Précieux dividendes
01.03.2011 - ALEXANDRE LEBRUN*
Dans le contexte actuel où les obligations affichent de piètres rendements et où la volatilité boursière reste élevée, les actions qui versent des dividendes devraient continuer à donner de bons résultats.
L'histoire nous enseigne qu'à long terme, les actions qui versent des dividendes surpassent celles qui n'en versent pas. Une étude menée par la famille de fonds Mackenzie indique que les actions qui versent des dividendes ont rapporté un rendement de 8,3 % par an de décembre 1986 à février 2009, par rapport à seulement 3,9 % pour l'ensemble des titres du S&P/TSX. Pour cette même période, les actions qui ne versent pas de dividendes ont affiché un rendement de - 2,8 %. Il va sans dire que le recul boursier de 2008 a eu d'importantes répercussions sur les données à long terme.
Les actions canadiennes productrices de dividendes sont nombreuses : près de 1 200 à la Bourse de Toronto.
La capacité d'un titre à verser un dividende est le signe de la bonne santé d'une entreprise. Quelle que soit la valeur du dividende, la capacité d'une entreprise à en verser un et à l'augmenter avec le temps fournit une excellente indication de sa qualité, de sa rentabilité et de sa bonne santé financière. Par le versement d'un dividende, les dirigeants prouvent également qu'ils se soucient des actionnaires.
Étant donné que les entreprises qui versent un dividende sont plus solides, plus stables et de meilleure qualité que celles qui n'en versent pas, elles sont aussi moins volatiles et elles peuvent mieux résister en cas de baisse du marché. Le fait que ces titres génèrent des flux de trésorerie réguliers les rend attrayants, même dans un marché à la baisse, car le dividende continue quand même à être versé. Dans ce genre de marché, les investisseurs tendent à trouver refuge dans les entreprises moins volatiles et présentant des caractéristiques de stabilité et de revenu.
Saviez-vous qu'au fil du temps le revenu de dividende est un des éléments les plus importants de la croissance d'un titre ? Pour illustrer ce fait, considérons l'indice américain S&P 500 Dividend Aristocrats, un indice qui suit l'évolution des entreprises du S&P 500 en mesure d'augmenter leur niveau de dividende au cours des 25 dernières années.
Si l'on ne tient pas compte des dividendes versés, l'indice Dividend Aristocrats dégage tout de même un rendement de près de 40 % depuis son lancement en 1990, ce qui est supérieur au rendement du S&P 500. Et si l'on tient compte des dividendes, il affiche un rendement qui surclasse de 330 % le S&P 500. Le tableau 1 montre les rendements du S&P 500 Dividend Aristocrats.
Omega actions privilégiées



