La valeur du conseil (bis)
20.11.2012 - 11:26 - Général - Jean-François Parent
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Le conseil financier vaut-il quelque chose ? Une question à laquelle il est particulièrement difficile de répondre, selon une récente étude de CIRANO. Les épargnants qui font affaires avec des conseillers ont, dans l’ensemble, 2,73 fois plus d’actifs après 15 ans que ceux qui ne sollicitent aucun conseil financier.
Mais cela signifie-t-il que les conseillers permettent à leurs clients de dégager de meilleurs rendements, ou que la sélection effectuée par les conseillers fait en sorte que ce sont les clients les mieux nantis qui élèvent le score des conseillers ?
Par ailleurs, de quels conseils parle-t-on ? De ceux offerts au cours d’une planification financière complète, ou les conseils brefs offerts en succursale à ceux qui veulent simplement faire une contribution REER ?
L’étude réalisée par Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot, du CIRANO, relève que l’impact du conseil sur les actifs augmente avec le temps. En outre, les investisseurs qui obtiennent les services d’un conseiller sont plus confiants envers leur capacité à prendre une retraite confortable et effectuent des placements plus judicieux.
Cependant, les chercheurs notent que l’impact d’un conseiller sur la réduction des pertes lors de marchés baissiers et l’augmentation de la valeur du portefeuille lors de marchés haussiers est difficilement mesurable.
Le fait est que le conseil financier est constitué d’interrelations complexes. S’il est certain que la confiance des investisseurs augmente lorsqu’ils sollicitent l’aide de professionnels, on n’a toujours pas tranché la valeur réelle de ces conseils sur l’actif net des épargnants. On sait cependant que le fait d’avoir un conseiller conduit les investisseurs à démontrer une meilleure discipline.
A l’opposé, des études allemandes ont démontré que le conseil financier n’augmente pas les rendements des portefeuilles, et que les conseils reçus de conseillers bancaires avaient un impact négatif sur les rendements.
Le problème avec toutes ces études, commente Preet Banerjee dans le Globe and Mail, c’est que les clients qui rapportent peu—et qui ont moins d’actifs—sont rarement conservés comme clients des conseillers.
Dans une discussion qu’il dit avoir eu avec Claude Montmarquette, Preet Banerjee relate que les résultats de l’étude du CIRANO sont facilement réfutables. L’échantillon et la portée de l’étude rendent difficile une interprétation voulant que le conseil apporte de la valeur aux investissements des clients, dit Claude Montmarquette en substance.
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http://www.en-bourse.fr/ smarch
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