Finance et investissement - Lourds défis technologiques à relever
Concours
 
See also Investment Executive Mardi 26 septembre 2017 FINANCE ET INVESTISSEMENT en page d'accueil

Finance Investissement

Finance et Investissement.com

Lourds défis technologiques à relever

Envoyer à un ami

1

GUIDE DU MRCC 2 - L'échéancier serré, couplé aux changements importants à apporter aux systèmes d’arrière-guichet et aux documents destinés aux clients, accroît la pression exercée sur les courtiers.

Le principal défi lié à l'entrée en vigueur du Modèle de relation client-conseiller - phase 2 (MRCC2) est de nature technologique, estime Éric Lapierre, associé chez Borden Ladner Gervais.

Il explique cette situation par le nombre considérable de communications informatiques qui seront dorénavant requises entre les firmes.

« Les services d'informatique joueront un rôle central dans la mise en application de MRCC2 », a-t-il dit lors du huitième colloque sur la conformité du Conseil des fonds d'investissement du Québec (CFIQ), en mars dernier.

Sylvain Perreault, chef de la conformité chez Mouvement Desjardins, partage cette opinion.

Malgré le fait que de nombreux membres du service de la conformité se soient consacrés à cette réglementation, Sylvain Perreault considère que les efforts et les investissements liés à la mise en œuvre du MRCC2 « ne concernent pas autant la conformité que les outils technologiques. »

Dans une lettre publiée en avril, Ian Russell, président et chef de la direction de l'Association canadienne du courtage en valeurs mobilières (ACCVM), écrit que la mise en œuvre de MRCC2 repose sur la capacité des sociétés inscrites d'« obtenir dans le format prescrit les informations détaillées sur le portefeuille relatives aux opérations des clients, calculer la valeur et le taux de rendement, et insérer ces informations dans tous les documents pertinents destinés aux clients. »

Traiter des millions d'ordres

Au Canada, les sociétés émettrices, les distributeurs et les intermédiaires financiers sont reliés électroniquement au sein d'un même réseau. Ce réseau permet l'achat, la vente et le transfert réciproque de fonds d'investissement et de titres financiers.

Pour accéder à ce réseau, les différents membres de l'industrie canadienne d'investissement se voient attribuer un code. Par exemple, c'est la société FundSERV qui tient le registre des codes pour l'industrie des fonds communs de placement.

Ce code est propre à chaque société, et permet de l'identifier pour la durée de vie de chacune des transactions qui l'impliquent. C'est le cas des transactions exécutées via le réseau commun et des transactions effectuées manuellement à l'extérieur du réseau, lit-on sur le site Internet de FundSERV.

FundSERV fournit un accès à son réseau électronique interentreprises à plus de 35 000 produits de fonds d'investissement. L'entreprise évalue à environ 150 000 le nombre de transactions quotidiennes enregistrées sur son réseau, précise FundSERV.

Au final, le traitement de l'information récupérée et inscrite au fichier de rapprochement de transactions généré par FundSERV permettra « aux sociétés émettrices de déclarer la bonne séquence de transactions aux distributeurs pour que les distributeurs puissent calculer le rendement prévu dans les rapports qui seront obligatoires en vertu des dispositions du MRCC2 qui entreront en vigueur en 2016 », peut-on lire dans une récente publication de l'ACCVM.

Ce traitement doit aussi permettre « de fournir pour chaque compte, à partir du 22 septembre 2014, les informations sur les commissions de suivi payées par les sociétés émettrices aux distributeurs », est-il également écrit.

Il faut noter que certaines transactions de titres ne sont pas systématiquement exécutées par l'intermédiaire du réseau de FundSERV. Ces transactions sont alors réalisées manuellement. C'est le cas des transactions effectuées de gré à gré ou qui concernent des titres illiquides, comme dans le cas de fonds de capital de risque de travailleurs.

La capacité des sociétés à exécuter le transfert de titres illiquides de comptes clients entre elles préoccupe d'ailleurs Ian Russell, en raison de la difficulté à en évaluer la valeur, écrit-il. Une situation qui ajoute au défi de la transmission des informations.

1
SUR LE MÊME SUJET Guide du MRCC 2 - 14.10.21