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Desjardins décotée si le projet de loi 141 n’est pas adopté?

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Robert Hyrons_123RF Banque d'images

Le Mouvement Desjardins est à risque que des agences de notation réduisent sa cote de crédit si son encadrement législatif ne répond pas aux plus hauts standards internationaux d’encadrement, a mentionné Guy Cormier, président et chef de la direction de Desjardins, devant la commission des Finances publiques de l’Assemblée nationale, jeudi.


Le dirigeant répondait ainsi à une question du ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, sur l'impact potentiel sur la coopérative financière que le Fonds monétaire international accorde une mauvaise note à l'encadrement réglementaire du Québec, lorsqu'il viendra l'évaluer en 2018.

« Comme président, je ne veux pas me réveiller dans quelques années et qu'une agence de notation me dise : ‘‘ Tu as une cote de crédit qui est un peu moins pertinente que certaines autres entreprises à travers le monde parce que tu n'as pas le même encadrement législatif. ‘‘ », a déclaré Guy Cormier.

Si une agence de notation abaissait la note du Mouvement Desjardins, les coûts de financement des activités de l'institution financière pourraient augmenter. Résultat, « concrètement, un consommateur pourrait devoir renouveler son hypothèque au Québec à un taux qui pourrait ne pas être celui qu'il pourrait avoir ailleurs ».

Par ailleurs, Guy Cormier a pressé le gouvernement du Québec d'adopter le projet de loi 141 d'ici le printemps de 2018. Il a également demandé au ministre d'ajuster le projet de loi afin de clarifier les ambigüités que certains groupes y voient.

Guy Cormier indique que ce n'est pas la lecture de Desjardins que « n'importe qui au Québec pourrait conseiller voire même vendre n'importe quoi en produit financier au Québec ».

« S'il y a des besoins de clarification, sur des articles de loi pour régler ce supposé enjeu-là, réglez-les, monsieur le ministre, et mettez-les dans le projet de loi le plus rapidement possible pour qu'on arrête de parler de ça le plus rapidement possible. »

Interpellé à élaborer sur son avis de l'encadrement de la distribution d'assurance par Internet, Guy Cormier a réitéré plus tard ceci : « Je fais abstraction des enjeux techniques, comme une personne qui a des problèmes avec sa tablette. Si quelqu'un parle au téléphone avec Desjardins, et ça devrait être de même partout dans l'industrie, la personne devrait être certifiée. Notre compréhension est que c'est prévu comme ça. S'il y a des dispositions dans le projet de loi qui ne sont pas claires, rendez-les plus claires. Pour qu'une personne offre des services financiers au Québec, il faut que cette personne soit certifiée. »

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