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Cryptomonnaies: les Canadiens ont été arnaqués de 1,7 M$

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Des arnaques impliquant des cryptomonnaies comme le bitcoin ont coûté 1,7 M$ aux Canadiens depuis le début de l'année, soit plus du double du montant de 2016.


Le Centre antifraude du Canada ajoute que c'est cinq fois plus qu'en 2015, quand les Canadiens avaient perdu environ 285 000 $ lors de telles arnaques.

La valeur d'un bitcoin a explosé cette année et surpassait 17 000 $ US la semaine dernière, ce qui fait des cryptomonnaies un appât alléchant pour les fraudeurs.

Dimanche, le bitcoin, faisait d'ailleurs son entrée au Chicago Board Options Exchange (CBOE). Proposé au prix de départ de 15 000 $, « Vers 23h20 GMT, le prix de la monnaie virtuelle, le bitcoin, montait à 15 940 dollars l'unité pour le contrat à terme dont le règlement est prévu le 17 janvier, rapporte Ouest France. Cet instrument financier permet de parier sur l'évolution et l'avenir de la monnaie virtuelle et c'est la première opportunité officielle pour les investisseurs professionnels d'investir dans le bitcoin dont ils se méfient à cause de son absence de régulation et de son manque de transparence ».

Les forces de l'ordre de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta ont récemment lancé des mises en garde concernant des fraudes qui impliquent des transferts de fonds à l'aide de bitcoins.

Une femme de la Colombie-Britannique a ainsi été arnaquée de 5000 $ en bitcoins quand un faux policier qui semblait utiliser le téléphone cellulaire de son mari lui a réclamé ce montant pour qu'il soit relâché de prison.

Rappelons que plus tôt en décembre, le créateur québécois de la monnaie virtuelle Plexcoin, Dominic Lacroix, un résidant de Québec, a écopé d'une peine de prison de deux mois pour avoir poursuivi son projet malgré une interdiction prononcée par le Tribunal administratif des marchés financiers (TAMF). M. Lacroix et son entreprise, DL Innov inc., proposaient aux investisseurs d'acheter des Plexcoin, présentés comme une solution de rechange au Bitcoin.

Pour l'AMF, ce projet était un « contrat d'investissement » et à ce titre, il devait respecter les règles de la Loi sur les valeurs mobilières. Or, Plexcorps et Plexcoin, qui annonçaient les Plexcoin, n'ont jamais été inscrites auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour agir à titre de courtiers en valeurs, pas plus que Dominic Lacroix.

De même, la Commission des valeurs mobilières (SEC) des États-Unis a obtenu la semaine dernière une ordonnance d'urgence pour geler les avoirs de Dominic Lacroix et de sa conjointe Sabrina Paradis-Royer pour cette même vente de monnaie Plexcoin. Selon des documents déposés aux États-Unis, les millions de dollars ont été récoltés par l'entremise de « déclarations substantiellement fausses ou trompeuses faites par M. Lacroix individuellement ou par le biais d'entités contrôlées par M. Lacroix ».

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