30.06.2009 - 13:53 - Léonie Laflamme Savoie
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The Banker boude les banques canadiennes
Bien qu’on ait chanté les vertus des banques canadiennes sur toutes les tribunes cette année, le magazine américain The Banker ne les a pas incluses dans les 25 premières positions de son Top des 1000 plus grandes banques au monde.
Ce palmarès classe les banques selon la solidité de leurs capitaux. En 2009, c'est JP Morgan qui repart avec la palme grâce à 136,1 milliards de dollars (G$) en capital de première qualité (tiers 1). Les acquisitions de Bear Stearns et de Washington Mutual ont aidé JP Morgan à grimper jusqu'à la première position.Ce sont les mêmes cinq grandes banques qui occupent la tête du classement de cette année, bien que leur ordre ait changé depuis l'édition 2008 du palmarès. La deuxième position est détenue par Bank of America, suivie par Citigroup et Royal Bank of Scotland (RBS).
Une autre grande gagnante de ce palmarès est HSBC qui arrive en cinquième position. C'est la seule banque du top cinq qui n'a pas eu besoin d'aide du gouvernement américain cette année.
La première banque canadienne à figurer au classement est la Banque Royale (RBC) qui arrive au 35e rang du palmarès 2009 avec 25,5 G$ en capital de première qualité. La Banque Scotia arrive au 40e rang alors que la TD et la BMO se classent respectivement aux 46e et 52e rangs. La CIBC ferme la marche des banques canadiennes en 71e position.
Le palmarès révèle l'étendue des dommages causés par la crise financière, en effet les profits ont chuté de près de 85%, passant de 780 G$ à 115 G$, alors que le retour sur action dégringolait de 20% à 2,69%.
Toujours au niveau des profits, c'est la Banque industrielle et commerciale de Chine qui a enregistré les meilleurs résultats en mettant près de 21,3 G$ dans ses coffres. L'espagnole Santander a également fait bonne figure avec des profits de 15,8 G$. La RBC se classe au 10e rang avec 6,08 G$ en profits.
Selon The Banker, la crise laissera des traces chez les grandes banques alors que le conservatisme ainsi qu'une réglementation plus stricte semblent de plus en plus en vogue un peu partout dans le monde.
Avec IE et The Banker