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Générer des revenus avec des FNB

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GUIDE FNB - L'offre est vaste. D'où l'importance d'avoir un bon plan pour ses clients.

Vu le vieillissement de la population, de plus en plus de conseillers cherchent des sources de revenus pour leurs clients retraités. Les FNB canadiens axés sur le revenu (income-oriented ETF) permettent de combler ce besoin.

Au 31 décembre 2016, plus de 54 G $ d'actifs étaient investis dans les 184 produits de cette catégorie, rapporte une étude d'Investor Economics. Cela représentait 47 % de l'actif géré total en FNB canadiens. Depuis la fin de 2011, l'actif géré en FNB axés sur le revenu a triplé et le nombre de produits, plus que doublé.

En 2016, ce type de FNB représentait 62 % de la création nette de FNB canadiens, une proportion stable en moyenne depuis cinq ans, selon les données d'Investor Economics. Cette vaste offre multiplie les possibilités pour un conseiller et renforce l'importance d'avoir une bonne stratégie.

Avant toute chose, celui-ci devrait déterminer la répartition en titres à revenu fixe et en actions. Cela dépendra notamment de la tolérance au risque du client et de l'importance du patrimoine accumulé.

«Il faut avoir des conversations franches avec les clients afin de déterminer un taux de décaissement à la retraite qui est réaliste et une répartition d'actif qui permet d'y parvenir. Parfois, la meilleure solution sera de réduire les dépenses du ménage», explique Peter Guay, gestionnaire de portefeuille chez PWL Capital. Ce dernier structure ses portefeuilles en utilisant principalement des FNB qu'il répartit entre trois paniers distincts. Chacun a un rendement espéré et des catégories d'actif qui lui sont propres.

Un panier à revenu élevé

«Le premier panier comprend des titres obligataires de bonne qualité mondialement diversifiés et couverts en dollars canadiens. Celui-ci va permettre de stabiliser le rendement du portefeuille. Le deuxième panier contiendra davantage de titres à revenu élevé et sera une composante plus importante du portefeuille du retraité. Finalement, le dernier panier sera constitué d'actions canadiennes et internationales», indique le gestionnaire.

Dans ce deuxième panier, on retrouve des actions privilégiées à taux révisable, des placements immobiliers mondiaux (REITs), des actions de services publics comme le FNB de BMO ZUT, des obligations américaines à haut rendement et des obligations de pays émergents. Dans le cas des obligations à haut rendement, Peter Guay aime bien le FNB de BMO ZHY et celui de iShares XHY.

«Ces FNB vont permettre à l'investisseur de profiter de la faible corrélation de ces catégories d'actif entre elles et de distributions de revenus relativement stables. Celles-ci devraient osciller entre 5 % et 7 % par année», précise Peter Guay. Le gestionnaire accroît l'efficacité fiscale de ces différentes catégories en mettant, par exemple, les actions privilégiées dans des comptes imposables afin de profiter de la déduction fiscale. Par contre, les obligations à revenu élevé seront investies dans des comptes enregistrés.

«Tous mes clients vont détenir du panier 2, mais selon l'horizon de placement et le taux de décaissement du retraité, on ajustera le pourcentage. Si on décaisse 3 % ou 4 % du portefeuille par année, la pondération du panier 2 serait de 15 %, celle du panier 1 pourrait alors être de 40 %, et le panier 3, de 45 %. Avec un taux de décaissement de 5 % et plus, un retraité pourrait toutefois détenir entre 20 % et 25 % du panier 2», ajoute-t-il.

Un tel pourcentage pourrait gruger le capital à long terme du retraité, mais doit faire partie d'une planification de retraite qui tient la route. «Peu importe les mouvements des marchés, il faut avoir la discipline de s'en tenir au plan financier, aux pondérations choisies et rééquilibrer le portefeuille lorsque c'est nécessaire», rappelle Peter Guay.

«Plusieurs institutions financières vont vendre des fonds communs d'actions axés sur le revenu en se vantant de générer de l'alpha (excédent de performance par rapport aux indices) sous le couvert d'une black box. Il n'y a pas de magie. Quand on creuse un peu, on constate que les catégories d'actif utilisées ressemblent beaucoup à celles qu'on retrouve dans mon panier 2. Par contre, les frais ne sont pas les mêmes», constate le gestionnaire de PWL.

Ajouter des actions privilégiées

Peter Guay aime bien les actions privilégiées et il en a mis 40 % dans son panier à revenu élevé. «D'un point de vue de gestion du risque et dans un contexte de hausse des taux d'intérêt, cette catégorie d'actif est attrayante et devrait mieux performer que les obligations à rendement élevé», croit-il. Ce dernier utilise principalement le FNB de BMO ZPR.

«Les actions privilégiées sont des titres hybrides qui constituent une option intéressante pour les clients qui veulent générer du revenu», renchérit Pat Chiefalo, chef de produits chez iShares Canada, la filiale canadienne de BlackRock, à Toronto. «Notre fonds d'actions privilégiées iShares S&P/TSX (CPD) comprend essentiellement des actions canadiennes à taux révisable», précise-t-il. Si on souhaite une solution plus active qu'indicielle, le FNB de Dynamique (DXP) peut se révéler attrayant, croit-il.

L'option des dividendes croissants

Par ailleurs, les dividendes ordinaires sont aussi à considérer lorsqu'on veut générer des revenus. «Nous aimons bien les FNB d'actions qui sélectionnent des sociétés dont les dividendes croissent au fil du temps (dividend growers)», explique Pat Chiefalo. Ce dernier cite en exemple le CDZ : iShares S&P/TSX Canadian Aristocrats Index. «La méthodologie d'investissement permet de sélectionner des titres dans l'indice qui ont des bilans solides, de bons flux de trésorerie et une croissance du chiffre d'affaires qui permet de générer ces revenus de dividendes.»

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