Faut-il donner une chance à Invesco Trimark?
15.06.2009 - 22:13 - Gens de l'industrie, Industrie, Produits - Christian Benoit-Lapointe
Christian Benoit-Lapointe
Fort d'un baccalauréat en communication auquel s'ajoutent des études en vulgarisation scientifique et un diplôme d’études supérieures en gestion, Christian Benoit-Lapointe a rapidement adopté l'univers de la presse économique. À ce titre, il relate avec intérêt l'évolution de l'industrie financière depuis quatre ans. De plus, il a terminé son cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada (CCVM). Au cours de sa carrière, il a collaboré à plusieurs publications (dont Objectif Conseiller, L'actualité et Affaires PLUS) et à quelques quotidiens (La Presse et Le Devoir). Son travail et sa rigueur lui ont d'ailleurs valu le Prix de la relève aux Grands prix de Magazines du Québec. Il a aussi été finaliste du concours de la Canadian Business Press au cours des trois dernières années. Il est journaliste pour Finance et Investissement depuis novembre 2007.- OUTILS
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Pendant que l’industrie des fonds communs sabre le champagne pour célébrer un mois de mai faste avec près de deux milliards de dollars en ventes nettes dans les fonds à long terme, Invesco Trimark affiche des rachats nets monstres de 292,5 M$.
Il s’agit de la pire performance et de très loin : aucune autre firme n’a encaissé des rachats nets supérieurs à 43 M$.
Pourtant, les rendements d’Invesco Trimark ne sont pas si horribles. Elle n’a même pas si mal fait si on la compare sommairement à ses pairs.
Si nous regardons ses 20 fonds dont l’actif dépasse 300 M$, cinq sont situés dans le premier quartile et six dans le deuxième sur une période de un an. Durant la crise, Invesco-Trimark a donc été un gestionnaire moyen.
Pourtant, elle accumule mois après mois les pires rachats nets de l’industrie. Sommes-nous trop sévères à son égard?
Bien sûr, la perte de quelques gestionnaires vedettes et de son directeur des placements au début de 2008 lui a fait mal, mais la firme compte encore plusieurs solides gestionnaires. De plus, elle gravite désormais dans le réseau mondial d’expertise d’Invesco.
Mais son déclin se poursuit, mois après moi. En mai 2007, Trimark affichait 51,9 G$ d’actifs sous gestion et était la quatrième plus imposante famille au pays. Un an plus tard, son actif avait baissé à 41,7 G$ et elle avait glissé au sixième rang, après CIBC et Fidelity.
En mai 2009, la prestigieuse famille de fonds canadiens était reléguée au septième rang par BMO. Ses actifs ont fondu à 27,7 G$.
Les conseillers qui ont un peu de mémoire se rappellent sans doute à quel point leurs clients ont fait de l’argent après l’éclatement de la bulle techno. Je n’oserais pas comparer le Trimark de l’époque de M. Krembil et à celui d’aujourd’hui, mais 27,7 milliards de dollars, cela reste une immense somme d’argent, à condition de stopper l’hémorragie et de reprendre le chemin de la croissance.
Croyez-vous que cela est possible ou avez-vous renoncé aux fonds de cette firme?
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3 commentaires
Il semble que leur retrait hâtif des ressources naturelles et leur exposition au dollar américain fait mal à cette compagnie. Je ne comprends cependant pas pourquoi les rachats continuent encore à ce rythme.
Trop de leurs fonds accumulent des pertes importantes et se rangent donc dans le dernier quartile.
De plus, l’équipe de ventes ne fait pas son travail dans le contexte. Je me souviens que “feu Trimark” était beaucoup plus proche du représentant.
Le manque de rendement, même à long terme, ainsi qu’un service à la clientèle qui laisse à désirer ne nous invitent pas à faire des affaires avec cette famille de fonds.
Ma représentante de Fidelity sur la Rive-Sud m’a dit que Trimark était le prochain AIC. Les performances et les rachats semblent le confirmer. Trimark fait partie du passé en ce qui a trait à ma business.