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Les services financiers peinent à recruter

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En 2031, le Québec sera âgé. Tout comme son industrie financière. Ainsi, dans 24 ans, l'âge moyen des travailleurs sera de 44 ans, par rapport à 37 ans aujourd'hui.

Bien plus, si rien ne change, il n'y aura, en 2015, que 80 personnes pour en remplacer 100 qui partiront à la retraite. La pénurie de main-d'oeuvre frappera de plein fouet et le secteur financier sera lui aussi touché.

Voilà le message qu'a livré Sylvie Guerrero, titulaire de la Chaire des compétences de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, lors d'un récent colloque sur les enjeux de la relève dans les services financiers.

Dans une présentation dynamique et fort appréciée des participants, Sylvie Guerrero a rappelé que l'industrie financière québécoise comptait l'année dernière 203800 travailleurs, soit 19,6 % de tous les emplois au Québec. Fait à souligner, 94,5 % des intervenants du secteur financier sont des travailleurs salariés.

À ce chapitre, il y a eu une belle progression puisque le domaine financier québécois employait 178300 personnes en 1996 et 189100 en 2002. La rémunération hebdomadaire moyenne de ces travailleurs est passée de 592,90 $ en 1996, à 664,30 $ en 2002, puis à 720,22 $ en 2005.

Forte demande

La titulaire de la Chaire des compétences prévoit que les emplois qui feront l'objet d'une forte demande au cours des prochaines années sont les agents de centres d'appels, les agents d'assurance, les conseillers financiers et les planificateurs financiers.

"Ce sont des postes qui ont pour caractéristiques communes la relation avec la clientèle et une bonne connaissance des produits financiers. Cela demandera donc d'avoir certaines compétences."

Bien que la pénurie appréhendée de personnel soit inquiétante, Sylvie Guerrero croit que différentes avenues sont possibles pour en atténuer les effets. Elle précise : accroissement de l'immigration et prolongement de la période de travail.

"De façon générale au Québec, nous n'aurons peut-être pas besoin d'autant de monde qu'on le pense actuellement. Certes, il y aura une pression démographique. Si nous réussissons toutefois à faire appel à toutes les ressources, nous pourrons trouver des solutions, comme gérer les fins de carrière (mentorat et coaching) et accroître la mobilité transversale du personnel."

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