See also Investment Executive Samedi 13 mars 2010 FINANCE ET INVESTISSEMENT en page d'accueil

Finance Investissement

Finance et Investissement.com

La crise est aussi liée à l’éducation des enfants!

Stéphane Desjardins

Stéphane DesjardinsIl détient un baccalauréat en communications, journalisme, de l'Université du Québec à Montréal. En vingt ans de carrière, il a dirigé la rédaction de plusieurs magazines et journaux, dont des publications d'affaires. Il a notamment collaboré au Devoir, au Soleil, à Affaires PLUS, au Journal de l'Assurance, à Géo Plein-air et à Ski Presse. Il a aussi été directeur du magazine Québec Inc. À titre d'entrepreneur, il a fondé des entreprises spécialisées dans les communications écrites et graphiques. Il a été finaliste au prix Merrill Lynch et à ceux de l’IFIC. Il a siégé à quelques conseils d’administration de sociétés publiques et privées. Il est rédacteur en chef pour Finance et Investissement depuis juillet 2007.
OUTILS
Envoyer à un ami

Envoyer à un ami


Imprimer
Commenter

La crise financière actuelle n’est pas que financière. Elle est aussi culturelle. Et ses racines sont familiales. Une grande part de responsabilité, au sujet de cette crise, vient des parents.

Je m’explique.

La crise actuelle a plusieurs causes: encadrement réglementaire laxiste des produits financiers sophistiqués, utilisation abusive d’instruments financiers hors-bilan, rôle des agences de notation dans l’évaluation de la solvabilité des PCAA, taux d’intérêt artificiellement bas pour stimuler la consommation, endettement lié à l’utilisation abusive et systémique du crédit, guerres, insolvabilité des régimes de retraite, etc.

Mais le sur-endettement des ménages (surtout américains mais aussi canadiens) a finalement fait crever une bulle qui devait, fatalement, éclater à un moment ou à un autre. Et ce sur-endettement n’est pas lié à la légendaire cupidité de Wall Street ni à l’appel à la consommation lancé par George W. Bush au lendement des attaques du 11 septembre.

Le sur-endettement est lié à un malaise encore plus grand dans la société: la façon dont nous éduquons nos enfants.

Les parents enseignent-ils les rudiments de la finance personnelle à leurs enfants? Leurs apprennent-ils les vertus de l’épargne? Enseignons-nous adéquatement aux jeunes certains concepts clés comme: mettre de côté une partie de son allocation hebdomadaire à la banque, ne jamais dépenser plus que ce que l’on dispose dans son compte chèque (à ne pas confondre avec son compte d’épargne), faire un budget, investir jeune pour sa retraite, payer le solde complet de ses cartes de crédit à chaque mois, ne jamais mettre toute son épargne au même endroit, éviter tout ce qui est trop beau pour être vrai…

En quelques années, nous sommes passés d’une société d’épargne à une société de consommation effrénée. La crise a peut-être ramené un certain équilibre, car de plus en plus de gens remboursent désormais leurs lourdes dettes et redécouvrent l’épargne. Mais pourquoi ne pas en profiter pour montrer à nos enfants la vraie valeur de l’argent? Pourquoi ne pas leur inculquer certains principes micro et macro-économiques de base? Et leur expliquer la vraie valeur du mot “discipline”. Car les plus grands problèmes de l’humanité ont souvent leur origine dans l’enfance.

2 commentaires

Paul Desaulniers
08.02.2009 - 23:23

Je suis complètement d’accord avec vous. Je souhaite que cette crise soit assez forte pour ralentir cette consommation effrénée, comme vous le dite si bien.

Je souhaite aussi que la nouvelle génération soit assez intelligente pour remettre les bonnes valeurs à leurs place. J’ai 58 ans et je ne suis pas fier du tout de la façon dont notre système capitalisme nous fait croire que l’on doit dépenser pour être heureux.

JP
22.02.2009 - 09:55

Ce que vous dites est vrai. Mais il y a aussi des choses qui ne sont pas dites qui sont vraies.

Par exemple, la disparition des cours d’économie au Québec. Avant, il y avait un cours obligatoire. Avec la réforme, ce cours n’existe plus.

Aucun cours d’économie n’est disponible avant le Cégep. Et au Cégep, seule une faible minorité choisira de prendre ce cours.

40% des gens ne se rendent pas au Cégep. Il n’y a donc que 60% des Québécois qui ont accès à un cours d’économie. Mais si vous étudiez en arts, ou en technique policière, ou pour devenir médecin… il y a de grandes chances pour que vous ne preniez pas ce cours.

Résultat: pas plus de 10% de la population n’aura reçu un cours d’économie dans sa vie.

Faut croire que les politiciens croient qu’ils ont plus de chances d’être réélus lorsque la population ne connaît rien à l’économie!

Ajouter un commentaire

Netiquette

Publicité

Indices boursiers

Symbole Cours $ Variation $ Variation
S&P/TSX Composé 12013.82 34.12  
NASDAQ Composé 2367.66 -.8  
Dow Jones Industriel 10624.69 12.85  
S&P 500 1149.99 -.25  
Can. Dollar .982 .0057  
Mis à jour aux 15 minutes
Publicité