Finance et investissement - Gestion de crise : affrontez les journalistes
Concours
 
See also Investment Executive Lundi 23 octobre 2017 FINANCE ET INVESTISSEMENT en page d'accueil

Finance Investissement

Finance et Investissement.com

Gestion de crise : affrontez les journalistes

Envoyer à un ami

nouvelle vedette

OPTIMISEZ VOTRE PRATIQUE - Des journalistes s’emparent d’une histoire embarrassante à votre sujet. Pour vous en tirer sans trop d’écorchures, entourez-vous d’experts en relation publique et assurez-vous de donner votre version des faits, d’après deux spécialistes du développement des affaires.

Changez vos plans

Dès que vous recevez l'appel d'un journaliste, vous devez changer vos priorités. Vous devez vous occuper de cette nouvelle avant qu'elle ne prenne de l'ampleur et vous nuise. « C'est sûr que les activités quotidiennes en prennent un coup, mais c'est important de s'occuper de l'histoire. À long terme, une histoire publique mal diffusée ou mal citée peut avoir un impact négatif à long terme sur votre entreprise », dit Sara Gilbert, présidente et fondatrice de Strategist(e).

Cherchez de l'aide

Le département de relations publiques de votre firme ou une firme externe devrait venir en renfort afin de gérer cette crise et vous aider à répondre aux questions des journalistes. Ceux-ci pourront également déterminer si une conférence de presse, des entrevues individuelles ou la simple publication d'un communiqué de presse ou d'une vidéo sur Internet suffiront afin de calmer la crise.

Réagissez rapidement

Avant que la nouvelle prenne de l'ampleur sur l'Internet, le conseiller doit vite réagir. « Il faut faire le contrepoids. C'est facile d'avoir une écoute parce que les journalistes donnent la chance de répondre à cette attaque. Il faut rentrer en contact avec eux pour donner son point de vue », conseille Jean-Pierre Lauzier, conférencier, formateur et coach d'affaires chez JPL Communications.

« Il faut réagir dans un média qui a la même ampleur. Si ça sort dans un média important, le conseiller doit s'arranger pour aller dans le même journal ou un journal de la même importance pour expliquer son côté de l'histoire. Face à un tweet négatif qui a une durée de vie de dix minutes, il ne faut quand même pas réagir dans le journal national pour s'expliquer », ajoute Sara Gilbert.

Rassurez vos clients

Devant une histoire embarrassante, le conseiller doit aussi rassurer ses propres clients, poursuit Sara Gilbert : « Parfois on l'oublie, mais c'est important de le faire. Ce sont eux nos meilleures défenseurs. Ce sont eux qui nous ont fait confiance, ils nous connaissent. On a leur confiance ».

Si la nouvelle a fait les manchettes des journaux de la métropole, vous aurez probablement à rassurer aussi vos clients potentiels en abordant parfois d'emblée cette histoire embarrassante.

Restez présent dans les médias

Lorsque la nouvelle sera morte, le conseiller doit continuer sa présence médiatique, pour refaire sa crédibilité, sa réputation. « On ne veut pas laisser cette mauvaise histoire comme la dernière histoire dans le public », dit Sara Gilbert.

En plus d'accepter d'être interviewé sur un autre sujet par d'autres journalistes dans d'autres médias, le conseiller peut, par exemple, commencer à diffuser une infolettre lui-même, d'après Sara Guilbert : « Il n'est pas obligé de rester dans les médias. Il peut commencer à donner des nouvelles, parler de bonnes nouvelles, de sujets approfondis. Il peut rester visible et refaire sa crédibilité et refaire son image ».

Photo Bloomberg

 

SUR LE MÊME SUJET Médias sociaux : comment gérer des attaques à votre réputation - 12.07.04
Finance comportementale : ne prenez rien pour acquis - 12.07.09
Pas de machine à saucisse pour vos clients! - 12.07.03