Selexia et Natcan se réjouissent de leur partenariat
01.01.2009 - Yan Barcelo
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Malgré une des années boursières les plus éprouvantes de tous les temps, les responsables de Selexia et de Nat-can conviennent que le parte-nariat nouveau genre qu'ils ont mis en place il y a 10 mois s'avère un succès.
Selexia s'est détachée de Natcan pour devenir une firme in-dépendante de gestion et a entrepris officiellement ses activités le 1er janvier 2008, mais est res- tée liée à Natcan par un contrat d'exclusivité. Jacques Chartrand, Claude Boulos et Benoît Brillon, les trois responsables de la ges-tion des actions canadiennes de grande capitalisation chez Natcan, ont lancé leur propre firme, Selexia, forts d'une entente qui leur assurait qu'ils pourraient se concentrer uniquement sur leur mandat essentiel : livrer une performance supérieure dans leur champ de spécialisation.
Natcan n'a conservé aucun capital-actions dans la nouvelle firme, les trois associés en étant propriétaires à part entière. Par ailleurs, Selexia s'engageait à être le sous-traitant exclusif de Natcan, tout nouveau client ne lui venant que par l'entremise de celle-ci.
"L'entente nous donne la flexibilité et la tranquillité d'esprit nécessaires pour nous concen-trer sur notre activité principale", juge Jacques Chartrand, qui se rappelle que les tâches administratives chez Natcan accaparaient souvent une partie importante de son temps.
"Jacques est non seulement un bon gestionnaire de portefeuille, mais aussi un bon homme d'af-faires, reconnaît Michael Quigley, premier vice-président et admi-nistrateur chez Natcan. Nous avions tendance à le solliciter pour des choses autres que celles dans lesquelles il excelle."
Le pari a fonctionné, à la satisfaction de tous les joueurs concernés, ajoute Michael Quigley. "Après moins d'un an d'activité, on peut dire que c'est un succès, dit-il. D'abord, notre idée de concentrer leur action dans une firme distincte a fonctionné : leur performance est supérieure par rapport à celle de leurs pairs et à celle du marché. Et ils ont une avance d'au moins 5 % sur le marché. La transition s'est faite en douceur ; aucun client ne nous a quittés parce que des difficultés liées à la création de Selexia l'indisposaient."
Bien qu'inhabituel, le modèle d'affaires des deux firmes n'est pas inédit. Michael Quigley donne l'exemple de Conner Clark & Lunn, de Toronto, qui est organisée sous forme d'une constellation de gestionnaires de portefeuille spécialisés exclusifs à qui CCL fournit les services de soutien administratif : conformité, production de rapports, trading, etc.
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