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21 décembre : fin du monde ou journée rentable ?

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PLANÈTE FINANCE - Difficile de faire l'impasse sur la date d'aujourd'hui tant la fin du monde est devenue un véritable marché.

Alors qu'en Amérique latine, le calendrier maya annonce la fin d'une ère et que certaines populations célèbrent tout bonnement la fin du monde, rapporte The Globe and Mail, ailleurs on tente d'en tirer profit.

À Sirince, un petit village de Turquie, la « fin du monde » se présente sous forme d'une opportunité d'affaires. Des adeptes du culte apocalyptique pensent, en effet, que le village turc est l'un des rares endroits dans le monde qui sera épargné par la fin du monde.

Beaucoup de résidents de Sirince y voient plutôt un signe différent: l'afflux de visiteurs offrira un stimulus économique, car ces derniers pourraient dépenser leur argent sur place comme s'il n'y avait pas de lendemain, relate The Wall Street Journal.

Des hôtels dans le village ont été réservés depuis des mois, et certains habitants sont invités à louer des chambres dans leurs propres maisons. Des médias turcs annoncent que des vedettes d'Hollywood se rendront dans la ville ce week-end, ce qui attire des visiteurs toujours plus nombreux et créé aussi une augmentation des prix.


Les autorités locales estiment que plus de 10 000 personnes, dont de grands groupes d'Américains, d'Israéliens et de Japonais, mais aussi des journalistes, seront présents.

Les Turcs ont donc décidé de lancer des produits directement en lien avec la fin du monde. Un producteur de vin compte vendre ses 6 000 bouteilles du « vin de l'Apocalypse ». D'autres vont pouvoir se régaler d'un thé baptisé « dernière goutte », acheter des pendentifs avec des symboles mayas, mais aussi des t-shirts estampillés « Soyez prêts pour la fin » pour la modique somme de 15 $.

« Bien sûr, nous ne croyons pas que le monde finira, mais c'est une occasion d'affaires incontournable », déclare Serkan Adagume, un capitaine de yacht de 29 ans, qui espère vendre 5 000 t-shirts. « Nous ne savons pas combien de personnes vont venir, mais je veux juste vendre ce genre de choses parce que ça ne vaut rien le lendemain. »

En France, un entrepreneur profite aussi du phénomène, mais pour proposer... des abris antiatomiques. Enzo Petrone ne croit pas au « 21-Décembre », mais il vend des abris antiatomiques depuis 1995, en Suisse, son pays natal, et a monté sa propre affaire en France au mois de mars, écrit le journal Le Monde.

Selon le quotidien français, les clients d'Enzo Petrone ne sont pas « des excités de la fin du monde, des originaux. Ils sont pères de famille, pensent à Fukushima, aux 58 réacteurs nucléaires répartis sur le sol français, au changement climatique, aux guerres... Ils partagent une angoisse diffuse et y répondent de façon pragmatique : par un abri. »

Car depuis des siècles, les annonces de fin du monde ne manquent pas. Pour preuve, The Economist publie des graphiques décrivant que la fin du monde était déjà notée dans les journaux des papes, des prédicateurs ou encore des réformateurs.

Mais finalement la fin du monde, c'est peut-être le cinéma qui en parle le mieux et qui, comme le monde des affaires, y voit une façon d'engranger de nouvelles recettes.


 


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