Finance et investissement - Secteur bancaire : place à l'incertitude
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Secteur bancaire : place à l'incertitude

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La hausse des taux d'intérêt marquera-t-elle un point tournant pour les banques? "Probablement pas, estiment les experts, mais la croissance sectorielle ne se poursuivra pas au rythme des cinq dernières années."

Les banques canadiennes ont littéralement éclipsé la performance de l'indice S&P/TSX au cours des cinq dernières années (voir tableau ci-joint). Ce sprint hors du commun a été alimenté par un environnement des plus avantageux : taux d'intérêt bas, forte demande de prêts, croissance économique solide et grande qualité du crédit.

"La croissance est venue de partout, note Susan Cohen, vice-présidente et analyste à la recherche chez Valeurs mobilières Dundee. On constate surtout ce phénomène du côté des opérations bancaires au détail, notamment les prêts hypothécaires et les crédits à la consommation, et des activités de courtage, en particulier le financement d'entreprise. En même temps, les banques ont fait des gains d'efficacité dans la commercialisation des produits gérés (p. ex., les fonds communs de placement et les produits structurés)."

Le tout a eu pour effet de stimuler les bénéfices et la valeur boursière des institutions bancaires. Celles-ci n'ont pas manqué de récompenser leurs loyaux actionnaires par l'entremise des dividendes et des rachats d'actions en circulation.

La Banque Scotia, la plus internationale des banques, la Banque Nationale, la première au Québec, avec 25 % du marché, et la Banque Royale, la première au pays, ont littéralement dominé le secteur au cours des cinq dernières années, le cours de leurs actions ayant bondi de façon respective de 130,7, 126,4 et 108,3 %.

Au Mexique, la Banque Scotia a réussi à transformer des institutions acquises, considérées comme des canards boiteux, en véritable manne. La Banque Nationale a pour sa part bénéficié de la solidité de l'économie québécoise, de son alliance avec la Corporation Financière Power et de la confiance de Bay Street. Quant à la Banque Royale, ses profits ont principalement été tirés des secteurs de l'assurance, de la gestion du patrimoine et des services bancaires aux petites et moyennes entreprises (PME). Cette institution a aussi réussi à surmonter ses problèmes opérationnels aux États-Unis et à accroître son efficacité au Canada.

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