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Quatre actions sous-évaluées dans un marché hors de prix

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Lorsque le Dow Jones a franchi le mur des 22 000 points plus tôt ce mois-ci, il a renforcé la croyance euphorique que les marchés allaient continuer à grimper, malgré des poussées de volatilité épisodiques, comme ils l'ont fait ces dernières années. Toutefois, les évaluations qui battent tous les records rendent la tâche difficile à ceux qui cherchent un point d'entrée ou souhaitent rééquilibrer leur portefeuille. Les gains du Dow Jones et du S&P 500 ont été de près de 12 % du début de l'année au 2 août 2017.


Indéniablement, les évaluations sont importantes. Mais malgré la surchauffe actuelle du marché et la fragilité de l'économie mondiale, il n'est pas nécessairement prudent pour les investisseurs de demeurer liquides en attendant que toute cette hyperactivité se calme.

Il est intéressant de constater qu'au sein d'un océan d'évaluations boursières gonflées on peut encore trouver des îlots d'aubaines dans le vaste univers que couvre Morningstar, comprenant plus de 99 % des firmes de l'Indice S&P 500.

Certains avoirs de qualité supérieure dont il est question dans cet article sont encore extrêmement sous-évalués. Autrement dit, leur cours boursier est considérablement plus faible que leur estimation de juste valeur faite par les analystes de Morningstar. Ces actions sont des entreprises durables qui offrent une certaine marge de sécurité, mais bien qu'il n'y ait aucun moyen de savoir comment se comporteront les marchés boursiers à court terme, les analystes de Morningstar ont de bonnes raisons de croire que ces actions recèlent d'un potentiel de hausse à long terme.

Stericycle (SRCL) est le plus grand fournisseur américain de traitement réglementé des déchets médicaux pour les hôpitaux et les compagnies pharmaceutiques, ainsi que pour les cabinets médicaux et dentaires. Ses activités dans le monde s'étendent à l'Amérique latine, l'Europe, la Corée du Sud, l'Irlande et le Japon, qui représentent conjointement près de 20 % de son revenu total. La compagnie offre aussi des plateformes de gestion du risque, comme la gestion des retours et rappels de produits, ainsi que des formations en matière de conformité et de destruction sécurisée de documents.

Stericycle est passée d'une simple société de gestion de déchets médicaux à un vaste fournisseur de services secondaires liés à la conformité et à la gestion du risque. Selon un rapport de Morningstar, « près de 50 % des ventes consolidées de Stericycle proviennent actuellement de la destruction sécurisée de documents et la gestion des déchets non médicaux nocifs. L'ajout de ces services a élargi le marché potentiel de Stericycle bien au-delà du secteur de la santé dans les secteurs industriel, du détail et des services juridiques et financiers. »

La firme a amplement l'occasion d'améliorer à la fois ses résultats nets et bruts en multipliant ses services secondaires et en augmentant son chiffre d'affaires et sa rétention de clients, dit l'analyste de Morningstar Barbara Noverini, qui évalue l'action à 110 $US. « La livraison de services de santé se déplaçant des hôpitaux aux cliniques de soins ambulatoires, Stericycle a le potentiel de transformer sa clientèle à faible marge bénéficiaire en clientèle à forte marge, à la fois à l'échelle nationale qu'internationale », ajoute-t-elle.

Le robuste avantage concurrentiel de Stericycle provient d'une échelle inégalée d'actifs dans la collecte, le traitement et l'élimination de déchets médicaux. Ensemble, ils constituent un avantage de coût et entraînent des coûts de transfert de clientèle.

Mme Noverini projette que la firme fera entrer 4,5 milliards de dollars américains (G$US) de revenus d'ici 2021, à un taux de croissance organique annuelle totale sur cinq ans de 3,7 %, et des marges d'exploitation de milieu de cycle de 20 %.

Allergan (AGN) est une grande compagnie pharmaceutique qui se spécialise dans les produits d'esthétique, d'ophtalmologie, et de santé féminine, gastro-intestinale et du système nerveux central.

La firme a effectué des acquisitions stratégiques afin de devenir un important intervenant dans le secteur pharmaceutique et elle continue d'alléger sa dette et d'utiliser ses liquidités pour effectuer d'autres acquisitions, d'après un rapport de Morningstar. « Son portefeuille diversifié de produits défensifs, sa vaste panoplie et son potentiel de futures acquisitions permettront à Allergan de maintenir une croissance stable de ses bénéfices », d'après le rapport.

Les acquisitions de Warner Chilcott et Forest Labs par Allergan lui ont permis de stimuler son portefeuille de médicaments de marque grâce à une forte présence dans les marchés des soins primaires, à savoir la santé féminine et les traitements gastro-intestinaux, urologiques et du système nerveux. De plus, la forte présence de la firme dans les marchés niches de l'ophtalmologie et de l'esthétique lui offre une grande marge de croissance grâce à des produits défensifs (surtout Botox) et une panoplie attrayante, dit l'analyste des actions de Morningstar Michael Waterhouse, qui estime la juste valeur de l'action à 300 $US.

La compagnie jouit d'un avantage concurrentiel durable grâce à Botox et à « un portefeuille à la pointe de l'industrie dans les marchés spécialisés de l'ophtalmologie et de l'esthétique qui bénéfice de barrières bien plus élevées à l'entrée et encourt un risque plus faible de concurrence générique par rapport à la plupart des produits pharmaceutiques », dit M. Waterhouse.

Les produits novateurs d'Allergan justifient ses prix et lui permettent de conserver une part de marché solide, assortie d'acquisitions et de partenariats qui renforcent le portefeuille. Avec plus de 20 G$US de liquidités, « les acquisitions devraient finir par multiplier les occasions de croissance et augmenter la diversification des produits, ce qui permettra d'atténuer les inquiétudes liées à la perte de brevets », dit M. Waterhouse, qui prévoit une croissance de près de 10 % au cours des quelques années, des marges de flux de trésorerie avoisinant 35 % et une marge de BAIIA d'environ 45 %.

Le plus grand gestionnaire de prestations pharmaceutiques aux États-Unis, Express Scripts (ESRX) occupe une place dominante et essentielle dans l'industrie pharmaceutique américaine. Par le biais de ses pharmacies postales et de son réseau de détaillants pharmaceutiques, la compagnie traite environ 1,4 milliard d'ordonnances par an pour ses clients payeurs.

« Les économies fondamentales de coûts de la compagnie et l'efficacité de ses services, conjuguées à sa taille colossale lui donnent une solide bastille économique, ou avantage concurrentiel durable, d'après un rapport de Morningstar. « Cette position demeurera stable pour les années qui viennent alors qu'augmentera la demande de services de gestion de prestations pharmaceutiques aidant au traitement des ordonnances de ses membres. »

Express Scripts est l'un des trois plus grands gestionnaires de prestations pharmaceutiques (les deux autres étant CVS et UnitedHealth), contrôlant près de 80 % du volume total des ordonnance aux États-Unis. « Cette dynamique permet à ces firmes de négocier directement des rabais sur les médicaments auprès des fabricants, des distributeurs et des chaînes de détaillants », indique le rapport.

Mais plus important encore, « le volume colossal de demandes traitées par Express Scripts lui permet de réduire ses coûts et d'utiliser sa structure du capital peu fournie en actifs pour générer des profits économiques solides », dit l'analyste des actions de Morningstar Vishnu Lekraj, qui évalue la juste valeur de l'action à 89 $US.

De plus, la firme facture les coûts de ventes et les frais généraux et administratifs les plus faibles qui soient et enregistre les plus importants profits d'exploitation par demande. « Ces chiffres se sont traduits par d'énormes profits économiques », dit M. Lekraj, qui prévoit que « la croissance de la clientèle, le volume croissant de demandes par client et la réduction continue des coûts centralisés » mèneront à une croissance des revenus totale de 2,1 % et des marges de profits de 5,5 % au cours des cinq prochaines années.

Le géant médiatique Walt Disney (DIS) produit des films sous les marques populaires de Pixar, Marvel et Lucasfilm. Walt Disney détient des droits sur certains des personnages fictifs les mieux connus dans le monde comme Mickey Mouse, Buzz l'Éclair, Thor et Luke Skywalker. Le conglomérat médiatique détient et exploite également, entre autres actifs, des réseaux médiatiques (ESPN, ABC et la chaîne Disney), des studios de production télévisée, des parcs d'attraction et des centres de villégiature.

ESPN, le joyau de la couronne dans le segment des réseaux médiatiques de Disney, continue à être le nom qui génère le plus de profits, mais la firme exploite avec beaucoup de réussite sa marque Disney, populaire auprès des enfants et des parents. « Au cours des dix dernières années, Disney a démontré sa capacité à monétiser ses personnages et franchises sur plusieurs plateformes : des films, des vidéos maisons, des produits de marchandisage, des parcs d'amusement et des comédies musicales », indique un rapport de Morningstar.

Le réseau ESPN domine la scène du divertissement sportif aux États-Unis grâce à des droits exclusifs sur la ligue nationale de football (NFL) et le football universitaire. « Il profite des frais d'affiliation par abonné les plus élevés de toutes les chaînes câblées et tire des revenus de ses annonceurs qui cherchent à atteindre les hommes âgés de 18 à 49 ans, un groupe démographique clé en matière de publicité », indique l'analyste des actions Morningstar Neil Macker, dont l'estimation de juste valeur de l'action de 134 $US laisse présager un potentiel de hausse considérable.

Pour ce qui est de la production de films, les franchises de Disney continueront de croître à alors que sortiront d'autres superproductions de son studio d'animation et de Pixar, qui ont déjà produit de gros succès comme Histoires de jouets, Les bagnoles et La Reine des neiges, dit M. Macker, qui prévoit que les marges bénéficiaires de la société passeront de de 25,8 % en 2016 à 26,8 % en 2021.

Morningstar prévoit une croissance annuelle des ventes de 3 % pour les réseaux médiatiques, de 6 % pour les parcs d'amusement et les centres de villégiatures et de 3 % pour le segment des films.

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