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Un Québec plus prospère

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Il faut plus d'emplois et de salaires convenables pour atteindre ce but, selon un sondage de l'Association des économistes québécois et Léger Marketing.

Au total, 40 % des économistes québécois et 37 % de la population s'accordent sur le fait que la prospérité réside principalement dans l'abondance de l'emploi et des salaires convenables. C'est ce que révèle le sondage mené auprès de 192 des 592 membres de l'Association des économistes québécois du 20 juin au 4 juillet 2012 et auprès de 1 001 Québécoises et Québécois, en avril dernier.

En revanche, les économistes estiment qu'une société prospère se définit avant tout par l'innovation tandis que les Québécois accordent une plus grande importance à une forte croissance économique. « En somme, les premiers s'intéressent à la cause, les seconds à l'effet », peut-on lire dans le rapport de l'Association.

« Les économistes interrogés sont deux fois plus nombreux que les Québécois (45 % contre 24 %) à estimer que les entreprises privées devraient investir davantage pour moderniser leurs équipements et leurs machines afin d'être plus productives et compétitives et ainsi mieux contribuer à l'atteinte de la prospérité au Québec. De leur côté, les Québécois en général sont plus nombreux (20 % contre 4 % pour les économistes) à croire que c'est en payant plus d'impôts que les entreprises privées pourront mieux contribuer à créer un Québec plus prospère », souligne l'étude. Il faut également mieux redistribuer les revenus pour créer de la richesse au Québec.

Les avis divergent également sur les acteurs qui peuvent contribuer à cette prospérité. Si 46 % des économistes privilégient les entreprises privées, 37 % des Québécois misent sur les citoyens. Les deux groupes relèguent l'État au dernier rang. Ce dernier pourrait améliorer la situation « en adoptant une gestion plus saine des fonds publics », pour 59 % des interrogés.

La santé des finances publiques est d'ailleurs un enjeu de taille. « Si la productivité augmente comme le souhaitent les économistes, cela peut contribuer à 1) accroître la contribution fiscale des entreprises; 2) améliorer la santé des finances publiques; 3) accroître l'accès aux services publics; 4) mieux lutter contre la pauvreté... ce que la population souhaite », explique Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois.

Par ailleurs, 65 % des répondants de l'Association des économistes québécois estime que la situation économique du Québec va se maintenir au cours des trois prochains mois, et 11 % croient qu'elle va s'améliorer.

 

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