Avec Obama, les marchés devraient bien performer
05.11.2008 - 11:24 - Économies/marchés - Jean-François Parent
Jean-François Parent
Géographe de formation, Jean-François Parent s’est d’abord intéressé au développement régional avant de passer au journalisme. Il commence comme journaliste généraliste chez Canoë, dont il a été chef des nouvelles, et devient ensuite journaliste indépendant et signe des reportages dans les quotidiens (La Presse, Le Droit), des magazines (L’actualité, Readers Digest) et à la radio de Radio-Canada. Il fait ensuite une incursion dans le monde du documentaire et dans l’enseignement du journalisme. C’est au cours de ces nombreuses pérégrinations qu’il commence à collaborer aux publications économiques de Médias Transcontinental, notamment le journal Les Affaires, Commerce et Affaires PLUS, pour qui il a remporté un Prix du magazine canadien et un Grand Prix des magazines du Québec. Il est journaliste pour Finance et Investissement depuis juin 2006.- OUTILS
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Les investisseurs ont de quoi se réjouir de l’élection de Barack Obama. Historiquement, la performance des marchés a été meilleure sous les démocrates que sous les républicains.
Ainsi, depuis 50 ans, le rendement annuel du S&P 500 a été 5 pour cent plus élevé lorsque des Démocrates occupaient la la Maison-Blanche. Et c’est encore mieux au Canada, alors que le S&P/TSX Composite obtenait 10 pour cent de plus sous les Démocrates. Cette intéressante comparaison, appuyée par des rapports de la CIBC et de la TD, est relatée par David Parkinson, du Globe & Mail.
Même que dans les 80 dernières années, la hausse moyenne du Dow Jones Industrial Average dans l’année suivant une victoire démocrate a été de 20 pour cent. Lorsque les républicains ont pris le pouvoir, cependant, le DJIA perdait 9 pour cent dans les 12 mois. Bien sûr, on parle ici de 8 changements de régime sur une période de 8 décennies, soit un échantillon de 10 des années pour établir cette comparaison.
Et l’arrivée au pouvoir de Franklin Roosevelt et de son New Deal, après la Grande Dépression, coïncindait avec un bond de 67 pour cent des rendements dans l’année suivante. Il faut aussi noter que lorsque le parti au pouvoir est défait, le rendement moyen du marché et de l’économie était en-deça de la moyenne; bref, quand ça va mal, les électeurs changent de président, pour qui il est parfois difficile de faire pire que son prédécesseur.
Ainsi, on voit mal comment Obama pourrait être pire que Bush, de même qu’il était facile pour Clinton de s’en tirer particulièrement bien après les années Reagan-Bush.
En clair, un meilleur rendement sous les Démocrates ne serait qu’une coïncidence. Forte et parfois corrélée, mais une coïncidence néanmoins. D’autant qu’on peut penser que nous avons présentement atteint le fonds et que ça ne peut qu’aller mieux.
De passage à Hong Kong au début de l’été, je me souviens d’une conversation avec Henry Chan, chef de la recherche pour le courtier Quam Securities. Chan misait sur une victoire démocrate et basait certains de ses scénarios sur le départ des Républicains. « Sous Obama, les dépenses militaires diminueront et la croissance des investissements intérieurs sera bonne », disait-il.
En somme, un gouvernement moins belliqueux et un peu plus interventionniste risque fort de relancer l’économie.
Et puis, on a beau parler de coïncidence, Ronald Reagan et ses Reaganomics ont plongé les Etats-Unis —et le monde—dans la récession, joué un rôle dans l’effondrement boursier de 1987 et fait exploser la dette et le deficit. Tout ça n’a pas empêché une croissance moyenne de 3,4 pour cent du PIB soutenue par les politiques de Reagan, mais l’a relégué au second plan.
Et Bush fils, eh bien, il a doublé la dette, et tous les indicateurs—création d’emplois, croissance du revenu disponible, du PIB réel, etc. — <a href= http://www.epi.org/briefingpapers/168/bp168.pdf target_new»ont performé sous la moyenne des dernières décennies et ce, même si sous certains aspects, l’Amérique performait mieux que ses collègues du G7.
George W. Bush a même réussi à faire se liguer contre lui 450 économistes, dont 10 prix Nobel et ses propres conseillers économiques, lorsqu’il a voulu diminuer les taxes, en 2003.
Outre l’euphorie des marchés à l’annonce de la victoire d’Obama, les marchés sont, semble-t-il, meilleurs sous les démocrates.
Ce serait donc le temps d’y investir.
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| Symbole | Cours $ | Variation $ | Variation |
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| S&P/TSX Composé | 11979.7 | 18.64 | |
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| Dow Jones Industriel | 10611.84 | 44.51 | |
| S&P 500 | 1150.24 | 4.63 | |
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