Matthew Rodier : un conseiller hors-pair

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Matthew Rodier (gracieuseté)

FI RELÈVE – Matthew Rodier est le plus récent lauréat du Prix du leader de moins de 40 ans de l'Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM). S'il s’agit d’une belle reconnaissance pour ce gestionnaire de portefeuille âgé de 35 ans, qui a été choisi parmi 32 finalistes de partout au Canada, il n'entend pas pour autant s'asseoir sur ses lauriers.


Cette récompense « me motive encore plus à continuer d'être le meilleur conseiller possible pour mes clients », dit ce spécialiste de la retraite et gestionnaire de portefeuille qui dirige depuis 2013 à Montréal son propre cabinet Gestion de patrimoine Rodier, affilié à TD. La recette de son succès ? « Je fais très bien mes devoirs avant de rencontrer des clients potentiels », explique-t-il, sans vouloir en dévoiler davantage sur ses réalisations qui lui ont permis de remporter ce prix.

Matthew Rodier a commencé à s'intéresser plus sérieusement au monde de la finance vers 17-18 ans, en réalisant que ses comptes et placements, de même que ceux de ses parents, pourraient sans doute offrir de meilleurs rendements.

« J'ai alors décidé que je voulais faire carrière en aidant les autres, particulièrement ceux qui travaillent très fort en économisant juste un peu d'argent, à bâtir un portefeuille qui leur permette de réaliser leurs rêves », souligne le titulaire d'un baccalauréat en commerce, avec spécialisation en finance et marketing, de l'École de gestion John-Molson de l'Université Concordia.

Respecter les clients

Il a même fait ses premiers pas chez TD pendant ses études universitaires, comme caissier, où il a notamment appris l'importance du service à la clientèle. « Il y avait beaucoup de sessions de formation qui mettaient l'emphase sur les meilleurs façons de parler aux clients et de les servir », se souvient-il, en précisant que ces leçons lui servent encore grandement aujourd'hui.

« Il faut toujours respecter les clients et l'industrie, travailler très fort, et le succès va suivre », conseille Matthew Rodier. D'autant qu'un jeune conseiller qui entreprend sa carrière a généralement besoin de faire ses preuves. « À 26 ans, quand j'ai commencé, mon plus grand défi était de convaincre des gens qui avaient bien souvent deux fois mon âge et plus de me faire confiance. Je ne pouvais pas miser sur mon expertise, mais plutôt sur mes connaissances en matière de placement et de planification de la retraite ».

Toujours apprendre

De 2003 à 2008, il travaillera comme conseiller financier chez TD Canada Trust, puis deviendra gestionnaire de portefeuille au sein du groupe Gestion de patrimoine TD. Mais pas avant d'avoir parfait ses connaissances en suivant diverses formations du Canadian Securities institute (CSI), un organisme faisant partie du groupe Services de formation et d'accréditation de Moody's Analytics qui octroie divers titres et certificats aux professionnels du secteur financier.

« Mes connaissances en placement n'étaient pas au top et j'avais besoin d'améliorer mon expertise en matière d'obligations, d'actions et de FNB », explique celui qui continue encore aujourd'hui à étudier. « Quand une personne affirme ne plus rien avoir à apprendre, c'est le commencement de la fin de sa carrière », dit-il.

Il faut d'autant plus pousser davantage sa formation et ses compétences que l'industrie fait face à de grands changements, constate-t-il. Comme l'émergence des robots-conseillers et des fintech. « Les technologies évoluent sans cesse et, à titre de conseiller, il faut savoir les utiliser le plus efficacement possible afin de mieux desservir les clients », fait valoir Matthew Rodier.