

Sam Rook s’assure également que lorsqu’il vend un titre pour en payer un autre, le règlement est complet avant qu’il ne fasse la deuxième transaction. « Nous attendons toujours que l’argent arrive en premier, plutôt que de le faire et d’espérer pour l’argent, car parfois il se perd », déclare-t-il.

« Une décision de portefeuille d’investissement prise sous la contrainte conduit à des erreurs. »

Le Canada et les États-Unis sont passés à une norme de règlement T+2 en 2017, et ni Madeline Woodhead ni Robert Cavallo ne se souviennent d’incidents à ce moment-là.

« Une grande partie de [la transition] se passe en coulisses. Nous travaillons en étroite collaboration avec notre support de trading, et la communication se fait très facilement, assure Robert Cavallo. S’il y a des problèmes, je ne pense pas qu’il sera difficile de les résoudre en temps opportun. »

Madeline Woodhead se souvient que le résultat du passage à T+2 était positif. Tout le monde était agréablement surpris lorsque les produits d’une vente arrivaient plus tôt que prévu. Elle s’attend à une transition tout aussi fluide cette fois-ci.

Les régulateurs ont décidé de raccourcir le cycle de règlement après les perturbations du marché survenues après le début de la pandémie en mars 2020 — et à nouveau lors de la montée en flèche des actions mèmes en 2021.

« Chaque fois que vous raccourcissez un cycle de règlement, vous réduisez les risques », soutient Keith Evans, directeur exécutif de l’Association canadienne des marchés de capitaux (ACMC), lors d’un webinaire organisé récemment par Credo Consulting L’ACMC coordonne le passage à T+1.

Keith Evans affirme qu’un autre avantage de la période de règlement raccourcie est que les courtiers du côté vendeur peuvent réduire leur garantie affichée d’environ 40 %.

Au 30 avril, L’ACMC estime que plus de 76,5 % des fonds communs de placement qui se règlent actuellement sur une base T+2 passeront à T+1. (Par exemple, tous les fonds communs de RBC GMA passeront à T+1.)

De plus, tous les titres non-fonds qui se règlent actuellement en T+2, tels que les fonds négociés en Bourse (FNB), les actions et les obligations, passeront à T+1. Les bons du Trésor, les fonds monétaires et les options se règlent déjà en T+1 ou moins. Le site web de l’Association canadienne des marchés des capitaux (ACMC) dresse la liste de tous les actifs qui passeront à T+1 et comprend également une FAQ à l’intention des conseillers.

Liz Simmie suggère que l’indifférence des clients à ce sujet pourrait indiquer que les conseillers en services financiers effectuent leur travail. « Le client de détail moyen paie des conseillers pour comprendre ces choses, rappelle-t-elle. J’utilise toujours une analogie avec le dentiste — je me fiche de savoir combien de jours il faut pour envoyer un objet à un laboratoire dentaire ; c’est le problème du dentiste. »

Quels problèmes pourraient survenir ?

Le taux moyen d’échec des transactions pourrait passer de 2,9 % à 4,1 % après le passage à T+1, prévient Keith Evans. Cependant, les échecs sont plus susceptibles de se produire dans les petites entreprises et avec les courtiers, plutôt qu’avec les dépositaires ou les investisseurs.

Géographiquement, les investisseurs en Europe et en Asie se sont déclarés moins préparés au passage à T+1 qu’en Amérique du Nord, déclare Keith Evans. (Le Mexique et l’Argentine passeront également à T+1 le 27 mai.)

Il ajoute que jusqu’à 51 % des exceptions de trading devraient être traitées manuellement après le passage à T+1, avec une utilisation maximale de la remédiation manuelle pour le prêt de titres et l’ouverture de comptes.

Josh Sheluk n’est pas trop préoccupé.

« On pourrait nous dire demain que le règlement est revenu à T+3, et nous nous en sortirions », assure-t-il. Si quelque chose ne va pas avec T+1, « la seule chose que nous devons vraiment savoir en arrivant au bureau ce jour-là est : “Quelle est la période de règlement ?” »

Avant la transition, l’ACMC recommande aux équipes de conformité et d’exploitation de revoir leurs besoins de liquidité et de mettre en place un plan de continuité des activités. Après la transition, l’organisation recommande de revoir les comptes clients ayant des titres à la fois en T+1 et en T+2 et de rechercher des effets négatifs inattendus.

L’ACMC indique également qu’un gestionnaire de fonds communs de placement à T+2 pourrait choisir de passer à T+1 après le 27 mai, et vice versa. « Bien qu’il soit plus probable que les fonds T+2 passent plus tard à T+1 que de passer de T+1 à T+2, dans les deux cas, les gestionnaires de fonds doivent faire connaître le changement largement et publiquement aux courtiers, aux conseillers et aux plateformes en ligne », a déclaré l’organisation dans sa FAQ.

Selon un rapport de Moody’s, les gestionnaires d’actifs des marchés à T+2 qui souhaitent accéder aux marchés à T+1 devront financer les ordres d’achat un jour avant que leurs clients ne soient tenus de déposer des fonds auprès du gestionnaire, ce qui entraînera pour eux des risques de liquidité supplémentaires.

L’article Les conseillers et les gestionnaires de fonds sont prêts pour T+1 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un centre dédié au financement de la biodiversité s’établira à Montréal https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/un-centre-dedie-au-financement-de-la-biodiversite-setablira-a-montreal/ Fri, 24 May 2024 12:15:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100870 SOMMET FD 2024 - En collaboration avec les Nations Unies.

L’article Un centre dédié au financement de la biodiversité s’établira à Montréal est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Montréal accueillera au cours des prochains mois un centre spécialisé dans le développement de solutions financières innovantes afin d’appuyer la préservation de la biodiversité.

Cette nouvelle ressource, dont l’annonce a été faite en marge de la 4e édition du Sommet de la finance durable, tenu à Montréal les 14 et 15 mai, sera chargée de concevoir des mécanismes financiers afin d’encourager l’investissement dans des solutions basées sur la nature, tels que les crédits de biodiversité et les modèles d’investissement à impact.

Il regroupera sous un même toit des expertises dédiées au financement de la biodiversité afin d’aider les décideurs publics, les institutions financières et les entreprises à adopter des pratiques durables et à répondre à la demande croissante de solutions pour protéger la nature et la biodiversité.

Le projet est appuyé par les Nations Unies via l’UNEP FI, l’Initiative Finance du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, qui fournira son expertise technique à Finance Montréal pour l’implantation du centre. L’organisation présentera un plan directeur au cours des prochains mois.

Le Centre se concentrera sur cinq objectifs:

  • Développer et promouvoir la finance dédiée à la biodiversité
  • Élaborer des solutions innovantes fondées sur la nature
  • Faciliter le partage de connaissances et l’accroissement des capacités
  • Influencer les politiques et les dynamiques de marché pour une économie durable
  • Renforcer les partenariats d’impact global avec des institutions financières internationales, des organisations environnementales et le secteur académique.

Cette initiative vise à répondre à l’appel à l’action lancé lors de la COP15, avec la signature du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, qui vise à stopper et inverser la disparition d’espèces animales et végétales de la surface de la planète. Il comporte plusieurs cibles mondiales à atteindre dès l’horizon 2030 en vue de la protection et de l’utilisation durable de la biodiversité. Il est assorti d’un financement de 700 milliards de dollars américains par an à l’échelle mondiale.

L’article Un centre dédié au financement de la biodiversité s’établira à Montréal est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Cour rejette la contestation de la règle de divulgation ESG de la SEC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-cour-rejette-la-contestation-de-la-regle-de-divulgation-esg-de-la-sec/ Fri, 24 May 2024 12:15:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100880 Les États n’ont pas établi qu’ils avaient qualité pour s’opposer à la règle.

L’article La Cour rejette la contestation de la règle de divulgation ESG de la SEC est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un tribunal américain a rejeté une contestation des règles proposées par la Securities and Exchange Commission (SEC), qui exigent que les fonds d’investissement divulguent leurs votes sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

La Cour d’appel du cinquième circuit des États-Unis a rejeté une contestation des États du Texas, de la Louisiane, de l’Utah et de la Virginie-Occidentale concernant une nouvelle règle de la SEC exigeant que les fonds divulguent leurs votes par procuration sur les questions ESG, qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet.

Au cours de la période d’élaboration de la règle, certains États ont fait valoir que l’obligation de divulguer les votes des fonds sur les questions ESG pourrait permettre aux activistes de faire pression sur les fonds pour qu’ils votent en faveur de mesures ESG, ce qui pourrait amener les gestionnaires de fonds à enfreindre leurs obligations fiduciaires.

Les États ont fait valoir qu’ils avaient qualité pour contester la règle au motif qu’en tant qu’investisseurs, ils souffriraient si la règle était autorisée à entrer en vigueur. En outre, ils ont fait valoir qu’ils devraient avoir qualité pour défendre le bien-être économique de leurs citoyens.

La Cour a statué contre les États.

En fin de compte, le tribunal a estimé que la possibilité que les investisseurs soient confrontés à des coûts plus élevés en raison d’une charge réglementaire accrue était spéculative. « La preuve que les fonds puissent augmenter les coûts pour les investisseurs est trop hypothétique pour étayer une demande de qualité pour agir », tranche la Cour.

En outre, « les États n’ont pas apporté de preuves suffisantes que les fonds répercuteront effectivement les coûts sur les investisseurs », continue-t-elle.

Les États ont également fait valoir que la règle nuirait aux industries pétrolières et gazières au Texas en permettant aux activistes de forcer plus facilement les fonds à se désinvestir des producteurs d’énergie, mais la Cour a rejeté cet argument.

« En l’absence de preuves supplémentaires de l’impact économique de l’exigence de catégorisation sur les citoyens du Texas, nous n’avons pas besoin de déterminer si l’État peut intenter une action en justice contre le gouvernement fédéral pour ces motifs », peut-on lire dans la décision de la Cour.

Celle-ci poursuit en indiquant que les États pourraient déposer à nouveau leur action s’ils apportent des preuves plus solides, et note que la divulgation supplémentaire pourrait ne pas profiter uniquement aux positions en faveur de l’ESG.

« Certes, les États qui ont introduit cette requête pensent probablement que la SEC a promulgué cette règle afin de [favoriser] un aspect de ces controverses sociales. Mais la loi des conséquences involontaires nous enseigne que toute règle peut avoir des effets imprévus », peut-on lire dans la décision.

L’article La Cour rejette la contestation de la règle de divulgation ESG de la SEC est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les échanges prêts pour T+1 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-echanges-prets-pour-t1/ Fri, 24 May 2024 10:21:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101008 Les taux d’échec s’améliorent globalement dans un cycle de règlement raccourci.

L’article Les échanges prêts pour T+1 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les principales bourses du Canada sont prêtes pour la transition de lundi vers le règlement des transactions le lendemain.

« Le marché a fait un travail remarquable pour se préparer dans toute l’industrie, affirme Steve Everett, responsable de l’innovation post-transactionnelle chez TMX Group. Du point de vue des changements de systèmes, tout est prêt de notre côté. »

L’expert mentionne que ce week-end impliquera des tests finaux, puis le déploiement des changements. « La journée de règlement commence en fait le dimanche, rapporte-t-il, donc à partir de dimanche, tout sera en place. »

Joacim Wiklander, président et chef de la direction de Cboe Canada, assure que Cboe Canada était prêt depuis la fin de 2023.

« Nous avons dû fournir des installations pour les tests en janvier afin que le reste de l’industrie puisse effectuer ses tests », explique Joacim Wiklander. Il a ajouté que Cboe effectue généralement des changements de logiciels les week-ends pour minimiser les perturbations, donc la date d’entrée en vigueur de lundi correspond à leur processus existant.

« Je sais que c’est un grand changement pour l’industrie — je ne veux pas le minimiser — mais de notre point de vue, c’est en fait un changement relativement mineur », confie Joacim Wiklander.

Les transactions effectuées au Canada le 27 mai et après se régleront en un jour ouvrable au lieu de deux, de même pour les transactions effectuées aux États-Unis le 28 mai et après. (Le 27 mai est un jour férié aux États-Unis et les marchés seront fermés.)

Le 28 mai au Canada et le 29 mai aux États-Unis seront une double date de règlement, où les transactions des 24 mai et des jours précédents seront réglées.

Cependant, l’Europe et l’Asie ne passeront pas au T+1. En raison de ce décalage et du changement en général, Steve Everett estime qu’il « pourrait y avoir une augmentation initiale des échecs [de transactions] ; il pourrait y avoir une période pendant laquelle le marché s’habitue aux choses et où différentes régions rattrapent leur retard, en particulier autour des changes. » Les échanges de devises étrangères se règlent sur une base T+2.

Cependant, ce défi à court terme devrait entraîner un gain à long terme. « Les taux d’échec finissent par s’améliorer dans un cycle de règlement raccourci, promet Steve Everett. Ce que l’histoire nous montre, c’est que tous les indicateurs s’améliorent un an ou deux après avoir raccourci un cycle de règlement. » Le Canada et les États-Unis sont passés à une norme de règlement T+2 en 2017.

D’autres domaines de risque incluent les transactions de prêt de titres et les créations et rachats d’unités de fonds négociés en Bourse (FNB).

Le prêt de titres implique souvent plusieurs parties, et le J+2 laisse suffisamment de temps — en moyenne, 19 heures, selon Steve Everett — pour résoudre les problèmes et, si nécessaire, rappeler un titre à temps pour le règlement. Les communications de rappel se font généralement par téléphone ou par courriel.

Steve Everett explique qu’avec le T+1, la fenêtre moyenne pour résoudre les problèmes passe à quatre heures.

En réponse, le TMX et l’Association canadienne du prêt de valeurs mobilières ont créé une plateforme qui automatisera les rappels de prêt de titres. La plateforme est en phase de test et devrait être opérationnelle cet été.

Quant aux FNB, même s’ils passent à un règlement T+1, leurs titres sous-jacents peuvent ne pas tous se régler pendant les mêmes délais, en particulier les titres européens et asiatiques. Cela rend le processus de création et de rachat plus difficile.

« C’est tout à fait soluble ; cela ajoute simplement une complexité opérationnelle pour les émetteurs de fonds », déclare Joacim Wiklander.

Steve Everett rapporte que les préparatifs pour le T+1 ont incité les entreprises de toute l’industrie à augmenter leurs niveaux d’automatisation et à renforcer leurs processus de négociation.

« Du point de vue de la résilience de l’industrie, le T+1 a vraiment été bénéfique pour atteindre ces deux objectifs, dit-il. La grande difficulté avec le T+1, c’est qu’il réduit votre temps de réaction. […] Vos processus doivent être meilleurs ; votre capacité à prendre des décisions doit être meilleure. »

Après le 27 et 28 mai, le travail n’est toutefois pas terminé. Steve Everett assure qu’environ un tiers des initiatives liées au T+1 se dérouleront après le changement, ce qui inclura la surveillance et la résolution des échecs de transactions.

Selon l’Association canadienne des marchés financiers, qui coordonne le passage au T+1, une enquête de janvier 2024 a révélé que le taux moyen d’échec des transactions pourrait passer à 4,1 % contre 2,9 % après le changement.

« C’est un très bon objectif d’essayer de réduire les taux d’échec le plus possible », souligne Steve Everett.

Un passage réussi au T+1 amplifiera probablement les appels en faveur du règlement le jour même, selon Joacim Wiklander. Et réduire le règlement en général est positif. « C’est simplement une utilisation plus efficace du capital lorsque les choses ne sont pas bloquées dans les systèmes de règlement », analyse-t-il.

Le site web du Canadian Capital Markets Association (CCMA) dresse la liste de tous les actifs qui passeront à T+1 et comprend également une FAQ à l’intention des conseillers.

L’article Les échanges prêts pour T+1 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un contact de confiance rétablit la communication après l’escroquerie d’un client https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/un-contact-de-confiance-retablit-la-communication-apres-lescroquerie-dun-client/ Thu, 23 May 2024 10:31:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100897 DÉVELOPPEMENT - Un conseiller partage son expérience et ses conseils.

L’article Un contact de confiance rétablit la communication après l’escroquerie d’un client est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Sue Foley est plus que consciente de l’importance d’une personne de confiance, étant donné que ses clients — un couple marié — ont été victimes d’une fraude et n’ont pas pu être joints facilement.

« Ce fut une véritable révélation », confie Sue Foley en évoquant cette expérience éprouvante, qui lui a fait prendre conscience de la nécessité d’avoir des personnes de confiance sur qui compter. Sue Foley est planificatrice financière chez Hartry Foley Financial à Waterdown, en Ontario.

Dans le cadre des exigences accrues en matière de connaissance du client, les conseillers doivent prendre des « mesures raisonnables » pour obtenir de leurs clients le nom et les coordonnées d’une personne de confiance. Les conseillers doivent également obtenir l’autorisation écrite du client de communiquer avec la personne de confiance au sujet d’une éventuelle exploitation financière ou de préoccupations concernant une incapacité mentale, ou de s’enquérir des coordonnées du client ou de celles de son représentant légal.

La règle similaire proposée par FP Canada pour les planificateurs financiers faisait partie d’une consultation qui s’est achevée en décembre dernier. L’organisme de certification publiera bientôt une mise à jour de ses normes de responsabilité professionnelle pour tenir compte de la consultation, informe un porte-parole de FP Canada via courriel.

Sue Foley a récemment reçu un appel téléphonique en soirée d’un numéro qu’elle n’a pas reconnu. Le couple, ses clients, téléphonait de la maison d’un voisin et a dit à Sue Foley que l’identité de la femme avait été volée et que leur compte bancaire avait été compromis. La femme avait reçu l’ordre de ne pas utiliser son ordinateur, son courrier électronique ou son téléphone portable.

Au cours de cette brève conversation, Sue Foley leur a dit que la banque devrait imposer des restrictions sur le compte jusqu’à ce que le problème soit résolu, et le couple a déclaré qu’il la recontacterait dès qu’il en saurait plus.

Le lendemain, Sue Foley, dont le courtier est Worldsource Financial Management a contacté son responsable de la conformité pour obtenir des conseils. Mais il n’y avait aucun moyen d’informer facilement le couple des prochaines étapes, et Sue Foley a reçu un message suspect provenant apparemment du couple.

« J’ai besoin d’appeler la personne de confiance », a affirmé Sue Foley au responsable de la conformité.

Les clients avaient désigné leur gendre comme tel, en donnant à Sue Foley son numéro de téléphone professionnel. Lorsque l’experte a appelé le gendre et expliqué la situation, il s’est interrogé sur son identité, étant donné qu’elle n’avait pas son numéro personnel.

Le téléphone s’est ensuite tu.

« Le contact de confiance m’a raccroché au nez, se souvient Sue Foley. Cela n’a pas fonctionné comme prévu. »

Cependant, l’appel de Sue Foley a incité le gendre à faire les deux heures de route pour se rendre chez ses beaux-parents. Une fois sur place, il a appelé Sue Foley pour s’excuser.

« Je comprends », a-t-elle répondu, rappelant qu’elle ne savait pas si elle devait se fier au texte qu’elle avait reçu un peu plus tôt.

Une fois la communication établie, Sue Foley a pu s’entretenir plus en détail avec les clients. Elle leur a demandé qui les avait informés que leur compte bancaire était compromis et qu’ils ne devaient pas utiliser leur téléphone ou leur messagerie électronique. Le couple a répondu que l’information était contenue dans un courriel et qu’il avait également été informé que sa femme recevrait un nouveau numéro d’assurance sociale.

Sue Foley leur a dit qu’ils avaient affaire à des escrocs. « Ils se sont liés d’amitié avec vous, leur a-t-elle expliqué, et maintenant ils vont essayer de tout obtenir. Elle leur a dit d’appeler la police, et le gendre est resté avec eux pendant qu’ils le faisaient. »

Le rétablissement du compte bancaire compromis a pris environ une semaine. Les actifs du compte avaient été placés sous séquestre pour les protéger, et les paiements du compte avaient été suspendus, rapporte Sue Foley. Le courtier d’assurance des clients et d’autres prestataires de services financiers ont été informés de la fraude, de même que les agences d’évaluation du crédit.

Depuis l’incident, Sue Foley a déclaré qu’elle demandait à ses clients de dire à leur personne de confiance qu’ils avaient été nommés à ce poste.

Dans un courriel, Natasa Morfesis, responsable de la conformité chez Worldsource Financial Management et Worldsource Securities souligne que la documentation de l’entreprise pour l’ouverture et la mise à jour des comptes comprend un accusé de réception du client, lorsque les informations de la personne de confiance sont collectées, indiquant qu’il a informé la personne de confiance que ses informations ont été fournies à l’entreprise.

Sue Foley indique que certains clients ont désigné leur conjoint comme personne de confiance. Elle leur suggère maintenant de nommer quelqu’un d’autre, étant donné que dans des cas comme celui-ci, le contact avec les deux conjoints peut être rompu (Sue Foley confie qu’elle se serait rendue elle-même au domicile du couple si cela s’était avéré nécessaire). Un client qui traverse un divorce ou une séparation difficile aurait également intérêt à ce que la personne de confiance ne soit pas l’époux, fait-elle également remarquer.

Si un client a déjà refusé de fournir des informations sur la personne de confiance, les conseillers doivent lui redemander, à chaque mise à jour de la connaissance du client, s’il souhaite fournir ces informations, déclare Natasa Morfesis.

Outre les discussions sur la personne de confiance, Sue Foley aborde la question de la protection contre la fraude avec ses clients. « Chaque fois que je fais une mise à jour, j’en parle. »

L’article Un contact de confiance rétablit la communication après l’escroquerie d’un client est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Changements au sein de l’équipe de direction de la BN https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/changements-au-sein-de-lequipe-de-direction-de-la-bn/ Thu, 23 May 2024 10:31:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100844 NOUVELLES DU MONDE – William Bonnell prendra sa retraite cette année.

L’article Changements au sein de l’équipe de direction de la BN est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Jean-Sébastien Grisé, actuellement premier vice-président et chef du crédit, prendra la relève de William « Bill » Bonnell, premier vice-président à la direction, Gestion des risques, et chef de la gestion des risques (CGR), et se joindra à l’Équipe de direction de la Banque, car celui-ci prendra sa retraite le 1er novembre 2024.

William « Bill » Bonnell, qui possède une grande expérience dans le domaine de la gestion du risque de crédit et de marché, travaille au sein de la Banque Nationale depuis 2001. Durant ces 23 années, il a occupé de nombreux postes de direction dans la gestion des risques de crédit, la négociation pour compte propre et la gestion des risques de marché au sein de l’institution.

Il a également siégé en tant que président du conseil d’administration de la Risk Management Association et de l’International Financial Risk Institute et a été membre du conseil d’administration de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

« Au nom du Conseil d’administration et de l’Équipe de direction, je tiens à exprimer à Bill toute notre reconnaissance pour ses importantes contributions à la Banque durant ses 23 années parmi nous ainsi qu’à notre industrie pendant l’ensemble de sa carrière. En qualité de CGR, pendant les 12 dernières années, Bill a joué un rôle crucial en perpétuant notre solide culture de gestion des risques et en nous guidant à travers chaque stade des cycles économiques. Je me réjouis de pouvoir bénéficier de son expertise et de ses conseils avisés d’ici sa retraite bien méritée », affirme Laurent Ferreira, président et chef de la direction de la Banque Nationale.

Dans le cadre de son nouveau rôle, Jean-Sébastien Grisé sera responsable de la supervision de la gestion des risques financiers et non financiers à l’échelle de la Banque Nationale et dirigera les fonctions de Gestion des risques et de Conformité.

« J’ai le plaisir de souhaiter la bienvenue à Jean-Sébastien au sein de l’Équipe de direction comme chef de la gestion des risques, après près d’une dizaine d’années d’étroite collaboration. Son expertise et sa compréhension approfondies de la Banque et de son environnement de risque, jumelées à sa vision stratégique et son leadership rassembleur, seront des atouts précieux dans ses nouvelles fonctions », précise Laurent Ferreira.

À noter que même si William « Bill » Bonnell prendra sa retraite début novembre, il restera toutefois actif au sein de l’institution à titre de conseiller stratégique pour une période de transition.

L’article Changements au sein de l’équipe de direction de la BN est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Quand est-il possible de vendre un actif avant le 25 juin ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/quand-est-il-possible-de-vendre-un-actif-avant-le-25-juin/ Thu, 23 May 2024 10:31:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=100941 Attendre jusqu’à la dernière minute est une mauvaise idée, selon les experts fiscaux.

L’article Quand est-il possible de vendre un actif avant le 25 juin ? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Si vous espérez vendre des actifs avant la date de mise en œuvre du nouveau régime des gains en capital le 25 juin, techniquement, vous avez jusqu’à 23 h 59, heure locale, le 24 juin pour le faire.

Mais attendre la dernière minute est une mauvaise idée.

« La recommandation serait : ne pas tomber dans ce genre de scénario où vous êtes à quelques heures de la date limite, et où le fuseau horaire où le contrat se déroule pourrait poser problème », explique Christopher Ellett, avocat fiscaliste chez Moodys Tax Law à Vancouver.

Le gouvernement propose d’augmenter le taux d’inclusion des gains en capital le 25 juin à deux tiers au lieu de la moitié pour toutes les sociétés et fiducies, ainsi que pour toute personne dont les gains en capital dépassent 250 000 $ par an. En conséquence, certaines personnes peuvent souhaiter vendre des actifs avant le 25 juin afin qu’ils soient soumis au taux d’inclusion de 50 %.

En ce qui concerne le moment de la vente, Christopher Ellett souligne que les contrats de vente commerciale tendent à spécifier une heure et une date de clôture pour éviter toute ambiguïté.

« Dans ce cas, vous pouvez essayer de fixer [la clôture] dans une certaine juridiction, lieu et heure, ce qui est généralement respecté, dit-il. Mais il y a des situations de fait où il est laissé à l’interprétation quant à l’endroit exact où la clôture réelle a eu lieu. »

Kenneth Keung, directeur des conseils fiscaux canadiens chez Moodys Tax à Calgary, assure qu’un contrat écrit n’est pas nécessaire pour qu’une vente soit effective.

« Un contrat peut être oral. La clé est quand la propriété est transférée », précise-t-il, expliquant que la possession, l’utilisation et le risque doivent être transférés. Critiquement, l’acheteur doit également payer pour la propriété, rappelle-t-il, ce qui est appelé contrepartie.

« Dans ce cas, je suis capable de documenter notre accord par la suite, en disant ce qui s’est passé le 24 juin. Ce que je ne peux pas faire, c’est de dire le 1er juillet, “Je veux vous vendre ce stylo. Faisons semblant que je vous l’ai vendu le 24 juin” », propose Kenneth Keung.

Christopher Ellett met en garde contre le fait que dans de nombreuses provinces, les transferts de terrains nécessitent un accord écrit, « il faut donc regarder comment chaque province interprète cela. »

Christopher Ellett reconnaît également que certains contribuables pourraient déclarer une date de cession plus favorable que celle qui s’est réellement produite, ce qui serait une erreur. Ils peuvent penser, « Est-ce que l’Agence du revenu du Canada va vraiment examiner tous ces gains déclarés en 2024 pour déterminer ce qui est avant et après le 25 juin ? » Quoi qu’il en soit, souligne-t-il, « c’est un gros problème administratif pour l’ARC. »

En ce qui concerne les titres négociables publiquement, le Canada et les États-Unis passeront à une réglementation des transactions le lendemain le 27 mai et le 28 mai, respectivement. Par conséquent, le dernier jour de négociation pour une réglementation le lundi 24 juin sera le vendredi 21 juin.

Kenneth Keung rappelle que l’ARC considère généralement qu’une vente a eu lieu à la date de règlement, et non à la date de négociation. « C’est parce qu’une cession n’a lieu que lorsque le vendeur a droit aux produits [c’est-à-dire] au règlement », explique-t-il.

Kenneth Keung recommande de ne pas attendre jusqu’à la dernière minute. La date de règlement « ne dépend pas de vous », prévient-il, car des événements imprévus peuvent retarder le processus, surtout si les institutions financières sont submergées de demandes de transaction.

Par exemple, de nombreuses institutions financières recommandent de passer des ordres quelques jours avant la date limite de cotisation au REER pour la même raison.

Le 24 juin est également la Saint-Jean-Baptiste, un jour férié au Québec. Les banques et autres institutions seront fermées dans la province, les contribuables doivent donc planifier en conséquence.

Si un contribuable conclut un accord de vente de biens avant le 25 juin, mais que la clôture se produit le 25 juin ou après, Kenneth Keung et Christopher Ellett estiment que le gouvernement est susceptible de considérer la date de clôture comme la date de la transaction.

« Parce que le ministère des Finances nous a donné un délai de mise en œuvre retardé de dix semaines, je doute qu’ils… étendent l’ensemble du régime » pour les contrats signés mais non conclus avant le 25 juin, explique Kenneth Keung. « C’est ce que je pense. »

Jusqu’à ce qu’un projet de loi soit déposé, les contribuables et leurs conseillers doivent se fier entièrement à la déclaration de 425 mots sur le taux d’inclusion des gains en capital dans le budget fédéral de 2024. Le projet de loi peut également changer à mesure qu’il est débattu à la Chambre et au Sénat.

« Ce ne serait pas le premier exemple de projet de loi proposé pour être déjà en vigueur, et qui n’a pas été promulgué », indique Kenneth Keung.

Plus tôt ce mois-ci, l’Association du Barreau canadien et les Comptables professionnels agréés du Canada ont demandé au gouvernement de permettre aux contribuables de déclencher des gains en capital sans avoir à vendre de biens, ce qu’on appelle une disposition réputée.

Dates clés

Vendredi 21 juin :

  • Dernier jour de négociation sur les marchés canadiens et américains pour un règlement le 24 juin.
  • Dernier jour de séance prévu pour la Chambre des communes avant les vacances d’été, et un jour de séance possible pour le Sénat. Il s’agit du dernier jour où les deux chambres du Parlement peuvent siéger avant la date d’entrée en vigueur du 25 juin. (Il n’est pas prévu que le Sénat siège le 24 juin).

Lundi 24 juin :

  • La Saint-Jean-Baptiste, qui est un jour férié au Québec. Les banques et autres institutions sont fermées dans la province.
  • Les marchés canadiens et américains sont ouverts.
  • Dernier jour de la Période 1 (qui couvre les gains et les pertes en capital réalisés avant l’augmentation du taux d’inclusion).

Mardi 25 juin :

  • Le taux d’inclusion passe à deux tiers au lieu de la moitié sur les gains en capital supérieurs à 250 000 dollars réalisés annuellement par les particuliers, et sur l’ensemble des gains en capital réalisés par les sociétés et les fiducies.
  • La Période 2 commence, qui couvre les gains et les pertes en capital réalisés le jour même de l’augmentation du taux d’inclusion.

Nous mettrons à jour cet article au fur et à mesure des nouvelles informations.

L’article Quand est-il possible de vendre un actif avant le 25 juin ? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>