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Votre robot-conseiller est probablement en conflit d'intérêt

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L'émergence de ces systèmes de placement automatisés est née d'un besoin de remplacer des conseillers traditionnels ayant une vue incomplète, parfois même biaisée, du portrait boursier.


Or, ces services robotisés ne sont peut-être pas aussi impartiaux qu'on le soupçonnait : les fonds de placement qui paient déjà les institutions bancaires pour privilégier leurs propres produits pourraient aussi être avantagées par les programmes robotisés de ces mêmes institutions, observe Bloomberg.

Par exemple, en mai dernier, l'institution américaine Morgan Stanley a laissé tomber les fonds négociés en Bourse de Vanguard, reconnue pour ne pas faire de cadeaux aux gestionnaires recommandant ses FNB, au profit de ceux de BlackRock, notamment, qui les paie, elle.

Au total, Morgan Stanley fait affaires avec 120 fonds qui paient la banque pour faire partie de son offre, afin de lancer sous peu un service de robot-conseiller qui aura recours à ces fonds.

Et voici l'avertissement que Morgan Stanley fait publiquement : «c'est un conflit d'intérêt dans la mesure où ces familles de fonds investissent des ressources financières et humaines significatives à des fins de promotion et d'éducation.» Bon à savoir...

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