Apocalypse prévue la semaine prochaine : comment gérer son portefeuille
10.12.2012 - 11:23 - Développement des affaires, Économies/marchés, Général, Gens de l'industrie, Industrie - Jean-François Parent
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La Fin du monde est à nouveau au rendez-vous cette année, cette fois pendant la période de réjouissances annuelles du temps des Fêtes. L’investisseur averti se demandera comment immuniser son portefeuille pendant cette période sombre.
La prochaine prophétie apocalyptique se produirait le vendredi 21 décembre 2012, selon une interprétation en vogue du calendrier maya. Les différents scénarios* évoqués parlent d’une collision de la Terre avec un trou noir, ou avec une planète mythique.
La fin du monde, donc. C’est un sujet en vogue depuis des lustres, puisque c’est presque une fois l’an que la fin du monde est annoncée par un groupuscule ou l’autre, surtout par des sectes américaines.
Le site millénariste Rapture Ready propose une Indice de la fin du monde, qui calcule la probabilité d’une présence de l’antéchrist et de l’avènement du Jugement dernier.
L’indice est présentement de 186, soit très élevé. C’est donc dire que la confluence des événements susceptibles d’annoncer la fin des temps est à son maximum : on ne sait pas si c’est la décriminalisation de la marijuana, le mariage gai, le lockout de la LNH, le prix de l’essence à la pompe ou les changements climatiques qui font d’Obama l’antéchrist, mais selon les sectes évangéliques américaines, on n’est pas loin du désastre.
Et comme la fin du monde est annoncée dans le plus grand marché boursier du monde, qu’on y croit ou pas, il est légitime de se demander si notre portefeuille doit être adapté pour les circonstances.
La réponse est non.
C’est du moins ce que révèle une analyse des rendements du S&P 500 pour le mois précédent l’une des trois grandes apocalypses annoncées dans les dernières année.
Sans être doté de toutes les caractéristiques de l’apocalypse chrétien, le bogue de l’an 2000 (Y2K) a fait couler beaucoup d’encre et les élucubrations nombreux millénaristes, «survivalistes» et fondamentalistes ont certainement eu un impact certain sur les investisseurs.
Ainsi, au cours du mois précédent le premier janvier 2000, le S&P 500 a perdu 40 points de bas, ou 0,41 %. Dans le mois suivant le Y2K, il a augmenté de 51 points de base, ou 0,51 %. Vous conviendrez que ce n’est rien pour écrire à sa mère.
L’Apocalypse biblique était quant à elle prévue pour le 21 mai 2011. Cette fois, les pertes ont été légèrement plus importantes dans le mois précédent l’arrivée des quatre chevaliers de l’Apocalypse, puisque le S&P 500 a perdu 134 points de base, tandis que le Dow Jones Industrial Average en perdait 51.
Quant à la fin du monde prévue pour vendredi prochain, depuis le début novembre, tant le S&P 500 que le DJIA ont perdu environ 60 points de base, soit moins de 1 %.
On peut cependant faire une sélection individuelle de titres permettant de profiter des peurs associées aux différentes fins du monde annoncées. En fait, l’idée n’est pas tant d’y croire ou pas, mais de surfer sur la vague que l’apocalypse suscite.
Ainsi, les titres qui rapportent sont toujours les mêmes : les armes, les vivres non périssables, les équipeurs parce qu’ils vendent de l’équipement de survie et, bien sûr, les quincailleries, bien utiles lorsqu’il faut se barricader contre les hordes de barbares sans foi ni loi qui envahissent les rues au lendemain de la fin.
* Notons que cette prophétie, basée sur la fin d’un cycle du calendrier maya, est erronée : non seulement le calendrier maya ne se termine pas le 21 décembre, mais les Mayas n’ont jamais prédit la fin du monde. En fait, les tenants de cette version de la fin du monde, prophétisée par le livre « Le Facteur maya » paru en 1987, est le résultat d’un mauvais calcul et d’un mauvais calendrier –le bouquin recense une stèle aztèque pour étayer sa thèse, qui est rien moins qu’un interprétation farfelue du décompte temporel des civilisations précolombiennes.


