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PRIMEUR - le Québec est la province où il se créé le moins de valeur ajoutée et le moins de richesse dans les services financiers.

Moins qu'en Alberta, qu'en Ontario et qu'en Colombie-Britannique, révèle notre analyse des données publiées récemment par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

À partir des données sur le PIB et l'emploi de l'industrie Finance et Assurance recueillies dans les quatre provinces canadiennes dotées d'une métropole financière d'envergure, l'ISQ propose un indice qui mesure la valeur ajoutée générée par chaque emploi.

À elles seules, ces quatre provinces ont généré 90 % du PIB de l'industrie financière canadienne en 2011.

Les statistiques montrent que depuis 15 ans, l'industrie financière québécoise génère moins de valeur ajoutée par emploi que ses trois concurrentes canadiennes (graphique 1).

Écarts révélateurs

De 1997 à 2011, le Québec affiche un Indice de la productivité du travail (IPT) moyen de 81,2. L'Ontario, avec un IPT de 121,1, l'Alberta, avec un IPT de 113, et la Colombie-Britannique, avec un IPT de 88,7, dominent la Belle Province.

Au cours de ces 15 ans, le Québec a réalisé son meilleur score en 2000, atteignant alors 86 % de la productivité du travail moyenne au Canada. Le pire rendement, soit 78 %, a été obtenu en 2005.

C'est l'industrie financière canadienne dans son ensemble qui sert de base de comparaison pour la valeur générée par les industries financières de chacune des quatre provinces. Le Canada, qui génère 100 % du PIB de l'industrie et qui représente 100 % de ses emplois, a donc un indice de 100 à partir duquel l'IPT des provinces est calculé.

Ainsi, en 2011, l'industrie financière québécoise générait 17,8 % du PIB de l'industrie canadienne, et comptait pour 22,1 % des emplois. C'est le ratio de ces deux variables (17,8 %/22,1 %) qui lui confère un IPT de 80,5.

Cet indice ne constitue pas une mesure du volume de production de chaque emploi, mais plutôt de la valeur ajoutée produite par ce même emploi, explique le directeur des statistiques des Institutions financières de l'ISQ, James O'Connor.

«Ce que j'ai démontré, c'est qu'on génère moins de valeur par employé au Québec que dans d'autres provinces», dit l'auteur de la compilation statistique.

S'il hésite à faire une analyse plus poussée des données, James O'Connor présente néanmoins quelques observations. «Les différences entre l'IPT de chaque province peuvent être attribuées à la nature des activités» qui sont les plus fréquentes dans chacune des provinces, fait-il valoir.

Par exemple, si l'industrie financière québécoise est davantage caractérisée par les services au détail, pour lesquels la valeur ajoutée est moindre, les provinces où l'industrie est davantage axée sur les grandes transactions financières obtiendront un score beaucoup plus élevé.

Les sièges sociaux sont également une variable importante. L'érosion qu'a subie Montréal à ce chapitre expliquerait en partie le faible résultat du Québec.

D'ailleurs, lorsqu'on compare les données intersectorielles pour le Québec (graphique 2), celles-ci indiquent que l'IPT de l'assurance - une industrie où le Québec compte plusieurs sièges sociaux - est supérieur à celui des valeurs mobilières et des services bancaires.

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