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09.02.2009 - 11:28 - Industrie - Christian Benoit-Lapointe

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Henri-Paul Rousseau aurait mérité sa prime

Si l’ère de Jean-Claude Scraire s’est terminée par une aventure douteuse dans l’industrie de la mode, celle d’Henri-Paul Rousseau fini par les pires résultats de l’histoire de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Quand on se compare…
En effet, La Presse a révélé vendredi dernier le chiffre que tout le monde appréhendait. Selon les [...]

Si l’ère de Jean-Claude Scraire s’est terminée par une aventure douteuse dans l’industrie de la mode, celle d’Henri-Paul Rousseau fini par les pires résultats de l’histoire de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Quand on se compare…

En effet, La Presse a révélé vendredi dernier le chiffre que tout le monde appréhendait. Selon les données préliminaires, la Caisse a enregistré un rendement négatif d’environ 26 %.

Si ces données s’avèrent relativement justes, quelque 38 G$ sont donc partis en fumée en 12 mois. Ce montant représente une perte sur papier de presque 5000 $ par Québécois…

Au début de l’année, le Québec s’était insurgé de voir Henri-Paul Rousseau recevoir une prime de départ de 378 750 $ alors qu’il avait quitté de son propre chef.

Mais à la lumière du désastre enregistré, je doute qu’il ait pu rester en selle. Sa prime de départ, il l’aurait donc obtenu… Mince consolation.

Évidemment, il n’est pas le seul responsable, loin de là, mais le chef de la direction est imputable des résultats. Il reçoit à juste titre les fleurs lorsque cela va bien. Le pot, la brique et le fanal lui sont aussi destinés lorsque la stratégie tourne au vinaigre.

Ma solution : une Caisse, un portable
Il reste tout de même une somme colossale de 120 G$ à gérer. Peut-être qu’il serait temps de retourner à la base et de laisser aux autres les produits prometteurs, mais incompréhensibles pour un individu qui n’est pas muni d’un diplôme en ingénierie financière.

Une firme fictive, Simplicité financière inc., pourrait en gérer une partie. Équipée d’un ordinateur portatif et d’une connexion à Internet, elle ne revendique pas un millième de l’expertise en placement de la Caisse.

Le portefeuille sera des plus banal : une pondération 60-40 de type portefeuille équilibré. En quelques clics sur le site Internet d’un courtier à escompte, elle aurait construit un portefeuille de quatre fonds négocié en Bourse iShares:

30 % d’actions canadiennes (S&P/TSX, rendement de -32,95 %)
15 % d’actions américaines (S&P 500, rendement de -40,33 %)
15 % d’actions internationales (MSCI EAFE, rendement de -40,58 %)
40 % d’obligations (indice obligataire universel DEX, rendement de 6,13 %)

Avec un tel portefeuille, le rendement en 2008 aurait été de -19,6 %. Il n’y a certainement pas de quoi être fier, mais cela aurait évité l’évaporation de près de 10 G$ comparativement au piteux rendement de -26 % de la Caisse.

Évidemment, cette solution est tout aussi saugrenue, car nous méritons mieux. La Caisse et le Québec regorgent d’individus et de brillants gestionnaires capables d’engendrer le fameux alpha.

Quelle est votre solution pour la Caisse? La parole est à vous.

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