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Tendances : Prostitution, sexe au bureau, vasectomie et crise financière

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Tout, mais vraiment tout, peut être attribué à la crise financière. S’il semble logique que les propriétaires de bordel offrent des rabais pour attirer une clientèle devenue plus frugale, il y a-t-il vraiment un lien entre la récession et le port du monokini?

 Selon The Independent, les bordels allemands utilisent de multiples outils de marketing pour maintenir leur chiffre d'affaires, qui a plongé de 30 % à 50 %. Les baisses de prix et promotions abondent. Des navettes gratuites et des tarifs spéciaux pour les personnes âgées et les chauffeurs de taxi composent aussi l'arsenal marketing des marchands de sexe.

Un club de Berlin a même introduit un tarif fixe à 70 euros, et ce, entre 10 h et 16 h. D'une imagination débordante, le club propose aussi des cartes fidélités, des partys de groupe et des rabais pour... les joueurs de golf.

La situation est tellement difficile pour le plus vieux métier du monde que même The Economist s'y est intéressé. Dans un style certes moins descriptif, l'hebdomadaire dévoile que les prostitués haut de gamme parvenaient à facturer le même tarif qu'auparavant, mais pour de plus courtes séances. De plus, the Economist cite la firme Bronte Capital, auteur d'une étude (non empirique, faut-il le préciser) qui est venue à la conclusion que le tarif des travailleuses du sexe en Lettonie avait baissé des deux tiers.

Les bureaux d'avocats et des courtiers seraient aussi beaucoup plus tranquilles, d'un point de vue sexuel, depuis le début de la crise, selon Businesinsider.com. « Les gens n'ont tout simplement plus de relation sexuelle dans le bureau aujourd'hui. C'est comme si la crise avait refroidi leurs ardeurs », affirme une spécialiste des ressources humaines auprès d'une grosse firme de Wall Street qui a, fort heureusement pour sa carrière, requis l'anonymat.

Le même site Internet émet sans s'y attarder l'hypothèse que la baisse de popularité du monokini pourrait être attribuable à la crise financière. Selon une source non dévoilée, les gens seraient moins portés au tape-à-l'œil durant une récession...

Dans une logique un peu plus rationnelle, la crise financière aurait emmené beaucoup d'hommes dans le bureau du médecin pour subir une vasectomie. En effet, des urologues américains interrogés par WebMD procèdent à près du double de cette opération qui vise à stériliser les hommes.

« Depuis la mi-novembre, nous sommes passé de 40-45 à 70-75 interventions par mois », révèle J. Stephen Jones, président du Cleveland Clinic's department of regional urology.

« Je vois plus d'hommes venir pour une vasectomie, et ils disent que la raison pour laquelle ils le font maintenant est qu'ils perdront leur assurance médicale », rapporte David Shin, un médecin à la tête du Center for Sexual Health & Fertility at Hackensack University Medical Center, au New Jersey.

Auparavant, les hommes venaient parce qu'ils ne voulaient pas un autre enfant. « Maintenant, la situation économique joue un rôle, note David Shin. Nous vivons dans un monde où les gens disent "les temps sont durs, et il n'y aura pas suffisamment de revenu disponible pour payer la nourriture, les couches et pour économiser pour les frais de collèges". »

 

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